Publié par : Memento Mouloud | octobre 18, 2010

Lycée Joliot-Curie, Nanterre (92) : Blanc seing pour les « casseurs » non-identifiés

« Il y a deux fichiers majeurs: le fichier des empreintes génitales et le fichier des empreintes génétiques », avait déclaré M. Hortefeux en enlevant son falzar devant une journaliste médusée.

Le préfet des Hauts de Seine, Patrick Strzoda, a évoqué « des scènes de guérilla urbaine initiées par 250 casseurs, et non des lycéens, qui ont agressé violemment les forces de l’ordre », sans blesser personne (bouffonnerie des mots d’ordre, la guérilla suppose des armes, une stratégie, des tactiques, le préfet Strzoda le sait, s’il use d’un tel terme c’est qu’il entend qu’un effet de relative panique gagne l’opinion après que les français ont commencé à assaillir les pompes à essence et à amasser riz, pates et sucres dans les buanderies). Quatre véhicules ont été incendiés, plusieurs autres dégradés et des abris de bus ont été détruits, selon la préfecture (c’est le registre de l’émeute urbaine depuis Vaulx en Velin).

Vers 08H00, peu avant les cours, plusieurs centaines de jeunes se massent devant les grilles gardées par des médiateurs, deux élus locaux, des professeurs, des parents, et 15 gendarmes mobiles lourdement équipés.

Les enseignants tentent d’écarter des jeunes encagoulés qui essaient de forcer le passage, mais ils doivent finalement fermer les grilles (clairement les adultes par leur tactique défensive aiguisent le sentiment délirant de toute puissance de lascars et de crétins cagoulés). « On avait réussi à temporiser mais là, nous sommes complètement dépassés, c’est du jamais vu à Nanterre », se désole Jean-François Voisin, directeur de la tranquillité publique à la mairie (Et Richard Durn ?).

« Ce matin, comme depuis un certain temps (Ah bon ?), le lycée Joliot-Curie avait été sécurisé par les forces de l’ordre et la direction avait mis en place un filtrage à l’entrée pour s’assurer que seuls les lycéens pénétraient dans l’établissement », a expliqué l’inspecteur d’académie de Nanterre, Édouard Rosselet (tout va bien donc, les sas de détection de métaux ne sont pas encore au rendez-vous). « Les choses se sont passées correctement jusqu’à ce que des casseurs (le terme générique pour les méchants indéterminés, un terme neutre qui ne blesse personne garanti Marcellin), il n’y a pas d’autre nom, cagoulés, arrivent pour semer le désordre. Il s’agissait de jeunes extérieurs au lycée (Rosselet opère dans le civil sous le nom de Madame Irma, pour le contacter tapez http://www.extra-lucide.com) qui ont jeté toutes sortes de projectiles – boulons, tournevis, cailloux – à l’équipe de direction et à la police », a-t-il assuré (ce qui suppose que plusieurs encagoulés aient prévu, médité et projeté des incidents, or un témoin signalait un véhicule faisant des zigs-zags invraisemblables dans la ville, est-il si difficile de relever sa plaque d’immatriculation ?).

Les forces de l’ordre se replient sous les pierres et les insultes, alors que des adultes (qui des GO ?) essaient de s’interposer sur l’avenue Joliot-Curie où la circulation est coupée (grande mesure du préfet, il coupe la circulation mais n’ordonne pas de cerner les « casseurs » en question, qu’attendait-il, qu’ils se dispersent en bon ordre ?).

La situation dégénère: une soixantaine de gendarmes, casqués et boucliers levés, font face aux manifestants qui enflamment des poubelles et hurlent: « Police, on t’encule » (on reconnaît les effets du soutien du NPA dans ce vocabulaire militant).

« On est un mouvement pacifique (avec boulons, tournevis et cailloux), mais ils nous ont provoqués. Comment on devrait réagir? », tente de justifier Adrien (3 neurones en contact au moment de l’entretien), dont seuls les yeux bleus (la mention des yeux bleus est là pour nous expliquer que seuls des blonds caucasiens ont lancé l’offensive. En aucun cas, il ne peut s’agir d’afro-maghrébins, d’ailleurs l’affirmer est profondément raciste) irrités par les gaz dépassent de sa cagoule (on notera le style altier du folliculaire).

Des panneaux de signalisation arrachés servent de massue pour défoncer le reste du mobilier urbain: cabines téléphoniques, abribus, barrières de chantier, tout y passe. Un camion de pompiers est pris pour cible (comme l’explique Adrien tout ceci est pacifique).

Une première voiture est renversée au milieu de l’avenue. Incendiée, elle explose rapidement. Cinq autres véhicules finiront dans les flammes et une fumée noire pestilentielle (on reconnaît la joie incoercible de l’idiot de village devant la danse des flammes s’élevant dans les airs).

Le face-à-face dure toute la matinée. Mètre par mètre, les forces de l’ordre reprennent l’avenue en tentant d’éviter le contact direct (les ordres sont donc clairs, laissez-les partir). Plusieurs dizaines de grenades lacrymogènes et quelques tirs de balles en caoutchouc retentissent.

Sarah, en classe de première, dit avoir été touchée par une balle en caoutchouc et exhibe fièrement un hématome au mollet récolté après une énième charge policière, lorsque « les condés tiraient sur tout le monde! » (Paris Hilton manifeste)

Les jeunes bifurquent sur l’avenue Pablo Picasso menant à la cité éponyme, provoquant l’inquiétude car la sortie des classes maternelles et primaires approche (et alors, tu connais les boucliers humains ?). Une vingtaine de tout-petits (moi j’écris enfant, le folliculaire, tout-petit c’est le ton Bisounours) seront coincés jusqu’en début d’après-midi au sein du théâtre des Amandiers, où ils assistaient à un spectacle (L’horreur, sauvez les SVP).

Au bord de la route, des lycéens se racontent leurs exploits d’une voix surexcitée, d’autres filment l’affrontement sur leurs téléphones portables (terrible la violence policière).

Peu avant midi, une vieille dame en tchador arrive en hurlant: c’est sa voiture qui se consume au milieu de l’avenue Picasso (elle sort d’où, d’un talus ?). Ses hurlements calment les plus excités (mais ce n’est pas une manifestation afro-maghrébine, juste de blonds aux yeux bleus). Samy, 15 ans, « dégoûté » par la scène, s’énerve: « C’est vraiment des sauvages. Ils crament des voitures de gens qui n’ont rien à voir avec tout ça » (alors que des haloufs, euh des gaulois, beuh des blancs enfin des français quoi, je dis pas que c’est bien mais c’est normal, quoi).

Vers 12H30, le calme revient. Les jeunes se dispersent lentement (consigne : laissez leur le temps, surtout pas d’arrestations), laissant derrière eux un spectacle de désolation et des adultes médusés (qu’ils prennent des barres de fer et tout ce qu’ils trouvent, ils verront que couper la tête de la Gorgone n’est pas très compliqué). Une cinquantaine de casseurs iront encore au centre commercial du quartier d’affaires voisin de la Défense, armés de barres de fer, sans faire de dégât (pourquoi s’arrêter d’ailleurs ?). Au final, selon la préfecture, deux jeunes ont été interpellés (bilan fantastique, on sent bien la poigne de l’UMP, sa griffe). Les cours ont repris normalement en fin de matinée (avec combien d’élèves ?).

Selon une source policière, une soixantaine de jeunes « cagoulés et munis de barres de fer » se dirigeait en début d’après-midi vers le lycée André Malraux de Nanterre, non loin du lycée Joliot Curie, après avoir fait des dégâts dans le magasin Foot Locker du centre commercial de la Défense (ils voulaient s’habiller tout s’explique donc). Un autre rassemblement avait lieu à Puteaux (Neuilly c’est trop risqué).

 AFP/Reuters/TF1/BAM


Responses

  1. Notons tout de même la présence d’Alfred E. Neuman à droite !

  2. c’est une free party ?
    les tataz on les choppe où ?

  3. Ah y’a pas à dire, c’est beau le farce à farce des jeunes avec l’a

    • hihi

  4. Ah, y’a pas à dire, c’est beau le farce à farce des jeunes avec l’autorité !!!

    • Vous comprenez rien martine la peine…. ils font des doigts aux boukaks d’en face !!!

  5.  » de l’édulcorant en régime dictatorial »
    doit être sacrement gros le journalope pour mettre autant d’aspartam dans sa prose
    drôlement diabétique aussi …
    la seule consolation c’est qu’il finira comme tous ceux qui se dopent aux édulcorants ( je n’ai pas écrit édul-coran , c’est autre chose )
    – soit obèse
    – soit avec une sla ( maladie de charcot )
    bien fait pour son bec

  6. Je me suis demandé s’il ne s’agissait pas de militants nationalistes corses

    • je me souviens de jacques toubon revenu aux affaires en 93 ou 95 à qui l’opposition faisait le procès de complaisance envers les nationalistes corses et qui avait répondu un truc ridicule à l’assemblée du genre  » vous qui avez négocié à valise de billets ouvertes avec ces mêmes natios »
      « à valises de billets ouvertes » bigre !
      formulation peu académique mon brave !
      on se demande qui t’a écrit ton discours ce jour là
      ha c’était dans le feu de l’action
      je vois…le corsico qui perd ses nerfs…..
      « à valises de billets ouvertes »…
      je préférais nettement « le bruit et l’odeur  » de chirac
      ça avait moins la tonalité cour de récré de maternelle que ce « à valises de billets ouvertes »

  7. dans ces mêmes années le gouvernement juppé a présenté un Hambitieux budget pour résoudre le cacatage social et la merderie complète suivant les 14ans de somnolence mitterandienne
    on vit et entendit elisabeth guigou – pas la premiere conne venue- psalmodier  » mais l’argent hein d’où viendra-t-il l’argent »
    au lieu de donner un air responsable elle faisait très ménagère de plus de 50ans exaspérée par son vieux sournois qui s’est autorisé une follie sans en référer à sa grognasse
     » roger on peut PAS se le permettre ! avec tes clopes l’écran de home cinéma et le camping car on va devoir renoncer au canapé cuir  »
    je précise ici que je ne me prénomme PAS roger
    ni mes ascendants
    ni mes descendants
    ni mes agnats et cognats


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