Publié par : Memento Mouloud | janvier 29, 2012

François Hollande m’écrit

 

 

Tout a commencé le 21 décembre 2011 où François Hollande me demandait de devenir un artisan de la victoire du 6 mai. Il me proposait un pacte productif puis un pacte redistributif, enfin un pacte éducatif. Comme il subodorait que j’étais très con, il se proposait de me fournir (gratuitement ?) des argumentaires et des informations tout en étant ouvert à mes suggestions. Le 1er janvier il m’expliquait que « le changement c’est maintenant ». Il ajoutait « tout commence par un vœu pour que 2012 soit vraiment une année nouvelle ». Inquiet, il m’invitait à cliquer au cas où j’aurais jugé ses e-tracts encombrants. Le 14, il était effondré : la France venait de perdre son triple A. Il voulait redonner la confiance indispensable à la France en se chargeant de mobiliser les citoyens derrière ses dirigeants, ce qui sonnait un peu Mussolini procédant à l’assèchement des marais pontins. Il invitait mes amis à se joindre à sa victoire sans se douter une seule seconde que mes amis n’en avaient rien à braire. De nouveau, le changement, c’était maintenant. Si je voulais retrouver François (en string ? En short ? nu ? en smoking ?) je n’avais plus qu’à rejoindre Twitter ou Facebook car François est moderne. Le 26, il fallait faire barrage à la droite et à l’extrême-droite, on sentait une douce brise antifasciste se lever sur l’horizon de ma boîte mail. Le discours devenait magique : « l’enjeu, c’est de lever une espérance, qui rétablisse de la confiance, relance la croissance, etc. ». Plus fort, l’espérance allait maîtriser la finance internationale avec ses dents et jusque dans les chiottes. Ses 60 propositions, il les avait mûrement réfléchies. C’était sa feuille de route pour la France. Cette fois-ci, on était en août 1914, avec sac à dos et jets de bouquets sur le quai de la gare. Comme le changement c’est toujours maintenant, il ajoutait « le changement c’est vous », toi, moi, ce qui sonnait un peu Grégoire.

Hasta la victoria siempre comme disait el comandante


Réponses

  1. On a les lumières qu’on mérite, moi c’est Julien Dray qui m’écrit parfois; Surtout quand il a des ennuis

  2. Vous vendez des montres, Paul-Emic ?


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