Publié par : Memento Mouloud | octobre 15, 2010

Du maintien du désordre établi en temps de crise : l’exemple de la contestation lycéenne

7 h 45 – 9 heures, les routes sont bloquées

Aux premières heures de la journée, des lycéens d’une vingtaine d’établissements sont déjà mobilisés. A Saint-Maur, des élèves partent à la rencontre de leurs camarades de Marcelin-Berthelot, d’Arsonval, Condorcet ou encore Mansart pour manifester. « Sortez! » lancent-ils aux jeunes du lycée privéTeilhard-de-Chardin. La réforme effraie les lycéens : « Comme les gens vont travailler plus tard, on n’aura pas d’emploi, plaide Sarah. Pour les vieux, ce sera la galère, et pour nous la misère… »

Selon les endroits, les manifestants sont d’une trentaine à 200. La N 186 est bloquée pendant la matinée, occasionnant des embouteillages. Divers incidents sont recensés comme des jets de projectiles, quelques pétards, des blocages à l’aide de poubelles. Plus grave, trois jeunes sont interpellés près de Champigny après avoir commis des dégradations dans une boucherie. « On ne peut pas gérer tout le monde », déplore Antoine, 15 ans. Des occupations de chaussée ont été également organisées par le lycée Robert-Schuman à Charenton, épaulé par les élèves de Delacroix à Maisons-Alfort, les lycées de Saint-Maur et Créteil qui ont entraîné la fermeture du pont de Créteil sur la N 186, ou encore Champlain à Chennevières dont les élèves ont occupé la D 4.

Avec une poignée d’élèves ou plusieurs centaines, au total 19 établissements ont connu des mouvements comme Berlioz à Vincennes, Jean-Macé et Chérioux à Vitry, Maximilien-Perret à Alfortville, Georges-Brassens à Villeneuve-le-Roi, Darius-Milhaud au Kremlin-Bicêtre où les élèves ont fait une chaîne humaine, Gabriel-Péri, Louise-Michel, Marx-Dormoy et Langevin-Wallon à Champigny, Fernand-Léger à Ivry et Montaleau à Sucy.

11 heures, le centre commercial Créteil-Soleil est évacué

Une centaine de lycéens viennent d’envahir le bâtiment. Pour empêcher les pillages et les dégradations, les rideaux métalliques des commerces se baissent. Les policiers, aidés par une compagnie de CRS, sécurisent le site et ordonnent aux clients de quitter le centre commercial. Dehors, 300 jeunes venus du lycée Gutenberg, à Créteil, défilent en scandant « Liberté ». Le cortège passe devant la cour d’une école primaire où des enfants âgés de 7 ans à 8 ans reprennent en chœur : « On veut notre retraite. »

11 h 15, le lycée Léon-Blum est envahi

Des fenêtres et des chaises sont brisées et des extincteurs vidés. La police procède à 2 interpellations. Devant l’établissement, où une foule de 500 jeunes venus de tous les lycées de la ville s’est rassemblée, Cécile, 17 ans, en terminale, rappelle : « Personne ne nous a incités à manifester. On en a parlé dans nos classes et on a décidé d’agir. C’est de notre avenir dont on parle aussi. Ce gouvernement doit arrêter de passer ses réformes en force. »

12 h 30, Créteil-Soleil rouvre

Après plus d’une heure de fermeture, le centre commercial accueille à nouveau des clients. Dans les rues de Créteil, le cortège se disloque. Mal organisés, les lycéens errent, muets, sans trop savoir où se faire entendre.

13 h 30, regain de tension devant le lycée Guillaume-Budé à Limeil

Des casseurs se sont greffés aux manifestants. Les portes coulissantes de l’établissement sont endommagées et des bouteilles de verre sont jetées sur les voitures des professeurs. Les forces de l’ordre lancent des grenades lacrymogènes et interpellent 4 jeunes. Le calme revient vers 16 heures.

Le Parisien

Un lycéen de 16 ans du lycée Condorcet de Montreuil a été blessé à la joue par un tir de flashball d’un policier. Les affrontements se sont déroulés près du lycée Jean-Jaurès à Montreuil (93), lors d’une manifestation contre la réforme des retraites. Selon la préfecture, le lycéen a été « légèrement blessé au visage par un tir de flashball intervenu suite aux jets de projectiles contre les forces de l’ordre ». Selon nos informations, il souffre de fractures de la pommette, du nez et de l’orbite oculaire avec un décollement de la rétine. Initialement évacué à l’hôpital André-Grégoire de Montreuil, il a été transféré dans un hôpital parisien où il sera opéré vendredi matin. La préfecture a précisé que les informations selon lesquelles les blessures étaient « légères » venaient des services médicaux. L’Inspection générale des services (IGS) a été saisie par le préfet de police, à la demande de Christian Lambert, préfet de Seine-Saint-Denis.

Devant le lycée Jean-Jaurès, un lycéen choqué raconte :

« Vers 8h20 ce matin, il y a eu un blocus devant le lycée. Les CRS sont arrivés, on ne sait pas qui les a appelés. C’était calme mais eux, ils avaient des flashball. Au départ, ils nous observaient puis quelqu’un a commencé à enlever les poubelles et CRS lui a tiré dans la tête. Il est tombé par terre, des amis sont allés l’aider et un CRS leur a demandé de partir. Mais mes camarades ne voulaient pas partir alors les CRS ont tiré partout. Moi, je me suis caché derrière une voiture. Il y avait des fumigènes, les gens couraient, ça partait vraiment dans tous les sens. » (Témoignage recueilli par Zineb Dryef)

A 12h30, Dominique Voynet a diffusé un communiqué de presse condamnant les violences policières contre les lycéens :

« Il y a un peu plus d’un an, un jeune homme de Montreuil perdait un œil à la suite d’un tir de flashball lors de la dispersion par la police d’une manifestation. Ce matin, et comme hier à Meaux, il apparaît que le même usage immodéré de la force ait été utilisé contre des lycéens manifestant contre la réforme des retraites. [Dominique Voynet] condamne avec une extrême fermeté cette provocation dont on peut penser qu’elle vise à provoquer des incidents et à transformer le nécessaire débat démocratique en spirales de violences et d’affrontements. »

Zineb Dryef, journaliste de Rue89 sur place, a interrogé plusieurs lycéens et un professeur, qui affirment que les tirs de flashball ont eu lieu à l’extérieur du lycée. Véronique Bourdais, adjointe à la sécurité de la ville, évoque sept tirs de flashball en début de matinée. Un chiffre non confirmé par les autorités.

A 10h55, nous recevions ce premier e-mail d’un riverain :

« Ma fille, lycéenne à Jean-Jaurès à Montreuil, m’informe que la police et les CRS sont intervenus ce matin à l’intérieur du lycée et ont tiré au flashball sur les élèves, et aussi lâché les chiens [personne d’autre n’a fait allusion à des chiens ou à la présence de la police dans l’établissement, ndlr]. Situation de terreur sur des enfants. Manifestation prévue cet après-midi.

A 11h30, deuxième message :

« Le lycée Jean-Jaurès à Montreuil a été bloqué par les élèves, en lutte pour les retraites, avec un renfort du collège Condorcet. Les policiers ont pénétré dans l’établissement en force avec matraque et flashball pour disperser les manifestants. Ils ont tiré au flashball au sein de l’établissement et blessé plusieurs élèves, dont un a été hospitalisé et d’autres mis en garde à vue. Il y a une volonté politique de briser l’énergie et l’envie de manifester des jeunes en utilisant la violence au sein des établissements scolaires. Ils ne font qu’engendrer de la haine des jeunes vis-à-vis de la police et du pouvoir. »

Laura Pfohl, lycéenne en terminale L à Jean-Jaurès, raconte :

« Ce matin, on avait décidé de ne pas bloquer. Mais ceux de Condorcet avaient décidé de bloquer, et ils sont venus à Jean-Jaurès. Tout se passait dans le calme. Des policiers étaient en train d’expulser un squat de chômeurs en bas du lycée, et quand ils nous ont vus, ils ont commencé à nous encercler. Ils étaient une vingtaine peut-être. Très vite des camions de CRS sont arrivés. Nous, on a appelé la mairie et le commissariat pour demander pourquoi ils employaient tous ces moyens, on nous a dit : “C’est la préfecture.” Alors là, les plus jeunes élèves ont commencé à paniquer, il y avait des collégiens sans doute, on a voulu les faire sortir. Les CRS se sont mis à lancer des bombes lacrymogènes et c’est pour ça que des lycéens ont commencé à protester et à s’énerver. Il y a même une bombe lacrymo qui est tombée dans la cour de l’école primaire Diderot, heureusement, les enfants n’étaient pas dans la cour, mais ça a choqué. Ils ont frappé des élèves. Mon amie Dounia, qui essayait de sortir de la foule, ils l’ont attrapée par la capuche et donné des coups de matraque dans le dos, elle a des bleus. Un copain, qui est vraiment un mec sérieux, a été menotté et conduit au poste, il est sorti à 13 heures. »

L’inspecteur d’académie Daniel Auverlot, a déclaré à l’AFP : « A partir du moment où des lycéens bloquent des établissements, nous ne pouvons plus répondre de leur sécurité, car certains blocages risquent de dégénérer en début d’émeutes urbaines. » Il a précisé qu’une douzaine de lycées étaient bloqués dans le département.

M. Auverlot a demandé aux chefs d’établissements de prévenir les familles des lycéens :

« Des éléments incontrôlables, qui n’appartiennent d’ailleurs souvent pas à l’établissement, profitent des blocages pour jeter des projectiles et commettre des dégradations. Et c’est regrettable. »

Rue 89

Je passe sur l’idée d’un complot du gouvernement pour dénaturer la joyeuse et innocente contestation, alors même que ce gouvernement n’a jamais été en mesure de maintenir l’ordre que dans l’après-coup de l’évènement. Le pouvoir en place a beau se renforcer du spectacle de la violence de rue et de l’évanouissement momentané de l’ordre public, la répétition de ce spectacle érode à la fois la motivation de ceux qui le défendent sous l’uniforme et la confiance de ceux qui observent les lézardes s’agrandir. Ce gouvernement par son impuissance, son incompétence et sa nullité abyssale fait grandir dans le pays le désir d’un coup de force pour balayer la chienlit bien que chacun sache qu’il n’y a personne, ni recours providentiel, ni instance d’Etat, ni parti pour piloter une quelconque remise en ordre. De ce paradoxe naît soit la volonté de fuir, d’aller voir ailleurs, soit un urticaire moral dont l’intensité ne cesse de grandir. Enfin, question aux journalistes, pourquoi les flics n’ont-ils jamais le droit de témoigner, leur parole ne vaut-elle pas celle d’un riverain et d’un lycéen ?


Responses

  1. « A Poissy (78), une cinquantaine de jeunes ont attaqué la superette pour voler des Kinders (véridique…)  »

    Dans notre monde connecté, on peut suivre la grand-fête en direct:

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/10/15/suivez-les-manifestations-lyceennes-en-direct_1426624_3224.html#ens_id=1426310

  2. Article à garder, des fois qu’on deviendrait vieux et grands-parents, pour conter à la jeune garde les histoires semi-mythiques de ce début de siècle au cours des longues soirées d’hiver …

  3. Y’a pas à dire, Memento et Karlos, vous avez raison, la guerre civile flashballisées et lacrymogènisée laissera des traces dans les mémoires…

    Cependant, je me demande pourquoi les journalistes ne décrivent pas l’enfer au quotidien, depuis 25 ans, dans nombre de banlieues de France.

    Je me demande ce qu’ils écriront, lorsque la France sera complètement allahwakbarisée ?

    Rien, ils n’écriront rien… il n’y aura plus de journalistes.

  4. la violence provocatrice sert tjrs les mêmes au Pouvoir , c est d’un banal ! Quant aux flics je les adorent depuis que mon père a été remis aux nazis pour qq deux ans de congés à Dachau , par deux gentils inspecteurs de police français , qui font ce qu on leur dit de faire où il faut le faire. Ces deux dupont et dupont n ont même pas été inquiétés à la Libération ! Tout ce qu on raconte sur l épuration est un peu exagéré ! je n aurais pas été si magnanime .Vivement la Révolution qu’on remette de l’ordre dans la maison France , mais un ordre vraiment démocratique , populaire pour tout dire et pour faire peur aux couilles molles. LOL

  5. Là, Martine vous êtes pessimiste, tous ceux qui ont des enfants, notamment des filles, ne laisseront jamais la France se peindre en vert

    Bob on peut tous se raconter nos histoires, elles ne concordent pas forcément

    Karlos, j’y ajouterai des épisodes sur la grande geste de 1986 et 1995

    • J’étais pas né pour la première, trop jeune pour la seconde: vos éventuels petits-enfants auront plus de chance 😉

  6. @Bob

    Quel idée d’être juif en 1940 aussi…

  7. Vous avez raison Ag, c’est mieux de l’être en 2010

  8. Je crois que la condition finale du post-humain, c’est la dépression.

    Ces lycéens ont l’air déjà complètement déprimés pour s’offusquer qu’on puisse perdre sa vie dans le boulot, qui n’est rien d’autre qu’un moyen évolué de faire substister sa carcasse.

    Je le vérifie tous les jours, je l’éprouve moi-même au quotidien.

    Il n’y a plus de communauté de destin, tout juste des mouvements de masse d’individus répondant à des mèmes médiatiques.

    Il ne reste plus rien, et pour ce qui ont, il leur restera de moins en moins.

    Ecrire sur une machine plutôt que de parler dans un café, manifester pour officialiser la glande avant même son intronisation dans le monde du travail. Je crois que tout est relié.

    Le dernier homme est aussi déprimant que déprimé.

  9. Je ne sais pas si une étude sur les contrées où la vitalité est la plus fabile serait possible voire même quantifiable.

    Quand je parle de vitalité, je parle de cette capacité qu’ont les êtres vivants à conjurer la nullité des enjeux de leur existence, dans la souffrance et le labeur.

    Je ne crois pas me tromper que dans le monde, la France fasse partie des pays le plus geignard et déprimé.

    On m’a parlé un peu de la Suède et de la Finlande, paradis sociaux-démocrates nous dit-on, où les relations humaines devenues également « impossibles ».

    Je ne sais pas, peut-être qu’il y a un mouvement conjoint d’accession à la modernité politique, démocratique, au développement du temps de loisir, à l’extension de l’état à tous les domaines de la vie. Peut-être que tout ça nous fait converger vers une dépression civilisationnelle et des comportements addictifs et dérésponsabilisant.

    Ces jeunes ne sont pas encore assez vieux pour être déprimés, mais ils ont déjà intériorisé l’adage comme quoi « tout leur est dû ».

    • ha ben la france c’est le pays où on se gave le plus d’antidepresseurs rapporté au nombre d’habitants
      ça choque un peu
      j’y croyais pas pendant un bon nombre d’années
      ou alors c’est le recrutement de mes patients qui fait ça….
      toujours est il que tu vois des zombies souchards ( beaucoup moins les blaques et les beurs ) assommés de cachetons dormant debout et avec RIEN D’AUTRE
      pas de thérapie comportementale
      pas d’ateliers thérapeutiques ou si peu
      des carcasses au rebut….
      ça interroge quand même
      surtout que lors d’un épisode assez glauque de mon existence il y a quelques années j’ai rien pris
      alors que hein …facile ! l’automédication ! les doigts dans le nez….
      bon
      ça nous éloigne du sujet du jour

  10. J’ai remarqué une chose par rapport aux africains qui vivent en France, et j’en ai cotoyé une bonne tripotée.

    Ils sont moins « réacs » que nous tout en étant plus conservateurs. Ils ne regrettent pas de « bon temps », n’idéalisent aucun passé, ne passent pas leur temps à se plaindre que les femmes sont inaccessibles. Ils relativisent beaucoup dans le rire, on sent une joie intrinsèque et un drame dans leur condition (de ces pondeuses à 8 mouflets aux bosseurs dans le BTP).

    Tout en étant plus pauvres et moins évolués, ils respirent néanmoins bien plus la vie que le français moyen.

  11. remix houellebecque-jack lang, ça c’est très déprimant

  12. La France est un drôle de pays, à la fois très ouvert sur le monde et singulier, jamais dans son histoire autant de jeunes français ne l’avaient quittée, jamais la défection envers le pouvoir n’a été plus totale, à part XP voyez-vous, je ne sais pas qui prend encore au sérieux Sarkozy et sa clique, les socialistes et les « anti-systèmes », l’oligarchie et ses porte-paroles, les lycéens se jettent dans la rue et amassent des bennes devant les entrées parce qu’ils ont aussi ce sentiment diffus qu’on les éduque comme des neu-neux, qu’on voudrait les élever en éternelles victimes qui vont gémir devant les caméras, qu’on les accable d’un cynisme de présentateur TV qui ne les mène qu’à cloner Michael Youn ou un autre benêt, ils font ça avec une syntaxe aberrante, celle de la Post-Histoire, ils déploient un activisme de désespéré, le carnaval triste de celui qui bouffe toutes les cendres de la vie

  13. mais tu comprends pas, les nègres dansent le zouk mieux que toi

  14. Mais moins bien le Tango

  15. @Memento

    Vous noircissez pas un peu exagérément le tableau ?

    Je le connais ces jeunes cons. Ils kiffent la vie à pleine dent, n’ont pas à se soucier de grand chose.

    Les manifs ? Une occaz pour sécher, draguer, rigoler, se marrer un bon coup. Le frisson de l’entrée en Politique comme pure alibi.

    Je les déteste moins, ces jeunes cons, pour la connerie de leurs revendications (garder le système des retraites par répartition dans son dispositif Madoffien originel) que parce qu’ils jouissent encore de leur jeunesse.

    Il était d’ailleurs cocasse de voir dans ma ville des « djeuns » aux futurs retraites à 70 piges rejoindre des « cheminots » aux régimes spéciaux qui peuvent parfois partir à 55 ans.

    Peu de gens ont relevé l’absurdité de ces manifestants aux intérêts antihétiques. Normal, car les jeunes s’en tapent, ils sont dans le délire de l’infantilisation à l’infini, l’idéal pour eux serait d’avoir la retraite à 20 ans.

  16. La France, c’est aussi un pays de fous furieux totalement décomplexés.

    Je veux dire, un truc comme la « culture de la grève », les jeunes manipulés par leurs profs de gauche, la flicaille impuissante devant des bandes de délinquants mineurs, des inventions géniales que les autres récupèrent (computer, jeans) c’est ce qui nous fait passer pour des bouffons à l’échelle internationale !

    On passe pour un pays de guignols un peu partout. Moins détestés (comme peuvent l’être les USA) que méprisés, ce qui est 10 fois pire.

    http://www.diploweb.com/france/24.htm
    (La France vue de l’étranger)

  17. Sidi, je crois que Kobus apporte un éclairage sur l’état dépressif des français qui se la kiffent peut être en groupe mais s’étiolent devant lemiroir. Pour ce qui est des lycéens il faudrait distinguer entre ceux qui devant la débilité des slogans en viendront forcément à tourner réac dans peu de temps (It’s a long way to…), ceux qui ne sortiront jamais des jupons de la secte des gauchistes en peluche (comme il y a des néo-nazis en peluche et des catholiques qui ne sortent jamais des plate-bandes de la Tradition) et ceux qui sont animés par une haine sans objet définis, crament les poubelles et cassent les bagnoles sur leur passage. On m’a rapporté des faits à Brie_Comte Robert ou à Champigny qui ne trompent pas sur l’identité afro-maghrébine des encapuchonnés de banlieue et leur méthode. Entre les néo-gauchistes en peluche et les haineux, la rencontre aura sans doute lieu, elle se terminera comme en 2003 et on gémira sur l’absence de la police.
    La presse étrangère Sidi c’est quoi ? La même que la nôtre, non ? La France vit sur son passé, on la croit encore cultivée, élégante, classieuse et révolutionnaire à la fois, c’est le bouquet des fantasmes

  18. En général, sauf exceptions bien entendu, culturellement, les Africains comme les Arabes vivent au présent.

    Cependant, les Arabes, à l’inverse des Africains, vivent également au passé ; d’où leur nouveau pseudo-néo-Djihad de merde.

    Quelques Africains dieudonnéistes essayent bien de s’inventer un passé basé sur des Pharaons noir ou sur un esclavagisme judaïsé, mais ils font plus rire que pleurer ; ou alors, ils font pleurer de rire.

    Aussi, sur la pyramide de Maslow, Africains et Arabes visent le premier niveau et se foutent des autres niveaux. Bien bouffer, bien se loger et bien baiser, ça suffit. RMI, allocations sociales journalières, tournantes, proxénétisme et trafics de hach leurs suffisent, pour être heureux au quotidien.

    Ainsi, en ce qui les concernent, pas besoin de se gaver d’antidépresseurs en pensant à la retraite.

    En revanche, la culture occidentales, vie exclusivement au passé et surtout au futur. Le présent, pour elle, c’est déjà du passé.

    Donc :

    Pour vivre malheureux et déprimé, vivons Fourmi !!!

    Pour vivre heureux et insouciant, vivons Cigale !!!

  19. Martine, les occidentaux sont des gens qui savent que l’homme a été créé pour penser, les néo-occidentaux sans exception pour jouir sans répit

    • jouir sans répit , à la longue , ça use le zgueug
      il peut fondre , comme un susucre le pauv’ chéri , sous la pluie
      on en voit qui s’en inquiètent de nos jouisseurs modernes , de nos présenteïstes à tout crin , qui viennet pour , au début une articulation ( tu comprends , faire de la muscu , ça fait bobo ) et qui au bout d’un moment confient que…voilà …au bout de la ….
      bref
      c’est le zgueg qui est imprimé dans la cervelle
      remarque y a pas qu’eux

  20. ça fatigue tellement de jouir sans entrave qu’on en devient after-sex, queer en gros

  21. Mon mari faisait beaucoup de sport et de culture physique, quand je l’ai connu, en 1989. Beau mec et efficace, le mec !

    Cependant, troublé, depuis quelques années, il a tout arrêté et s’est imposé un « régime brioche », dans tous les sens du terme.

    En effet, aujourd’hui, pour ressembler à un homme, un vrai, il faut ressembler… à Gérard Jugnot.


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