Publié par : Memento Mouloud | septembre 22, 2010

Le Cap d’Agde en révolte contre le tourisme sexuel


Lundi, lors d’un conseil municipal, la conseillère d’opposition (non inscrite) Florence Denestebe a interpellé le député-maire UMP Gilles d’Ettore et déploré, dans une question orale, que « dès les premiers rayons du soleil, un quartier du Cap d’Agde devienne la capitale européenne du libertinage ». Elle voulait dire de la partouze et de l’échangisme mais les mots n’ayant plus de sens, elle a choisi ce terme alter sans doute en référence à la lutte contre le libéralisme.

Florence poursuit, au retour des beaux jours, « une clientèle alliant voyeurisme et exhibitionnisme se mélange (…) à la clientèle habituelle et familiale des naturistes traditionnels », pointant des dérives publiques, dans les pratiques sexuelles. Invitent-ils des animaux ? Leurs ébats son-ils retransmis par écran plat géant ? Rien ne filtre.

Elle a profité du Conseil pour demander au maire « d’intervenir », craignant que « l’image trop sexuelle » du Cap d’Agde ne se traduise à terme « par une explosion de la clientèle libertine au-delà du seul quartier naturiste ». Traduire, par une présence trop accrue d’obsédés sexuels ou de sexual addicts à la libido incontrôlable dans les parages des jardins des quartiers pavillonnaires.

« Mais nous, quand on a acheté, c’était pour vivre nu, vivre avec le soleil, on voulait une vie naturelle », dit, anonymement, un habitant, propriétaire au Cap d’Agde depuis 34 ans. Car la nature pour l’homme c’est de vivre à poil et même parfois dans des grottes en allant chasser le bison sur les plages. « Aujourd’hui, c’est une faune qui vient ». Où l’on tient une intéressante opposition sémantique chez les primitivistes entre faune et homme naturel

Un avis partagé par un groupe de protestataires venu assister au Conseil municipal et qui en est sorti en vociférant en raison de l’absence de débat. Pour eux, la nouvelle clientèle imprime au quartier, un site fermé et sécurisé, une atmosphère « sexy » voire « pornographique » qui n’a plus rien à voir avec l’ambiance « harmonie avec la nature » que recherchaient les nudistes du début. Où l’on reconnaît ces dissidents de la Fraternité saint Pie X dont les slogans sont Pour le Christ-Roi naturiste et la messe à poil, oui, mais en latin.

« On a assisté depuis 20 ans à l’émergence d’un phénomène de société », a reconnu le maire lors du Conseil en se prenant pour Mireille Dumas. Mais ce phénomène « ne constitue pas une exclusivité agathoise », a-t-il précisé. D’ailleurs il est bien connu que chaque semaine tous les squares et jardins publics parisiens se transforment en zones érogènes libérées ouvertes à tous.

Contacté par l’AFP, Gilles assure que le groupe – une petite trentaine de personnes – qui a manifesté son mécontentement lors du Conseil n’est pas représentatif « de tous les naturistes » dont beaucoup adorent se branler en public. Et, surtout, il pointe l’absence de plaintes au commissariat. « Donc on parle dans le vide », dit M. d’Ettore, qui s’interdit de « porter un jugement de valeur sur les pratiques sexuelles des gens » suivant en cela le conseil éclairé de Jean-Luc Delarue.

Confessant qu’il ne se voit pas « mettre un policier derrière les 40.000 naturistes », ce qui pourrait déclencher des réactions imprévisibles parmi les membres des forces de l’ordre, il préfère rappeler les mesures qu’il a prises, notamment en faveur de la protection des enfants, avec l’interdiction pour les établissements spécialisés d’accueillir des mineurs, avec « tolérance zéro », ce qui implique que les mêmes mineurs étaient donc invités jusque là dans les célèbres agapes dépeintes par Houellebecq dans les particules élémentaires.

Lors du Conseil, il avait surtout rappelé sa volonté d’inscrire le Cap d’Agde dans « un territoire exceptionnel » – littoral, arrière-pays, canal du midi – pour booster un tourisme de qualité. En gros sa préférence va aux obsédés propres, sages et solvables, aux germano-nordiques donc

Ce qui n’a pas calmé les naturistes mécontents, qui exigent « que les pouvoirs publics se mobilisent pour éviter les excès ».

AFP et BAM


Responses

  1. Au Cap d’Ag’ même les représentants de l’ordre sont acquis à la cause de l’exception partouzarde balnéaire.

    Une connaissance flic m’a avoué s’être tapé dans un club la femme d’un notable, qui assistait à la scène depuis une cage servant de lit. La proximité était telle, que ses testicules frottaient le visage de l’élu allongé sous eux.

    • Le « queuf » s’était lavé les « orphelines » au moins

      • M’est avis que c’est plutôt le notable qui lui a lavé.

  2. tiens , les naturistes me font penser , par raccroc , aux aphorismes de boni de castellane sur le vêtement
     » le fat se pare
    la brute se couvre
    l’homme s’habille »
    faudrait rajoutter que dévêtu , l’homme redevient animal , c’est pourquoi on gagne beaucoup à déloquer les futures victimes d’un massacre de masse
    elles perdent leur humanité , rendant ainsi la tâche plus facile à leurs bourreaux
    nos naturistes sont donc des victimes consententes et probablement consenties , si on accepte le fait qu’elles sont aussi victimes de la perte de valeur de leur immobilier au cap d’agde

  3. Bien vu Kobus,

    Le désapage est une grande spécialité africaine qui intervient lors des moments de justices populaires, ou de consignes xénophobes soufflées par les gouvernements aux milices et voisins curieux.

    Au milieu du groupe, la victime se retrouve toujours à poil, c’est récurrent.

    • effectivement ali
      cet effeuillage forcé se retrouve partout de l’antiquité aux lumiéres ( éxécution des nobliaux en chemise ; pour pouvoir se partager les frusques comme le manteau du christ …on le jouait aux dés ) en passant par l’époque médiévale ( les pendus de villon les couilles à l’air ça devait non pas choquer mais faire rigoler la populace accourue voir comment ça allait frétiller au bout de la corde)
      j’ai souvenir de ces gravures sur la saint-bart’ où les protestants – bétail promis à l’équarissage populacier- sont entassés sur les berges de la seine jambes nues et les roupettes savamment dissimulées par le pinceau de l’artiste tous en vrac hommes femmes et enfants emmélés et déshumanisés comme viande morte déjà corrompue
      et cette vision du film « le colonel chabert » où à l’issue de la bataille d’eylau on voit cette gigantesque fosse commune où les corps dénudés sont sagement rangés par les mamelouks de bonaparte sur une hauteur d’une dizaine de corps avec la voix off de depardoche « la mort c’est noir et c’est froid . c’est très froid »
      j’ignore si les détenus de la kolyma étaient dévêtus avant de finir d’une prune de makarov dans le cervelet

  4. Pour poursuivre dans le raccourci, d’ailleurs le nazisme fut précédé par le naturisme

    • @ memento
      il fut aussi précédé de l’écologisme
      genre « la fin est justifiée par les moyens »
      retour du réel
      ce matin sur francecul c’était des journalopes scientistes qui assaisonnaient le bouquin d’allègre
      et le scientifique maison de la cultureuse station – stefane deli-georges – qui regrettait de pas avoir été invité au remontage de bretelles du dit allègre à l’académie des sciences
      mode « lynchage entre amis »
      allez
      moi non plus il ne m’eut pas déplu voir comment les lyssenkistes règlent leurs comptes
      on peut seulement regretter que l’opprobre qui frappe allègre s’entende plus fort que celui qui devrait toucher la pseudo science homéopathique
      parfois je relis les vieux bouquins de médecine de mon papi …
      c’est un peu pareil…..
      tiens et aussi dans ce que j’ai assimilé il y a 25ans….y aurait à redire …..l’ulcère gastrique par exemple….bonne question ça ; le traitement chirurgical de l’ulcère gastroduodénal…..
      voyez ; les idées évoluent et les zécolos sont un peu beaucoup des réacs à vapeur : rien ne doit être remis en question de leur prêchi prêcha …..
      bref

      • En effet Kobus, on voit l’homéopathie remboursée par la Sécu en attendant les retraites dans les ashrams, on entend des choses hallucinantes sur la nourriture bio quand on a compulsé un peu les bouquins d’Histoire avec troupeaux décimés par les épizooties, humains quémandant des petites fumures, impuissants devant les calamités naturelles, transformés en fous furieux par la maladie de l’ergot de seigle, une humanité super-bio réduite à un milliard d’habitants (ça a dû échapper aux écolos que le bio peut nourir à tout casser 1,5 milliards d’habitants pas 7 et encore en mode bangladesh tout pour les céréales). A mon avis Allègre raconte des conneries mais comme vous le dîtes c’est artillerie d’un côté, porte ouverte à tous les délires de l’autre

  5. merde alors ! On pourra plus baiser avec les flics du coin lors de nos vacances à Adge ?

  6. Astride, vous vous exprimez toujours à la 3ème personne du singulier ou vous faîtes partie d’un groupe ?

  7. Je connais un peu le cap d’Agde pour y avoir passé quelques vacances au camping du sable d’or avec mes parents. Fin aout 1996, alors que j’avais vingt-deux ans, on décide entre potes de partir sur un coup de tête en vacances au Cap d’Agde, sans réservation. Arrivé sur place, on cherche une location et on en trouve une au camp naturiste en derniers recours (qui n’est pas un camping, mais un village avec maison et immeuble typique des côtes balnéaires). On y est resté une semaine.
    J’ai fait deux fois du naturisme, comme ça pour voir, ça m’a pas gêné en fin de compte, personne ne te mate. Mais le soir, c’est une tout autre ambiance, en particulier autour des bars et restos. On y voit de ces trucs. Tous les pervers s’y radinent. J’ai vu un couple arrivé en Lamborghini, le mec habillé normalement et sa gonzesse, la quarantaine, sapée en latex avec les nichons rebricolés prenant le grand air, que son mec trainait avec une laisse. Je peux vous assurer que c’est une vision des plus marquante. Au camp, y a une boite à partouze qui est officiellement une boite normale (ultrasélect), c’est de notoriété publique.
    Le clou du spectacle, je ne sais pas si ça existe encore, c’était en 96, est une partouze générale, tous les jours vers 18 h 00 sur la plage à environ 500 mètres à l’Est de celle du camp. Plusieurs couples baises, parfois homo, est une bonne cinquantaine de personnes se regroupe autour en s’astiquant. C’est hallucinant à voir, mais au bout de deux trois minutes, ça te dégoute, surtout quand un gros black te mate en se branlant (véridique).

  8. Le jardin des délices ce cap, je me souviens de la partie naturiste du lac du Salagou (nord de Montpellier), des hollandais, des allemands nus, en famille qui lancent le plan brochettes saucisses les couilles pendantes, des couples échangistes insistants, et puis d’autres randonneurs à poil avec leur sac à dos, leurs lunettes noires et leurs nikes, un trip vraiment tentant en somme

  9. Le plan touz’ sur scène, je l’ai un jour aperçu à 18 ans, en me promenant à Bourbon Street à la Nouvelle Orléans. Admirant l’architecture typique des bâtiments, je m’arrête quelques secondes à une porte cochère qui s’ouvre, laissant apparaître un portier écartant un rideau en velours noir.

    Derrière, une décors de théâtre avec une dizaine de personnes baisant sur scène, devant des mateurs confortablement installés aux premiers rangs.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :