Publié par : Memento Mouloud | septembre 23, 2010

8 idées fausses sur la violence selon Laurent Bègue (psychologue social)

Le monde est de plus en plus violent

Au cours des deux derniers millénaires, la mortalité par homicide a été divisée par des chiffres qui vont de 10 à 100 dans le monde occidental.

Selon le criminologue Manuel Eisner, leur fréquence était d’environ 40 pour 100 000 au XVe siècle dans les grandes villes européennes. Ce taux a drastiquement chuté à 11 pour 100 000 au siècle suivant, et à 3,2 pour 100 000 au XVIIe siècle. Au XXe siècle, il était de 2 pour 100 000. Il s’élève désormais à 1,1 pour 100 000 dans notre pays.

Le monde moderne serait donc moins violent selon cet important critère. Les armes contemporaines s’avèrent incontestablement plus destructrices, mais selon les estimations de l’anthropologue de Stanford Lawrence Keeley, la proportion de morts par guerre était beaucoup plus élevée dans le passé.

Le raisonnement est vicié pour trois raisons, la précision statistique avant la deuxième partie du XIXème siècle relève de la fadaise, l’homicide comme critère de violence est très limité, enfin les violences privées et publiques fonctionnent selon des cycles dont la périodicité est imprévisible : prenons deux exemples, il est clair que l’engagement des appelés dans la guerre d’Algérie avec son cortège de viols, tortures et massacres n’a pas engendré dans la société française un regain d’homicides, a contrario rien ne permettait de prévoir la folie génocidaire à la machette dans laquelle furent emportés les hutus du Rwanda

La vidéosurveillance permet de faire diminuer la délinquance contre les personnes

Plusieurs synthèses générales de la littérature scientifique internationale indiquent que les caméras n’ont aucun impact sur les violences physiques et que leur effet sur les vols est faible et essentiellement limité aux effractions et vols dans certains parkings à risque. (en gros les commandes de caméras soutiennent l’offre et déplacent la délinquance créant par là-même une nouvelle demande de caméras)

Les femmes sont moins agressives que les hommes

Les filles emploient plus souvent l’agression relationnelle, blessant les autres en propageant des rumeurs, ébruitant des mensonges ou exerçant le rejet social.

Concernant les agressions entre partenaires, une monumentale synthèse de la littérature a indiqué que les femmes étaient légèrement plus enclines que les hommes à agresser physiquement leur conjoint. Lorsque les agressions féminines sont graves, une arme est souvent employée (dans 86% des cas contre 26% quand c’est l’homme qui agresse une femme).

Toutefois, les blessures graves ou mortelles sont plus fréquemment commises par des hommes, ce qui peut s’expliquer en partie par les différences de force physique : les hommes ont en moyenne 35 kilos de muscles (contre 23 kilos pour les femmes) et leurs muscles sont jusqu’à 40% plus forts biochimiquement, kilo par kilo. (c’est le théorème Bertrand Cantat)

Cela donne une perspective nouvelle à la gender history, comment les femmes en pourrissant la réputation des hommes et des femmes (célèbres ou non) engendrent un climat nécessaire au lynchage et au massacre, comment les relations conjugales furent viciées dès lors que la puissance paternelle ne put rien opposer aux scènes de ménage et bouderies répétées et à ce que le psychologue nomme « l’agression relationnelle » qui va jusqu’à nier la paternité du mari (je baisais avec Roger connard) et la filiation légitime de l’enfant (tu sais pas d’où t’es sorti toi)

Les conduites d’agression augmentent à l’adolescence

L’observation systématique des interactions entre enfants en crèche et à l’école, ainsi que plusieurs enquêtes épidémiologiques démontrent qu’à l’exception d’un faible pourcentage d’enfants pour lesquels l’agression semble très stable, la majorité est de moins en moins encline à recourir à des conduites agressives entre la petite enfance et l’adolescence (on appelle ça le processus de civilisation).

Cette observation n’est pas limitée aux environnements sociaux les moins difficiles. Selon une vaste étude, la grande majorité des garçons des quartiers les plus pauvres du Canada avaient de moins en moins souvent recours à l’agression physique entre 6 et 15 ans (il s’en suit que les sauvageons, racailles et autres lascars sont, au choix, des a-civilisés, des décivilisés, des abrutis congénitaux)

Les adolescents ayant une activité professionnelle sont moins délinquants que les autres

Les adolescents ayant un emploi rémunéré ne sont généralement pas moins mais légèrement plus délinquants que les autres.

Selon les recherches de Marc Leblanc, professeur de criminologie à l’université de Montréal, ce phénomène s’explique par le fait que l’activité professionnelle précoce, souvent précaire et peu gratifiante, peut soustraire à l’influence parentale structurante, exposer à des pairs susceptibles d’initier des actes délinquants et donner des moyens d’échapper à la surveillance des proches grâce à l’accès à de nouveaux moyens de locomotion, par exemple (déstabiliser la fonction paternelle c’est donc conduire délibérément à des comportements aberrants celui qui n’a jamais su ce qu’était un père)

L’amour de soi rend moins violent

Selon un stéréotype bien ancré, la violence serait la regrettable conséquence d’un « moi » qui s’auto-déprécie. Les enquêtes menées auprès d’individus ou de groupes violents, incarcérés ou non, démontrent au contraire que ceux-ci se caractérisent plutôt par un moi sur-dimensionné.

On considère que les personnes qui sont fortement d’accord avec des affirmations comme « j’aimerais que quelqu’un écrive un jour ma biographie », ou « si je dirigeais le monde, il serait un meilleur endroit pour vivre ». Lorsque ces individus sont rejetés, reçoivent une mauvaise évaluation ou sont provoqués, ils se montrent beaucoup plus agressifs que les autres. (le danger c’est donc d’une part celui qui pense appartenir de naissance à une race supérieure, d’autre part le désoeuvré aux prétentions géniales celui à qui on a dit dès l’enfance qu’il dessinait, jouait, parlait, cognait, écrivait, dansait etc. comme un dieu, le type qui ne connaît pas l’admiration et la hiérarchie des valeurs)

Les films violents permettent de se libérer de l’agression

Visionner régulièrement des films violents à 14 et 21 ans augmente les conduites agressives de l’adulte, indépendamment du QI, de la classe sociale, des pratiques éducatives parentales ou du niveau de tendances agressives.

Plusieurs synthèses de la littérature impliquant plus de 100 000 participants cumulés confirment ces résultats. Non seulement on n’observe pas le fameux phénomène de catharsis, mais la violence visionnée augmente la violence réelle.

L’effet de l’alcool sur le cerveau produit des actes violents

L’ivresse n’est ni une cause nécessaire ni suffisante des conduites agressives. Imbibés d’alcool, les gens sont plus agressifs mais aussi plus altruistes ou plus amicaux. Tout dépend de ce sur quoi se porte l’attention de la personne ébrieuse : c’est l’effet de « myopie alcoolique » (le même raisonnement peut donc être étendue aux drogues)

Rue 89


Responses

  1. L’angoisse joue aussi un rôle important dans la violence, souvent celle que l’on retourne contre soi.

  2. Oui le psychologue en question n’épuise pas le champ des causalités mais son texte me paraissait honnête

  3. C’est surtout totalement faux :
    Source de l’INSEE :
    Taux de criminalité :
    1949 : 14,08%
    1955 : 11,90%
    2008 : 57,29%

    Avec un pic en 2002 : 68,93%
    (année de défaite de L. Jospin sur le thème de la sécurité, JM. Le Pen au second tour)

    En résumé, à partir de statistiques fiables, nous constatons une explosion de commission de crimes et délits de l’ordre de 400 à 500%

    Mais oui, les gens sont des gros cons. Ils constatent une aggravation, ils possèdent même des statistiques la confirmant, mais heureusement un psychologue (?) vient extirper leur jugements vrais au profit de jugements faux.

    Source : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=NATTEF05307&reg_id=0

    avec un lien excel à cliquer pour obtenir les chiffres sur 50 ans.

    • En même temps, les trente glorieuses sont une parenthèse enchantée de l’Histoire de l’humanité. Il n’y a jamais eu aussi peu de violence qu’après la seconde boucherie mondiale.

      Ca ne pouvait que reprendre.

  4. NB : en relisant le texte, je constate que l’auteur visait la mortalité par homicide et non globalement les crimes et délits. Ce qui est en-soi une pure propagande.
    Bref, une simple comparaison entre les centres hospitaliers du XIXème et les CHU modernes aurait pu faire constater à cet abruti que oui la mortalité par homicide a pu baisser grâce aux progrès de la médecine, ce qui ne signifie pas, chiffres à l’appui, qu’il y a moins de tentative d’homicides, bien au contraire, ni sa ribambelle de délits, ni ce foutoir d’incivilités permanentes non chiffrées.

  5. d’artagnan comme dirait Marchenoir surtout ne vous excusez pas auprès d’Ali c’est toujours un plaisir d’être taxé de nazi

    Bon pour revenir au psychologue qui n’est pas le seul à pondre cette analyse (ça va du démographe Chesnais au sarkozyste Bauer) il est clair qu’elle ne tient pas vraiment la route mais je rejoins soucoupe violente, la violence doit être analysée en ne séparant pas les cycles de violences « publiques (conflits inter-étatiques, guerres civiles, opérations musclées de maintien de l’ordre etc.) et privées (les délits et crimes des statistiques actuelles) sinon on est en plein pipeau sur le processus continu de civilisation

  6. Je n’agrée pas du tout à cette analyse marxisante de la délinquance/criminalité, et cela m’étonne de rencontrer ces contradictions sur un blog réac’.

    Permettez-moi de citer le Petit Conservateur palaisien : « J’ai voulu attaquer le problème de l’insécurité sur le terrain de nos adversaires. Ce qui prouve qu’il n’y a pas nécessairement une malédiction qui plane sur la sociologie. Nombre de criminologues francophones, canadiens pour la plupart, analysent la délinquance avec les outils de la sociologie sans pour autant tomber dans les travers de la sociologie française. »

    …et pour de plus amples détails, de vous renvoyer à son article, tout en retenue : http://koltchak91120.wordpress.com/2010/07/30/voila-ou-nous-en-sommes

    Dans le cas que vous auriez même en partie raison, vous vous tireriez une balle dans le pied.

    Vous pourriez tout à fait plaider l’apparition d’une immigration massive et son cortège de chocs culturels, le culte de la violence ethnique des mass-médias, et plus que tout, ce qui semblerait aller de soi, le traitement juridique des criminels et délinquants sur les cinquante dernières années de telle sorte que le syndicat de la magistrature ne fait aucun lien entre la multiplication des principes dits humanistes guidant la répression et l’aggravation totale de la situation sur le terrain. Il est quand même étonnant que la réponse pénale ne soit jamais mise en cause alors même qu’elle est logiquement la première responsable de cette situation.

    __
    bah sinon pour ali, dsl s’il veut, mais sur le fond, je ne retire en rien la portée de mes messages, d’ailleurs censurés. Je propose que vous consacriez un post à ce sujet afin que je puisse argumenter à fond, ou bien non, en fait, j’écrirais un article sur le sujet sur mon blog.

  7. Je souscris totalement aux propos de cette psychologue sur la baisse croissante de la violence au cours des siècles.

    Qui aujourd’hui en Occident, serait prêt à jouer de sa vie pour se défendre d’une insulte ?

    Mis à part les gitans, les arabes, les tchétchènes ou les capverdiens, j’en vois presque aucun.

    Par contre, il était très courant au 15ème siècle de voir des villes italiennes à feu et à sang pour des histoires de « manque de respect » entre famille rivales. C’est d’ailleurs la trame de fond d’un certain Roméo et Juliette…

    Les trentes glorieuses furent effectivement une période d’acalmie aberrante et je remercie nos immigrés de nous avoir fait revenir dans le camp de la vitalité, celui où la violence est moins grave que les atteintes à son honneur et à sa communauté.

    Là où vivaient mes grand-parents il y a 50 ans, ils était encore courant de se bastonner à mort entre différents villages. Pour un simple regard de travers, on se tirait dessus à la chevrotine. Aujourd’hui, dans ce même coin, la jeunesse passe son temps à fumer des spliff et se tue d’avantage en scooter que dans des rixes nocturnes.

    Personnellement, je ne vois pas où est le progrés.

  8. D’Artagnan, un je ne m’appelle pas Laurent Bègue, ensuite il n’y a pas de ligne idéologique fixée par un comité central dit réac, trois classer Ali parmi les nazis relève de l’aberration pure et simple

    Sidi, il y a 50 ans mon père était para en Algérie et bien en 2010 il en rêve encore, ça n’a pas fait de lui un criminel endurci dans la vie civile ; pour ce qui est d’aujourd’hui j’étais à l’armée dans le sud-ouest il y a plus de 15 ans, durant mon séjour, 5 de mes « camarades » sont morts sur la route (je ne compte pas les blessés), cet été petit détour par ma Gascogne natale en une semaine pas moins de deux accidents mortels provoqués par des blaireaux qui ne contrôlent pas leurs véhicules sur des routes de campagne, j’en déduis que prendre en compte les seules rixes et homicides ne dit pas grand chose de la violence

  9. Quel rapport existe-t-il entre la violence sociétale et les guerres commanditées par des états ? Je passe sur votre histoire dramatique d’accident de la route vu que c’est hors-sujet.

    La société d’aujourd’hui est infiniment moins dangereuse que celle d’avant, pourquoi le nier ?

    Je ne vois pas ce qui peut faire dire aux lecteurs de Fdesouche qu’il s’agit d’un mensonge gauchiste pour nier les dommages collatéraux de l’immigration, c’est pourtant une putain de réalité ! La maman de Matthieu Guillon, tué par un arabe pour une clope, a clairement affirmé qu’elle ne voulait pas que son affaire soit récupérée…qu’il n’y ait pas de vengeance.

    Ce type de réaction (entre résignement et volonté de ne pas faire payer aux autres sa propre souffrance) est d’ailleurs assez répandue, cela prouve avec éclat que la société a été pacifiée jusqu’à la nausée.

  10. Notre société n’est pas pacifiée, on donne simplement plus de joujous à tous pour se calmer c’est tout. Les psychotiques sont sous contrôle, les hyperactifs sous ritaline, on dit depuis l’âge d’un jour aux enfants en les couvrant d’une avalanche de peluches et de jouets (moi le premier) qu’on ne doit pas se comporter comme un bonobo alpha, le jour où vous enlevez tout ça pour une raison ou une autre, vous trouverez à la surface tout ce qui en a été travesti, la même violence intacte, la vraie civilisation se mesure en fonction du Décalogue, c’est le seul critère

  11. Mouloud, commence par dé-censurer mon message, ou simplement le lire, et tu auras la réponse à ta remarque.

    Sinon, oui, il n’y a pas de gourou de la Réaction. En ce sens, nous pourrions présager la venue des bisounours réactionnaires.

    ___

    Je ne comprends pas, vous considérez que :
    -la société n’a jamais été moins violente qu’aujourd’hui,
    -mais en même temps qu’elle l’est beaucoup plus qu’au cours des trente glorieuses.

    Quel est le juste constat ?

    Je rejoins l’argument de Mouloud suivant lequel il est difficile de se baser sur des stats fiables pour d’autres siècles.

    L’idée que des barbares vont revitaliser le peuple en lui insufflant un peu beaucoup de barbarie me laisse sans voix. Je privilégie le raffinement de la culture française ; et je penche plutôt vers l’idée que la barbarie de la violence est de même nature que la barbarie des plaisirs ; que le « ouech nike ta mère tu m’a regardé de travers » est de même nature que le « ouech nike ta mère je vais te sauter » ; que la politesse solenelle de dueliste va de pair avec la courtoisie auprès de notre gente féminine.

    Nous pouvons étendre des constats en incluant des violences auxiliaires parfois supérieures en nombre. Vous plaidez pour une sorte d’économie de la violence : la barbarie détruite ici se retrouve là. Certes. Il me semble plus opportun d’en rester aux violences ordinaires, étant entendu que leur chiffrage va dans le sens de mes idées.

  12. Je rebondis en me disant qu’il faudrait peut être un comité central des réacs avec une ligne idéologique à marteler.

  13. dartagnan je sais que mon pseudo vous incite au tutoiement (grand style colonial oui sahib) mais tout de même. Avant que vous vous preniez pour un martyr de la liberté d’expression je reproduis votre saillie :

    « Ensuite, nous avons l’exemple d’un intervenant qui vient d’exploser en vol après avoir atteint le point Godwin à Mach 12, à savoir traiter de néonazis les gens qui ne sont pas d’accord avec lui, les gens qui se posent des questions sur le double jeu de certains juifs, et lui fournissent des arguments (parfois contestables) qu’il ne veut pas admettre. Voilà le type de technique malhonnête sur lequel s’appuie une partie de la société pour empêcher la réflexion, le débat, la critique. Nous subissons cela au quotidien à la radio et à la télévision, il est hors de question d’être otage de cette manip sur les ilots de liberté d’expression qu’autorisent encore les blogs.
    Alors restons calmes, personne ne traite personne de Nazi, d’antisémite et de raciste et tout ira bien. »
    Cher Ali,
    Je ne comprends pas pourquoi, par deux fois, vous apporter la contradiction consiste à péter les plombs. La première fois, je vous désignais comme soralien, vous vous en défendiez tout en agréant dans une certaine mesure à ce qualificatif trois lignes plus tard. Il n’y a pas dans mon esprit l’idée que « bouh vous êtes un méchant soralien ». A. Soral est un homme que j’admire par de nombreux aspects, quoique j’agrée très peu à ces idées. Si à chaque fois que l’on vous désigne par des termes qui vous choquent, certes, mais dont l’utilisation est assez rigoureuse (preuve en est que vous souscriviez a minima tout de même au terme « soralien »), j’en déduis, Ali, que non, je ne pète pas les plombs mais que je suis face à un homme qui réagit mal quand je le qualifie rigoureusement.
    Bon, quant au fond.
    L’idée que les juifs de gauche vous baisent en développant le multiculturalisme de telle sorte qu’ils condamnent les chrétiens à taper les muzz et vice versa ( et que c’est une manière pour eux de se renforcer bla bla) jointe à l’idée que les juifs de droite en exaltant un certain patriotisme vous baisent encore de telle sorte qu’ils invitent les chrétiens à taper les muzz et vice versa est une hypothèse proprement hitlérienne. C’est du Mein Kampf dans le texte.
    Je ne peux rien faire si ce n’est constater que vous reproduisez rigoureusement la pensée hitlérienne suivant laquelle juifs de droit et juifs de gauche sont alliés (les uns par la développement du multiculturalisme, les autres par l’exaltation nationale) pour baiser essentiellement les Chrétiens dans un étau dont ils font impitoyablement les frais.
    Avec la même rigueur, je note que vous ne défendez pas l’idée que les Juifs abatardisent la race.
    Si votre assertion suivant laquelle le politiquement correct abreuvant malheureusement le débat des termes « antisémite », « raciste », ou « nazi » (hors de leurs définitions strictes) est judicieuse, l’idée suivant laquelle, au nom d’un politiquement correct inverse, il serait tabou d’employer ces mêmes termes dans leurs définitions strictes n’est pas moins judicieuse.
    Vous comprenez que vous vous situez à peu près face au terme « hitlérien » (qui vous choque intimement, ce que je constate, et qui d’une certaine façon n’est pas un mal), que vous vous situiez quelques jours plus tôt face au terme « soralien ».
    __
    S’agissant de Julius, le terme « néo-nazi » était particulièrement adapté à son antisémitisme que je ne peux pas dire à fleur de peau tellement qu’il est manifeste lol. Nous expliquer qu’il n’a rien contre les juifs du moment qu’ils sont en Israël tout en attendant la victoire, qu’il croit/veut prochaine, des arabo-musulmans détruisant définitivement l’Etat d’Israël, ravale rapidement son affection clignotante de type judéo-neutre en projet de solution assez finale.
    Mais merde quoi. Vous n’assumez pas vos idées, ce n’est pas compliqué pourtant. Pourquoi louvoyiez-vous comme ça, ou tentez vous de paraître pour ce que vous n’êtes pas.
    Perso je ne suis pas juif, je suis très sioniste, j’ai du mal avec les nègres mais j’apprécie la cause noire, je n’aime pas l’islam mais du fait de ma vie j’aime beaucoup les arabes en tant que tel. Je suis très patriote, j’aime la France, les fds me paraissent royalement cons en même temps que très humains. Bref, contradictions totales certes mais j’assume tout.

  14. on peut aussi revenir à l’antiquité romaine avec le droit de vie ou de mort sur femmes et enfant…

  15. Les grecs étaient bons aussi, Xénophon raconte bien dans l’Anabase comment la prise d’un village par les mercenaires grecs prenait l’allure d’une chasse aux jeunes garçons (pas vraiment pour les adopter), quant à Mansour Fahmy il dit comment les conquérants arabes se sont approvisionnés en masse en courtisanes perses et roumis qu’ils jugeaient plus belles et entreprenantes, mais revenir à tout ça oc ce serait trop fatiguant

    Dartagnan, Ali ne croit pas que les juifs se sont partagés le travail dans une chambre secrète avec un Haut Comité Sioniste pour la destruction de la « race » française.

    Son idée est la suivante, dans les années 1980, certains intellectuels et politiques judéo-français plutôt de gauche voient l’émergence d’une jeunesse arabo-musulmane dans ce pays. Ils pensent qu’eux-mêmes sont un modèle d’intégration à la nation, un point d’universalité auquel vont se rallier ses jeunes qui ne sont d’ailleurs pas muzz pour un sou mais d’indécrottables ploucs méditerranéens à qui il faut apprendre les usages. Ils vendent leur soupe en disant, Grand Mythe Errant, ce sera une clientèle sûre, d’un côté nous lancerons le FN dans les jambes de la droite, de l’autre nous ferons hurler les sirènes antifascistes en parrainant les arabes méritants, qui mieux que nous les juifs (à la fois sépharades et sanctifiés par la Shoah) peut mener à bien ce programme ?

    Dès lors, ces quelques notables judéo-français se présentent comme le sur-moi d’une France toujours tentée par le pétainisme (c’est la thèse BHL de l’idéologie française reprise par Badiou depuis).

    Patatras, arrive l’an 2000, les mêmes notables après trois incendies de synagogues, des cris de haine dans les manifs et l’émergence d’un islamisme local franchement antisémite, se disent que le programme A tourne mal, qu’il faut donc y mettre un terme et revenir aux fondamentaux de la nation universelle (comme Finky a pris le virage dès 1988 en solitaire, il a quelques longueurs d’avance et on lui déroule le tapis rouge) avec toujours cette idée du Surmoi juif planant sur la nation post-pétainiste. Zemmour, c’est un peu le fanal obscur de la cause, la France est menacée par la racaille arabo-musulmane responsable de tous les crimes, il faut sévir, ça résiste tout de même chez les notables judéo-français fidèles au programme A, ça ne peut convaincre les politiques français qui font avec la réalité (quelques millions de musulmans et le voisinage géo-politique) et tanguent de Charybde en Sylla entre bordées racialistes, appel au calme et louanges envers l’Islam cette religion de paix, on tente de bâtir une notabilité arabo-islamique mais française.

    Trouble chez les juifs de France qui tirent des traites sur leur position de sur-moi, que devenons nous si nous ne sommes plus la singulière synthèse, l’agalma de l’universalisme français, serons nous, Dieu nous en préserve, le mouton noir de l’islamo-pétainisme ?

  16. Compte tenu de votre honnêteté, Memento, je ne peux qu’accueillir votre requête, aussi, je vous présente mes excuses, Ali.

  17. -Je ne crois pas du tout qu’Ali ou Julius défendait une thèse franco-centrée telle que vous la présentez.

    -Je ne crois pas au sur-moi juif décidé par les juifs, mais en premier à la tactique politique sommaire consistant à agiter le FN pour déstabiliser la droite et faire gagner le PS, avec Mitterand en grand manitou. Dans cette perspective vous pourriez même regretter que des juifs aient été en première ligne dans ce combat, plutôt que des fds anarchisant.

    -Ali ne défend justement pas que la naissance d’un lobbying juif fort à droite soit lié à l’antisémitisme dans les banlieues – ce que je plaide, moi, en passant – mais julius et ali défendent tout au contraire le rôle marginal de ce phénomène, et le rôle maximal d’un autre : la défense d’Israël. Je faisais découler cette problématique de la pensée soralienne bien apprise.

    -Ali et Julius défendait parfaitement l’idée que les juifs de gauche baisent les chrétiens en défendant le multiculturalisme, et que les juifs de droite baisent une nouvelle fois les chrétiens en défendant le patriotisme de sorte qu’ils les excitent contre les musulmans dans le sens d’un intérêt israëlien.

  18. « -Ali et Julius défendait parfaitement l’idée que les juifs de gauche baisent les chrétiens en défendant le multiculturalisme, et que les juifs de droite baisent une nouvelle fois les chrétiens en défendant le patriotisme de sorte qu’ils les excitent contre les musulmans dans le sens d’un intérêt israëlien. »

    Très bon résumé de la « question juive en france »….

    • Très bon résumé de la question néo-nazie en France

      • Très bon résumé de la méthode juive en France

      • En rien ma faute, qu’Hitler soit un fardeau aux antisémites.

  19. « Je ne crois pas au sur-moi juif décidé par les juifs, mais en premier à la tactique politique sommaire consistant à agiter le FN pour déstabiliser la droite et faire gagner le PS, avec Mitterand en grand manitou. Dans cette perspective vous pourriez même regretter que des juifs aient été en première ligne dans ce combat, plutôt que des fds anarchisant. »

    Ce qui me permet d’affirmer cela est qu’ils ont procédé de la sorte avec mille et unes communautés (homos, femmes, noirs, arabes, etc.). Que les arabes et les noirs n’aient pas réussi entre temps, autant que les autres, dans la société française n’est pas une responsabilité juive. Cette politique mittérandienne & soixantehuitarde s’est trouvée performante pour les homos, pour les femmes, etc.

  20. Vous vous creusez la tête pour rien.
    Cherchez Youri Bezmenov sur YouTube.
    Vous verrez les choses avec un regard neuf. Comme réveillé.
    Avec peut-être comme moi une grande envie de ménage à la Pinochet.

    Sur la violence et les questions d’honneur, tous les trucs appartenant soi disant au passé :
    A 15 mn de la capitale, Alfortville, coups de couteau mortels pour un différend sur une addition de restau, 15 jours même pas.
    C’est pour moi plus lié a la densité de population, l’hétérogénéité de cette population, le niveau de confort, le tout par rapport aux ressources disponibles.
    Toutes les ressources : énergies, conjoints/conjointes potentielles, nourritures ect…
    Que cette époque soit moins violente : non, certainement plus par rapport à la population totale. Pas uniquement en nombre de mort mais en nombre d’exposés à cette violence. Par information, par observation directe, en étant victime.
    Avec paradoxalement une aseptisation des valeurs morales de la société et un attendrissement des populations. Des victimes par centaines préfabriqués par le le socialisme.
    Un bras arraché sur une machine, tout le monde s’en fichait ou presque il y 60 an. A part celui qui le perdait bien sur.
    Une agrafe dans un doigt,maintenant, il faut une cellule psychologique pour les témoins oculaires des deux gouttes de sang.
    Les gens appellent la police pour un type qui à ouvert la porte de leur voiture en hurlant après une queue de poisson, complètement sans défense et illusionnés dans une sécurité collective et régalienne illusoire.

    Je mélange peut être la violence accidentelle et comportementale mais les deux sont liés.

  21. Bon, je parlais d’étiquette des duellistes, alors je ne résiste pas à reproduire un extrait des Trois Mousquetaires :

    D’Artagnan se rend au lieu d’un duel qu’il doit livrer contre Athos, Porthos et Aramis, trois mousquetaires qu’il ne connaît encore qu’à peine, et avec lesquels il a successivement créé querelle :

    « Au reste, ou nous avons mal exposé le caractère de notre chercheur d’aventures, ou notre lecteur a déjà dû remarquer que d’Artagnan n’était point un homme ordinaire. […] il y avait chez d’Artagnan ce fonds inébranlable de résolution qu’avaient déposé dans son cœur les conseils de son père, conseils dont la substance était : « Ne rien souffrir de personne que du roi, du cardinal et de M. de Tréville. » Il vola donc plutôt qu’il ne marcha vers le couvent des Carmes Déchaussés, ou plutôt Deschaux, comme on disait à cette époque, sorte de bâtiment sans fenêtres, bordé de prés arides, succursale du Pré-aux-Clercs, et qui servait d’ordinaire aux rencontres des gens qui n’avaient pas de temps à perdre. Lorsque d’Artagnan arriva en vue du petit terrain vague qui s’étendait au pied de ce monastère, Athos attendait depuis cinq minutes seulement, et midi sonnait. […] Athos, qui souffrait toujours cruellement de sa blessure, quoiqu’elle eût été pansée à neuf par le chirurgien de M. Tréville, s’était assis sur une borne et attendait son adversaire avec cette contenance paisible et cet air digne qui ne l’abandonnaient jamais. A l’aspect de d’Artagnan, il se leva et fit poliment quelques pas au-devant de lui. Celui-ci, de son côté, n’aborda son adversaire que le chapeau à la main et sa plume traînant jusqu’à terre.
    _ Monsieur, dit Athos, j’ai fait prévenir deux de mes amis qui me serviront de seconds, mais ces deux amis ne sont point encore arrivés. Je m’étonne qu’ils tardent : ce n’est pas leur habitude.
    _ Je n’ai pas de seconds, moi, Monsieur, dit d’Artagnan, car, arrivé d’hier seulement à Paris, je n’y connais encore personne que M. de Tréville, auquel j’ai été recommandé par mon père qui a l’honneur d’être quelque peu de ses amis.
    Athos réfléchit un instant.
    _ Vous ne connaissez que M. de Tréville ? demanda-t-il.
    _ Oui, Monsieur, je ne connais que lui.
    _ Ah çà, mais…, continua Athos parlant moitié à lui-même, moitié à d’Artagnan, — ah çà, mais si je vous tue, j’aurai l’air d’un mangeur d’enfants, moi !
    _ Pas trop, Monsieur, répondit d’Artagnan avec un salut qui ne manquait pas de dignité ; pas trop, puisque vous me faites l’honneur de tirer l’épée contre moi avec une blessure dont vous devez être fort incommodé.
    _ Très incommodé, sur ma parole, et vous m’avez fait un mal du diable, je dois le dire ; mais je prendrai la main gauche, c’est mon habitude en pareille circonstance. Ne croyez donc pas que je vous fasse une grâce, je tire proprement des deux mains ; et il y aura même désavantage pour vous : un gaucher est très gênant pour les gens qui ne sont pas prévenus. Je regrette de ne pas vous avoir fait part plus tôt de cette circonstance.
    _ Vous êtes vraiment, Monsieur, dit d’Artagnan en s’inclinant de nouveau, d’une courtoisie dont je vous suis on ne peut plus reconnaissant.
    _ Vous me rendez confus, répondit Athos avec son air de gentilhomme ; causons donc d’autre chose, je vous prie, à moins que cela ne vous soit désagréable. Ah ! sang-bleu ! que vous m’avez fait mal ! l’épaule me brûle.
    _ Si vous vouliez permettre…, dit d’Artagnan avec timidité.
    _ Quoi, Monsieur ?
    _ J’ai un baume miraculeux pour les blessures, un baume qui me vient de ma mère, et dont j’ai fait l’épreuve sur moi-même.
    _ Eh bien ?
    _ Eh bien ! je suis sûr qu’en moins de trois jours ce baume vous guérirait, et au bout de trois jours, quand vous seriez guéri, eh bien ! Monsieur, ce me serait toujours un grand honneur d’être votre homme.
    D’Artagnan dit ces mots avec une simplicité qui faisait honneur à sa courtoisie, sans porter aucunement atteinte à son courage.
    _ Pardieu, Monsieur, dit Athos, voici une proposition qui me plaît, non pas que je l’accepte, mais elle sent son gentilhomme d’une lieue. C’est ainsi que parlaient et faisaient ces preux du temps de Charlemagne, sur lesquels tout cavalier doit chercher à se modeler. Malheureusement, nous ne sommes plus au temps du grand empereur. Nous sommes au temps de M. le cardinal, et d’ici à trois jours on saurait, si bien gardé que soit le secret, on saurait, dis-je, que nous devons nous battre, et l’on s’opposerait à notre combat. Ah çà, mais ! ces flâneurs en viendront donc pas ?
    _ Si vous êtes pressé, Monsieur, dit d’Artagnan à Athos avec la même simplicité qu’un instant auparavant il lui avait proposé de remettre le duel à trois jours, si vous êtes pressé et qu’il vous plaise de m’expédier tout de suite, ne vous gênez pas, je vous en prie.
    _ Voilà encore un mot qui me plaît, dit Athos en faisant un gracieux signe de tête à d’Artagnan, il n’est point d’un homme sans cervelle, et il est à coup sûr d’un homme de cœur. Monsieur, j’aime les hommes de votre trempe, et je vois que si nous ne nous tuons pas l’un à l’autre, j’aurai plus tard un vrai plaisir dans votre conversation. Attendons ces messieurs, je vous prie, j’ai tout le temps, et cela sera plus correct.

    Ah ! en voici un, je crois. »

  22. Ag, les russes post-soviétiques ont une nette tendance à la parano et au délire, le paranormal s’est développé chez eux en pleine période soviétique avec retour aux tables tournantes et aux cartomanciennes, bilan tout le système de santé s’est effondré en parallèle à la stratégie d’une armée obèse commandée par des singes médaillés, vous faîtes la conjonction Tchenobyl, baisse de l’espérance de vie et défaite en Afghanistan, vous avez le trépied de l’effondrement, c’est cela que devrait expliquer Youri pas la soit-disant dévastation programmée de l’Occident

    dartagnan, arrêtez de tout voir avec les lunettes de la recherche en antisémitisme comme d’autres traquent les fachos à partir d’une virgule et les racistes au détour d’une vanne. Si on prend Julius, son truc c’est de penser que de tous temps, des idéologues, des ratés relatifs ou radicaux envient la classe dirigeante et rêvent de la détruire en mobilisant les passions basses de la plèbe afin de lui succéder, pour lui les juifs s’intègrent dans ce schéma qui lui permet de tout expliquer, ils sont donc un cas particulier d’une thèse générale simple : tout révolutionnaire, tout contestataire est un apôtre du ressentiment à museler d’urgence

  23. Ah d’accord, c’est ce qu’il voulait m’expliquer quand il me disait que « je suçais des juifs ».
    Votre explication de texte est lumineuse de ce point de vue.

  24. Merci pour l’extrait dartagnan, pour ce qui est de votre remarque à propos d’Hitler, très juste, Bernanos (antisémite de choc, disciple de Drumont) l’a dit Monsieur Hitler a déshonoré pour toujours l’antisémitisme

  25. ça dénote une écoute intense d’Eminem le coup de pomper comme signe de servitude

  26. Absolument exact.
    Maintenant ce n’était pas sa partie.
    Faites le parallèle avec ses méthodes et ce que vous pouvez voir en fRance. Ca colle pile poil.
    Sur les généraux et la nomenklatura. La glissade s’est accélérée quand ces deux camps ont commencé à pondre doctrines et règlements non pas pour faire tourner la machine mais pour assurer LEURS pouvoirs.
    Etrange similitude également.

  27. Oui mais la description vaut-elle explication ?

  28. Quand la description vient après l’application, oui.

  29. Je ne crois pas Ag qu’on puisse manoeuvrer les hommes comme des souris de labo, je crois que les hommes se manoeuvrent seuls en bien ou en mal (je sais je suis old style)

    • Exemple :
      Nombre d’iphone vendu dans le monde : 13 Millions.
      Je doute que les clients se soient jetés sur les formidables caractéristiques techniques -tousse,tousse- ou le fantastique design (???).
      Marketing, besoin d’appartenance/démarcation…
      Avec du temps je suis sur d’en trouver d’autres. Malheureusement…
      A bientôt. D’un autre continent.

  30. Vous avez déjà eu un i-phone (ou smart c’est pareil) dans les mains Ag ?

  31. Oui, justement !

  32. Ag

    Vous avez vu le reportage de Zone interdite sur la police du 93 ? Pauvres fonctionnaires, obligés de vivre avec ces poubelles bipèdes sans avoir le plaisir de pouvoir leur loger une balle dans le couvercle.

    Je suis effondré par la tristesse de ce tableau, tant par l’impunité dont jouissent ces étrons à capuches, que par les politiques qui nous ont imposé ça en chuchotant aujourd’hui « surtout pas de vagues »…

    http://www.m6replay.fr/#/info/zone-interdite/17682

  33. Niet, pour deux raisons.
    Un : Les reportages de flics, overdose. Qui plus est quand la pute a crouille qui en vit arrive a cracher sa haine au pin’s ministériel du moment sans aucune interrogation sur sa cohérence avec le nombre de fois ou le sujet est traité et l’audience induite.
    Deux : il passait sur le plasma du boulot mais trop de taf pour suivre. Peut être la redif mercredi
    Le 93 de toute façon faut pas y aller vous n’êtes qu’une cible. Pour la rue, pour la hiérarchie, pour les gauchos, pour les journalistes, mais c’est pareil que précédent.
    Je l’ai quitté au millieu des années 80 c’étaient l’idéal, avec une vision de môme et un regroupement par corporation (impot, police, cheminots) regroupé par batiments sortis de terre au milieu des champs pour l’occasion. Le brave type venu du bled était et vous voyait comme votre égal, avec pour seul but de faire construire et retourner le plus vite au pays. La brave veuve malienne qui ne voulait surtout pas que ses deux mômes vivent sa jeunesse africaine toujours disponible et réciproquement.
    Retournés ados dans les 90s, fallait déjà soit faire gaffe soit bouffer plutôt que servir de plat.
    Maintenant, les mêmes endroits c’est un mix de Lagos ou d’islamabad avec des ilots -antillais, asiats-.
    Tout ce qui est blanc et « civilisé » est fonctionnaires -comprendre « forcés » d’être là- et vivent dans la crainte. ( Début 2000 impossible de partir en vacances sans trouver qqu’un pour loger dans le pav’ si vous vouliez pas vous faire piller, le « voisin » qui se prenait un coup de calibre douze a travers la porte suite a un…différend. Voir une blague comme on a eu il n’y a pas longtemps comme version. Sont tellement boute en train ces cons, j’te jure…).
    Le reste ben c’est les clients communistes, les progressistes, les socialos, les éducateurs. Ou des boites qui restent pour les pompes a subventions.
    Citroën aulnay sous bois par exemple, qui se passerait bien du site mais qui est arrosée pour faire vivre le coin et serrer les dents sous les doléances muzz ou cgtistes.
    Accessoirement ca arrose aussi les boites d’interims des copains pas trop regardant sur les titres de séjour TEMPORAIRES, j’insiste sur le temporaire qui est toujours effacé dans les médias.

    Pas faché de quitter tout çà, même atténué, pour le far west.

  34. @Memento : »Si on prend Julius, son truc c’est de penser que de tous temps, des idéologues, des ratés relatifs ou radicaux envient la classe dirigeante et rêvent de la détruire en mobilisant les passions basses de la plèbe afin de lui succéder, pour lui les juifs s’intègrent dans ce schéma qui lui permet de tout expliquer, ils sont donc un cas particulier d’une thèse générale simple »

    Justement, vous trouvez que les juifs s’intègrent dans ce schéma ?

  35. Non, mais lui oui, les gammes de l’antisémite sont toujours limitées et reviennent en variation sur le même thème, les juifs sont les ennemis du genre humain, Julius dit autre chose qui ne m’agrée pas plus mais ne rentre pas dans la même catégorie

  36. Dans la même catégorie que l’antisémitisme, vous voulez dire ? Disons qu’il les fait peut entrer dans ce schéma par antisémitisme aussi (je ne dis pas ça pour relancer la chasse à l’antisémitisme à la mode dartagnan, hein).


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