Publié par : Memento Mouloud | janvier 20, 2013

La boucherie d’In Amenas

Le bilan : au moins 48 otages et 32 ravisseurs tués, aucun membre des forces algériennes

Samedi, un premier bilan officiel du ministère de l’intérieur algérien indiquait que« 685 employés algériens et 107 étrangers », avaient été libérés par les forces algériennes, tandis que 23 otages étaient morts depuis mercredi, ainsi que 32 ravisseurs. Le lendemain, les corps de 25 otages étaient découverts. « Nous avons eu confirmation que 41 de nos employés étaient sains et saufs mais le sort des dix Japonais restants et de sept autres étrangers reste à déterminer », a déclaré dimanche matin un porte-parole de la compagnie japonaise JGC Corp qui employait 78 personnes sur le site.

Deux témoins algériens ont déclaré dimanche à l’AFP avoir vu neuf Japonais être exécutés par les islamistes dès mercredi. Les deux témoins ont expliqué que les islamistes avaient d’abord tué trois Japonais qui s’étaient échappés du bus, chargé vers 4 heures GMT (5 heures heure française), d’emmener notamment des expatriés vers l’aéroport d’In Aména. « Nous avons tous eu peur quand nous avons entendu des tirs de rafales mercredi à 05h30 (04h30 GMT). Après, nous avons réalisé qu’il venaient de tuer trois de nos collègues japonais qui voulaient s’enfuir du bus », a expliqué un témoin, Riad, qui travaille pour le Japonais JGC. Les six autres Japonais ont été tués dans la base-vie, selon les deux Algériens. Riad a raconté que les assaillants étaient « arrivés sur le site avec des arraches-clous et se sont dirigés vers les chambres des Japonais »« Ils étaient au courant de toutes nos procédures », a-t-il affirmé. « Un terroriste a crié ‘open the door’ (« ouvrez la porte ») avec un accent nord-américain, puis a tiré. Deux autres Japonais sont morts et nous avons trouvé quatre autres cadavres de Japonais à l’intérieur de la base-vie », a-t-il dit, très ému.

La Norvège est pour sa part sans nouvelles de cinq de ses ressortissants, la Malaisie de deux. Et la Grande-Bretagne indique désormais que trois autres de ses ressortissants sont « sûrement » morts, outre les trois Britanniques et le résident au Royaume-Uni qu’on savait déjà avoir été tués. Alors que le département d’Etat américain a indiqué vendredi soir la mort d’un de ses citoyens, la chaîne de télévision NBC News a assuré que deux Américains s’étaient échappés et que le sort de deux autres demeurait inconnu. Parmi les otages confirmés morts jusqu’à vendredi figurent notamment des ressortissants des Etats-Unis, de Roumanie, de Grande-Bretagne et d’Algérie. Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères a annoncé vendredi soir la mort d’un otage français originaire du Pays-Basque mais indiqué que trois Français avaient la vie sauve. Il n’a pas précisé que Yann Desjeux était un ancien membre du 1er RPIMA donc un soldat sans uniforme, dont la fonction officielle aurait été la direction d’une société locale de gardiennage.

Un communiqué du ministère de l’intérieur algérien qui tente de légitimer l’opération indique que de l’armement a été retrouvé sur place : « 6 fusils-mitrailleurs (FMPK), 21 fusils PMAK, deux fusils à lunettes, 2 mortiers 60mm avec roquettes, 6 missiles de type C5 60 mm avec rampes de lancement, 2 RPG7 avec 8 roquettes, 10 grenades disposées en ceintures explosives ». L’opération aurait aussi permis la récupération de « tenues militaires étrangères et d’un stock de munitions et d’explosifs ». Une opération de déminage du site gazier était en cours. « L’usine a été minée dans le but de la faire exploser », a indiqué la compagnie Sonatrach dans un communiqué.

Comme l’avait annoncé le ministre algérien de la communication, les otages ont bien été neutralisés, surtout lorsqu’ils étaient étrangers. Ensuite, on se demande bien pourquoi les ravisseurs ont pris tant de temps avant de se décider à faire sauter le complexe s’il s’agissait de son objectifs prioritaire.

Le site d’In Amenas : un complexe gazier international

L’association Sonatrach-BP-Statoil avait signé un contrat de 213 millions de dollars avec le groupe JGC pour optimiser la production des gisements gaziers d’In Amenas, un des plus importants d’Algérie, mais dont les performances déclinaient. Selon les termes de l’accord entre les partenaires, le contrat portait, notamment, sur la construction d’un centre de compression du gisement Tiguentourine, opérationnel depuis décembre 2006. Il comprenait la construction de deux lignes de compression d’une capacité de 29,7 millions de m3 par jour, installés en amont de l’usine de traitement de gaz. Cependant Sonatrach, la compagnie nationale algérienne, partenaire du projet, n’avait pas dévoilé les parts de production de chacun des contractants. De plus, le projet prévoyait aussi de développer trois nouveaux gisements satellites à savoir Hassi Farida, Hassi Abecheu et Ouan Taredert, l’ensemble des objectifs devant être remplis en août 2013.

Qui sont les membres du commando et d’où viennent-ils ?

Quatre importants chefs djihadistes participant au commando auraient été tués, indique le quotidien algérien El Watan. Il s’agit de Abdelrahmane, dit « le Nigérien », du chef « des fils du Sahara pour la justice islamique « , Lamine Moucheneb, alias Taher, de l’ Algérien Abou Al-Baraa et du mauritanien Abdallahi Ould Hmeida. D’après les sources djihadistes citées par ANI, le commando était dirigé par Abdelrahmane, dit « le Nigérien » et est composé d’une quarantaine de personnes originaires d’Algérie, d’Egypte, du Niger, duTchad, de la Mauritanie, du Mali et du Canada qui se seraient infiltrés en Algérie depuis le Niger.

Première distorsion, selon ANI, une agence mauritanienne, les preneurs d’otages étaient une quarantaine d’hommes infiltrés à partir du Niger, pour sa part, le ministre de l’Intérieur algérien Dahou Ould Kablia affirmait qu’ils venaient de Libye. En revanche, ce qui est avéré, ce sont les liens des assaillants avec la politique algérienne. En effet, on trouve, parmi les membres du commando, le mouvement des fils du Sahara pour la justice islamique, créé en octobre 2007 à partir des provinces du sud de l’Algérie. Auparavant, les autorités algériennes avait réussi à juguler ses attaques en négociant. Toutefois le mouvement avait déclaré revenir à l’action militaire dans une vidéo publiée en septembre 2011 tandis qu’il faisait du nord du Mali son quartier général.

 Mokhtar Belmokhtar dans la perspective malienne

Mokhtar Belmokhtar ne se trouvait pas sur place, mais au Mali, information confirmée par RFI. Dans une entrevue donnée au quotidien algérien El Watan, Maurice Freund, fondateur d’une agence de voyage très active au Sahel, Le Point Afrique, parle de sa rencontre avec le trafiquant. « Jusqu’en 2008, il nous est arrivé de croiser Mokhtar Belmokhtar et même Abderezak El Para [un des leaders du GSPC] avec lesquels nous prenions un verre de thé lors de rares rencontres. Il y avait une espèce de modus vivendi : pas de prise d’otages sur le territoire malien en contrepartie d’un laisser-faire. Le trafic de cigarettes, de drogue et des immigrés était connu de tous avec des complicités au plus haut niveau. De plus, des personnages comme Iyad Ag Ali ou Ag Bibi (son bras droit en 1995) étaient nos partenaires en 1995. Ag Bibi avait créé une agence de voyages (Afala). Le représentant de Point-Afrique au Mali était (et est toujours) Aroudeny Ag Hamatou, le frère de l’amenokal des Oulmeliden. Nous étions parfaitement informés et avions des garanties. Mais bien entendu, la perception de la montée d’un islamisme était nette et en accélération. Mais déjà en 1995, nous croisions des prédicateurs wahhabistes venant du Soudan et même du Pakistan. Ils n’étaient pas agressifs et pratiquaient l’aide sociale de manière très efficace. Il est arrivé que l’un de nos propres guides rejoigne AQMI contre rémunération. Pour nous, en janvier 2011, la situation devenait irréversible. Une rencontre privée, en novembre 2010, avec ATT (alors chef de l’Etat malien, ndlr) à Mopti laissait apparaître une immense fatigue et de la désespérance. Notre relation avec ATT était franche et amicale. Je l’avais connu en 1991 et lui avais organisé sa première rencontre avec la presse française. Je ne suis – bien sûr – pas très objectif sur le président du Mali, mais je n’ignorais pas grand-chose de la terrible compromission entre les plus hautes autorités de l’Etat malien avec tous les maîtres du trafic. Les islamistes étaient totalement protégés. Seul Bahanga et son fidèle compagnon Hama (actuellement porte-parole du MNLA) étaient disposés à se battre contre les islamistes. Ceci explique cela. Pour lutter contre les rebelles touaregs, on a accepté des alliances avec les islamistes »

La DRS/Aqmi  algérienne et le désastre Germaneau

La zone frontalière juste au nord de Tigharghar est survolée quotidiennement par les hélicoptères de l’armée algérienne, et régulièrement par deux Beechcraft 1900 de l’armée de l’air algérienne, équipés de matériel de surveillance. De plus, il existe des contacts étroits entre la cellule d’Abdelhamid Abou Zaïd d’Aqmi et le DRS, Zaïd étant lui-même considéré comme un agent du DRS. Pour cette raison, les habitants de la région, de plus en plus remontés contre les soi-disantes activités d’Al Qaeda, se réfèrent souvent à l’Aqmi comme « Aqmi/DRS ». Ainsi, les derniers mots attribués au colonel Lamana Ould Bou, du service malien de la sécurité d’Etat, peu avant son assassinat à Tombouctou le 10 juin 2009, étaient :

« Au cœur d’Aqmi, il y a le DRS. ». Toute la stratégie du DRS en créant l’Aqmi dans la région sahélienne en 2006, a été de convaincre les Occidentaux, et en particulier les Etats-Unis, du rôle indispensable de l’Algérie comme gendarme régional. A côté du DRS, l’autre vainqueur est, bien sûr, son complice, l’Aqmi. L’épisode,  lui a offert une victoire de propagande qui relance son impact dans la région, et sa capacité à recruter au-delà du cercle initial des « musulmans en colère ». L’insécurité dans la région s’est assurément aggravée. Plusieurs leaders d’Aqmi ont menacé de représailles les intérêts occidentaux, comme l’a clairement indiqué une mise en garde du Département d’Etat américain.

Le 22 mai 2012, dans une interview à la BBC, il affirmait que l’Algérie était « la base arrière » d’Ansar-Dine, à la fois parce que ce groupe permettait de justifier la présence des forces de sécurité algériennes et parce que cela permettait à l’État algérien d’avoir un « pouvoir de projection dans ce qu’il considère comme sa sphère d’influence ».

On sait aussi que cette attaque est intervenue « en réaction à l’ingérence flagrante de l’Algérie autorisant l’usage de son espace aérien par l’aviation française pour mener des raids contre le nord du Mali », selon les propos tenus par  les propos de Mokhtar Belmoktar l’un des chefs historiques d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) que citent plusieurs sites algériens.

Mais l’agence d’information kabyle « Siwel » apportait mercredi soir un tout autre éclairage sur cette prise d’otage. Elle relaie sur son site les propos tenus par Jeremy Keenan, un spécialiste britannique de la région Sahel, sur la chaîne BBC news : « L’attaque en Algérie ressemble à un ‘inside job’ (une opération menée de l’intérieur, ndlr), a-t-il affirmé mercredi 16 janvier à la chaîne britannique. D’après cet anthropologue, c’est le pouvoir algérien qui tirerait les ficelles de cette opération. Au micro de la BBC, l’expert pointe « la complicité du gouvernement (algérien), alors que la sécurité (à In Amenas) rend le site hermétique ».

Dans cette vidéo, Jeremy Keenan donne sans détour une toute autre vision géopolitique du conflit au Mali et au Sahel : « Les services secrets (algériens et américains) ont un intérêt à maintenir un certain degré d’instabilité pour garder la zone sous le contrôle de l’AFRICOM (The United States Africa Command) », affirme l’expert. Alors que la journaliste d’Al Jazeera lui demande d’apporter une preuve que ces groupes terroristes au Mali et au Sahel reçoivent l’appui du gouvernement algérien, Jeremy Keenan répond : « les leaders de ces groupes (dont l’AQMI) ont des liens directs avec les services secrets algériens (…) Ils sont tous impliqués dans l’immense trafic de la drogue qui transite dans la région, c’est l’épicentre du commerce de la cocaïne qui provient d’Amérique du Sud vers l’Europe, estimé à 10 milliards de dollars par an ».

 Le rôle du général algérien Tartag El Bachir

Il est accusé de déstabiliser à travers cette opération terroriste, l’actuel patron de la Sécurité militaire, le général Médiène dit Toufiq, pour prendre sa place. Ce qui est un peu court.

En effet, la Direction de la Sécurité Intérieure était promise depuis longtemps au général Tartag par le général Toufik, patron du DRS. Déjà en 2005, le site bien informé/manipulé Maghreb Confidentiel annonçait un « changement majeur au sein du puissant Département du renseignement et de la sécurité (DRS).  M’henna Djebbar (ex-chef du CTRI stratégique de Blida (1990-2003) dépendant de la DSI), Athmane Tartag (ex-chef du CPMI (1990-2001) dépendant de la DCSA), le général Farid Ghobrini (ex-chef du Centre Principal d’Opérations (CPO) d’Hydra dit Antar, dépendant de la DDSE) et un certain général Kamel (actuel chef du CPO), sont les quatre « Mousquetaires » qui composent le commandement opérationnel de choc du DRS et sont restés fidèles au général Toufik Médiène. Ils détiennent à eux cinq des secrets que même le président et le chef d’état-major Gaïd Salah ignorent. Dans ce contexte, la position du général Rachid Lallali, alias Attafi, patron de la Direction de la documentation et de la sécurité extérieure (DDSE), paraît ambigüe par rapport à ce quinté de choc. Au point où les événements au Sahel sont devenus une affaire de sécurité intérieure dont va s’occuper le général Tartag.

Or Le chef de la 4e région militaire algérienne, dont dépend le site gazier d’In Amenas, le major général Abdelrazak Chérif, commandait les unités de parachutistes qui «éradiquaient»les terroristes islamistes dans les années 1990. Autre vétéran de cette « décennie noire» qui ensanglanta le pays, le patron de la sécurité intérieure, Bachir Tartag, surnommé «le Bombardier», pilote les opérations.

C’est jeudi en fin de matinée que l’assaut est donné par les forces spéciales algériennes. Des hélicoptères attaquent un convoi de véhicules qui tente une sortie. Les djihadistes ont pris des otages avec eux, certains sont bardés d’explosifs. L’intention des preneurs d’otages est apparemment de fuir dans le désert. L’Irlandais Stephen McFaul a raconté aux médias britanniques qu’il était dans la cinquième jeep de ce convoi et qu’il a réussi à s’échapper quand les quatre premières ont été bombardées. Sa jeep à lui a versé. Il a couru avec le collier d’explosifs que ses ravisseurs lui avaient accroché autour du cou durant sa détention.

Selon nos informations, les militaires algériens avaient encerclé le site avec des véhicules blindés et mobilisé une cinquantaine de chars T90 de fabrication russe. L’assaut a été mené par deux Mi24 Superhind, des «hélicoptères qui peuvent porter une dizaine de kilos de charge explosive et tirer à 5 kilomètres», précise Akram Kharief, journaliste spécialiste des questions militaires.

 Le Monde / Algérie 360 / Ansar al Haqq / rue 89 / El Watan/ ANI / Le Figaro/Jeremy Keenan/ Tamazgha / Challenges

 


Responses

  1. « Une dizaine de kilos de charge militaire… » Le bel expert que voilà…

  2. explosive, Ag. Si on enlève le côté expertise, mais tout le monde est expert si on en juge par les plateaux TV, on voit bien que l’armée algérienne inaugure une nouvelle tactique de sauvetage des otages en les bombardant à l’hélicoptère d’assaut. Même les russes n’avaient pas osé

    • d’un autre coté que voulez vous que fissent les gnoules?
      négocier?
      mais ils ont pour doctrine de ne pas négocier avec les terroristes
      monter une opé complexe , nocturne, type infiltration et exfiltration des otages?
      ils n’en avaient sûrement ni les moyens,ni les compétences, ni le temps, ni les renseignements pour mener ça à bien

      seule solution, taper dans le tas en espérant que ça calme les autres excités…ceux qui restent

      pour la colère des occidentaux ( qui sont aussi les clients du gaz) , le fait d’avoir interdit la prospection du gaz de prout les rend client captif…vae victis, merde ! surtout si ces cons là se sont lié les mains….

      • D’un aut’ côté, les chouifs l’avaient fait à Entebe, mais ils avaient à libérer des coreligionnaires pas des croisés…. Et c’était dans une enceinte fermée….

  3. Ca sent le gaz cette histoire, sans oublier que l’Afrique du Nord est aux portes de l’Europe. Je pense que nous allons assister à l’avènement d’une nouvelle géopolitique du conflit inédite, dans un climat de paranoïa constante menant soit à une sanctuarisation de la France sur le mode d’Israël, soit à la porosité balkanique, et au chaos qu’elle sous-entend.

  4. C’est surtout la cohérence de la politique américaine qui est remarquable (je ne parle pas de la nôtre, elle est inexistante ou indexée sur la première) : soutenir les islamistes modérés mais aussi les régimes du Golfe en pensant que l’Arabie Saoudite ou les émirats n’ont que des objectifs régionaux comme si l’Islam était une religion tribale et non à vocation universelle. En même temps défendre Israël puis transformer la Turquie en point de capiton d’une alliance islamo-européenne avec comme premier supporter l’Allemagne sans armée ; consolider l’Europe en tant que jardiland cosmopolite et quelque peu clochardisé

    Kobus, les algériens sont retors, après tout quel était le pourcentage de chance que le FLN s’empare de tout le pouvoir dans les trois départements français d’Algérie en 1954 ? 0,5 %, moins ?

    • J’aurais pas dit plus que vous….
      Ce fut une belle manipulation de la plèbe maghrébine…..
      Comme quoi….leszommpolitik’ s’y entendent……
      Le pire c’est que c’est à eux qu’on a laissé les clefs du pays,et ils en ont fait une kleptocratie….comme ici….

      • L’Algérie c’est un peu le portrait de Dorian Gray de la France, un masque grimaçant de ce qu’elle a de pire : le délire érigé en dogme national (l’Algérie a toujours été arabo-musulmane) ; l’arrogance vide (on est les seuls arabes révolutionnaires, les zotres c’est de la merde) ; le népotisme et la corruption comme seul mode de fonctionnement, un dispositif éducatif de masse décervelant, un étatisme ruineux, etc.

  5. Tiens, info remarquable balancée sur le blog de Bernard Lugan. La contribution américaine à cette guerre du Sahel, cette fameuse aide providentielle apportée à la France (sans doute pour nous remercier du sacrifice afghan), comme le souligne les journalistes, consiste à nous louer à prix d’or, des avions de transport de troupes.

    Encore une humiliation dont l’oligarchie française, devra un jour répondre.

    • Si l’oligarchie vronzaise devait répondre de quoi que ce soit,c’est depuis bien longtemps qu’elle aurait dû le faire….
      Mais les citoyens,libres et éduqués ,nourris depuis l’enfance par l’educnaze,sont assez crétins pour pas lui demander raison,à l’oligarchie…..
      Un peu desapointant……

  6. En guise de cadeau, ils auront glissé une caisse de cannettes de Coca et l’intégrale de Narnia, aucune inquiétude Ali, ce sont nos amis. Je serai assez de l’avis de Kobus, pour l’oligarchie le comptoir est ouvert depuis 1789, elle s’en sort toujours

    Kobus, il vous reste encore un zeste d’homme de gauche, le genre l’éducation a un effet net sur les passions et l’entendement, vous pouvez réformer un petitdhomme par l’éducation, auriez-vous milité à gauche dans un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ?

    • réformer un petit d’homme ?
      par l’éducation?
      j’ai du mal à y croire….on peut éviter de le pourrir par l’abus de sur consommation , peut être , mais l’amender, ça reste à voir
      ou alors il faut qu’il aie des dispositions heureuses dès le départ
      et c’est pas nos kévins ni nos moktars qui les transportent en eux, ces dispositions
      enfin, j’en ai pas l’impression, voyez

      ouiche, j’ai eu milité à un niveau minuscule, genre aide à l’onfonce , dans ma prime jeunesse
      comprenez par là que ça m’a bien marqué…
      engagement bien sûr gratuit ( et pourtant un peu de blé n’eût point été de trop , mais bon) et profondément stérile , eût égard aux résultats , et à la population ciblée ( que des moktars en fait, laissés là par leurs parents, au bon coeur de la ddass , par les congés d’été des familles d’accueil et des foyers de la région )
      et ,’fectivement , juxtademicentenaire, les moins de 20ans ne peuvent pas concevoir

      • Le réformer, non, mais diriger ses passions, c’est toujours possible, vous ne pensez pas Kobus ?

        Je n’ai jamais pu militer, c’est vraiment un truc impossible pour moi, je ne comprends même pas comment on peut entrer dans une organisation et suivre la procédure avec réunions, autocritiques, rapports et défense de principes aux dents creuses et pourtant c’est le tableau habituel de l’éducnaze. Masochisme ?

      • militer c’est s’abdiquer
        sans uniforme ( donc sans le prestige y afférent)

    • pour le geste commercial de nos amis amerlots , en remerciements du loyer des appareils de transport de troupe , ils nous laisseront une merdave genre aïeupaude ou aïeufaune , avec téléchargement limité pour deux trois merdes à la gloire de l’empire ( genre « téléchargez MAINTENANT la chute du faucon noir ! » ou « quand harry tringle sally jusqu’aux ovaires sans le montrer ! »

  7. Je pose a peine les valises d’un autre continent.
    Donc pour résumer, on nous refait le coup des moines de Tiberines mais sous réalisateurs US, 3D, son HImax et figurants à gogo. Transformers en Algérie.
    C’est bon çà, coco.

    Le plus inquiétant est l’atonie du public.
    On se croirait dans 1984 et sa guerre permanente.
    J’en viens à me demander d’ailleurs, en se renseignant sur Huxley ou Orwell, si ce n’étais pas plus un programme qu’une vision romancée et anticipée de la société. Une forme de tract pour faire passer le sujet auprès des catégories plus intellectuelles.

  8. Quand Harry tringle Sally n’est disponible qu’en letton sous-titré magyar, Kobus, reste les images

    Ag, programme, je ne sais pas mais Orwell ne décrit pas vraiment l’URSS comme il est dit, il pousse jusqu’à l’absurde les tendances qu’il avait observées dans les démocraties en guerre

    • harry qui tringle sally , c’est la parodie d’une maverdave amerloque que je me suis envoyé en période de grande dépression , il y a bien 27ans , soit plus d’un quart de siècle
      « quand harry rencontre sally » ça se nommait
      je serais incapable de retracer le scénario, toujours est il que c’était le truc dont le fumet hante les biblio de prêt des petites sous préfectures où on a construit une médiathèque, l’excuse pour laisser les gens croupir dans le divertissement le plus abject

    • Orwell a magnifié le concept de guerre totale /guezamts krieg/et actuellement on est en pleine guerre totale
      Ça nous bouffe la cervelle
      Guerre économique…
      Guerre culturelle/le mariage des pièces…
      Guerre de religion chiites/sunnites….
      Guerre politique,Copé vaincra-t-il fion?

  9. Je l’ai vu aussi, sans l’état dépressif. La non-question du film est la suivante ? Peut-on être bons amis, si on est un homme et une femme qui visiblement sont attirés l’un vers l’autre ? Après une heure et demi et quelques péripéties, la réponse est non et ça doit se conclure sur un mariage

  10. Comment s’abdiquer, Kobus, comme saint Denis, sa tête sous le bras ?

    • Sa fierté sous le bras,c’est pareil si on y réfléchi une minute….
      Ça permet de garder la tête sur les épaules….

  11. Pas toujours Kobus. Pour le raid d’Entebbe, les conditions étaient très différentes, ce sont les ravisseurs qui ont séparé les juifs (pas seulement israéliens) et les autres, exactement comme les GO islamistes ont sélectionné les expatriés avec en guise de bienvenue un collier d’explosifs, ensuite les israéliens agissaient en territoire ennemi, l’Ouganda ; un des leurs, le frère de Netanyahou, a été tué lors des échanges de tir et il n’y eut aucun massacre. Je vous renvoie à l’article de Wikipedia

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Raid_d'Entebbe

  12. En revanche Kobus, ce qui est nettement moins connu est cet épisode qui précède la guerre de Kippour dans lequel les israéliens abattirent un avion civil libyen qui avait franchi par erreur la ligne rouge du Sinaï faisant un peu plus de cent morts


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