Publié par : bouteillealamer | avril 8, 2010

Le Dictionnaire des Racismes ou l’image du mensonge

Voici le type même d’ouvrage qui a le don de clore le débat avant même son ouverture, non pas un simple livre, mais un dictionnaire avec toute sa prétention didactique, donc susceptible de nous instruire sur la Trinité New Age à l’acronyme rougeoyant (RED) ; au nom du Racisme, de l’Exclusion et des Discriminations.

Il est de notoriété publique de présenter le blanc comme le vecteur archétypal du racisme effréné, perpétuant ainsi un racisme bien réel lui, qui consiste à voir au sein d’un groupe ethnique, des prédispositions à la haine et au rejet. La couverture de l’ouvrage ne s’en prive pas, et suffit largement à comprendre la portée idéologique intrinsèque au projet.

L’image de couverture présente deux monde apparemment distincts, l’un est composé de blonds inscrits dans un espace clos, ces derniers disposent de chaises et de tables de jardins, la position assise de deux femmes suggère une communauté oisive et cossue. l’absence de bouteilles sur cette table et le regard tourné des deux femmes vers les individus placés de l’autre côté de la barrière, renvoient à une classe dominante attendant d’être servie. Les jambes croisées et les mains ballantes renforçant cette position de maître à esclaves, nous pouvons imaginer les commentaires mesquins et équivoques émanant de ce couple, à l’attention des noirs situés plus haut. Un enfant issu de leur communauté vêtu à la manière des familles bourgeoises catholiques (short marine et chaussettes longues) longe cette frontière hermétique sans jeter un regard au monde extérieur.
A ce stade, nous pouvons déjà présupposer de l’éducation discriminante dispensée à ce garçon, qui porte déjà les attributs du mépris en bonne et due forme.

L’autre monde est constitué de noirs debout, les femmes portent leurs enfants au dos en regardant piteusement les chaises. Pour qui n’a jamais vécu en Afrique, ce rapport charge/enfant constitue une insoutenable impression de souffrance physique, accentuée par les deux fauteuils vides. Un jeune enfant regardant la tête penchée son homologue situé de l’autre côté de la barrière, semble déjà affecté d’une extrême tristesse. L’empathie est à son comble du fait d’un style vestimentaire reprenant les codes du « chic » de l’enfant blanc, mais avec un assemblage de couleurs de mauvais goût, tons complémentaires et short à rayures verticales. A ce niveau de lecture, l’observateur aura déjà tracé les lignes directrices du rapport de persécution.

Cette photo a été recadrée, c’est-à-dire que toute l’information extérieure est évacuée au profit d’une scène que l’on a isolée afin de lui faire dire quelque chose. Ce cadrage résonne parfaitement avec le titre de l’ouvrage, la sémiotique est adaptée au produit, mais ne constitue en rien un gage de vérité.
Si la photo originale est issue d’un panoramique, peut-être y verrions-nous deux hommes noirs habillés en polo Ralf Loren, surgir de la droite afin de rejoindre leurs compagnes blondes, la perspective de voir une barrière ouverte est également hautement probable, mais le sens en aurait été perturbé.

Esther Benbassa, spécialiste de l’histoire des juifs et du judaïsme, semble également être une experte de la photo tronquée et du message culpabilisateur sur fond de dénonciation du racisme unilatéral. Son site nous renseigne d’ailleurs que son parcours l’a rend « […] totalement imperméable au rejet de l’Autre », et que sa mission consiste à préparer de [« …] futures citoyens responsables » ; Tâches ambitieuses mais entachées d’une faute d’éthique impardonnable.

Voici la couverture que vous ne verrez pas :

Esther Benbassa


Responses

  1. Bravo. Surenchère constante et falsification de la nature humaine, qu’est ce qu’on ferait pas pour se donner bonne conscience …

  2. MBFR,

    La perspective de voir des sociologues sionistes passant leur temps à reprocher à la France ce qu’ils encouragent en Israël me met hors de moi. Cependant, madame Benbassa ne fait pas partie de cette catégorie, il semble qu’un différent l’ait opposé au Crif.

    Toutefois, à l’image de Stora ou d’autres, elle contribue par ce visuel, à propager l’idée que le racisme est l’apanage des blancs malgré le (s) à racismes, cela devient intolérable, beaucoup de communautés auraient obtenu l’interdiction de la couverture pour un rapprochement similaire.

  3. Oui oui, je partage complétement votre analyse (peut être m’avez vous mal compris, ou alors c’est moi).

    C’est pourquoi je parle de bonne conscience, « répit » conviendrait tout aussi bien, car mon analyse du comportement de cette Benbassa est peut être plus basique que la votre: une simple capitulation face au discours dominant. Capitulation salvatrice dans un sens, beaucoup acceptent de se mettre la tête dans le sable pour jouir d’avantage professionnels, sociaux, etc … Ils choisissent la facilité, et après c’est l’escalade. Je ne sais plus où j’avais pu écouter un extrait audio de Caroline Fourest qui expliquait clairement qu’adhérer (consciemment) à la doxa vous ouvrait des portes de tous les côtés.

    Par contre mettre un « s » à racisme m’agace régulièrement. C’est selon moi jouer le jeu de ce que vous dénoncer, faire accroire qu’il existe plusieurs racismes: celui des blancs envers les noirs porté au pinacle, et la réciproque considérée comme excusable/acceptable.

    • Non non, je vous ai très bien compris, j’avais juste envie de céder à un caprice en sortant quelque chose sur les sionistes. 😀

      • Hahaha, faites comme chez vous! 🙂

  4. Tout à fait, le « s » qui accrédite aussi les racismes multiples, dont la forme la plus absolue serait l’antisémitisme, à la fois dans le et en marge du racisme. Cette manie du pluriel est une phénomène contemporain perceptible également dans les autres sujets des sciences humaines, ne pas mettre de « s » équivaut à réfuter l’existence des autres, de la multitude, des différences, à développer une vision du monde anthropocentriste, orientée et définitivement fasciste.

    Cultures, frontières hommes, différences… l’avenir est aux individus progressivement fondus dans la « puissance de la masse » écrasante décrite par Elias Canetti.

  5. « Shut up jew ».
    Eric Cartman, XXIe siècle.

  6. Moi aussi Stag, j’aime bien la poésie.

  7. 1er cliché : surplomb, le plan de l’Idéal, pas d’hommes, des femmes, des enfants, lle message : e monde futur sera nettoyé des barrières

    2ème cliché de plein-pied : guerre de religion, kippa contre voile, orthodoxie contre orthoxie, on pas dehors mais au milieu du feu, message : à chacun d’en décider

  8. Il serait intéressant de lui proposer cette couvertue, à Mme Benbassa: http://nsa14.casimages.com/img/2010/04/09//100409044842950826.jpg

  9. Voyons François, vous savez qu’il est raciste de présenter de jeunes noirs et arabes en flagrant délit de racisme.

  10. @Alibekov
    « La perspective de voir des sociologues sionistes passant leur temps à reprocher à la France ce qu’ils encouragent en Israël me met hors de moi. Cependant, madame Benbassa ne fait pas partie de cette catégorie, il semble qu’un différent l’ait opposé au Crif.  »

    Sociologue sioniste la Benbassa ? Dîtes plutôt juive pour que ce soit clair au moins.

    http://oumma.com/Comment-etre-juif-apres-Gaza-Le

    C’est marrant cette manie de racialiser les gens dés qu’ils prononcent un discours opposé.
    Pourtant, on fait rarement le grief à Zemmour d’être juif quand il sert la soupe à la Droite souverainiste.

    La prochaine fois que j’entendrais Edwy Plenel débiter ses âneries cosmopolites, je mettrais ça sur le dos de ses origines bretonnes.

    « Toutefois, à l’image de Stora ou d’autres, elle contribue par ce visuel, à propager l’idée que le racisme est l’apanage des blancs malgré le (s) à racismes, cela devient intolérable, beaucoup de communautés auraient obtenu l’interdiction de la couverture pour un rapprochement similaire. »

    Stora n’est pas plus sioniste que Benbassa. Donc, on a compris que vous ciblez ces historiens en fonction de critères d’appartenance ethnique et religieuse.

    Cela pourrait constituer une piste de recherche intéressante en soi mais mon petit doigt me dit que ça n’explique, du reste, rien du tout. Parce qu’on trouve les mêmes discours pontifiants chez les goy pur souche passés par l’EHESS, les même rengaines universalistes de gauchiste attardé et pacifiste.

    Donc à quoi bon accuser une sioniste (sic) comme Benbassa (re-sic) de vouloir faire en Europe ce qu’elle ne voudrait pas faire en Israël alors que c’est visiblement faux ?

    Que ceux qui refusent qu’Israël cède face aux arabes ont tendance à refuser que l’Europe cède à l’islam ? Dois-je donner des listes de juifs qui veulent la même chose pour Israël comme pour la France ? Finkielkraut, Bat Yeor,

    Alors vous pourrez citer BHL et d’autres, mais que Diable, ne ramenez pas ça à la judéité comme un vulgaire contributeur de Fdesouche. On retrouve ces mêmes postures contradictoires chez un Daniel Mermet qui tout en louant la beauté millénaire des peuples premiers est le premier à cracher sur les beaufs de France.

    • @ sidi ben vicious
      j’ignorais que edwy plenel eut des origines bretonnes
      voilà qui fera pas plaisir à ma femme !
      quoique…..
      j’aurais dû avoir la puce à l’oreille depuis bien longtemps !
      à cause de son ton nasillard et monocorde de cureton républicain
      proprement intolérable
      les autres chroniqueurs de francecul ont plutot des voix chaudes et/ou douées d’empathie ( sauf albert jacquard qui lui aussi donne envie de pousser son fauteuil roulant dans l’escalier )
      mais plenel !
      pouacre !

  11. Sidi Ben Vicious,

    « […] madame Benbassa ne fait pas partie de cette catégorie ».

    CQFD.

  12. « La perspective de voir des sociologues sionistes passant leur temps à reprocher à la France ce qu’ils encouragent en Israël me met hors de moi »
    Dans l’échelle de l’infamie, je connais encore pire : les abrutis prétendûment nationalistes qui reprochent à Israël ce qu’ils encouragent en France.
    On pourrait en conclure qu’il est imbécile pour un juif de « propager l’idée que le racisme est l’apanage des blancs » puisque les juifs, sauf exception, sont blancs. Cela s’explique par la prodigieuse excellence des juifs dans tous les domaines, y compris celui de l’imbécillité, dépendamment des individus.

  13. Echion,

    Je sais, ça confine au mysticisme, mais puisque nous sommes entre nous, et que personne d’autre nous lira, je vous donne mon impression sur ce que vous qualifiez de prodigieuse imbécilité des Juifs dépendamment des individus.

    Il me semble qu’un Juif engagé dans cette rhétorique, se définit comme juif avant même de se définir comme autre chose. Il pointera les crimes des blancs pathos (guerres coloniales, collaboration, racisme), et ne saurait en assumer sa part de responsabilité puisque sa place est surtout définie comme victime de la Shoah, donc des blancs pathos.
    Ce statut en fait une sorte de supra victime qui efface le côté blanc au profit de la communauté martyre. Finalement, le coupable du mal absolu serait l’Européen sans les Juifs, vous voyez la nuance ?

  14. Benbassa est une séfarade d’Istambul pas un agent du Crif, pas une victime de la shoah mais bien de la dhimmitude.

    Rhooo! Ce qui est drôle n’est pas seulement le nationalisme chacun midi à sa porte, le plus drôle c’est que les cons de gauchistes sont pas ou plus du tout universalistes mais régionalistes, anti jacobin comme il faut l’être et pacifistes c’est à dire vichystes, ce qu’ils ignorent.

    Tous ces affros qui parquent les blancs comme des singes derrière des barrières… manque plus que les cahuètes à Rachid.
    La deuxième photo? Ben le gosse qui essaye d’écraser le serpent bah ça je comprends mais l’autre ashkenazebroque qui refuse de suivre sa belle-mère…? Les mariages mixtes hein?! Font pas la paix des ménages.

  15. Vous avez raison Egon, il suffit de lire Benbassa pour savoir qu’elle regrette un temps qui n’a jamais existé que dans ses délires, pour elle les méchants de l’Histoire ce sont les rois catholiques qui donnent en droite ligne (via la limpieza de sangre) le nazisme donc les musulmans sont sympas, ils se sont juste écartés de leurs traditions, soit transformer les gens du livre en reliques vivantes et soumises

  16. Exact. C’est pourquoi malgré les bons offices sémiologiques de l’ami Ali, la deuxième tof pourrait être la prochaine couverture de cette grosse truffe dhimmisée délirante, sans doute en asso avec le Piwi Plenel de l’ex Stasi. Tout un programme mdma. Jouissances extrêmes à venir.

  17. @Alibekov

    J’ai en effet parlé trop vite, veuillez m’excuser.


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