Publié par : Monsieur Ali. | juillet 20, 2009

Lunettes à cailles

petite-dindeLa simple vue des gourdasses faussement sophistiquées de 25 ans qui fréquentent les dernières stations de la ligne 9 du métro parisien, m’ hôte toute envie de me réconcilier avec le genre féminin français.  Je constate au quotidien que ces brimborions futiles issus du traitement croisé de la com’ et du nombrilisme occidental infantile, comportent sans exception la même marque de fabrique exaspérante : des lunettes de nerds.

J’imagine que ce choix a pour dessein de faire monter sa juvénile initiatrice en respectabilité, mais le résultat est souvent inversement proportionnel à l’intention, puisque la première idée qui traverse l’esprit devant cette malheureuse association, est celle d’une actrice porno tout droit sortie d’une hideuse copie VHS de Deep Throat.

Voyager dans une rame de métro composée d’un tiers d’actrices pornos, l’idée est séduisante pour un vit en surchauffe, malheureusement ces filles qui relèvent du poncif le plus éculé n’ont rien de déluré. Ces avatars de Miss Jones sont des concepts d’une saison issus de magazines féminins appliquant à la virgule près les conseils en relookage d’une quadra herbivore responsable du dossier "ringard chic" de Elle :

Bouffant sa part de betteraves bio, on l’image hurler "Misez sur l’ultra trendy, optez pour le make-up quasi nude, osez les basiques, un jean brut avec des baskets Hello Kitty, inspirez vous des modeuses qui ont la classe typiquement new-yorkaise !, jouez l’originalité par ce signe de ralliement des filles qui ne font pas comme les autres !"

C’est bien simple, je ne supporte plus ces références fashion échappées de vacances à Manhattan. Cette contagion de lunettes à montures acétate de 800g finit par révéler l’attirance équivoque qui touche ces poupées insipides et décervelées : le goût de l’uniformisation qui conditionne le regard à travers un cadre flexible ; en somme, la dictature du moule en plastoc.


Responses

  1. c’est sympa aussi les askénases à gros cul
    mais bon……..;
    y a du vrai dans c’que vous dites ,la machine à cloner ne chôme pas ,l’essentiel étant de vendre du papelard et rien d’autre
    ha si je pouvais y trouver mon compte !
    malheureusement ,je ne vend pas de journaux
    que du vent
    ça paye aussi , remarquez .
    le seul inconvénient ,c’est que je suis obligé de me casser un peu la tête

  2. Bonsoir Kobus, remarquez, je suis mal placé pour critiquer, j’apprécie énormément le modèle ClubMaster, quand je les porte, j’ai l’impression d’avoir les prérogatives de Jacques Foccart.

    Alors, vous aussi vous faites commerce du vent ? Si ça se trouve, nous travaillons ensemble, à deux dalles synthétiques de couloirs "d’open spaces".

  3. Ah ma chère ligne 9…faut pas jeter bobo sous les roues du train cher Alibekov.

    Cela dit votre ire est mienne aussi. J’ai failli en désosser une dans un accès de fureur la dernière fois.
    La pintade portait ses pitoyables lunettes sans verres aucun.

    Nom d’une gorge profonde!

    -Sinon "m’ hôte toute envie": collector ca! eheh.-

  4. Tübingen,

    Je viens juste de sortir de la ligne 9.
    Quelques stations avant, un parfait spécimen de ce que la société de consommation produit de plus tarte, entrait dans la rame. un trentenaire fagotée comme une gamine, en train de minauder sans pourtant laisser d’espoir aux hommes de conclure dans un hôtel Formule1.

    Ces derniers étaient d’ailleurs plongés dans le caléidoscope de leur écran de console DS, ignorant la fille, dont le visage morne laissait paraître une forme de déception s’intensifiant au fil des stations.

    J’avais constaté qu’à New York, les gars restaient impassibles au look de putes du vendredi soir des américaines. Nous en sommes au même point, des femmes qui cherchent à attirer l’attention avec la finalité purement narcissique d’une petite garce. Tout le monde s’en tape maintenant du stimuli, ; il ne vaut pas plus que celui lancé au micro par l’organisatrice d’un congrès Mantenha-se Vigilante, avant de rentrer sous la tente.

    Vous avez raison pour ce joli collector, nous allons donc le garder en vitrine.

  5. Cher Alibekov nonobstant les femmes à poil et encore (il faut bien sacrifier au devenir onaniste de l’Humanité que vous décrivez bien, femme qui se détaille dans le miroir de son désir spéculaire, hommes plongés dans les délices de je ne sais quel univers virtuel jusqu’à l’orgasme final), Ilys ressemble de plus en plus à une assemblée de boy-scouts dans une forêt de Franconie.

    Un certain Marchenoir sort de son missel une encyclique du Pape qui sent le Saint-Thomas revisité, « quelles sont les fins du marché les enfants ? le Bien collectif mon Père » exit Mandeville, exit la cruauté partiale et foncière qui établit sur les décombres du féodalisme le libéralisme réellement existant.

    Pas besoin d’être marxiste pour savoir que la guerre aux chaumières ne fut pas réellement un mot sans consistance, il suffit de lire Polanyi et les enquêtes du temps pour savoir ce qu’il en était de la glorieuse condition ouvrière d’alors.

    Passons sur les délires qui ont présidé à l’actuelle déroute financière du capitalisme épongée à fonds perdus par des Etats qui viendront bientôt quêter à l’armée du salut divin.

    Donc Marx aurait eu tout faux mais je ne sais si c’est la traduction de Kolakowski (cité par Marchenoir) qui défaille mais on ne trouve dans le catalogue de ses erreurs aucun de ses principaux concepts.

    Marx ne parle jamais de classe moyenne mais de petite-bourgeoisie aussi s’il prédit sa disparition c’est comme classe agissante dans l’Histoire.

    Lorsque Marx évoque le prolétariat c’est comme classe à l’échelle même où se déploie le capitalisme, soit la planète, non comme entité géographique circonscrite à l’Europe. Qui peut nier sa paupérisation quand le quart de l’Humanité (multipliée par 6 depuis le bon vieux temps des prédictions marxistes) est clochardisée sinon vécue comme surnuméraire ?.

    La Révolution prolétarienne n’eut lieu nulle part. On se demande encore d’où viennent Lénine,Trotsky ou Mao sinon du courant marxiste.

    Le taux de profit n’a jamais chuté, c’est tellement vrai que les Etats-Unis n’ont relevé leur capitalisme après la crise de 1929 qu’au prix d’une dénaturation de leur Constitution et d’un engagement permanent dans la Guerre (chaude, froide et de faible intensité).

    Je ne sais si le Marché empêche le progrès technique, en tout cas même Schumpeter, pas vraiment un marxiste, reconnaissait que les cycles de destruction créatrice et d’innovations étaient désormais planifiés, ce qui conduirait à l’euthanasie lente des entrepreneurs-inventeurs (rappelons qu’il écrivit en 1941).

    En conclusion, Marchenoir et les boy-scouts d’Ilys ne croient pas au marxisme (ils préfèrent saint Thomas) mais les élites sociales et politiques du capitalisme oui.

    Je laisse la référence : http://ilikeyourstyle.net/2009/07/29/ce-qui-reste-du-socialisme/

  6. "Ces derniers étaient d’ailleurs plongés dans le caléidoscope de leur écran de console DS, ignorant la fille, dont le visage morne laissait paraître une forme de déception s’intensifiant au fil des stations. "

    Cette scène m’est familière.
    Il me semble qu’on vit une époque néronienne. Les mass media, ce métamonde producteur à la chaine de fantasmes, a la volonté et le pouvoir d’imposer ses moeurs en modèle à nos néo-femelles, comme en son temps Néron qui obligeait les vertueuse matrones romaines à se prostituer publiquement dans la rue.
    Sauf qu’aujourd’hui la prostitution n’est qu’une phase de plus de ce que vous appelez drôlement la dictature du plastoc. Nos chère putes en plastoc quelle genre de mères feront-elle?

    Tout ca me fait penser à cette petite phrase de Jean Baudrillard, lue dans "Mots de passe", qui me semble parler très exactement de ce que nous sommes en train de vivre.

    « Dans un premier temps, on communique par les objets, puis la prolifération bloque cette communication. »

    Il ajoute ensuite qu’il reste « une part maudite », dans l’objet, qui ne sera jamais résolue, « rédimée », et il ajoute, un peu plus loin, que le sujet ne peut s’emparer de ce "reste", et « qu’il croit pouvoir pallier [ce manque] par la profusion, l’amoncellement, (…) qui n’aboutit qu’à multiplier les obstacles à la relation. »

    Parce que quand même, la "gourdasse" que l’on décrit ici est une vraie astiqueuse de petit tamagoshie phallique.
    Comme si tous ces gens, hommes comme femmes, ne passaient même pas le stade oral. J’entends partout dire "retour au stade anal", mais non! Le stade oral du "sein à maman" n’est même pas encore franchi!

    Enfin permettez de finir avec muray:

    "Si tu n’étais pas la fin du monde/ Je m’enverrais ta mappemonde.

    Si t’étais pas la fin du mâle!

    Si t’étais pas la vie tombale/ Du social plus terminal/ Et du bestial matrimonial.

    Dehors c’est le blocus du bonheur asexué/ Les filles à nombril défilent sans m’exciter/ Elles roulent des fesses mais ne savent pas plaire/ On ne croise dans la rue que des putes velléitaires.

    La ville est maintenant soigneusement contrôlée/ Tout espoir s’est enfui de cet Espace Bébé!"

  7. Tübingen, vous êtes en grande forme, j’ai comme l’impression qu’on a dépassé ce qui était jusque là la comédie de l’amour soit la rencontre d’un imbécile et d’une idiote, désormais c’est celle d’un gros poupon anxieux et d’une poupée gonflable montée sur Logos pulvérulent, à votre avis la suite c’est quoi, l’incendie de Rome ?

  8. Memento Mouloud,

    Très franchement la suite c ‘est le grand incendie.
    Je vais sortir un peu du stéréotype décrit par Alibekov, fausse pute – vraie prude, et parler de sa jumelle la vraie pute – vraie prude.

    Il faut revoir un témoignage de ce type, particulièrement touchant au demeurant: http://www.youtube.com/watch?v=fGNcoIdSMbM&feature=related

    ll y a fort à parier que ce phénomène de la "star porno" improvisée par la "girl next door" sur le Net connaîtra un reflux coupable, un féroce retour de bâton dans une quinzaine d’années, de manière tout à fait comparable à ce qu’il est advenu de la pédophilie qui avait acquis presque pignon sur rue dans les années 74-76, quand le journal Libération publiait des dessins qui feraient aujourd’hui embastiller (voire lyncher) son directeur et que le beau Daniel Cohn-Bendit s’en faisait le prosélyte dans certains de ses livres.
    Ce retour de bâton ce sera celui de l’islam.

    Ces jeunes femmes ou jeunes filles sont parfaitement consentantes, elles font, de leur propre chef, le choix du dévergondage sans limites.
    Or la liberté débridée des moeurs n’est viable qu’à condition qu’elle aille de paire, ainsi que pour les libertins du XVIII ème, avec une liberté aussi débridée de l’esprit, comme les deux revers de la même médaille.

    Or il suffit de se pencher sur la question pour s’apercevoir que ces jeunes – et moins jeunes – dévergondées non seulement sont d’un conformisme d’esprit consternant mais encore que leur dévergondage, loin d’être l’expression de la liberté n’est lui-même qu’un dégôutant conformisme qui fera le lit d’un islam dans lequel la France se vautre chaque jour davantage.

    On aurait pu s’attendre, justement, je l’ai cru moi-même, que tous et toutes ces innombrables pornophiles nous immuniseraient contre l’intrusion des valeurs islamiques si étrangères à leur appétit de licence, qu’ils constitueraient une sorte d’armée pacifique de résistance. Force est de constater que c’est exactement le contraire : plus ils sont débauchés plus ils ont de complaisance pour cette culture : curaillons, culs bénis de tous bords et dévergondé(e)s, même combat contre la liberté.
    Je parie d’ailleurs que c’est chez ces sauteuses sans cervelle que l’on trouverait, par la suite, le plus de converties entchadorisées. C’est le destin impitoyable de notre pays que d’avoir susciter contre lui une alliance aussi contre -nature que celle de la partouze et la bondieuserie.

    Ces comportements n’en finissent pas de convaincre notre allogénat que les Françaises -et, donc, la France – sont bien des chiennes qui n’attendent que ça et les Français qui les y encouragent, selon l’expression séculairement convenu en terre d’islam, des chiens de roumis, le chien étant, dans l’esprit des musulmans, l’animal impur par excellence, celui qui fornique en public.
    Ces comportements alimentent aussi, bien entendu, leurs fantasmes de viols légitimes : si les Françaises aiment tant se faire enfiler dans tous les sens, elles n’ont pas à faire tant d’histoires, à moins d’être racistes, si on les y force un peu.
    "Symboliquement, tout s’est passé comme si les vieux peuples fatigués renonçaient à se reproduire eux-mêmes et appelaient à la rescousse des plus vigoureux, plus juvéniles. Tout s’est passé comme si les hommes français et européens, ayant posé leur phallus à terre, ne pouvant ou ne voulant plus féconder leurs femmes devenues rétives, avaient appelé au secours leurs anciens « domestiques » qu’ils avaient émancipés. Tout s’était passé comme si la France, et l’Europe, devenue uniformément femme s’était déclarée terre ouverte, attendant d’être fécondée par une virilité venue du dehors. "
    Zemmour, le premier sexe.

    Il faut croire qu’il y a une vérité profonde dans le vocabulaire qui emploie les expressions se faire baiser, mettre, enculer comme équivalents de se faire berner, tromper dans les grandes largeurs. C’est exactement ce qui attend notre pays. A quand d’ailleurs au lieu de nos vieillots et poussiéreux Virginie, Aimée, Félicité, Sophie ou Conception, les Baisée, Foutue, Sautée, Fornication, autrement adaptés à la modernité ? Que diriez-vous si votre fille s’exhibait à poil, le visage englué de foutre sous le nom d’Enculata ?

    "C’étaient Rustine et Cochinchine
    C’était Rosine ou Bécassine
    Dont je trouve les prunelles câlines
    Bien qu’elle ait les yeux en trous de pine

    C’étaient Canine et Turlupine
    C’étaient Origine et Angine
    Et puis Oursine et Androgyne
    Et Figurine et Glycérine "

    P. Muray


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