Publié par : Memento Mouloud | juin 8, 2012

Sur les Strauss-Kahn, un livre d’Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué

Le livre dont toute l’oligarchie, et puis les juifs et puis les petits, et puis les sans-grades et puis les illettrés causent, ça s’appelle Les Strauss-Kahn. Il paraît que c’est un couple hors-normes les Strauss-Kahn, un truc de fou quoi. La fille à papa vendeur de tableau et le fils du mellah d’Agadir, c’est la belle et le clochard en double traduction ladino-yiddish, un truc à t’arracher les larmes et les rires, entre le burlesque et la comédie de mœurs sur fond de synagogue et de chandeliers. Sauf que les chandeliers, le Dominique, il en avait son propre usage. C’est écrit par le tandem LGBT Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin qui se spécialisent dans les perdants. Y a cinq ans c’était Ségolène, aujourd’hui c’est  DSK. Catherine Nay, elle écrivait tous les sept ans, mais elle préférait les gagnants. C’était un autre temps. Il paraît que même la Rottweiler a eu droit à son coup de biroute virtuelle. C’était vraiment un chaud le Dominique. Je me demande si c’est pas l’influence des pornos californiens où des types décalottés se tapent des bonasses cocaïnées à la chaîne, ça a du le marquer, DSK

Dans le bouquin, ça donne un super-dialogue, lui « comment se porte la plus grosse cochonne de Paris ? », elle, « je croyais que c’était Anne Sinclair ». T’imagines toi, un truc pareil, c’est du harcèlement putain. Nicole Leibowitz et Elisabeth Schemla, elles avaient déjà tout balancé mais ça restait entre gens du Temple alors que là, Chemin/Bacqué, si c’est pas super-frenchy, je m’arrache un phylactère. L’opus est tiré à quatre vingt mille exemplaires, ils appellent ça un roman politique et social chez Torchons-Hebdo, les Rougon-Macquart en somme, en attendant le J’Accuse, des fois que DSK ce serait Dreyfus sur l’île du Diable. Le Point et le Monde font leur Une dessus. La dépouille de Coston doit être en transe, je l’imagine fouiller son Toussenel, les juifs rois de l’époque, je vous l’avais dit. Il émergeait auprès des services allemands, le Coston, mais les allemands n’ont plus de service, même le BND est dénazifié. L’antisémitisme n’a plus d’avenir que chez les bougnoules, c’est pas une vie, merde.

Et puis la Raphaëlle, elle n’a pas peur des poncifs, « ce qui nous a frappées en remontant sur vingt ans cette histoire, c’est qu’on voit bien qu’il y a une juxtaposition entre le danger et le pouvoirOn sait qu’il y a un érotisme du pouvoir mais chaque fois que Dominique Strauss-Kahn fait une déclaration d’importance, qu’il prend une position politique importante, dans l’heure qui suit, il transgresse et lui-même se met en danger, notamment par son addiction pour les femmes qui est un problème majeur pour toute sa carrière politique.« . Erotisme du pouvoir, addiction aux femmes, ce sont des mots qui masquent. Le pouvoir ne dégage aucun Eros, le pouvoir c’est Priape et l’addiction c’est du cul et encore du cul, jusqu’au pénultième. On n’en finit jamais, on s’en met partout, on se met partout, faut que ça gicle. « DSK aime flirter avec le danger, il aime ces ambiances interlopes, il fréquente parfois des gens peu recommandables et tout ça participe d’une sorte d’ivresse, il ne prend pas de précautions. ». Toujours le même voile pudique, c’est qui les gens peu recommandables ? Allez crache ma petite, des mafieux, des proxos, des flics, des voyous, des banquiers, des types du BTP en costard, des socialos, des bureaucrates internationaux, européens, français, des politiques de tout bords ?

« Ce n’est pas du tout parce qu’il participe à des soirées échangistes que Dominique Strauss-Kahn ne pouvais pas être candidat à la présidentielle, c’est parce qu’il était, de ce fait, la proie des maîtres chanteurs, de tous ceux qui pouvaient le menacer, de sortir des révélations, etc. Il était devenu fragile et c’était impossible dans ces conditions qu’il accède au sommet de l’Etat« . Juste une question ma grande, le même a accédé à la tête du FMI avec l’accord de tous ses bailleurs de fions et l’appui de Sarkozy, en proie aux maîtres-chanteurs, comme tu dis. Et c’est ce type qui devait réguler la finance mondiale et parler en tuteur à Goldman Sachs en particulier et à Wall Street en général  ? DSK et la Mnef, c’est là qu’il fallait chercher quand la centrale étudiante servait de pépinière à des pseudo-révolutionnaires du grand soir, le piolet de Trotsky calé sur les comptes bancaires de la lutte contre l’ennemi communiste, le vrai, celui de Moscou. Olivier Spithakis avait ouvert un pan du voile pour se couvrir. Le pan s’est refermé. La guerre froide a toujours enrichi ses combattants. Nombres de juifs de ce coté ou de l’autre de l’Atlantique y jouent leur rôle, discret mais efficace. Strauss-Kahn n’était que le dernier avatar d’une posture commencée avec le Léon Blum de retour d’Allemagne signant les accords Blum-Byrnes. Des drôles de socialistes, même pas de la chaire, mais de la consolidation des assises capitalistes. La différence entre Blum et DSK, c’est que le premier recevait les jeunes hommes en robe de chambre. Question de dilection.

Elles seront invités partout, Ariane et Raphaëlle. Sur le plateau de Canal Plus, auprès de Ruth Elkrief sur Falafel TV mais sans ce panneau de la rue des Rosiers, « toujours imités, jamais égalés » ; ça devrait être le titre de leur bouquin, une sorte de somme de la vulgarité glamour. Mais elles sont bien élevées les pisse-copies et ça donne, « La saga des Strauss-Kahn, c’est le scénario hypnotique qu’aucun film, aucun roman n’aurait jamais osé imaginer ». Pauvres connes, les romanciers n’en auraient pas voulue de votre saga, c’est tout. Nicolas qu’invite le couple Sinclair, Attali qui les regarde, Minc qui supervise, on étouffe merde. C’est le roi Ubu en version les histoires yiddish de ma grand-mère. Du sous Woody Allen et encore dans ses plus mauvais moments.

Allez un dernier pour la route : « au cabinet de Sarkozy, on sait qu’il se rend aux Chandelles, un club libertin au centre de Paris.DSK abandonne sa voiture à quelques mètres, au rond-point, plutôt que de se garer dans la rue Thérèse, trop étroite. I ne se cache pas pour se rendre à l’Overside, autre club échangiste de la rue du Cherche-Midi. On connaît aussi des affaires plus ennuyeuses, survenues au bois de Boulogne, dans les circonscriptions tenues par deux élus UMP, Pierre-Christian Taittinger et Bernard Debré. Mais voilà qu’à l’hiver 2006-2007, c’est un deuxième incident, plus grave, qui est remonté jusqu’à la place Beauvau. Un policier est tombé, dans la nuit, sur plusieurs voitures arrêtées, non pas au bord mais au milieu de la chaussée, dans une des allées du bois. Si on en croit la buée qui voile les vitres, les occupants sont nombreux. Le policier tape à la fenêtre de l’une des voitures, une portière s’ouvre. Parmi les occupants, Dominique Strauss-Kahn. Y a-t-il eu une note écrite détruite plus tard à la broyeuse ? Un simple récit a-t-il suffi ? Une chose est sûre : lorsque Alain Gardère [patron de la sécurité publique parisienne] (…) retrace le récit devant le ministre et son directeur de cabinet, Claude Guéant, Sarkozy rit à gorge déployée, sans pouvoir s’arrêter (…) »

Dommage que Sarkozy n’ait pas daigné partager l’anecdote avec les français puisqu’elle était si drôle.


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