Publié par : Memento Mouloud | septembre 12, 2011

Le Kitsch gay allégé : David Hockney


Responses

  1. je crois savoir que david hocney est une idole dans le milieu très ouvert des tartistes gays
    lorsque je dis ouvert , comprenez bien ce que veux dire , c’est pas une métaphore , hein , il s’agit d’orifices et de calibration , bref
    personne ne s’est rendu compte à quel point ses créations sentaient le douanier rousseau
    ni plus ni moins
    par exemple , sur votre 2ème photo , le décor , à base de pins ponderosas et d’épicéas , d’un vert qui pète aux yeux et qu’on ne trouve jamais dans la nature , ça fait penser à ses tableaux de jungle dans lesquels le lion se tient comme une dépouille empaillée ( si tant est qu’on puisse voir des lions dans la jungle , bref)
    sur la 3ème photo , le personnage allongé cul nu sur le lit , on voit une étude quasi scolaire , élémentaire , même , de la perspective et des ombres portées
    et puis , il y a un an , à bilbao , au gougui , il y avait une rétro rousseau , et l’affiche montrait des foutebauleurs en maillot rayé , avec des moustaches guidon de vélo
    ça connotait tarlouzerie début 20ème à un point tel que hocney n’en est que le feudataire au lieu de s’en croire l’inventeur , voyez ?
    bon , sur la première image , je vois une créature obèse , de sexe indéterminé mais sûrement malade , genre syndrome adiposogénital de babinski-frölich , qui a réussi à se prendre pour un pied de lampe avec la robe géniale qui traîne par terre et qui brandi un substitut phallique à la main droite
    de la main gauche elle fait valoir ses courbes , ce qui la classe dans le genre féminin ( mais qui irait voir , hein , je vous le demande )
    sur la deuxième , un entraîneur du tour de france vérifie si son poulain brasse bien l’eau à défaut de brasser de la bière , des millions ou du vent , on est entre deux étapes de montagne et les coureurs ont une journée de repos avant de regrimper sur la selle
    sur la vignette suivante , le même coureur se laisse sécher les fesses mortifiées par des heures passées à grimper en danseuse , tantôt en précédant , tantôt en suivant le peloton
    sur la dernière , il soumet son siège à la sagacité du médecin de l’équipe , lequel est hors champ , et pour cause , il arrive en brasse coulée

  2. Le Douanier Rousseau, bonne piste, y’a un côté théâtre chinois aussi avec des tigres en carton surgis de la jungle dans le même carton, mais vert, des tenues pétantes de couleurs vives et des dialogues qui ressemblent à des chants d’oiseaux interminables. Si on relie avec la Butterfly (côté nippo-US revu par l’opéra), on a aussi une sacrée série

    • j’ai une certaine tendresse pour ces tartistes un peu ratés , avec intention d’artistes contemporains avant l’heure
      genre rousseau , qui peignait comme un gamin de cours élémentaire alors que les pompiers du musée d’orsay te bâchaient une perspective comme un leica avec optique Hallemande , celle d’avant la partition en rfa/rda
      genre facteur cheval , pas mieux
      si on regarde mieux rousseau , on reste sur le cul de sa science avicole , que des perroquets dans ses jungles , et ça grouille
      dans le même genre , il y avait dans les 80 ronronnantes une illustratrice sur porcelaine ( ça se dit? allez , oui , ça se dit) de la maison villeroy et bosch , la dame bertine marceau , qui faisait des décors de théïères et d’autres couillonades , qui sentaient bon l’arche de noë revisitée par le gentil douanier , comme quopi , il a fait des émules dans l’art de consommation courante avant de métastaser dans la pensée contemporaine , genre « une peinture qu’est pas dure à apprendre , et qu’importe si c’est mon petit neveu de 12ans qui a eu l’air de rater le coup , on arrivera bien à la fourguer , cette toile »

  3. Memento, tu as encore lu un de mes bouquins dans mes chiottes…

  4. Il y a quelque chose à fouiller dans ce que vous dîtes Kobus. La valeur des « toiles » n’a cessé de grimper donc de devenir proprement spéculative que le jour où l’artiste s’est décidé à ne plus montrer son métier sur la toile, où l’objet même de la peinture est devenue à la fois sa parodie, sa destruction et son trop plein, un peu comme le réel de notre société ce sont les déchets produits en milliards de tonnes et nos nouveaux temples en bord de rocades d’autoroutes qui semblent sceller le mariage du bahaus, du pop-art et du rococo

    J’aime tes chiottes Ali où se côtoie Tintin et Hockney, Gilbert et George et Lucky Luke, un véritable boudoir façon Bunuel

    • ça me semble assez lourd de confiner ses bouquins dans ses chiches
      à moins qu’on n’aie pas de place ailleurs…..
      c’est souvent le cas des appartements modernes , sous dimensionnés , surchauffés et au loyer exorbitant
      ceci dit , ça procède d’une certaine logique , l’homme moderne vit dans des appartes modernes , il a des loisirs modernes et n’a donc plus besoin de livres , seulement de place pour ranger ses haltères et sa machine à ramer ( et ses dévédés aussi , avant c’était ses cassettes vidéos , les dévédés c’est tout plat , moins encombrant , bref)
      lors de mes périgrinations immobilières , j’ai souvent visité des baraques ( et quand je dit « visité » c’est « exploré de fond en comble ») où il n’y avait pas UN SEUL meuble pour ranger les livres
      du moins de façon apparente
      un peu comme si les livres en question avaient été ….une matière honteuse , à dissimuler , un genre de stigmate , un peu comme au Maghreb où il y a à tout casser une dizaine de maisons d’édition
      en particulier la baraque qu’on a achetée il y a plus de 17ans ( puis revendue , rassurez vous) pas une seule bibli visible , une série d’étagères dans le salon-pièce à vivre avec des conneries ethniques dessus genre coquillages et puzzles polynésiens (si ça existe , ça , les puzzles polynésiens) et quelques revues illustrées avec photos de poufiasses se déhanchant en tenue glamour ( dieu seul sait ce que glamour peut vouloir dire , moi , j’ignore)pour le plus grand bonheur du voyeur-consommateur , lequel accumule de la frustration à mesure qu’il reluque des grues emplumées d’horipaux hors de prix (tiens ça fait une allitération riche , ça, « horripaux hors de prix »)et dont la chatte ne s’emperlera jamais de son foutre , bref
      ceci dit , c’est peut être un moyen de soigner la dyschésie , laquelle est fréquente chez les anciennes pensionnaires qui se retiennent , car , à la pension les chiches sont à gerber
      ça pourrait être une méthode de prévention de la dyschésie , façon docteur kellog , disposer des bouquins dans des chiches propres et bien chaffés….

      • maverdave !
        « chiches bien chauffés » et pas « chaffés »

  5. Entre ses bouquins, ses deux basses dont une dédiée à la musique congolaise, ses amplis, ses multiples ordis, ses babioles africaines de collectionneur émérite et ses papillons à la Jünger, vous comprendrez qu’Ali décore ses chiottes façon temple de l’ordre iconique. Pour ce qui est de la disparition des livres dans nombre d’appartements, j’en viens à me demander si en dehors des demeures bourgeoises (petites ou grandes, ça n’a aucune importance) et en dehors de quelques exceptions (le militant coco et sa collection complète des classiques du peuple, l’ouvrier imprimeur, le représentant en bouquins de chez Fernand Satan, le col bleu branché courant ésotérique, etc.), les bibliothèques privées ont jamais existé

    • « en dehors des demeures bourgeoises… »
      damned ! je suis découvert !
      fuyons tant qu’il est encore temps !

  6. Mémento, je viens de vendre ma deuxième basse dédiée au jazz, sinon j’hésite à faire de même avec ma collection d’Astérix et Obélix, il paraît que la thématique y est intrinsèquement fasciste, c’est Michel Serres qui le dit ; quant à Tintin qui sort au cinéma, j’ai peur d’y retrouver toutes les composantes d’un film de propagande du Reichspropagandaleitung der NSDAP.

  7. Mais fuir où Kobus ? La bourgeoisie se porte mal depuis que tout le monde veut en être

    Ali, je te propose une solution, tu convoques une conférence de presse

    « La lecture du nazi Astérix n’était pas seulement inappropriée, c’était une faute morale ». Là Marie-Georges Buffet, la travelo stalinienne du PCF se fend d’un communiqué « Ali doit s’excuser devant tous les lecteurs de Pif le chien et de Rahan », Gisèle Halimi hurle à la connivence de plateau, Anne Mansouret ajoute « quand on connaît Ali, on sait qu’il aime parfaitement s’amuser en costume d’Astérix avec une croix de guerre pendue aux breloques » et 13 millions de gars te regardent entonner « un piège hitléro-trotskyste, c’est possible, un complot réactionnaire, on verra… »


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