Publié par : Memento Mouloud | janvier 13, 2011

Affaire Drucker/Beyala ou la négrEsse (littéraire) sort de l’ombre (concubine)

En juin 2005 un contrat de commande d’ouvrage avait été conclu entre Michel Drucker et les éditions Albin Michel, pour un livre d’entretiens où le présentateur télé devait répondre aux questions de Régis Debray. Un projet avait été rédigé mais l’ouvrage n’avait finalement pas été publié. L’écrivaine française d’origine camerounaise affirme avoir rédigé à la requête de son ancien compagnon les réponses aux douze questions de Régis Debray, mais n’avoir jamais reçu les 200.000 euros qu’il lui avait promis.

Elle avait indiqué ne pouvoir fournir de contrat écrit attestant cet accord, « dès lors que la relation de concubinage qu’elle entretenait à l’époque avec Michel Drucker la plaçait dans l’impossibilité morale d’exiger de lui qu’il formalise par écrit son engagement. » En juin 2009, Mme Beyala avait été déboutée. Plus encore, le tribunal de grande instance de Paris l’avait condamnée à payer un euro à Michel Drucker pour procédure abusive.

Le tribunal avait reconnu la collaboration de Mme Beyala pour trois questions seulement sur les douze, mais avait considéré que son travail, essentiellement « technique », n’était pas une « oeuvre originale » et à ce titre n’était pas susceptible de « protection par le droit d’auteur. La cour d’appel a adopté une analyse diamétralement opposée. Elle a estimé que Calixthe Beyala avait bien « oeuvré à la composition du manuscrit », en répondant aux 12 questions posées et qu’elle était par conséquent « fondée (…) à se prévaloir de l’exécution d’une prestation au profit » de Michel Drucker. D’ailleurs, rappelle la cour, Michel Drucker a reconnu au cours de la procédure « une collaboration spontanée » de Mme Beyala.

La cour d’appel a également reconnu que la « relation intime établie depuis plus de deux années » entre les deux parties justifiait que Calixthe Beyala se soit trouvée « dans l’impossibilité morale » d’exiger un contrat établissant sa rémunération. M. Drucker devra verser à Mme Beyala 30.000 euros de dommages et intérêts, ainsi que 10.000 euros de frais d’avocat.

AFP


Responses

  1. Je ne savais même pas que Drucker n’était plus avec sa Dany.
    On me dit rien, à moi. Alors Beyala ! J’ignorais également.
    Evidemment, Drucker répondant à Régis Debray, ça devait craindre. Je comprends qu’il ait délégué. Trois questions seulement? Je serais fort étonnée. C’est vrai qu’elle a dû peiner aussi. C’est pas bien de ne pas lui donner ce qu’elle mérite.
    Ou alors il a trouvé quelqu’un d’autre pour lui servir de nègre. Oh pardon. On doit dire comment désormais? Technicien d’écriture? Petite main?

  2. Je pencherai pour assistant cognitif, pour le reste restons sur cette image de bonheur : http://img.medisite.fr/mag/html/img_diapo/25434_69569.jpg

  3. Foutre. J’en étais resté à votre poignant post d’adieu. Et vous voilà déjà revenu. A quand la prochaine cri-crise ?

  4. Ad libitum http://www.youtube.com/watch?v=UWdJ0jbHKms

  5. Inoubliable.
    Au fait quelqu’un a lu le chef d’oeuvre.
    Parce que honnêtement douze questions de RéRé posées à MiMi auxquelles a répondu MaDaMe Beyala, cela doit quand même atteindre une sorte de… je ne trouve pas le mot.

    • Non-événement? Happening littéraire? Repli de la dimension spatio-temporelle classique?

      • Transgression des genres et des frontières, le livre non-écrit qui rapporte, un objet littéraire non-identifié (OLNI) de plus

  6. @agent cliff burton
    Somme !
    c’est le mot que vous cherchez ?

  7. Qui a t elle encore plagié ?

    Le neuneu et la copieuse, putain-con! Le torchon que cela doit être, je suis certain que la catalogue de Manufrance dans sa version original doit être plus vivant.

  8. Cliff, le projet a été abandonné en cours de route, visiblement, Madame Beyala demande des honoraires pour un livre avorté, le jugement va faire jurisprudence, on devrait sortir Alexandre Dumas du Panthéon et y placer ses nègres, ce serait une grande première. Mélenchon ou Marine Le Pen président un oeillet à la main, déposant leur petite fleur sur la tombe du nègre inconnu

    Et les annonces du chasseur français, Grandpas ?


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