Publié par : Memento Mouloud | janvier 7, 2011

Cécile Duflot : portrait sans retouche

Dans le Top 100 des Global Thinkers établi par Foreign Policy, DSK occupe la 2ème place après Bill Gates, Christine Lagarde la 22ème, Cécile Duflot, la 32ème, Jacques Attali, la 47ème. La grande pensEuse de Villeneuve-Saint-Georges plus connue sous le nom de Riding Breech du côté des méchants du Cultural Gang Bang, véritable fleuve de la Théorie cordicole, est la fille de deux syndiqués, l’un dans la bataille du rail, l’autre en physique-chimie.

Diplômée de cette pépinière révolutionnaire qu’est l’ESSEC, titulaire d’un DEA de Géographie, elle fut militante de la JOC et fit une sorte d’apostolat dans les prisons où règne la misère et l’exclusion sociale, la détresse psychique et l’ombre du GIP de Michel Foucault et Pierre Vidal-Naquet. Mère de 4 enfants, elle est aussi la belle-sœur de Bertrand Cantat, ce qui n’est pas de tout repos. Celle qui aime le théâtre quand ça happe, Jean Rochefort pour son grand âge, Benoîte Groult pour son combat altermaterno-féministe, prétend posséder le charisme d’une huître, ce qui intrigue quelque peu quant à ses machines désirantes comme disait Deleuze. Elle aime le camping en Lozère, trie les déchets depuis l’âge de 3 ans, ne tire la chasse qu’une fois par jour, se lave selon un savant calcul de rotation dans lequel je n’entrerai pas.

On peut compter sur Cécile pour ne pas voir que la détérioration continue des conditions de vie et sa connaissance de plus en plus précise ne conduisent en aucune manière à quelque forme de révolte que ce soit mais à de nouvelles formes d’adaptation et de survie en milieu extrême. Duflot est de la génération des Grenelle de l’Environnement, pétrie de statistiques, confiante dans son rôle d’avant-garde, parfaitement indifférente à ce que la laideur, partout et en tout temps, a toujours annoncé un malheur certain et que l’habitude qu’on en prend tétanise à un tel point qu’elle exclut toute réaction autre que pathologique.

Quand on passe ses vacances en Lozère sous la tente, on a toujours du mal à saisir la catastrophe touristique qui a transformé la Côte d’Azur en un cauchemar mazouté.

Duflot est de cette génération dépressive qui biberonne aux anxiolytiques et demande un thérapeute de couple quand les choses de la vie vont de travers, on dit que sa foi est discrète, tellement, voyez-vous que je ne l’avais subodorée qu’en voyant le nombre de ses enfants qui forment le décor des arbres à papa selon l’expression de Muray.

Ce n’est pas seulement que Cécile Duflot, comme le prouve son apostolat auprès des détenus, soit d’un rousseauisme dévoyé, le genre les hommes sont bons c’est la société qui les pervertit, c’est que tout simplement, malgré ses dénégations, dans le style « je ne suis pas une neu-neu », elle est incapable de concevoir autre chose qu’un univers safe, nettoyé du mal et de la perversité, un univers où les croisades ultimes et toujours renaissantes contre les salauds officiels sont le moteur d’indignations répétées et d’une bonne humeur de commande.

Jamais Madame Duflot ne s’est demandée, ne serait-ce qu’un instant pourquoi l’american way of life standard avec sa vulgarité, sa cupidité, son matérialisme de prisu était devenu un objet du désir pour tous, avec quelques variantes locales qui vont de la burqa au sombrero, comment une telle dérive anthropologique avait transformé l’héritier de la chasse et de la divination qu’était l’Homme en une proie, une proie grégaire qui attend les signaux et le coup de sifflet final.

Cukor avait appelé son film adapté d’une pièce de Broadway, Comment l’esprit vient aux femmes, désormais c’est la bêtise qui pointe sous le nom de féminisme.

Celui ou celle qui prétend indiquer avec sa calculette et ses simulations les voies de l’avenir, prépare, dans les faits, le conditionnement par aboulie qui ne manquera pas de répondre aux prophéties de Cassandre lancées par les hommes aux commandes. Aussi, Duflot comme d’autres, est ce genre de météore qui nous indique que Homais et Pavlov ont trouvé des successeurs, c’est même le trait essentiel de notre temps et si les hommes continuent à ne pas savoir l’Histoire qu’ils font, ce qui les rend à la fois pathétiques et d’une cruauté infantile, on sait du moins qu’un Global Thinker selon Foreign Policy a autant de rapport avec la pensée que Pujadas avec le journalisme.

Le Monde/Foreign Policy/BAM


Responses

  1. « l’un dans la bataille du rail »
    ha ha ha!

    « a autant de rapport avec la pensée que Pujadas avec le journalisme »

    Prisonnier d’une table en verre dépoli, branché sur secteur par le truchement d’une oreillette, David Pujadas n’est pas un homme comme les autres, il ne faut pas l’oublier; faisons preuve d’un peu de mansuétude à son égard. C’est le médiateur de la pensée globale, sacré job et job sacré.

    J’ai l’impression que Dame Duflot apporte une nouveauté dans son sillage hypoallergénique. Première étape, elle a intégré le concept de la transparence, tellement bien qu’on dirait qu’elle a grandi dedans: je me souviens d’un reportage où on la voyait dans son quotidien, ok pas original jusqu’ici, seulement elle y avait l’air d’une parfaite quidam, Madame Bobo-Tout-le-Monde.

    Contrairement aux autres politiques qui, aussi dur qu’ils s’y emploient, ne sont jamais arrivés à un tel degré de perfection aseptisée dans l’incarnation du « représentant du peuple » proche de celui-ci. Cécile, elle est carrément issue du peuple et n’importe lequel d’entre nous a peut-être un jour engagé un wewedem avec elle dans le RER.

    Transparence providentiellement associée au fait qu’elle VIT ses convictions (‘au quotidien’, me dit-on dans mon oreillette). Le voyage en avion (hiiiiiiii!) aux îles c’était même pas elle, c’était son mec qui lui avait fait une surprise le salaud! Son thérapeute de l’âme himself ne pourrait la griller. Columbo, peut-être…

    (pas fastoche en ce moment d’éviter les culs ici!)

  2. Tire l

  3. Tire la chasse des cagoins une fois par jour avec chiards, houlala bijour les odeurs !!!!

    Elle a une gueule de coincée du cul mais bon faut se méfier de l’eau qui dort, elle est peut être comme les poêles lorrain, froid à l’extérieur, brûlant à l’ intérieur.

    On doit être bien dedans!

    Elle se lave aussi les mains avec des WC, dégeu la drôlesse !

    Je comprends mieux l’ odeur fétide dans mon petit « chez-moi » la dernière fois qu’elle a causé dans le poste et que ce dernier était allumé.

    Mais bon elle est pardonnée car avoir deux « saints-dit-quai » comme géniteurs c’est un déjà un handicap difficile à vivre.

    Vulgaire l’American Way of life, comme vous y allez Memento, une chambre d ‘ hôtel même dans le dernier des motels dans le Nevada (vécu) , c’est toujours plus classe qu’ une canadienne en Lozère dans un terrain en pente.

    Une nuit avec Halle Berry dans une baignoire qu’ une semaine avec Cécile dans un lit à baldaquin.

  4. Vous avez raison Alice, Pujadas, c’est un prêtre au centre du dispositif, il distribue l’onction et assure chaque soir la transsubstantiation de la vacuité en réalité de synthèse dans le cadre du village global, sa soutane à lui c’est l’oreillette. Totalement transparente, un vrai palais de Cristal, ne dérogeant que peu à ses principes, offrant son pardon à chaque voyage aérien, comptant au centilitre près la dépense en Diesel pour rejoindre le mont Aigoual sur sa face nord, pleurant dès lors que la réplique est trop dure, refusant de concourir au jeu de la présidentielle, toujours par conviction démocratique, un vrai phénomène. Pour les culs alice, on ne peut pas confondre impunément le duo Mastroianni/Loren avec le Bunga-Bunga berlusconien

    Une gueule de coincée du cul, Grandpas, je la vois plutôt en assistante sociale penchée sur les malheurs du temps avec une commisération et une écoute qui oublient leur puissance d’intrusion et de désagrégation dans le grand matelas ouaté de la marche vers le Bien terminal. L’American way of life, je ne le confonds pas avec cette fuite et cette traque, cette nervosité inquiète et décidée qui traversent les meilleurs des américains pour les induire à des métamorphoses qui sont presque inconnues des résidents du Vieux monde, l’american way of life dont je cause c’est celui que décrit en avant-première Henry Miller dans le cauchemar climatisé

  5. du coup je prefère que ma fille ait eu le concours de l’edhec que celui de l’essec !
    et puis , faut croire que l’école initiale influe sur le gabarit du cul ; celui de ma fille est tout à fait acceptable , celui de la duflot est tafanardesque ( néologisme massaliotte signifiant « gigantesque »)

  6. Et encore, je n’ai pas évoqué le prénom de sa dernière Térébenthine, on m’aurait accusé de plagier Muray

  7. Térébenthine, C’est une galéjade!!!!!!!!!!!!!!

    Je n’ai jamais lu Henry Miller mais Tony Hillerman.

  8. Connais pas, vous avez un titre ?

    Non grandpas, c’est très sérieux le prochain c’est Barbiturik

  9. Tony Hillerman

    Dieu qui parle.

    Là où danse les morts.

    Il s’agit de thriller se déroulant en territoire Navajo.

    Cela change de la jungle de New York.

  10. J’y plongerai, si ça me plaît, je vous fais signe

  11. Il vaut mieux commencer par le premier;

    La Voie de l’ennemi

  12. Reçu 5/5 Grandpas


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