Publié par : Memento Mouloud | février 1, 2012

Les « créations contestables » de Stéphane Poncet, ancien candidat frontiste aux législatives : de « l’art » ou du cochon ?


Responses

  1. Pas spécialement de bon goût mais parfaitement à la hauteur de ce qu’on voit en face comme vous le montrez.

  2. Il me semble aussi Paul-Emic.

  3. A humour égal, il faut bien reconnaître que la maîtrise du dessin est du côté des gauchiasses.

  4. Les gauchistes sont des pros, ils ont eu le temps de parfaire un style. Ce qui m’étonne chez l’apprenti-comique frontiste de Villeurbanne, c’est son univers sémantique et formel. Du côté sémantique, on voit bien que le nazisme est comme l’acmé de la provocation, il partage donc le même horizon que les gauchistes en question. Pour ce qui est du trait, c’est entre Jacques Faizant et les mêmes dessinateurs de Charlie-Hebdo donc c’est une absence de style d’où la prolifération des bulles. Un dessin de presse tient en une formule et un trait, il doit provoquer immédiatement un choc ou le clin d’œil, là, il tombe à côté. Techniquement, c’est donc très mauvais. Encore un symptôme du « j’aimerai qu’on m’aime sans travailler ». C’est dire à quel point le Front National est devenu le brancardier de la société cordicole

    Pour des exemples opposés :

    Konk qui est devenu d’extrême-droite possède un trait très reconnaissable, un style qui lui est propre et un certain humour :

    http://www.forum-politique.org/culture/konk-extreme-autre-t101177.html

    Quant à Vuillemin qui a frôlé la correctionnelle pour Hitler = SS, son trait absolument crade radicalise la manière Reiser, une sorte de rire pataugeant dans la gerbe :

    http://boutiquedemorbak.canalblog.com/archives/2009/03/26/13143141.html

  5. Memento,

    Tu as choisi deux styles diamétralement opposés, et parfaitement géniaux.

    La ligne claire de Konk est au service de l’idée, disons que ce trait sans artifices contribue à la l’acquisition immédiate du message ; d’une justesse implacable et en phase avec la thématique de société totalitaire qui lui est chère. Graphisme froid et personnages vidés de toute expression faciale.

    Vuillemin est en revanche l’archétype du goret subtil. Un trait empâté et louche, mais une construction irréprochable pour un univers très premier degré. L’aquarelle contribue également à noircir le climat ; grisaille colorée et lavis crados.

    Il manque en revanche à notre outsider du FN, ce côté pro qui s’acquiert au fil des inspirations culturelles et des charges de l’histoire. Son oeuvre dépasse la médiocrité du collégien caricaturant son prof avec ses Crayola et son marqueur whiteboard. Typographie poussive, grosses bulles narratives et surchargées aux antipodes du dessin de presse. Tout ça fouette l’auto- entreprise improvisée, le manque de cadrage, et disons-le, le suicide à court terme.

  6. De plus son trait expressif est gentil, il n’y a pas une ombre de méchanceté dans le crayonnage du candidat de Villeurbanne. A mon avis, le type est tellement bleu-bite qu’il n’a pas pensé un instant que dans ce pays des antifascistes proclamés passent leur temps à écumer les sites « nauséabonds » pour y trouver une faille et peindre à la peinture acrylique le célèbre mot qui inaugure toutes les défaites : NO PASARAN


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