Publié par : bouteillealamer | novembre 6, 2009

Houria Bouteldja, animatrice de supermarché au micro

accord

« Le pire, c’est mon regard, lorsque dans la rue je croise un enfant portant une kippa. Cet instant furtif où je m‘arrête pour le regarder. »

HB

Je tombe hier en zappant, sur l’émission de Taddéi, pile au moment de l’intervention de l’hystérique indigénisée tenant le rôle qui lui est dévolu dans le superfétatoire débat sur l’Identité Nationale : à savoir, faire passer cette moule de Besson pour un nationaliste soft, donner de l’étoffe à sa vacuité opérationnelle.

Inutile de revenir sur sa prose stéréotypée générant volontairement de la tension, cette idiote est bien trop aveuglée par son nombril pour se rendre compte qu’elle est une bimbo Hallal.

Depuis l’avènement de l’UMP, le politique se conforme à l’élaboration publicitaire de sociostyles afin de segmenter la société française en pôles communautaires, plus faciles à gérer lors des grands enjeux électoraux. Ainsi il faudra s’adresser aux « gays », aux » femmes », aux « minorités », divers clientélismes d’autant plus faciles à manoeuvrer qu’ils sont corruptibles par la tête ; la manne des subventions d’Etat s’attribuant plus facilement dès lors qu’existe un ou des représentants d’un groupe bien ciblé.

« Abdel Khatibi n’est pas aussi connu que Césaire mais il gagnerait à l’être. Sa vision agit comme un dérégulateur de la mécanique sioniste. ‘L’essence précède l’existence’, dit-il. ‘L’essence arabe précède l’existence d’Israël’, ajoute-t-il »

HB

Il est intéressant de constater que les méthodes recyclées par Sarkozy (avec 60 ans de retard sur les États-Unis) et son parterre de conseillers en com’, proviennent directement du marketing de masse. La ménagère de moins de 50 ans est simplement reconfigurée en électeur potentiel, l’animateur de vente flash d’hypermarché, sera remplacé par l’agitateur de plateau, en l’occurrence par un mixte improbable de gauchiste et de salafiste, Houria Bouteldja. Cette dernière vomit littéralement la France dans laquelle elle vit. Il émane de ses éructations une litanie de griefs qui relèverait normalement du cas clinique. Celui du délire de persécution. Bien entendu, sans la moindre pudeur, elle joue d’analogies malhonnêtes, soumet des revendications mémorielles obscures, comme s’il s’agissait d’une performance dans une séquence pornographique. Son merde à la France est l’équivalent d’une éjac faciale dans un tournage gonzo.

Ce type de discours génère bien évidemment chez certains français d’origine étrangère un sentiment de malaise devant tant de conneries débitées en leur nom. Ils savent déjà que le pouvoir ne met aucune forme pour les humilier ou les courtiser, ils doivent en plus endosser des mots d’ordre débiles. La procédure gouvernementale est simple : crétiniser pour régner afin de conformer la colère légitime du peuple, la diriger selon de multiples axes vectoriels et colorés, afin de l’écarter du chemin qu’il ne devrait cesser de suivre, celui de la reddition sans conditions de son oligarchie.

« Au-dessus de moi, il y a les profiteurs blancs. Le peuple blanc, propriétaire de la France : prolétaires, fonctionnaires, classes moyennes. Mes oppresseurs. Ils sont les petits actionnaires de la vaste entreprise de spoliation du monde. Au-dessus, il y a la classe des grands possédants, des capitalistes, des grands financiers qui ont su négocier avec les classes subalternes blanches, en échange de leur complicité, une meilleure répartition des richesses du gigantesque hold-up et la participation – très encadrée – au processus de décision politique qu’on appelle fièrement ‘démocratie’ »

HB


Responses

  1. Vous noterez que dans son rôle de rabatteur Taddei est tenace puisque c’est lui qui a propulsé Houria sur les canapés sachant que les Indigènes en question ne représentaient qu’eux-mêmes, on appelle cela un valet, elle un attracteur

  2. Ce qui me désole, ce sont ces mises en scène systématiques, avec les mêmes acteurs (Bouteldja, Besancenot) dès qu’il s’agit de faire semblant de provoquer un débat de fond sur un sujet artificiel.

    Jamais on ne leur oppose les bons contradicteurs, tout est calibré, cette mascarade ne ressemble à rien, nous naviguons au milieu d’une maison témoin dépourvue de vrais objets : Bibliothèque fictive, corbeille de fruits en plastique, stock-images rangées dans des cadres photos en plexi.

    Un signe ne trompe pas, ces racistes officiels ne font jamais les frais de procédures de la part d’officines de délations pourtant expertes en la matière. Ils ont pignon sur rue, ne sont jamais inquiétés, et peuvent répandre impunément leur venin, puisque le Système les y encourage.

    Bien évidement, on préfère s’acharner sur un pauvre blogger isolé catalogué extrême droite, en lui faisant fermer son site par acharnement judiciaire, nous y retrouvons les méthodes de la meute, Elias Cannetti n’est pas loin.

  3. Vrai.

    Mais, dites voir, j’essaye de comprendre pourquoi Mouloud me qualifie de fasciste (sur mon blog). Je m’interroge, voyez-vous. ^^

  4. Très bien Hank. D’abord je n’utilise pas le terme de fascisme comme une insulte, j’y vois une structure conceptuelle, un esthétisme fondamental qui privilégie deux pôles, le mythe d’origine et l’énergie, disons la forme (la race pour certain, la nation pour d’autres) et la mobilisation (des masses via la volonté d’un chef et la propagande), de là sa complexité et son caractère protéiforme qu’a tenté de cerner l’historien George Mosse, traduit très tardivement dans l’hexagone. Dans votre texte sur l’identité j’ai été frappé par votre idée de structures mentales propres à l’Occident et à l’Islam et bien entendu, in fine, incompatibles. Pour vous le monde moderne est une dénaturation de la structure originaire de l’homme occidental, sa fin programmée et parfois voulue. Je crois donc que votre proposition revient à retrouver cette hypothétique figure originelle à travers une sorte de révolution/épuration de la société actuelle. C’est cela que je considère fasciste, je ne crois pas vous insulter en le disant, après tout si on fouille, on trouvera dans la famille réac, une strate catholique, une strate fasciste et une strate de gauche (je sais c’est paradoxal mais Muray, Michéa ou Lasch en font partie)

  5. J’entends bien que cela ne soit pas une insulte pour vous, mais vous comprendrez que je récuse tout de même absolument ce qualificatif. Pas par souci politiquement correct (quoique mon surmoi de gauche soit, contrairement à ce qu’on peut penser, assez développé), mais tout simplement parce que je ne « parle » pas la littérature fasciste.

    J’ai au moins un lecteur fasciste : Ivane, le blogueur d’au milieu des ruines. Je le lis fréquemment, et j’ai constaté, et nous en avons parlé d’ailleurs, que nous n’avons pas les mêmes lettres. Lui parle Evola, Rebatet, Saint Loup. Moi c’est plutôt (pour l’instant, et j’ai 20ans de moins) Muray, Aron, Freund, Lévi-Strauss, etc.

    Vous-même, vous parlez Malaparte, si Malaparte peut être considéré comme fasciste. Bref, ce même Ivane m’a souvent dit « Tu es un gauchiste qui s’ignore. Tu n’es pas un mec de droite ». Et je crois que c’est assez vrai : un « réac », tel que je le conçois ici, c’est souvent un mec de gauche qui s’est pris la porte du réel dans la gueule. C’est mon cas à peu de choses près.

    Ma distinction entre les « structures mentales » occidentales et islamiques, je les dois essentiellement à mes professeurs de philosophie/théologie comparée, à Rémi Brague, à Gauchet, à Claude Lévi-Strauss et à quelques réflexions très primaires tirées de l’étude des sciences du langage. Ainsi qu’à mes propres et prosaïques observations personnelles dans la vie de tous les jours. ^^

    Je me suis mal exprimé quelque part si vous avez compris que j’en appelais à retrouver une figure originelle idéale. J’en appelle, au contraire, (et cela n’a absolument pas été compris non plus par le commentateur musulman qui m’a posté plus de cent commentaires à lui tout seul en m’accusant d’anti-occidentalisme), à reprendre conscience de ce qui me semble être l’intérêt majeur de la civilisation occidentale : le goût pour la remise en question, la curiosité, la capacité à concevoir une dualité, un doute profond, un jour et une nuit de l’histoire, une alternance, une responsabilité de l’individu dans l’histoire. Le concept d’individu en tant que tel.

    Clairement, et ça vous paraitra peut-être étrange, mais j’ai écrit ce papier autant pour essayer d’expliquer la façon dont je conçois la tradition (ce mouvement qu’on a perdu, et qui nous livre pieds et poings liés à l’islam, ce qui s’exprime chez les occidentaux par un déni de soi ahurissant ajouté à une incapacité totale à concevoir qu’il puisse exister un autre radical, hostile ou non), que pour tenter de défendre des arts mineurs comme la bande dessinée, le roman de SF, la musique pop, le rock, le cinéma, etc.

    Vous savez, il y avait ce prix nobel indien qui disait quelque chose du style « L’intégralité du monde musulman publie en un an moins de livres que le Portugal. Pas par manque de moyens techniques, mais parce qu’il n’en éprouve pas le besoin. »

    C’est de ça que je parle dans mon dernier billet.

    Je comprends votre critique, du moins considérant la façon dont vous avez pigé mon papier, mais je dois dire que je ne me sens pas concerné par le fascisme.

    Cela dit, comme je le répète souvent, ma culture est en construction. Je ne prétends pas être capable de tout comprendre. Je fais mon chemin.

  6. Je note que dans les écrivains fascistes Ivane choisit systématiquement les plus mauvais, je n’en suis pas spécialement étonné

    Pour le reste je maintiens que la civilisation occidentale n’est pas l’opposé de la civilisation islamique mais son héritière depuis que celle-ci s’est mise au point mort après la mort d’Ibn Khaldun pour des raisons qu’il faudrait expliciter

    Pour ce qui est du fascisme, c’est à mon avis l’énigme essentielle pour comprendre le lien entre esthétique et politique en Occident. Comme la gauche et les libéraux n’y ont jamais rien compris (à l’exception de Bataille qui parlait de surfascisme pour définir ce qu’il voulait faire), le chemin du dévoilement de cette énigme est long et assez tortueux, je pense qu’il nous concerne tous (je veux dire ceux qui pensent que la civilisation occidentale ne se réduit pas à la Bible, au fusil et aux centres commerciaux)

    J’aimerai pouvoir répondre à votre commentaire autrement qu’en quelques lignes et je le ferai par post interposés, sachant que c’est moins votre culture qui est en construction que vous-même

    Bonne route

  7. On se croirait en France ou en Europe dans un épisode de 24. L’ennemi extérieur se déclare et plus on avance, plus on découvre que le véritable ennemi est l’ennemi intérieur, issu de notre propre corps ou pays et voué à notre perte et qui pour cela n’hésite pas à s’allier à l’ennemi extérieur et à saboter les édifices internes. Qui sera notre Jack Bauer ? (en même temps, Jack travaille avec toute une équipe).

    @ Memento: des bons écrivains fascistes, qui ? Il paraît que Drieu est bon mais Ivane le cite, si je ne m’abuse (en même temps, n’ayant jamais lu Drieu…)

    sinon civilisation occidentale héritière de l’islamique ? j’ai encore besoin d’une explication. Je pensais que l’Occident naissait du confluent entre Athènes et Jérusalem repris par Rome et la Bible donc avant la naissance de l’Islam.

  8. Mishima et Ezra Pound pour sortir de l’hexagone, Jean Cau pour y revenir

    Daredevil ça me demanderait de longs développements et si je vous dis qu’Hasan al-Basri dans sa réponse au calife Abd-al-Malik ouvre un questionnement que Leibniz tentera de clôre dans sa théodicée après un passage entre les catégories scolastiques de science de vision (celle de Dieu), science de simple intelligence (connaissance de tous les mondes possibles) et science moyenne (connaissance des termes d’une alternative au moment où l’homme est confronté à un choix), vous n’aurez qu’un des fils de la pelote.

    Les Indigènes sont moins des ennemis de l’Intérieur qu’une troupe de bouffons tapageurs

  9. « Depuis l’avènement de l’UMP, le politique accélère l’élaboration de sociostyles afin de segmenter la société française en pôles communautaires, plus faciles selon lui, à gérer lors des grands enjeux électoraux. Ainsi nous parlerons aux “gays”, aux” femmes”, aux “minorités prétendument opprimées”, îlots clientélistes d’autant plus facile à gérer, qu’ils deviennent corruptibles ; la manne de subventions s’attribuant plus facilement pour un groupe bien identifié. »

    Le communautarisme arabomusulman est la conséquence de la politique migrationniste de ces 30 40 dernières années. Cela n’a donc rien à voir avec un quelconque discours politique néolibérale qui diviserait toute ‘la communauté nationale ».

    Il faut faire attentation à ne pas mélanger les causes et les conséquences. Le discours radicale intégrationniste en est une.

    Si c’est un devoir pour la france d’assimiler ses minorités alors ces dernières réclament leurs droits à l’indifférence au nom de l’égalité, la diversité contre les discriminations et l’intolérance.
    La première motivation de houria est de combattre les inégalités et dénoncer les privilèges de loligarchie et des francais dits de souche.

    « Ce type de discours génère bien évidemment de la part de certains français d’origine étrangère naïfs et manipulables, un sentiment de malaise, destiné à empêcher leur intégration nationale. »

    Je constate que l’idéal républicain et le mythe du black blanc beur de soral, dieudonné, finkielkraut, zemmour fait des émules
    Si les immigrés ne s’intégrent pas, c’est tout simplement qu’ils ne sont pas intégrables. Dire que la france est belle; accueillante et généreuse ne changera rien à cet état de fait.
    La république est en panne. Au contraire. C’est tout simplement qu’a l’heure actuelle, l’assimilation est impossible donc elle ne peut être la solution.
    Au dela du discours paternaliste, elle ne deviendra possible que le jour ou elle ne devient plus un choix mais une nécessité. On en discutera donc le moment venu quand les mosquées bruleront, que le sang coulera, qu’on aura supprimé les aides, que l’immigration sera regulée. Pas avant.

    « Diviser pour régner afin de décentrer la colère légitime du peuple, vers l’axe qu’il ne devrait cesser de suivre, celui de la décapitation de son oligarchie. »

    Après le mythe du peuple ne faisant qu’un, de la république une et indivisible, le mythe de la révolution légitime et populaire. Houria Bouteldja, la féministe voilée devient à présent le nouveau symbole de la république métissée contre une bourgeoisie trop blanche, trop chrétienne et trop occidentale.

  10. Je pensais plus aux gauchistes en général qu’aux Indigènes, d’ailleurs vous parlez de Lozès le funeste pdt du CRANE, je le classe dedans.

  11. Je vois ce que vous voulez dire si vous entendez par gauchisme, un esprit culpabilisant et procédurier, une haine profonde des savoirs et des institutions (donc des héritages), un onirisme politico-esthétique qui permet de masquer les réalités, un opportunisme de petit cynique sous prétexte que le pouvoir est pourri (variante tenu par les blancs colonialistes, les faces de craie, les « capitalistes » et j’en passe)

  12. Bonjour Jag.

    Bien évidemment que le communautarisme maghrébin est une conséquence de la politique migratoire délirante menée par l’UDF et le RPR avec la bienveillance du PS, il n’en demeure pas moins que cette communauté est aujourd’hui classifiée artificiellement selon un grand précepte commode pour les statisticiens et les politiques, à savoir une sorte d’agglomérat de gens un peu bouseux et forcément pratiquants, donc susceptibles de basculer dans la guerre de civilisation.

    C’est étrange, les maghrébins que je côtoie ne correspondent aucunement à ce schéma, par ailleurs, ils ne se retrouvent nullement dans les propos tenus par Bouteldja, qui malgré le peu d’adhérents enregistrés dans son officine du FLN, bénéficie de toutes les largesses du Système pour passer en prime time, et donner l’impression que cette secte constitue la troisième association de France, (après le CRIF et Act up).

    Quant au problème d’intégration, il me semble, et ceci n’engage que moi, que tout à été fait depuis 30 ans pour rendre impossible une lutte des classes significative ; on a au contraire monté les communautés les unes contre les autres (la chansonnette bien connue du travail que les Français ne veulent pas faire), et on continue aujourd’hui avec cette dinde qui donne le change en parlant de races.

    J’ai bien conscience que la grille de lecture marxiste perturbe les esprits libéraux et conservateurs, mais l’abandonner à nos ennemis génère immanquablement un golem comme Bouteldja, dont l’interprétation dévoyée de la lutte des classes lui permet aujourd’hui d’affirmer que le problème vient des blancs, en faisant bien sûr abstraction de leurs disparités économiques.


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