Publié par : Memento Mouloud | octobre 21, 2017

La Catalunya ou la sortie définitive du franquisme (et du réel)

De quoi est-il question dans cette affaire d’indépendance catalane. D’identité ? Les catalans en disposent largement, il suffit de parcourir les rues de Barcelone ou de Girone. De droit à l’autodétermination mais la majorité des citoyens espagnols qui vivent dans cette région y sont opposés.

Il s’agit donc tout simplement d’un fantôme, d’un cas d’école de psycho-pathologie politique ouverte par l’existence sous perfusion de l’Union Européenne, cette machine à transformer les Etats-Nations en salami. Pas plus que la polémique sur les étoiles mariales du drapeau européen ne tient la route du réel, la querelle autour de l’indépendance catalane ne relève d’autre chose que d’un fantasme : celui de la sortie définitive et terminale du franquisme.

Bien entendu, les autorités catalanes et leurs alliés de la gauche sectaire, les mêmes qui veulent s’ouvrir aux résidents du Tout-Monde et nient l’existence des indo-européens mais affirment celle d’un peuple catalan qui n’existe que dans les nuées de l’ethnicité, ces autorités donc, cherchent à se réserver des places, disons pour être précis, des rentes alors que l’essentiel de la Catalogne est un simple appendice de ce pseudopode mondialiste qu’est Barcelone mais le coeur de la dynamique indépendantiste ne tient pas dans cet objectif second.

Puigedemont et ses copains avaient déjà rompu de manière fantasmatique avec l’Espagne en abolissant la corrida et en transformant dans le même temps, les diverses arènes en temples commerciaux, étendards de l’identité catalane sponsorisée par Mac Donald et Zara. Avec ce referendum illégal patronné par la police catalane, ils entendent promouvoir une Espagne toute propre, limpia del franquismo, une part d’Espagne qui serait l’envers de l’Espagne, une part d’Espagne sans fosses communes et sans prêtres brûlés vifs ou crucifiés, une part d’Espagne qui se racontera avec des trémolos dans la voix le printemps anarchiste de 1936, en oubliant les spoliations et les exécutions capitales.

Finalement l’indépendance catalane ressemblera à l’Union européenne, le même processus d’Action parallèle dans un monde dédoublé, un Empire du Bien perpétuellement sur le qui-vive pourchassant les dernières braises du Malin dans le passé, le présent et l’avenir, une inquisition souriante, grosse d’une catastrophe générée sous PMA.

Publié par : Memento Mouloud | octobre 19, 2017

Les vieux se cachent pour bander

Il n’y a pas que les insectes qui soient en voie de disparition dans un temps où les salles de concert forment selon leurs administrateurs des écosystèmes fragiles. Il me semble à vue d’oeil que les vieux, les vrais vieux le sont aussi. Aussi, lorsque la mairie de Paris annonce un Paris sans voitures, il faut comprendre un Paris sans vieux, sans vrais vieux, des vieux qui ne peuvent plus marcher, perclus de douleur, pas ces vieux télévisés qui font des tours de stade à vélo ou des séances d’alpinisme à la carte en changeant de partenaire à 77 ans, au nom du droit au bonheur et à une nouvelle vie.

Je ne dis pas que les vieux meurent ou sont traités en déchets, ils sont simplement exclus du paysage urbain de synthèse à tel point qu’observer un couple de plus de 80 ans dans la rue relève de l’exception ou de l’hapax. Non seulement les vieux sont invisibles avec leurs douleurs, leurs souffrances, leurs désirs, leurs rancoeurs et leurs mémoires qui ne valent pas un pet de geek, de gamer, d’innovateur ou de premier de cordée, mais les vieux dégoûtent.

Pour s’en assurer un détour par un témoignage suffira. Il est publié par Mediapart, le centre de cryogénisation de la gauche post-marxiste. Le titre de l’article, « violences sexuelles, l’onde de choc ». Le témoignage est signé Bae (un surnom », 24 ans. En voici l’extrait, « C’était un vieux papi, qui devait avoir 80 ans. Il ne pouvait plus se raser, il tremblait beaucoup. J’y passais le matin. J’avais déjà des doutes : quand je l’aidais à se relever, il tenait ma main trop longtemps, il caressait mes hanches. Quand je faisais sa toilette, il était en érection à chaque fois. Ça peut arriver, mais une fois il m’a dit : “Vous pouvez y aller plus fort.”

A la première lecture, ça m’a fait marrer, le vieux turgescent et la femme de ménage plantureuse ou non, on aurait dit un dessin de Reiser, une sorte de cliché pour handjob pornographique classe senior +++. A la deuxième lecture, je remarque que le papi est qualifié de vieux car il existe des jeunes papis, des papis fréquentables, même quand ils sont en érection. Je perçois que le papi en question est générique, qu’il n’a pas de prénom, ni de nom, il est le vieux papi ihyphallique, celui qui bande tout le temps et c’est vraiment dégueulasse, un papi dont la verge s’élève dans les premières heures du jour quand le sang afflue dans les corps caverneux.

Bae voulait bien d’un papi mais d’un papi en peluche, un papi à la prostate métastatique, un papi qui ne bande plus, traité aux hormones pour que son taux de PSA fléchisse ; elle voulait d’un papi qui se relève tout seul, d’un papi qui parle à son assistante de fin de vie comme Grégory Peck parlait à Audrey Hepburn dans vacances romaines.

En conclusion Bae voulait bien d’un papi qui ne soit pas un papi, un papi jeune-homme, le seul que veulent bien fréquenter les tolérants et mutins de notre époque.

Publié par : Memento Mouloud | octobre 17, 2017

Le jour où Harvey (Weinstein) s’est arrêté

 

Comme tous les empereurs romains, même au petit pied, même hébétés, comme tous les tyrans délirants perdus dans une forêt psychotique dont on ne revient pas, la statue d’Harvey Weinstein s’est brisée, damnatio memoriae. Toutes les traces sont effacées d’Hollywood à Deauville, de Cannes à Stockholm, c’est le scénario dont Tarantino ne fera rien. Weinstein était un despote, un premier de cordée comme dit Macron, il est la preuve même que la différence que fait le sociologue Boltanski entre mailleur de réseaux et faiseur, pollinisateur et parasite n’est pas une alternative mais une vision alternée.

Harvey Weinstein fut les deux, en capitaliste avisé, en oligarque consommé. Il fut une force, il n’est plus rien, sa société est vendue à l’encan, les femmes l’ont piétiné, comme une thiase qui vient dévorer le corps adipeux d’un joueur de flûte qui disposait d’autres lèvres pour tisser des harmoniques faites de grognements et de cris. On le surnommait le porc, sans doute parce qu’il était juif et qu’on ne connaît pas, dans notre période idolâtre de pire insulte que celle tirée d’un recueil de lois fumeuses disposées sur un grimoire qu’il s’appelle Lévitique ou Coran. C’est ce qu’il reste de sacré dans une société occidentale qui ne sait même plus sur quelles hypothèses elle repose. Un sacré de synthèse. Une société d’unanimes. Un assemblage de muets mais de muets criards.

Puis vint le hashtag, balance ton porc. Le comparer à la délation vichyssoise tient de l’imbécillité chronique ou de la mauvaise foi. Dénoncer en 1942 conduisait au peloton d’exécution ou à Auschwitz, dénoncer son porc en 2017 tient du défouloir qu’on prend pour une liberté. C’est un appel à une énième interdiction visant l’homme blanc, hétérosexuel et premier de cordée. Une visée morale dont les prêtres sont au gouvernement ou au chaud dans les médias.

Avec la même componction qui fut celle de feu l’Eglise catholique, du temps de sa splendeur qui faisait mourir de rire Talleyrand qui avait connu bien des religions et des êtres suprêmes, des rois et des despotes, mais qui avait conservé cette suffisance cynique de bon prince de la maison du Christ que Claudel nommait la tanière à cochons car les cochons sont retors et quelque peu divins dans la mythologie celtique. Ils sont les saumons de terre, un troupeau qui annonce l’autre monde où la mort a toutes les chances de triompher.

Mais revenons au hashtag qui pue la tristesse et l’impuissance à cent coudées, un hashtag troué de non-dits et comme oublieux de certaines réalités. On y mêle des propos salaces, une notion juridique floue, celle d’harcèlement et une autre précise, celle de viol. On crée un continuum où tenir des propos salaces revient à préméditer un viol. Le principe de précaution y trouve un nouveau champ d’application.

Les femmes qui s’y expriment sont désignées comme des libératrices de la parole au même titre que la princesse de la Reine des neiges. Let it go, comme l’annonce Disney. Mais ce qu’elles demandent c’est du pénal, toujours plus de pénal pour vivre libre au milieu des prédateurs blancs, hétérosexuels et premiers de cordée. Il suffit d’ouvrir les yeux et de lire pour constater qu’aucun arabe, aucun noir ne figure sur la liste des harceleurs, je passe sur les autres groupes. Visiblement la mondialisation se passe en petit comité.

Ce qui crève les yeux tient en peu de mots. Les femmes obtiendront une nouvelle loi qui finira par interdire aux hommes blancs, hétérosexuels et premiers de cordée de tenir des propos salaces en public. Elles crieront victoire et puis elles remarqueront que le même homme blanc, hétérosexuel et premier de cordée ou un autre disposant du pouvoir de les licencier pour un quelconque prétexte n’aura même plus besoin de propos salaces pour obtenir ce qu’il veut car comme le disait le comte Almaviva dans Figaro, « l’amour n’est que le roman du cœur : c’est le plaisir qui en est l’histoire » . Il aurait pu dire le caprice.

Le despote aura changé de manière et les femmes victorieuses quitteront la même chambre d’hôtel avec les mêmes escarpins et leur même rimmel badigeonné des mêmes larmes qu’elles avaient du temps où les hommes blancs, hétérosexuels et premiers de cordée tenaient des propos salaces.

Publié par : Memento Mouloud | juillet 13, 2017

Human arab catapult ou le savoir-faire arabe

Le grand remplacement est un nom. On peut parler de la subversion migratoire, de la substitution ethnique, de l’invasion. Le phénomène le plus important de notre époque. Mais ce nom a deux avantages : il se décline, en remplacés, remplacistes, remplaçants. De plus, il existe une idéologie : le remplacisme qui est un concept à portée mondiale. Le fait que tout soit remplacé par quelque chose.

L’Europe est plus profondément colonisée qu’au moment où elle colonisait l’Afrique parce que que cette colonisation est démographique. Selon Hervé le Bras et l’INSEE, 10 % des naissances sont le fait de deux parents immigrés, 60 % sont le fait de résidents en France depuis deux générations, 30 % concernent ceux qui ont un parent ou un grand-parent immigré. Puis Hervé le Bras, après avoir introduit l’idée d’un remplacement des sédentaires ou d’une population sédentaire, évoque un remplacement par une population d’origine mixte.

Le chiffre ne peut rendre compte du monde. Les sciences humaines sont une aporie, un oxymore. La sociologie n’a pas vu le changement de peuple et de civilisation. Les chiffres n’ont pas vu l’effondrement de l’école, le lien entre immigration et délinquance. Ils les ont même niés. Hervé Le Bras répond et réfute. Le chiffre est un être fragile (Alfred Sauvy).

Alain Finkielkraut évoque des mariages ethniquement endogames et non pas mixtes. Hervé le Bras attaque Michèle Tribalat en comparant avec les mariages bretons. Hervé le Bras évoque l’arrivée d’immigrés et le départ des français. Le Bras défend l’usage des statistiques pour les phénomènes massifs. Il défend donc une pensée massive contre une pensée délirante. Selon le solde migratoire analysé par l’INSEE : Il existe 250 mille arrivées d’étrangers/an, 100 mille départs d’étrangers, 200 mille départs de français, 100 mille français qui reviennent. Aussi cent mille français quittent la France chaque année contre 150 mille étrangers qui arrivent. Ce serait un fonctionnement général; le devenir métissé du monde, le tout-monde de Glissant.

On remplace l’oeil, l’expérience, la douleur par les statistiques. C’est la façon d’habiter qui change. Ce remplacement est visible notamment dans les transports en commun. Les français quittent l’hexagone par douleur et chagrin, notamment nos compatriotes juifs dont la sécurité n’est pas assurée.

L’occupation actuelle a bien un uniforme. Est-ce que Jeanne d’Arc éprouvait de la haine ? Il serait bon qu’on éprouve un peu de fureur ou du moins un refus. Nous sommes du côté de la résistance à un totalitarisme qui s’affirme. Les deux occupations diffèrent. Mais les deux collaborations se ressemblent. L’insolence, c’est le voile, le niqab. Signes qui montrent la présence, la conquête. Une humiliation. Je ne pourrais pas présenter mes papiers à une femme policier voilée.

Hervé le Bras tance « Renaud Camus vous n’avez aucune référence, vos citations sont fausses ». Or le fait majeur de notre société c’est la science et sa méthode rigoureuse. Comment cerner des faits avant d’émettre des propositions sans une vue biaisée. Le Bras se dit disciple de la microstoria. Hervé le Bras passe aussi au Châtelet. Michèle Tribalat parle pour l’île de France de substitution démographique.

Selon Guy Roux, si on enlève les joueurs musulmans de l’équipe de France, ce sera du football à 7. Alain Finkielkraut insiste, il s’est passé quelque chose en Europe. Une mutation visible. « Je ne veux pas que Brno devienne la Marseille d’Europe centrale », selon un ami de Vaclav Havel. Selon Le Bras c’est une diversité de plus en plus grande. Ce sont des français et tous les immigrés deviendront français. Une personne cultivée devient plus facilement, pleinement française. Or 65 % des immigrés marocains ont un bac ou un diplôme du supérieur. Ils parlent un bon français. Renaud Camus se marre.

La science a failli, sociologie et statistique. La science est du côté du pouvoir. Elle est en accord avec le remplacisme. Allez dans le XVIIIème arrondissement pour voir si les astrophysiciens courent les rues.

Selon le Bras, la science va à l’opposé des idées dominantes. Georges Bensoussan, dans la France soumise, parle de l’émergence de deux peuples en France, d’un danger de sécession. Or Camus est seul dit Finkielkraut. L’écrivain gersois et diariste appelle à la libération de préférence sans violence. Le remplacisme cherche l’interchangeabilité des hommes. Le naufrage serait un moyen de transport comme un autre. On n’est pas sauvé en mer mais réceptionné. On leur fait comprendre qu’ils seront reçus et ils le sont. Selon Le Bras, on peut arrêter les départs avec les accords de voisinage. Or on a détruit l’État libyen, c’est la faute à Sarkozy et Lévy. Selon Le Bras, les émigrants africains sont issus des classes moyennes locales et l’existence de diasporas en Europe leur évitera les risques de l’intégration.

Selon Le Bras, on va vers des migrations massives qui ne seront pas le fait de miséreux mais de personnes possédant un certain capital culturel et social, car ce capital a pour support l’individu. C’est donc la capacité à se mouvoir qui l’emporte sur toute autre. Le Bras, « il y a eu une énorme montée de l’éducation dans le monde ». Camus part dans un fou rire. Le Bras contre par le Maroc, 25 mille étudiants dans les années 1970, 900 mille aujourd’hui. Ce qui pousserait ces « marocains » à émigrer c’est le travail disponible en Europe. « On migre pour se réaliser ».

Camus réplique « vous dîtes les migrants ne sont pas miséreux, ça ne correspond pas du tout à mon expérience ». « Moi ce que je refuse c’est le changement de peuple ». Hervé cherche la définition d’un peuple « en tant que démographe » ce à quoi Camus répond, « en tant que démographe on n’y arrive pas ». Un peuple ne se définit pas. Il ne se sent pas identitaire. Ce qu’est un peuple selon la formule de Bernanos, « le profond murmure ». « La France a toujours intégré les individus, elle ne peut pas intégrer des peuples ». Pour Camus, la généalogie du remplacisme tient à la définition de la norme selon Taylor et Ford, Ford étant à la fois antisémite et pro-nazi. Il s’adresse à Le Bras « vous parlez de l’homme comme si c’était les insectes ». Le remplacisme veut « la matière humaine indifférenciée », la Shoah étant un premier essai de réduire l’homme à cette matière.

Finkie donne congé au logos délirant et au logos massif, la vérité attendra après-demain.

Publié par : Memento Mouloud | juillet 11, 2017

La photo d’art au XXème siècle : le cas Mapplethorpe

Or s’il y a bien des photos exceptionnelles au sens fort du terme, ce sont justement celles-là. Je pense notamment à Double fist fuck, une photo de 1978, où l’on voit deux bras plongés dans le cul d’un homme. Ces photos visibilisent la nouvelle pratique sexuelle du XXe siècle inventée par les pédés.

Marie-Hélène Bourcier

Voici le titre d’un article paru sur le site Slate, « En France, on meurt parce qu’on est une femme ». Il est signé Titiou Lecoq. Le chapeau renseigne alors sur le contenu d’un tel article : « On connaît tous cette statistique: une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Mais sa réalité est bien différente de ce que j’imaginais ». L’usage du on permet de maintenir la subjectivité de Titiou mais aussi d’intégrer le tout venant, on c’est moi et vous, « tous ». Or ce tous est informé « qu’une femme meurt tous les trois jours sur les coups de son conjoint » soit 120 femmes tuées par an dans un cadre conjugal contre 60 en Espagne. 1200 en dix ans, 12000 en cent ans. Il s’en suit que la quasi-totalité des hommes ne tuent pas leurs compagnes.

Aussi ce qui intrigue dans l’argumentaire de Titiou c’est le « parce que » car ce parce que implique que le fait d’être une femme soit un facteur d’explication du meurtre et le fait d’être un homme, un facteur explicatif du comportement criminel. Il s’en suit que l’objectif de Titiou Lecoq est de développer une idée simple,  à défaut d’être juste : les hommes sont criminels par nature sans que la nature en question soit précisée (génétique, culturelle, péché originel ?).

« Ces derniers mois, j’ai pu constater des semaines au bilan très lourd. D’autres où il ne se passait rien sans que je parvienne à m’expliquer ces fluctuations. Il y a des moments de l’année plus meurtriers: les fêtes familiales notamment. Parfois, le conjoint choisit la date d’anniversaire de la victime ». Titiou aurait dû en tirer une analyse anthropologique ou criminologique mais ce n’est pas son but, son objectif est d’incriminer la nature meurtrière de l’homme, nature à reprendre et à refaçonner selon la perspective du genre qui oblitère deux éléments : la société de consommateurs qui est la nôtre avec ses vainqueurs et ses inutiles et l’ambivalence de la sexualité entre passion et désir de mort, plaisirs et souffrances, mystique et sécrétions. En résumé un versant Bauman et un versant Bataille.

« L’homicide involontaire est l’exception, il représente moins de 10% des cas. Bien sûr, avant la mise à mort, il y a souvent eu des violences mais ces femmes ne meurent pas de coups. ». La première partie de l’assertion est juste, la seconde fausse si on en croit les études espagnoles qui signalent que dans 45 % des cas de meurtres il n’existe aucune trace de violence antérieure commise par les meurtriers.

« En France en 2017, on tue sa femme en général de deux façons: on la plante au couteau ou on lui tire dessus avec une arme à feu, souvent un fusil de chasse. ». Dans les deux cas, on l’animalise. Le meurtrier ne la traite plus en objet de désir ou d’exécration, le meurtrier évacue toute langue, il chasse, silencieux, dans ce brouhaha imperceptible de la mort qu’on nomme le sacrifice.

Puis Titiou cite quelques cas qui échappent à ce fait majoritaire du fusil et du couteau, « Jean-Pierre, 58 ans, a choisi un autre mode: il a attendu que son ex compagne, Nicole, 47 ans, sorte d’une supérette et il lui a foncé dessus en voiture. Le mari de Doris, 60 ans, a choisi la batte de base-ball. Après 33 ans de mariage, il la soupçonnait d’infidélité. C’était en janvier dernier. En mars, Frédéric, 86 ans, atteint d’Alzheimer a tué Marcelle, 90 ans, à coups de casserole. Il a déclaré «elle a ce qu’elle mérite. Je l’ai fracassée». Le 12 juin dernier, c’était l’anniversaire d’Émilie, 34 ans. Son mari dont elle venait de se séparer, Guillaume, 37 ans, mécanicien, lui a ligoté les chevilles et les poignets sur les rails d’un TGV Paris/Nantes. D’après l’autopsie, elle était vivante au moment du passage du train. En mai, avec le calvaire de Marion, 41 ans, j’ai découvert la qualification légale de «viol ayant entraîné la mort». » En Espagne, 30 % des victimes sont étrangères, si on en croit la liste de Titiou, ce ne serait pas le cas en France. Plus loin Titiou citera une Fatima bien esseulée sans qu’on puisse en déduire sa nationalité. Mais Titiou fait dans le sentiment, le bon sentiment vengeur, le bon sentiment moralineux, celui qui ne cherche ni à comprendre ni à prévenir. Elle veut redonner vie à toutes les victimes en répétant leur nom comme Lanzmann dans Sobibor citait tous les convois au générique de fin car ce que Titiou entend bâtir c’est une catégorie juridico-criminelle : le féminicide.« Leur redonner ne serait-ce que quelques lignes d’existence, un âge, une profession, une situation familiale, c’est comprendre qu’on les croise tous les jours, c’est aussi percevoir les ondes de choc de leur décès, au premier rang desquels les enfants qui se sont retrouvés orphelins depuis janvier. »

Comme tous les hommes sont potentiellement criminels, un mensonge n’est jamais de trop, « toutes les catégories sociaux-professionnelles sont représentées. Tuer sa femme est un acte très bien partagé dans la société. Quel point commun entre un trader de 45 ans et un carrossier de 50 ans? ». Justement non, tuer sa femme n’est pas, en tout cas en Espagne, un acte bien partagé dans la société malgré le trader et le carrossier. 20 % des criminels espagnols sont qualifiés de sociopathes, 5 % de psychopathes, 1/3 d’émotionnellement instables. On en déduit que presque 2/3 des criminels espagnols ne sont pas à l’aise, pour ne pas dire plus, avec les attentes d’une société de consommateurs, 1/4 relevant vraisemblablement de l’underworld. Reste 1/3 des criminels pour qui tuer leur femme est une manière de conjurer une sorte de perte de statut ou une absence anticipée d’avenir. « Un autre point commun à nombre de ces affaires c’est le suicide du meurtrier. ».

Il est certain qu’un meurtrier qui se tue n’a pas même statut qu’un meurtrier qui se rend, qui s’enfuit ou qui prémédite sa fuite. C’est proprement un trait distinctif de ce type de meurtre. Autre hypothèse : qu’un homme se suicide après le meurtre de sa femme, animalisée, indique qu’il pratique un sacrifice, celui de sa passion. Il tue et se tue parce qu’il n’est plus le support d’une passion, même pas rien mais moins que rien, un déchet mutique. Il se fait bourreau et prêtre de son amour défunt, il est aussi le dieu vengeur, le possédé de son propre rêve devenu cauchemar.

« Il y a également des femmes atteintes de troubles psychiatriques, pourtant elles assassinent nettement moins souvent leur conjoint », un homme tous les 14 jours tout de même mais les femmes meurtrières ont une excuse, « dans près de la moitié des cas où elles tuent leur compagnon, elles étaient victimes de violence de sa part ». Il est dommage que la PQR, principale source de Titiou n’indique rien, à rebours, sur les relations passées entre le meurtrier et sa victime parce que toutes les violences ne sont pas physiques et que la répétition est la marque de leur gravité. Ainsi il n’est pas évident qu’un homme ou une femme insultés chaque jour par leurs conjoints respectifs dans le cercle de l’intime ou pire face à un public quelconque ne soient pas victimes de violence au même titre qu’un enfant dont le père ou la mère indiquent devant les professeurs ou les amis le mépris dans lequel ils tiennent leur progéniture. Sans même évoquer ces amis qui ne veulent aucun bien à celui qu’ils lacèrent de petites phrases en remarques lancinantes.

Dans une société de consommateurs l’image de marque est la condition essentielle du maintien de la valeur d’un individu sur le marché. Aussi les réseaux dits sociaux sont en fait des réseaux de cotations où l’inexistence vaut condamnation. Une telle cruauté non-dite, non-écrite, non-pensée provoque à la fois des distorsions dans le raisonnement et le jugement. Aussi Titiou lance une question rhétorique dont l’affirmation, absurde, reçoit l’assentiment de rezo.net, le canal de la gauche contestataire que j’ai toujours appelé Bozo.net parce que comme disait l’autre, ils le valent bien, à quelques exceptions près.

« Est-ce qu’en France, en 2017, on peut mourir parce qu’on est une femme? La réponse est oui, sans hésitation ». Il est bien évident que non, mais peu importe. Personne ne meurt parce qu’elle est une femme, mais cette femme, sa femme, la nuance n’est pas seulement de degré, elle est de nature.

Publié par : Memento Mouloud | juillet 1, 2017

Bernanos 2017 juge de Macron

La France a mis dans ce jeune homme toute sa honte car une société où le prestige ne correspond pas aux services rendus, où les classes dirigeantes reçoivent plus qu’elles ne donnent, est une société vouée à la ruine. En effet, la bourgeoisie qui donne le ton, ouvre les portes et ferme les boudoirs bancaires, n’a pas de mystique de temps de paix car elle n’en a pas en temps de guerre. Elle n’a même plus une morale mais une éthique. La dernière étape sera le transfert définitif à un algorithme des plaisirs attendus. Qu’elle aspire à une Dictature est dans l’ordre des choses et du jour. Elle attend d’Emmanuel-Ubu qu’il prenne à son compte les risques et les ridicules du pouvoir, en échange de quoi elle saisira le prestige et le profit. Ce qu’attend cette bourgeoisie c’est qu’on l’admire. Que les enfants perdus l’admirent enfin et ne lui crachent pas au visage. Elle s’aime si bienveillante. Si instruite et si riche. Mais elle doute de ses principes, de sa sagesse en stuc, d’elle-même, pauvre statue de plâtre qu’on démolit d’un manche de pioche. La bourgeoisie a la puissance d’un shadow banking, elle en est l’évanescence même.

En 1940, en 1962, comme aujourd’hui, les hommes dont je parle ont volontiers sacrifié la grandeur à la sécurité, inventé une France moderne, pacifique, européenne où ils pussent espérer vivre enfin tranquilles, à l’abri des vents mauvais dont les noms changent à chaque rentrée comme si tous les ennemis du jour étaient en solde ou au comptant.

Les démocraties ont toujours souffert de carences d’héroïsme, de fierté, d’honneur et cette maladie ne date pas de la cinquième République, elle est de naissance. La démocratie est la forme politique du capitalisme. L’une et l’autre sont de part et d’autre d’une équivalence qui a pour dérivés, un ensemble de formes semi-dictatoriales ou clairement énergumènes, à la manière nazie.

Le peuple français paraît trouver dans sa docilité du fait accompli, à la punition à venir, à l’expiation imposée, une sorte d’horrible allégeance. Il raille ses autorités de n’avoir ni les sentiments, ni les manières de l’antique noblesse. Le peuple impose donc à sa bourgeoisie des niais et des bouffons comme comparses et ne lui donne même pas cette consistance que confère la haine. Le Peuple est antisémite par dérivation. Il sait bien que la bourgeoisie c’est personne et tout le monde tandis qu’être juif, c’est tout de même convoquer la promesse d’Abraham de mère en fille et de père en fils, c’est exister sans Etat, c’est être fidèle à une parole alors qu’être français est un rituel administratif. La France bourgeoise se fait cosmopolite, islamophile, ouverte aux couleurs diaprées des colonies et des colonisés qu’elle méprise en silence parce qu’elle sait parfaitement qu’être français n’a aucune valeur puisqu’aucun honneur ne s’y rattache.

Pour les catholiques sociologiques, on sait qu’ils prennent la petitesse d’établissement qu’est devenu le catholicisme pour leur foi et plus l’église s’enfonce dans le vide, l’absence de pensée et le crétinisme, plus leur foi se rabougrit, s’effarouche et se durcit. Il faudra se rappeler un jour que ce peuple catholique ne s’est dressé qu’à la faveur du mariage civil pour tous, éprouvant pour le reste une indifférence complète. Non pas parce que ce peuple a des principes mais parce qu’il a des enfants et qu’il craint par dessus tout que ses enfants s’équivoquent sur la nature des portes étroites du plaisir. Leur charité ne va pas jusque là.

La France s’est mise à haïr les arabes et l’Islam, non pas parce que la défaite en Algérie fut cuisante mais le jour où des anciens marginaux ont augmenté le prix du pétrole et partant le prix de l’essence. Ils ont senti que le rêve automobile coûterait plus cher. Tant que l’inflation dépassait les taux d’intérêt, tout allait bien, l’ancien épargnant pouvait devenir un salarié à crédit, un acquéreur au rabais, garanti par l’État et ses banques. Quand la situation s’est inversée, le dépensier euphorique a donc trouvé à haïr au dessous de soi, ce qui est une perversion notable de l’intelligence et surtout du coeur.

Il a donc fait du délinquant afro-maghrébin la cause de tous ses problèmes. La bourgeoisie a répondu en adoptant la figure abstraite du gentil beur, du gentil reunoi, figures qui ne mangent pas de pain mais qui avaient cette qualité exquise de culpabiliser le populo trop blanc, trop raciste, trop chômeur quand le système capitaliste ne fut plus en mesure d’assurer le plein emploi, c’est à dire le cauchemar climatisé et continu du consumérisme rigolard.

La bourgeoisie française déjà habituée à toutes les faillites morales possibles, déjà si pressée de ménager les hommes d’affaires et de cabinet, s’est alors saisie de cette divine surprise : gouverner sous la menace d’une faillite économique imminente. Depuis quarante ans, le discours est le même. Demain sera déjà trop tard. Vous allez déguster.

La bourgeoisie fut aidée par les gens de lettres qui tiennent dans la société moderne le même rôle que celui des valets d’intrigue et des soubrettes faciles de la comédie classique. Ils vivent de l’amour des galants et des caprices des dames. Ils sont un divertissement, sûrement pas un foyer spirituel. Rien ne rayonne venant de France ou d’Europe, tout semble morne. Un éternel Waterloo.

La société moderne fait des empoisonneurs qui ont réussi, des bourgeois, de ceux qui ont échoué, des faillis. Mais de tous les empoisonnés, elle fait des parias. Cette société ne dispense même plus de révérer l’usurier qui vous a pris vos sous. Les peuples les portent au pouvoir tantôt sous le flacon populiste, tantôt avec une autre liqueur. Emmanuel-Ubu Ier, banquier de son état en est le produit de synthèse, comme Trump ou quelque autre. Il est impossible de voir de tels tocards à l’aise dans n’importe quel des grands siècles français ressuscités. Le premier peut toujours s’exclamer Heureux ! qui…/ vit dans l’état obscur où les dieux l’ont caché, le deuxième n’y verra qu’un twittos de plus, signé Daech. Ils ont de la liberté une même définition : ce qui les engraisse ou facilite leur intermittente gloriole.

A croire que ce ne sont pas les mêmes hommes que le destin choisit pour peindre la bouffonnerie et l’accomplir. Les premiers sont de rares artistes, les seconds se pavanent un instant sur la scène du monde. Demain les journaux n’en parleront plus, ils auront changé non pas de maître, car les maîtres sont anonymes mais de collecteur.

Publié par : Memento Mouloud | juillet 1, 2017

Simone (Veil) et Henri (Krasucki)

Simone Veil est donc morte avec les honneurs et pour des raisons qui ne m’échappent pas, le président Macron dont le caractère lamentable et néo-darlaniste se creuse de jour en jour, la cite comme exemple aux français, sans doute parce que cette rescapée des camps d’extermination n’a jamais renoncé à sa place de grande bourgeoise ce qui était une manière de flatter la notion d’israélite et celle d’assimilation alors que les deux étaient mortes avec les camps de Compiègne et de Drancy.

Il s’agit encore et toujours de sauver le mythe d’une République inchangée dans les principes de marbre de 1789 quand les principes en question sont à la fois détournés et abolis. Simone Veil n’a jamais été féministe et si elle défendit la loi qui ouvrait aux femmes un droit légal à l’avortement, elle n’alla pas jusqu’à proposer le remboursement de l’acte. D’ailleurs le droit à l’avortement n’est pas d’essence féministe puisqu’il établit le consentement des femmes à la conception. A partir de ce point ce qui s’introduit c’est une sorte d’eugénisme de masse et de couple par lequel hommes et femmes ont la possibilité d’éliminer en toute légalité tout fœtus considéré comme dysgénique. Au nom du « droit à la vie » qui n’est pas un droit à la vie mais un droit à naître, catholiques, protestants, juifs et musulmans s’y opposent comme s’il existait un droit absolu à la naissance dans un monde de 7 milliards d’êtres humains, bientôt porté à 10.

Toute morale bien faite devrait intégrer la limitation des naissances, comme celle des richesses et des pouvoirs mais il y a longtemps que les religions monothéistes instituées ont renoncé à toute morale pour une sorte de contrôle de la sexualité des femmes par la parentèle masculine parce que toute religion monothéiste instituée réclame une série de sacrifices aussi divers, qu’arbitraires et bouffons.

Simone Veil n’avait rien à dire là dessus comme sur le reste. C’était une icône de Warhol, la cousine de Marilyn mais en franchouille. Les français aimaient à se mirer en elle pour se voir bourgeois et parfaits.

Henri Krasucki était un autre rescapé des marches de la mort. Il bégayait, le juif polonais avait introduit un bégaiement étrange dans la langue de bois du cégétiste et dans la langue d’usage des français. Il bégayait et les gens biens se moquaient de lui. Je m’en souviens parfaitement. Sa vie avait été tragique mais il n’était pas une icône. Or si l’esprit de sérieux habille les icônes, l’esprit de dérision de notre époque, envers d’un esprit de soumission permanent au principe de la pléonexie (tu réclameras toujours plus de jouissances pour toi-même), est persifleur pour ceux qu’un trait traverse. Or Henri Krasucki en avait trois : juif, syndicaliste, le bégaiement. Contrairement à Simone, il était cultivé mais secret, il cachait sa passion pour la littérature anglaise et ne chantait pas sur les toits comme le premier ministre actuel que les livres l’avaient fait.

Un livre ne fait rien du tout, c’est la vie qui s’en charge.

Personne ne peut témoigner des fêlures de Simone Veil mais le personnage qu’on lui avait destiné avait étouffé toute vérité publique, toute parole d’importance mais il me souvient de l’avoir vue sur un plateau avec Henri Krasucki et ce jour-là, sur son visage, dans ses mots, un trait les reliait, un trait d’émotion et un trait qui n’était pas la fierté d’avoir survécu à une guerre, trait de mégalomanie propre au guerrier mais un trait singulier qu’avait énoncé Primo Levi, cette honte qu’on peut éprouver et qu’ils avaient éprouvé à être un homme et une femme, sans étiquettes, sans adjectifs, sans mythes, juste un homme voué à la mort.

Publié par : Memento Mouloud | juillet 1, 2017

Propagande et analphabétisme : les sciences au brevet des collèges 2017

Le devoir de sciences physiques demandait aux élèves d’appliquer la formule P = E x t où P est la puissance, E, l’énergie et t le temps. On leur demandait donc une division bien franchouille où l’énergie ne s’exprimait pas en joule, l’unité de mesure internationale mais en MWh. Il s’est trouvé des professeurs de sciences pour m’expliquer que la puissance et l’énergie n’avaient rien à voir et que le joule et le MWh n’étaient pas équivalents.

Si les élèves de 3ème de 2017 savaient lire, ils auraient reconnu dans le diagramme que le discours sur les énergies renouvelables relève du vœu pieux et de la propagande et ce, d’autant plus, que l’énergie produite à partir « du vent, de l’eau, du soleil, de la chaleur de la Terre et de la biomasse » masque le fait que l’essentiel de cette énergie « propre » provient des barrages annihilateurs de ressources et de modes de vie. Ils en auraient conclu que la civilisation industrielle est mensongère dans sa rhétorique, destructrice dans son mode, despotique dans son essence.

On notera que le document en question met sur le même plan des données avérées et des prévisions puisque d’après la question posée et la réponse attendue, on attend de l’élève qu’il se situe en 2035. Quant au document 3 il s’insère dans la propagande d’État avec une citation de l’illustre Ségolène Royal. Aucune question n’intervient à propos des contenus de la « croissance verte » ou ceux de « l’indépendance énergétique » ou de la cohérence d’une notion comme celle « d’énergie renouvelable » puisque dans les faits la notion suppose que le renouvelable se confonde avec l’éternel si bien que les divers coûts, modalités et externalités d’une telle énergie sont tout simplement passés à la trappe.

Le dernier document confond réserves et ressources sous la notion très floue de « stocks ». Premier élément tronqué. De la manière dont sont présentées les différents types d’énergie dont les examinateurs-porcs d’État ont retiré les barrages hydrauliques, il ressort que les trois premières vont s’épuiser alors que les deux dernières sont comme le Phoenix et ne produisent aucun déchet, ne posent aucun problème, ce qui revient à introduire le concept de miracle dans le domaine des sciences. Comme le porc d’État est tout de même soucieux de la réussite de tous, comme il est un bienveillant universel il prend la précaution de traduire énergie éolienne par une définition qui confond les moulins à vent et les éoliennes proprement dites, ce qui revient à ajouter au concept de miracle celui de l’anhistoricité de tout phénomène.

 

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