Publié par : Memento Mouloud | mars 4, 2013

Louise Fessard contre Laurent Obertone

L’ouvrage commence par le récit d’un viol, avec actes de torture et de barbarie, commis en octobre 2004 à Besançon par un jeune homme de 22 ans, originaire de Mayotte, sur une étudiante de 23 ans. Selon l’auteur, « le viol s’est multiplié par cinq en l’espace de vingt ans, des années 1980 aux années 2000 ». Et « le nombre de viols actuels n’a aucun précédent historique depuis que la France est la France ».

Louise Fessard : Vrai pour le premier chiffre. Si on regarde les taux de condamnation pour viol, ces derniers sont même passés de 0,2 pour 1 000 adultes en 1973 à 2,8 pour mille en 2000. Faut-il pour autant en conclure que le nombre de viols sur adulte en France a été multiplié par 14 en trente ans ? Non. Les chercheurs y voient surtout un changement d’attitude des victimes face à ce qui fut (et reste) un tabou. Aujourd’hui encore, on estime que seules 10 % des victimes de viols déposent plainte en France.

De son côté Christophe Soullez, directeur de l’Observatoire national de la délinquance (ONDRP), souligne qu’il est particulièrement absurde de prétendre remonter jusqu’aux origines de la France.« En 1550 combien y avait-il de viols ? demande-t-il. Nous ne savons pas. L’histoire du viol a largement évolué au cours de l’histoire. Il était pratiquement accepté au Moyen Âge, où on appelait cela un droit de cuissage. » 

Laurent Obertone : L’augmentation des viols n’existerait uniquement parce que les victimes se décident enfin à porter plainte (c’est le cas pour un viol sur dix). Donc Médiapart se satisfait de 200 viols par jour, chiffre qui n’est contesté par personne, et qui est sans doute considéré par ces journalistes comme une bonne moyenne historique. Bon rythme de croisière, pourvu qu’elle s’amuse. Un expert nous précise d’ailleurs que ça a toujours existé, qu’on parlait de « droit de cuissage » au Moyen-Âge, légende noire qui fait encore bien rire les médiévistes, alors qu’en réalité les abus sexuels étaient à cette époque très durement sanctionnés. Le même expert ajoute « qu’on ne peut pas comparer » avec le Moyen-Âge, exactement ce que fait quelques lignes plus bas un autre expert, ce qui crédibilise rudement le travail du bot-journaliste.

BAM : On notera que les deux protagonistes ne définissent jamais le viol dont la détermination légale a changé. Obertone déforme le propos de la journaliste qui, non seulement, n’affirme pas que l’augmentation des viols est un fantasme mais aurait tendance à en multiplier le nombre, puisque 10 % seraient déclarés (proportion tout à fait invérifiable). Quant à Soullez qui n’est pas expert mais haut-fonctionnaire, la seule idée que 1550 se situe au Moyen-Age suffit à le disqualifier.

Comment Laurent Obertone explique-t-il cette prétendue explosion des viols ? Il existerait « une interdiction biologique de frapper les femmes – y compris les moches ». Mais cette loi naturelle a été mise à mal par « les sous-socialisés », définis de façon floue comme « une tribu primitive au sein d’une société développée ». « La désinhibition liée à l’anonymat de la société autorise les sous-sociaux à violer », conclut-il. 

Louise Fessard : La plupart des exemples de viols (et ils sont nombreux) cités par le livre sont commis dans un lieu public par des inconnus, si possible d’origine étrangère, ces fameux « sous-socialisés ». C’est oublier que la plupart des viols en France sont le fait de proches de la victime, comme le montre l’étude de la sociologue Véronique Le Goaziou, Le Viol, aspects sociologiques d’un crime. Le livre est issu du travail d’une équipe du Cesdip qui s’est penchée sur 425 affaires de viol jugées aux assises de Paris, Nîmes et Versailles.

« On voit clairement dans ces dossiers que le viol est un crime de proximité, explique Véronique Le Goaziou dans un entretien au Midi Libre. Le nombre d’affaires dans lesquelles auteurs et victimes ne se connaissaient pas du tout est réduit. Dans la majorité des cas, auteur et victime entretiennent un lien relationnel, plus ou moins fort. Les viols les plus nombreux sont ceux qui interviennent à l’intérieur de la famille (47 % – ndlr). Les viols par inconnu représentent dans ma recherche 17 % des dossiers (29 % à Paris – ndlr). C’est important à dire car on a encore dans nos imaginaires la vision du violeur qui fond sur sa proie inconnue dans une rue sombre, ce n’est vraiment pas le plus courant. »

Pour son Laurent Obertone, « le traitement des violences faites aux femmes » ne peut être qu’un leurre médiatique permettant « aux associations, médias et politiques d’incriminer essentiellement les maris et les pères de famille ». 

Laurent Obertone : Argument récurent : les viols sont « souvent le fait de proches de la victime » (en réalité de gens « connus » de la victime). Ce qui les rend nettement plus acceptables, hein, tant que ça reste entre gens connus… Pour le bot-journaliste, il est apparemment plus traumatisant de se faire violer par un étranger. Je ne suis pas un expert, mais ça sent le dérapage. je n’ai pour l’instant rencontré personne qui savait que 200 femmes étaient violées chaque jour. Les bots-journalistes auraient-ils oublié d’accomplir leur premier devoir qui est, rappelons-le pour rire, celui d’informer ?

BAM : Louise Fessard est la reine de la contradiction. Elle avait reconnu que les viols étaient en augmentation ainsi que les condamnations pour ensuite évoquer une « prétendue explosion des viols » puis elle affirme péremptoirement « que la plupart des viols en France sont le fait de proches de la victime » alors que la sociologue qu’elle cite évoque 47 % de viols à l’intérieur des familles (ce qui n’est pas exactement le sens de « proche » de la victime qui est nettement plus vague). Or à Paris, entre le ¼ et le 1/3 des viols sont commis par des « inconnus »,ce qui n’est pas rien. Obertone pratique de nouveau sa tactique préférée de la déformation. La journaliste comme la sociologue trouveraient « plus acceptables » des viols de proximité, de vraies salopes, hein ? De même, les étrangers ont été introduits par Obertone lui-même dans les récits de viols qu’il présente. Comme il les multiplie, qu’il les accumule, il est bien évident qu’il en attend un effet, un effet de causalité assez simple : la présence des bamboulas en France, les « sous-socialisés », est la cause de l’augmentation des viols. Proposition en contradiction avec « l’interdiction biologique de frapper les femmes » qui devrait concerner toute l’Humanité. A moins d’ajouter un corollaire non-écrit par Obertone : les blancs et les bamboulas ne partagent pas le même héritage génétique.

La France connaît une « augmentation vertigineuse de la criminalité depuis 1960 ». La police décompte 3,5 à 4 millions de crimes et délits par an en France, un chiffre « au-delà de toute l’histoire criminelle et délictuelle en France ». « Le bilan réel de l’insécurité, probablement le plus mauvais de toute l’histoire de la République française » serait même de « 12 millions de crimes et délits par an ». 

Louise Fessard : Ce chiffre est extrapolé à partir des enquêtes de victimation menées depuis 2006 par l’Insee et l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Chaque année, un échantillon représentatif de quelque 17 000 adultes est interrogé sur les infractions dont ils ont été victimes l’année précédente. « C’est assez paradoxal, car l’auteur prétend que tout est caché, mais son livre n’est fait que d’information ouverte, que ce soient des statistiques ou des articles de presse », remarque Christophe Soullez, directeur de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Comme l’ont montré plusieurs chercheurs, additionner l’ensemble des infractions pour créer un chiffre unique de la délinquance n’a cependant aucun sens. Même le ministère de l’intérieur, sous l’égide de Manuel Valls en 2013, a fini par abandonner cette présentation. D’abord parce que la statistique de police n’emploie pas les mêmes unités de compte selon les infractions, dénombrant tantôt des victimes, tantôt des mis en cause, des procédures, des véhicules, ou encore des plaignants. « Ce qui revient à additionner des chaises, des tables et des éléphants sous prétexte qu’ils ont tous quatre pattes », se gausse Philippe Robert, directeur de recherche émérite au CNRS. Ensuite parce que ce chiffre ne fait pas non plus de différence entre meurtre conjugal, inceste, vol à l’arraché de téléphone portable, escroquerie à la carte bancaire, tag, consommation de joints, défaut d’assurance de véhicule, travail clandestin, etc.

Laurent Obertone : Mes premiers chiffres clés sont ceux-là : 13 000 vols, 2 000 agressions, 200 viols, toutes les 24h. Personne ne conteste ça, pas Manuel Valls, pas Nicolas Comte (patron de FO police), pas même Laurent Mucchielli, le sociologue ultime (que le bot-journaliste garde logiquement pour la fin).

BAM : Cela donne 4,745 millions vols, 730 mille agressions et 73 mille viols par an. Le subterfuge n’est pas dans ces nombres. Laurent Obertone aurait pu signaler que parmi les prisonniers incarcérés, à peine 7 % le sont pour des vols simples, le reste l’étant respectivement pour des affaires de toxicomanie, des agressions avec violence, des délits et crimes sexuels et des homicides. On en vient donc à cette idée que l’impunité est tout de même assez générale dans les affaires de vol simple. Là où l’alignement du slogan pose problème c’est qu’il suppose qu’à chaque vol, agression et viol, il y a d’un côté un bourreau et de l’autre une victime, comme si les racailleux ne se volaient jamais, entre eux, ne s’agressaient jamais, entre eux, ni ne violaient jamais dans le périmètre de leur existence étroite. L’idée est de fortifier la peur et la création d’un français-victime, d’un français anémié, d’un français sous la férule des bandes, d’un français sous la menace des sous-socialisés. Il s’agit donc d’orienter la peur vers une cible. C’est donc un remake de l’industrie manufacturée de la haine selon les méthodes éprouvées de la presse Hearst des années 1930.

Depuis 1950, « le crime et la délinquance ont été multipliés par 7,5 ». Le nombre de vols serait lui passé de 187 500 en 1950 à 2 302 000 en 1985. Les « violences physiques non crapuleuses ont doublé entre 1996 et 2006 ».

Louise Fessard : Basée sur le chiffre unique de la délinquance, cette affirmation n’a donc « aucun sens », selon Nicolas Bourgoin. Qui rappelle de plus qu’entre-temps la population française est passée de 41 millions d’habitants en 1950 à 64 millions d’habitants en 2012. Si l’on tient malgré tout à faire le calcul, la délinquance constatée par la police (tous faits confondus) a en fait été multipliée par 5,89 entre 1950 et 2011. Et si on prend en compte l’augmentation de la population, la délinquance signalée n’a en fait été multipliée que par 3,95 entre 1950 et 2011. « C’est essentiellement la délinquance contre les biens qui nourrit cette hausse », précise Philippe Robert.

L’explosion des vols, particulièrement marquée entre le début des années 1960 et le milieu des années 1980, est bien documentée. En 1950, on comptait 40 faits de vols constatés pour 1 000 habitants contre 450 pour 1 000 en 1993. Tous les chercheurs lient cette augmentation au développement de la société de consommation, qui a multiplié les occasions de vol. Dans un graphique, Philippe Robert, directeur de recherche au CNRS, met ainsi en regard l’augmentation des vols et celle des immatriculations de véhicules en France de 1950 à 1973. Et Laurent Obertone oublie de préciser que depuis les années 1990, le nombre de vols décroît (aussi bien dans les enquêtes de victimation que dans les statistiques policières). Une évolution là encore surtout liée à des raisons techniques, les dispositifs de sécurité rendant de plus en plus compliqués les vols de voiture ainsi que les cambriolages de domiciles.

Le code pénal, qui comptait 500 infractions en 1810, en punit aujourd’hui plus de 15 000. Ces changements ont eu des répercussions importantes sur les statistiques policières, notamment dans le domaine des violences physiques. Depuis le début des années 1990, le nombre de coups et blessures volontaires enregistré par les policiers est devenu de plus en plus important et très supérieur aux enquêtes de victimation. « Ce qui est par définition impossible, puisque les enquêtes de victimation sont censées justement prendre en compte toutes les victimes qui n’ont pas déposé plainte et ne sont donc pas comptabilisées dans la statistique policière », explique Philippe Robert.

Dans l’ouvrage Mesurer la délinquance (Sciences-Po, 2011), Renée Zauberman et Philippe Robert expliquent cette aberration statistique par un durcissement législatif. « Depuis le milieu des années 1990, le législateur est intervenu de plus en plus souvent pour faire passer en délit des violences, qui auparavant étaient considérées comme de simples contraventions et ne figuraient pas dans la statistique policière », expliquent-ils. Et de conclure que« depuis le milieu de la décennie 1990, le rythme de plus en plus rapide des élargissements législatifs rend les données policières inaptes à mesurer quelque évolution que ce soit… sinon celle de l’inflation juridique. »

Comme les viols, l’augmentation des violences est également liée, selon Christophe Soullez, à une meilleure révélation des faits,« notamment au sein de la sphère familiale ». « Nous n’avons aucun signe crédible d’une augmentation des violences physiques graves, conclut Philippe Robert. Ce qui augmente dans la violence, c’est celle de basse intensité (les coups, menaces et injures) ainsi que les vols violents. »

Laurent Obertone : Le premier convient que les vols ont explosé, mais que c’est uniquement à cause du développement de la société de consommation. Ouf. Par exemple, la récente augmentation de 58% des cambriolages à Paris (Le Figaro) a tout à voir avec un sursaut de la société de consommation. Dommage que ledit spécialiste n’ose pas étendre son imparable argumentaire au viol, et établir une corrélation entre longueur de la jupe et multiplication des agressions sexuelles, ça intéresserait beaucoup de gens. Pour un autre spécialiste, si « les agressions physiques ont doublé », c’est la faute au Code pénal. À « l’inflation juridique ». Mais c’est bien sûr ! Ce n’est pas tout : les policiers exagèrent les faits, nous dit-on, car ils transforment des contraventions en délits ! Alors que depuis plusieurs années ils ont ordre de faire exactement le contraire… Les policiers sont donc accusés d’inventer l’insécurité. Et rassurez-vous, tous ces spécialises ne voient « aucun signe crédible d’une augmentation des violences physiques graves ». Ces gens devraient vraiment aller à la rencontre des victimes de l’ultraviolence, mais sans doute qu’elles ne sont pas des « signes crédibles », même si les statistiques de l’ONDRP ne cessent de démontrer le contraire. Encore une fois, tous les policiers vous diront (comme le patron de FO sur Paris-Première) que la criminalité qu’ils affrontent tous les jours est devenue tribale, ultraviolente, signe d’une rupture morale totale entre la société et les groupes criminels. Médiapart soutient-il que les agressions cigarettes ont toujours existé ? Que dans les années 50 on était battu à mort pour un regard ? Qu’on a toujours incendié un millier de voitures pour fêter le nouvel an ?

BAM : « la délinquance signalée n’a en fait été multipliée que par 3,95 entre 1950 et 2011 », mais les vols par 11. Quant à Philippe Robert, il confond corrélation (entre nombre d’immatriculations et vols de voiture) et causalité. Quand le nombre de coups et blessures déclarés augmente lors des années 1990, le même Robert trouve ça, par définition, impossible. Soullez révèle que la sphère familiale, comme il l’appelle, une sorte de capsule sociétale, est en voie d’implosion puisqu’elle est de moins en moins capable de réguler toute seule ses propres conflits. Enfin il affirme contradictoirement qu’il n’y a aucun signe crédible d’augmentation « des violences physiques graves » mais que les « vols violents » augmentent. Que réplique Obertone. Après un parallèle douteux entre vols et longueur de juge, vols et viols, il en vient à cette idée que les « groupes criminels » sont en rupture « morale » avec la société. Si les « groupes criminels » étaient en rupture morale avec la société comment écouleraient-ils le produit de leur vol dans les circuits légaux, comment bénéficieraient-ils de protections et de complicités très larges, pourquoi les plus grands succès dans la chanson ou au cinéma traitent, peu ou prou, de la geste de criminels abrutis et sanglants, pourquoi autant de jeux vidéos violents, pourquoi un tel succès de la pornographie ? Le portrait de la France est celui d’une société de défiance où une journaliste de gauche explique, très simplement, que le nombre de vols a baissé car les dispositifs de sécurité payants et parfaitement privatisés ont permis de plafonner le nombre de vols avant que les voleurs ne se mettent à étudier les manières de les contourner. Quant à savoir si les agressions cigarettes ont toujours existé, je peux témoigner qu’elles existaient déjà dans les années 1980 et que je vois mal le rapport entre les incendies de véhicules du nouvel an et une agression à mort pour un mauvais regard, sinon pour l’effet de manche, façon avocat démagogue.

La France compterait aujourd’hui « un millier d’homicides par an », contre « 309 homicides » en 1905.

Louise Fessard : Le premier chiffre est faux : selon l’ONDRP, seuls 665 homicides ont été recensés en 2012. Et « il y a eu moins de condamnations pour homicide en 2011 (398) qu’en 1905 (448) alors que la population a augmenté », rectifie Nicolas Bourgoin. Paradoxalement, la baisse spectaculaire des homicides depuis 1985 est presque passée sous silence dans La France Orange mécanique. Pour les chercheurs interrogés, l’évolution des homicides est pourtant la statistique la plus fiable sur le long terme pour mesurer le niveau de violence d’une société. Elle n’est pas soumise aux effets déclaratifs (un viol peut passer inaperçu s’il n’est pas déclaré, un meurtre plus difficilement) et elle repose sur plusieurs sources, toutes concordantes (policière, sanitaire et judiciaire). Le chercheur Nicolas Bourgoin a comparé ces chiffres sur une longue période. « Les homicides baissent depuis le Moyen Âge, indique-t-il. Le plus bas niveau semble avoir été atteint en France dans les années 1950, puis il y a eu une remontée entre 1950 et 1985 et une forte baisse depuis. » Le nombre d’homicides recensés par les gendarmes et policiers a ainsi été divisé par 2,4 en moins de vingt ans, passant de plus 1 600 en 1995 à 665 en 2012.

Laurent Obertone : De nombreux homicides sont maquillés en « violences graves » suivies de décès. Il est fréquent de dissocier l’acte violent et la mort. Vous savez, la fameuse crise cardiaque qui survient quand la tête de l’individu bousculé heurte le trottoir. La chute « accidentelle » après le coup de poing. Très pratique, pour améliorer les statistiques. Le chiffre des homicides est un des plus trafiqués de tous. D’autant que l’évolution de la médecine n’est à aucun moment évoquée par le bot-journaliste. Depuis 1985, le taux de mortalité lié aux cancers s’est effondré. Bizarrement, pas celui des homicides. C’est que nos chirurgiens en rattrapent, des traumatismes crâniens.

BAM : Passons sur les statistiques des homicides au Moyen-Age qui relèvent du comique de répétition, en revanche celles qui concernent les années 1995-2012 sont bien balisées. Comme une division par plus de 2 des mêmes homicides ne concorde pas avec sa thèse, Obertone a un joker : « on » maquillerait l’indice et je me demande qui est donc ce « on » qui maquille, la police, la gendarmerie ? qui, par ailleurs, sont louées par Lolo. Quel intérêt y a-t-il à maquiller une telle statistique ? Obertone aurait pu choisir un autre indice synthétique, celui des morts violentes (homicides, agressions suivies de la mort de la victime, suicides, accidents de la route, overdoses) mais cela demandait du travail. Il aurait constaté, qu’en effet, vu sous cet angle, la France est un des pays les plus violents, si ce n’est le plus violent de toute l’Europe occidentale.

Dans un tableau, Laurent Obertone retrace la hausse de la criminalité en France depuis 1830 à travers les faits constatés et les taux d’incarcération.

 

Louise Fessard : Seul souci, les statistiques policières n’existaient pas avant 1950.« On disposait seulement du compte général de la justice, indiquant le nombre de condamnés, s’étonne Philippe Robert.Donc, avant 1950, ce n’est pas possible de parler de faits constatés. » Ces statistiques policières ne furent rendues publiques qu’en 1972.

Laurent Obertone : silence radio

L’auteur évalue le coût global de la délinquance à 115 milliards d’euros par an, en s’appuyant sur une étude de l’économiste Jacques Bichot.

 

Louise Fessard : Le programme du Front national pour les présidentielles de 2012 avait déjà repris cette étude commandée en 2010 par l’Institut pour la justice, un groupe de pression qui milite pour un durcissement pénal. L’étude, intéressante dans sa démarche, se révèle très peu fiable (lire la critique de l’économiste Thierry Godefroy). Notamment lorsque son auteur se lance dans des estimations à la louche et « au doigt mouillé » (selon son propre aveu) du coût du préjudice moral ainsi que du préjudice diffus d’insécurité causés par chaque infraction. Ainsi du sentiment d’insécurité engendré par les homicides : « On peut faire l’hypothèse qu’en moyenne chacun des 50 millions d’adultes donnerait bien dix euros par an si cela permettait de réduire fortement le nombre des homicides. Soit 500 millions d’euros pour le préjudice diffus d’insécurité. ». Laurent Obertone en tire une idée pour résoudre le déficit et l’endettement français. Il suffirait, selon lui, de ramener le taux de criminalité en France à celui d’après guerre. Il est certain que si l’on ramenait également le PIB français à celui d’après guerre (15 milliards d’euros en 1950 contre 1 996 milliards d’euros en 2011), cette « solution » aurait sans doute moins de partisans.

Laurent Obertone : Dans une brève partie économique, Médiapart compare sérieusement des « milliards d’euros de 1950 » (sic) à des « milliards d’euros de 2011 ».

BAM : L’ironie est facile. Disons que la comparaison en « euros » n’a aucune base puisque Louise Fessard n’indique jamais l’année de référence pour la valeur de l’euro comme si l’euro était l’équivalent du franc germinal du XIXème siècle. En revanche, ce qui est certain et avéré, c’est l’enrichissement majeur du pays entre 1950 et 2011. Visiblement, Obertone pense que réduire le taux de criminalité est le meilleur moyen de sortir de la crise économique actuelle, c’est une option qu’on pourrait qualifier, en étant gentil, de débile vu que le sentiment d’insécurité est un vecteur de croissance et que la confiance entre les individus ne se monnaie pas sur un marché. En revanche ce qui aurait été fructueux aurait été de se demander pourquoi plus la France s’enrichit globalement, si on en croit le PIB, plus la désorientation gagne les individus.

La justice est trop laxiste. « Seul l’emprisonnement fait baisser le crime, avec lequel il est fortement corrélé négativement. » Laurent Obertone cite l’exemple des États-Unis, où la hausse de l’emprisonnement aurait divisé par deux le nombre de crimes en trente ans. « Les condamnés à de courtes peines récidivent beaucoup plus que les condamnés à de longues peines. Donc il faut remplacer les courtes peines par des longues. » Pour Laurent Obertone, la prison ne doit pas seulement isoler le coupable, elle doit le « faire payer », « ce n’est pas le Club Med ». « Avant, on trouvait un moyen de lui faire payer, par exemple en l’envoyant taper sur des cailloux en Guyane,écrit-il. Quant à la loi salique, elle faisait payer de son sang celui qui n’avait pas les moyens de rétribuer les victimes. » 

Louise Fessard : La France compte 66 572 personnes détenues au 1er janvier 2013, un chiffre en augmentation de 34 % par rapport à 2000. La durée moyenne de détention s’est allongée, passant de 8,1 mois en 1999 à 9,8 mois en 2011. Les peines de plus de vingt ans sont elles passées de 1 252 en 2000 à 2 291 en 2011. Cette évolution ne s’explique pas par l’augmentation de la délinquance, mais par une justice plus répressive, selon Nicole Maestracci, première présidente de la cour d’appel de Rouen et qui vient d’être nommée au Conseil constitutionnel. Depuis plusieurs mois, la magistrate, à la tête de la conférence de consensus sur la lutte contre la récidive, scrute ces statistiques. « Si on regarde les chiffres sur dix ans, on s’aperçoit que le nombre de procédures qui parviennent au parquet n’a pas bougé, explique Nicole Maestracci dans MediapartLe chiffre est stable. Néanmoins, le nombre de détenus a considérablement augmenté. Cela s’explique par une augmentation des courtes peines mises à exécution et par une augmentation de la durée des peines. »

Les États-Unis ont le taux d’incarcération le plus élevé au monde, avec 752 prisonniers pour 100 000 habitants en janvier 2010 (contre 94 pour 100 000 en France). Selon l’office des Nations unies contre la drogue et le crime, les États-Unis ont un taux d’homicide près de quatre fois plus élevé que la France (4,2 pour 100 000 habitants en 2012 contre 1,1 pour 100 000 habitants en France). La prison, dominante en France depuis deux siècles, n’empêche pas la récidive : près de 59 % des détenus sortis de prison en 2002 ont été condamnés à nouveau dans les cinq ans qui ont suivi leur libération, selon les démographes Annie Kensey et Abdelmalik Benaouda, du bureau des études et de la prospective de l’administration pénitentiaire. Et il ne s’agit pas, pour l’immense majorité, de dangereux criminels. Comme l’écrit Franck Johannès dans Le Monde, « la foule des récidivistes est d’abord composée de délinquants du quotidien, condamnés pour violences (et d’abord violences conjugales), vols et petits trafics, dégradations, conduites en état d’ivresse ou sans permis ». Le journaliste rappelle que, contrairement aux idées reçues, seuls 3,7 % des hommes condamnés pour homicides volontaire en 2010 avaient déjà tué ou tenté de tuer cinq ans auparavant et que seuls 3,9 % des criminels sexuels étaient des récidivistes.

Aucune étude n’établit de lien entre la sévérité des peines et la prévention de la récidive. En France, l’allongement des peines de prison, avec la mise en place des peines planchers, a même plutôt eu l’effet inverse. Entre 2006 et 2010, le taux de récidivistes est passé de 3,9 % à 6 % pour les crimes, et de 7 à 11,1 % pour les délits. La principale étude française, réalisée par les démographes Annie Kensey et Abdelmalik Benaouda, plaide a contrario pour les aménagements de peine. Environ 63 % des sortants de prison sans aménagement de peine étaient à nouveau condamnés dans les cinq ans, contre 39 % pour les sortants en libération conditionnelle.

Laurent Obertone : Le bot-journaliste explique ensuite sans ciller qu’en fait la justice française n’est pas laxiste. Pourquoi ? Parce qu’il y a de plus en plus de gens en prison. Alors que la courbe de l’incarcération est loin de suivre celle de la criminalité… Mais la criminalité ne s’aggrave pas, rien à voir. Qu’on se rassure, pour clarifier les choses, Taubira a décidé de vider les prisons. La série justice est la plus malhonnête, tant les chiffres bidons s’y accumulent. Mensonges sur les taux de récidive. Seuls « 3,9% » des criminels sexuels sont des récidivistes. La sévérité des peines ne préviendrait pas la récidive. Je me cite : « Selon une étude menée par le ministère de la Justice et rendue publique en mai 2011, près de 60 % des détenus condamnés récidivent dans les 5 ans. Ce taux grimpe pour les condamnés pour vol simple (74%), vol aggravé (67%) ou pour les condamnés pour coups et blessures volontaires (76%). On peut également citer les taux de récidive très impressionnants des condamnés pour viol sur mineur (19%), pour homicide (39%) ou pour viol sur adulte (39%). Plus de la moitié des récidivistes (54,6%) ont été condamnés à nouveau dans la première année de leur libération. Les trois-quarts d’entre eux (76 %) le sont dans les deux ans suivant leur libération. Point très intéressant : les condamnés à de courtes peines récidivent beaucoup plus que les condamnés à de longues peines. Ainsi un homme condamné à une peine inférieure à 2 ans de prison récidivera deux fois plus qu’un homme condamné à une peine supérieure ou égale à 5 ans de prison, ce qui démontre superbement l’utilité des peines sérieuses ». Calcul simple : un violeur avec arme, si on l’enferme trente ans, ne fera plus de mal à personne pendant trente ans.

BAM : Un membre du conseil constitutionnel nous explique que les procédures transmises au parquet sont stables sans préciser que les ministères successifs se sont ingéniés à réduire le nombre de plaintes en les transformant en mains courantes ou en simples formalités comme le savent tous ceux qui ont déjà vécu un vol de carte bleue, une voiture incendiée, détruite, volée ou des nuisances de voisinage. Au-delà des querelles statistiques qui, ici, relèvent clairement d’un abîme, l’idée d’Obertone est la suivante, « qui vole un oeuf vole un bœuf » et il suit de son énumération qu’il place sur le même plan le vol simple qu’un viol sur mineur ou un homicide. L’idée de Louise Fessard, c’est que Sarkozy a fourvoyé la France dans le tout-répressif et qu’il faut à tout prix développer les peines aménagées ou de substitution qui sont déjà importantes puisque près de 9 mille condamnés portent des bracelets électroniques. Les deux auraient pu s’entendre sur un point : la prison ne règle rien. Mais Obertone ne cherche en rien à réfléchir sur la forme-prison ou la délinquance, il chercher à écarter les « sous-socialiés ». Sa logique a pour but de définir, au sein de la société française », des indésirables, qu’il voudrait neutraliser. C’est une logique proprement contemporaine, une manière très post-calviniste de traiter le mal à la racine et très hypocrite de le laisser prospérer parmi les braves gens, c’est-à-dire ceux qui ont assez d’argent et d’intelligence pour masquer, très longtemps, leurs perversités asociales, leurs forfaits ou les commuer en amendes. Il suffit de penser aux raisins de la colère de John Ford pour voir qu’un américain n’a pas toujours vu de cet œil le délinquant puisque le héros du film, Henry Fonda, est un meurtrier et même un meurtrier récidiviste mais néanmoins un brave gars. Quant à Louise Fessard, elle est persuadée que l’homme est bon et qu’un peu d’attention et de câlineries, un suivi psycho-social, etc. vont pousser tout délinquant à s’amender

Le jeune journaliste réclame l’ouverture d’un débat sur la peine de mort.

Louise Fessard : « Les études menées aux quatre coins du monde démontrent, au contraire, une absence totale de lien entre la criminalité d’une société et le fait qu’elle recoure à la peine capitale », explique le chercheur Laurent Mucchielli, dans La Croix en 2010.

Laurent Obertone : Pour la peine de mort, Médiapart sort enfin le grand jeu : Laurent Mucchielli himself. On l’attendait avec impatience… il commence doucement (c’est un diesel) en expliquant qu’il n’y a aucun lien entre criminalité et peine capitale. Comme tous ses amis, Mucchielli considère la justice comme une thérapie, jamais comme une punition. Là encore, j’assume ma position d’hérétique : avant de comprendre, d’excuser, d’aider ou de justifier, la justice doit d’abord punir. Et j’ai la faiblesse de croire qu’un viol vaut plus cher que deux ans de prison-Playstation aménagés.

BAM : Obertone ne répond pas à la question de la peine capitale, il explique que la justice doit punir et non fournir des cours intensifs de Play-Stations, point sur lequel peu de gens seront en désaccord. On le voit, il est franchement hérétique.

la ministre de la justice Christiane Taubira aurait décidé de ne plus enfermer les mineurs.

Louise Fessard : La garde des Sceaux a annoncé en août 2012 vouloir mettre le holà à la création de centres éducatifs fermés (CEF) le temps d’en faire le bilan. Ce qui ne concerne en rien les mineurs condamnés à de la prison, qui purgent leur peine dans des établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) ou dans des quartiers pour mineurs. Le 28 janvier 2013, lors de ses vœux, la ministre a finalement annoncé la création de nouveaux CEF.

Laurent Obertone : Le bot-journaliste admet ensuite que si Taubira ne veut plus enfermer les mineurs, elle a décidé de ne pas mettre dehors sur le champ tous ceux qui sont en train de purger leur peine, il faut bien ménager la triste côte de popularité du seul président assez entamé pour lui confier ce qui reste de notre justice.

BAM : Encore une fois, la réplique de Lolo est là pour arracher des sourires dans le public. Les centres éducatifs fermés coûtent plus de 400 euros par jour et par pensionnaire. Vu que leur réussite n’est pas éclatante, il était en effet urgent d’évaluer ce genre de dispositif. Quel rapport y a t-il donc avec l’idée de ne plus enfermer les mineurs ?

Le chapitre sur les zones urbaines sensibles (ZUS) laisse lui aussi sans voix. « Spatialement, l’accès aux bibliothèques, stades, commerces, médiathèques, transports, universités et écoles y est bien meilleur que partout ailleurs, écrit Laurent Obertone. Habiter des ZUS, des ZEP et autres ZUP donne des avantages considérables, comme la gratuité dans un certain nombre de domaines (transports, fournitures scolaires, cinéma, médiathèques, etc.) Plus qu’ailleurs les environs offrent quantité d’emplois dans tous les secteurs. »

Louise Fessard : Selon le rapport annuel 2012 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles, le taux de chômage est près de deux fois et demie supérieur à la moyenne nationale dans les ZUS. Et un mineur sur deux y vit sous le seuil de pauvreté.

Laurent Obertone : Le rire métallique du bot-journaliste résonne quand je dresse les avantages liés aux ZUP, sans les contester aucunement. Le bot-journaliste croit s’en sortir simplement avec deux chiffres : le chômage et le seuil de pauvreté. Et donc ? Vous avez vu les taux de chômage et de pauvreté de la Creuse ? Oui la population des ZUS est avantagée. Par exemple, ce n’est pas la Creuse qui bénéficiera de l’énième plan banlieue annoncé il y a quelques jours par Ayrault, qui consiste à aider les entreprises embauchant des « jeunes » issus de ZUS.

Les jeunes de la Creuse ? Ils ne brûlent pas de voitures.

BAM : C’est la France profonde contre les banlieues.

Pour Laurent Obertone, la délinquance n’est pas liée à la pauvreté, au motif que les trois départements les plus pauvres de France (Creuse, Lot et Cantal) seraient également ceux présentant le plus faible taux de délinquance. Si la misère ne génère pas le crime, il faut donc trouver d’autres explications. Comme… l’immigration, suggère Laurent Obertone, qui met en cause des raisons« culturelles » et un « problème d’adaptation à la société française ». Selon lui, « à peu près deux tiers des infractions en France sont commis par des immigrants ou des personnes issues de l’immigration ». 

Louise Fessard : On retrouve là, presque mot pour mot, un des arguments préférés de Xavier Raufer. « Où est la vraie misère dans ce pays ?,argumentait-il en 2010 lors d’une émission de « C dans l’air » consacrée à la « violence barbare ». Est-elle en Seine-Saint-Denis ? Non elle est dans le Cantal et dans la Creuse (…) Une fois de plus cette culture de l’excuse qui dit c’est parce qu’ils sont pauvres, etc., est une escroquerie. » Mais qui a dit que la misère générait le crime ? « Aucun chercheur n’a jamais écrit que la pauvreté produisait en soi le crime, rétorque le sociologue Laurent Mucchielli. Sinon les pays les plus pauvres seraient les plus criminels ! Ce n’est pas le cas, puisque l’essentiel de la criminalité est tournée vers les biens. Pour qu’il y ait vol, il ne suffit pas d’un voleur, il faut aussi qu’il y ait quelque chose à voler. » Selon le chercheur au CNRS, c’est bien plus la densité urbaine, le chômage « en tant que processus global d’exclusion surtout chez les jeunes », ainsi que l’ampleur des inégalités, qui expliquent la variation de la délinquance d’un territoire à l’autre. « La délinquance est un phénomène complexe, l’idée même qu’un seul facteur pourrait l’expliquer est une stupidité », met-il cependant en garde. Une étude portant sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, réalisée par l’Observatoire régional de la délinquance dirigé par Laurent Mucchielli, montre l’impact des inégalités de revenus, surtout sur la « petite et moyenne délinquance économique ». « Le niveau des infractions constatées (en particulier de vols et de cambriolages) n’est généralement pas le plus important là où la pauvreté est la plus forte et où les pauvres vivent entre eux,constatent les trois auteurs. Il est souvent le plus fort là où les écarts de richesse sont les plus importants et où les pauvres côtoient tous les jours sinon les plus riches, du moins de plus riches qu’eux. »

« Personne ne conteste que dans les grandes agglomérations, il y a une surreprésentation des Noirs et des Arabes dans les foyers de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ou dans les geôles des commissariats, recadre Laurent Mucchielli. La question fondamentale est de savoir pourquoi. C’est là qu’intervient le préjugé raciste : c’est parce qu’ils sont noirs et arabes qu’ils sont plus délinquants. » Or, selon le sociologue, la variable ethnique disparaît dès que sont prises en compte d’autres variables (échec scolaire, quartier de résidence, profession des parents, etc.).

Pour leur livre La Violence de jeunes en question (Champ social, 2009), Laurent Mucchielli et Véronique Le Goaziou ont épluché 557 dossiers judiciaires impliquant des mineurs ayant commis des faits de violence sur le département des Yvelines, à deux périodes de temps (en 1993 et en 2005). Ils montrent que ces jeunes délinquants sont majoritairement issus de l’immigration récente : 39 % sont d’origine maghrébine et 19 % d’origine africaine (autres pays d’Afrique). Mais également que 66 % des jeunes en question vivent dans ou à proximité de quartier relevant de la politique de la ville.

Les chercheurs étatsuniens, confrontés à une forte surdélinquance des Noirs américains, ont tranché la question depuis longtemps. En 1981, les hommes noirs représentaient ainsi 61 % des arrestations pour vol et 55 % des arrestations pour meurtres aux États-Unis, mais seulement 11 % de la population étatsunienne. Dès 1987, Robert J. Sampson, aujourd’hui professeur de sciences sociales à Harvard, a montré que cette surdélinquance n’a rien à voir avec une prétendue sous-culture noire de la violence qui légitimerait ces actes.

Selon le chercheur, c’est bien l’explosion des structures familiales noires (la multiplication des familles monoparentales noires) liée au chômage très important des hommes noirs et à leurs faibles ressources économiques, qui est en cause. Il montre qu’appliqués à des familles blanches, ces phénomènes auraient les mêmes effets sur la criminalité blanche. Dès lors, conclut-il, « les variations dans le taux de délinquance sont largement attribuables aux inégalités de revenus et d’emploi, qui mènent à de très importantes et persistantes perturbations familiales ».

Laurent Obertone : Pour Mucchielli, la « densité urbaine » est criminogène. Japon : 11 meurtres par an. Vous avez une idée de la densité du Japon ? Et ne m’objectez pas que « c’est culturel », Mucchielli l’interdit. Le « chômage » est criminogène. Il y a 10% de chômeurs en France. Vous avez entendu, vous qui étiez bêtement des pauvres honnêtes ? Mucchielli vous donne son feu vert. Cassez, pillez, brûlez, vous avez le mot d’excuse du sociologue. On attend qu’il nous explique pourquoi la MAJORITÉ des enfants qui ont une famille déstructurée, des parents violents, un logement insalubre, des mauvaises notes, pas de perspective d’avenir, pas de cinéma à proximité, s’obstinent à ne pas tabasser ceux qui n’ont pas de cigarette. Troisième essai : « l’ampleur des inégalités » est criminogène. Plenel s’est assez tué à le dire, fallait écouter Moscou. Vous constaterez au passage que tous que les voyous des ZUS sont souvent très misérables, obligés de rouler dans des berlines allemandes et réduits à porter des vêtements de marque. Légitime vexation consumériste post-coloniale qui les pousse sans doute à tabasser du bourgeois pour compenser un œdipe mal digéré résultant de l’exclusion et du tutoiement policier. Pour le rapport immigration-insécurité, on nous explique que ce n’est qu’une « idée fixe » du criminologue Xavier Raufer. Sauf qu’absolument personne ne le nie plus depuis des années, pas même Malek Boutih (« On n’est pas couché », 10/11/10) : « Quand je regarde le centre des jeunes détenus de Fleury-Mérogis… je constate que la proportion de jeunes des minorités visibles, Africains, Maghrébins, est exceptionnel par rapport à ce qu’ils représentent dans la société française ».

Pas même Jean-Claude Sommaire, ex secrétaire général du Haut Conseil à l’immigration (Rue89 du 11/01/13) : « Dans tous les quartiers sensibles et au-delà, les incivilités et la petite délinquance sont restées à un niveau élevé, les incendies de voitures et de bâtiments publics ou privés n’ont pas régressé et les violences à l’égard des personnes ont augmenté… Ces violences et cette délinquance, dont il n’est plus possible d’ignorer que les auteurs sont très souvent d’origine maghrébine et, de plus en plus, africaine subsaharienne… Une tendance à une ghettoisation de beaucoup de quartiers que l’on continue, par nostalgie, à qualifier de populaires alors que plus personne n’a vraiment envie d’y habiter… »

« Cette réalité de la sur-délinquance des jeunes issus de l’immigration, dérangeante pour beaucoup d’acteurs hantés par le remord post-colonial, gagnerait aujourd’hui à ne plus être occultée au prétexte de ne pas stigmatiser les populations concernées. En effet ce sont ces dernières qui, en assistant souvent impuissantes à la dérive de leurs enfants, sont les premières victimes de cette trompeuse bienveillance… »

 BAM : Visiblement Obertone n’a aucune idée de l’implication des yakusas dans le désastre économique japonais des années 1990, ni dans le défaut de secours lors du tremblement de terre de Kobé. Puis retour sur la cigarette, je ne sais si Lolo s’est fait castagner mais visiblement l’agression à la cigarette le hante. Plutôt que de se perdre en conditions oiseuses, allons au plus simple, les sociologues de gauche attribuent l’existence de la délinquance à un manque et une stigmatisation, ceux de droite, à une stratégie d’optimisation des individus agressifs et/ou aux minorités ethniques ou raciales. Comme Obertone est de droite, il choisit la deuxième option qui s’appuie sur une inférence fautive : comme une majorité des délinquants français sont d’origine afro-maghrébine il en déduit que l’ensemble des afro-maghrébins sont des délinquants en puissance. Toutefois, pour lui, la majorité de la population est constituée de bourrins ou de sous-développés du bulbe dont l’élite naturelle doit prendre en main le destin, malheureusement des étrangers dysgéniques et agressifs et des gauchistes assoiffés de pouvoir contrecarrent cette loi naturelle, il faut donc les combattre.


Responses

  1. en ressortant cette fable éculée mais encore vivace du « droit de cuissage » ,le président soulez (sans rivière) , est soit un ignorant , soit un menteur, soit un menteur de bonne foi (les pires)
    en jouant sur ce ressort antique,quasi néolithique, du cocu inquiet de sa descendance,il fait aussi bien que voltaire en son temps
    les médiévistes sérieux (ça existe , si si ) savent et disent (ou ne disent pas) que le « droit de cuissage » n’est certes pas un viol, non plus qu’un rapport sexuel volé au futur cocu,non plus qu’un déberlingage excessif ,mais l’expression de la protection tutélaire de la noblesse sur ses gens
    le hobereau du coin passait la jambe et seulement la jambe dans le lit de la jeune épousée
    pas le zguègue
    pas le mandrin turgescent et veiné de pourpre qu’on imagine dans les pires des scénarios des films de pallardy ….
    la jeune épousée conservait son berlingue (ou l’avait perdu auparavant,mais c’est une aut’ question)pour son cocu légitime
    allez pas croire que le seigneur du coin était requis pour forer les avant-trous ….

    assez curieusement,les autres gestes d’allégeance, de don , contre don ….tout ça est oublié par l’histoire magnifique de la post révolutuion….

    exemple
    l’adoubement du chevalier, on pourrait penser, que lorsque le suzerain posait son épée sur l’épaule droite puis gauche puis la lévait au dessus de la tête de l’écuyer,il s’agissait d’un simulacre de décapitation, non?
    ou lorsque le noblaillon du coin , tenait les enfants de ses péguts sur le fonts baptismaux ( car c’était le cas, hé oui, responsabilité morale , là aussi) on aurait pu voir dans ce geste une tentative de meurtre de l’enfantelet du peuple par noyade, pas vrai?

    rien de tout celà n’a été tourné en argument définitif contre l’ancien régime ( à vrai dire tellement ancien que le souvenir s’en était presque perdu lorsque voltaire l’a exhumé pour le jeter à la figure du roi …)

    c’est pourquoi ( itaque en latin ) , je me pense que cette réminiscence ,invoquée par môssieur soulez ( sans ruisseau) tombe à point nommé dans ce débat

    en gros: niez le « droit de cuissage » et son caractère odieux et vous êtes une ordure , m^me pas de droite , mais nostalgique de la royauté !
    à la lanterne ,bordel de moi ! à la lanterne !
    a contrario, invoquez l’existence du « droit de cuissage » dans vos arguments pour relativiser les constats d’obertone et leur portée ( c’est grave ,mais y avait pire avant, d’ailleurs ces enculés de proprios terriens, hein, ils tringlaient les jeunes paysannes , fraiches et innocentes, les pauv’ zenfants , si c’est pas un’ pitié, ça , madame ) et vous avez avec vous la masse des ignorants , doublée de celle des cocus dans l’âme qui considèrent que ,c’est ma femme et personne n’y touche avant moi , triplée de ceux qui aimeraient, eux aussi , déberlinguer tout ce qui passe

    hugh !
    kobus avoir parlé!
    maintenant se retirer sous son tipi pour manger son pemmicam

  2. Louise Fessard de médiafart, sans déconner…

  3. Titus, je vous renvoie à la page du révérend-père Fessard, serait-ce sa fille adultérine, un nouveau scandale dans l’Eglise en perspective ? http://www.priceminister.com/offer/buy/54485928/Vie-Du-R-P-Pierre-Michel-Fessard-Vie-Du-R-P-Pierre-Michel-Fessard-Livre-ancien.html

    Kobus, Alain Boureau, ça ne s’invente pas, situe la naissance du mythe du droit de cuissage sous le second Empire, comme tout mythe moderne, il s’appuie sur une documentation frelatée mais prétendument sérieuse. Le mythe du droit de cuissage est inséparable d’un autre mythe libéral, celui d’une nation française née au Moyen-Age des efforts conjoints d’une monarchie centralisatrice et des bourgeoisies municipales, avant-garde d’un Tiers-Etat en butte à la méchante noblesse. A partir des années 1850, vous avez un renouveau catholique et par contrecoup, la naissance d’une bourgeoisie agnostique, le mythe d’une France unie dès le XIIIème siècle vole en éclats. Les intellectuels de la bourgeoisie agnostique se mettent à condamner radicalement l’ensemble de la période médiévale décrétée, l’âge des ténèbres. En résumé, le droit de cuissage, par un détour subtil, sert de support à la condamnation de l’Eglise. Le bouquin qui met le feu aux poudres, c’est les coutumes locales du bailliage d’Amiens, rédigé en 1507 mais présenté en 1854 devant l’académie des sciences morales et politiques par le libéral Dupin qui extrait d’un livre en deux tomes, un petit extrait. L’extrait dit que le seigneur a la licence de coucher avec « la dame de noce ». Louis Veuillot, avec l’aide de chartistes, réplique aussitôt en dénonçant le mythe du droit de cuissage et la fabrication de faux. En réplique Jules Delpit rassemble 72 preuves de l’existence du droit de cuissage. L’affaire se tasse vers 1880 et il faut l’intervention d’un allemand, un certain Schmidt, pour liquider ce mythe historiographique puisque les partisans du droit de cuissage avaient sciemment confondu les redevances de mariage (dont les noms sont très parlants comme on dit) dues par les dépendants avec le droit du seigneur d’user de la dame de noce. Mais le droit de cuissage n’est pas le seul droit féodal inventé, vous avez aussi le droit de ravage qui aurait permis au seigneur de piller sa propre seigneurie. Enfin le mythe vise l’Eglise et ses taxes sur le mariage mais aussi sa tentative de convaincre les époux de s’abstenir de toute relation dans les 2 à 3 jours qui suivaient la noce, la pastorale surégatoire qui permet aux mariés de manifester une vertu au-delà du commun suivant le modèle de Tobie. Dans la version anticléricale de la fable, ça donne, les curés voulaient se taper la mariée en cachette

    • le droit de ravage, c’est désopilant
      remarquez que ,dans nos técis, les jeunes chances ou les braves racailles ont le droit Habsolu de ravager leur environnement
      à la différence de nos ancètres médiévaux, ce ne sont pas eux qui paient les pots cassés
      je doute que la solidarité nationale ponctionnait le grand capital apatride ou le bouseux provencal lorsque le nobliau artésien ou breton se laissait aller à ravager son potager ou celui de ses serfs ,ce qui est tout comme
      pas de pain sur la table pour l’hiver , que l’on fut bouseux ou porteur d’épée , signifiait mort de faim au printemps, un point c’est tout et fallait pas compter sur la farine des autres provinces
      et d’une,y avait pas de routes
      et de deux, y avait rien pour payer ( la politique de la ville n’existait pas hu hu hu , le panem et circenses était mort avec l’empire romain pour ne renaître qu’avec l’état social bismarkien )

  4. « le viol est un crime de proximité »
    Mais la proximité n’est pas clairement définie. Sur son SkyBlog le jeune Kobus van Cleef se vante de « pouvoir violer à 30 cm comme beaucoup de congolais ». Peut-on encore parler de proximité à une telle distance ?

    • je n’ai pas connaissance de cette homonymie
      pouvez vous mettre un lien?
      je suis, je reste , le seul,l’unique Jakob Van Cleef

    • Je n’ai plus le lien, mais vous trouverez facilement, c’est le blog où on peut lire la blague de la fille qui entend frapper à sa porte. Elle ouvre et voit un gland avec une pancarte « j’arrive dans 5 min ».

  5. problème de topologie donc ?

    • C’est cela. Et un homonyme sans doute, ce jeune Kobus.

  6. Visiblement Kobus, votre homonyme a la classe

    Pour ce qui est de la racaille, comme j’ai toujours quelques papelards de côté, je vais poster une sorte de théorie de la racaille, l’une par Michéa, l’autre par Debord

    • ‘Effectivement… Une classe folle
      Un grand d’Espagne comme moi ne s’abaisse pas à aller chercher de la lecture sur skyblog
      à supposer, d’ailleurs, que skyblog existe, ce qui reste à prouver
      Mais qui peut l’être, hélas, l’Internet ayant, comme la nature horreur du vide et le remplissant avec ce qu’il trouve de pire
      D’où la légende des mecs super membres ,avec des chopines comme des chevaux, mecs venant, bien sûr, de l’afwiquepwofonde ,car eux seuls sont capables de nous régénérer avec leurs queues d’âne…
      C’est oublier un peu vite que la taille moyenne de la queue diminue partout dans le monde….
      Si c’est pas le cas de nos braves tirailleurs sénégalais ou assimilés, ce sera celui de leurs fils…
      La faute à la pollution, aux hormones contenues dans les pillulesde nos femmes, et aux bouteilleplastique ( modificateurs hormonaux…)

      • Et donc les japonais auraient découvert la pilule et la bouteille plastique bien avant nous. Ce que vous êtes fort patron.

      • C’est eux qui sont forts, l’ami ! ( sauras tu trouver la référence géographique qui se cache là dessous ?j’en doute, bref)
        Trois ans avant, nous sommes parti en Chine voir ma fille, la famille et moi
        tour sympa, alternant pays profond et modernitude débridée ( là aussi… gag!)
        La Chine, faut dire, c’est mélangé… donc,chiottes en plein air, on va pisser, les garçons et moi,forts de nos grosses queues d,occidentaux… et là, un niak deballe de son slip un….monstre ! Un lapin! Un braque à tourner dans des pornos…
        Point ne suis sous calibré, j’aurais même tendance à être sur le versant sup de la courbe et même au delà, mais ça !
        Comme quoi, les légendes urbaines sur la queue des blaques… elles valent bien celles sur la queue des jaunes

      • La finesse de votre humour me laisse pantois et j’adore votre habitude, propre à ceux qui se savent supérieurs, de délivrer leurs préjugés des connaissances et des capacités intellectuelles de leurs interlocuteurs.
        Je suis ravi d’apprendre que vos ailes de géant ne vous gênent pas trop ni pour marcher, ni pour pisser debout, votre vie doit être merveilleuse, ça transparait dans vos interventions.
        Vous m’excuserez j’espère si je ne participe pas à la suite du concours de bite, car les plus courtes sont les meilleures.

  7. Otez ce phallus que je ne saurais voir, Roberta ?

    Kobus, d’ailleurs d’où vient l’expression des types montés comme des ânes ? Apulée ?

  8. @Roberta
    Chère madame, merci de rendre hommage à mon humour, ma munificence et tout ce qui me différencie de vous
    merci de me concéder la plus grosse tige, quoique je n’en tire pas fierté excessive
    C’est ainsi et c’est bien assez
    Pour les préjugés, surtout ceux concernant mes terlocuteurs,je ne crois pas en avoir trop étalés dans le courant de la converse
    Toutefois, il est parfois difficile d’être explicite, le format du blog s’y prête mal
    Donc, il est possible que les niaks aient,en moyenne, des queues plus courtes que les n’haigres,lesquels peuvent en avoir de plus longues que les blancs…
    Toutefois, mon expérience médicale, limitée ( seulement 20ans,pensez, à peine un instant) m’autorise à avancer l’hypothèse suivante : les différences ne sont valables que pour les parties basses de la courbe de répartition
    Dans les 20-25% de gus en dessous de la moyenne statistique, ce sont les blancs les + nombreux
    Sinon, au dessus, c’est similaire…
    Mais il est vrai que j’ai peu de jaunes dans mon échantillon…
    @ mouloud
    Probable…. Quoique
    On est assez souvent l’âne de l’autre
    Et inversement
    Ce que Roberta n’a pas pigé

  9. « …sauras tu trouver…j’en doute, bref »
    C’est sans doute dû au format du blog.
    Ce qui compte, c’est la taille du pénis en érection, et on sait qu’il est difficile d’en préjuger (encore une histoire de préjugés, ça vous poursuit).
    Peut-être avez-vous une vaste expérience en mesure de pénis en érection, mais j’en doute, à mon tour de préjuger.
    Bref, vous blablatez en faisant état de connaissances que vous n’avez pas.

    • vous enragez, vous ergotez….
      j’adore….
      j’aurais réussi, chère petite médème, à hanter vos nuits….
      un exploit !
      l’ami mouloud sera d’accord…
      vous nous aurez fait la semaine…..

    • Les lecteurs (s’il y en a) se feront leur propre opinion.
      Mais j’aimerais bien savoir, par curiosité, si Mouloud est d’accord avec vous, pusique vous préjugez (encore) de son avis…

  10. Roberta, comme Kobus est d’une finesse exquise, je le sais d’expérience, ses variations phalliques sont comme une passe en tauromachie, on agite la muleta et derrière la muleta il y a des verges de toutes les couleurs et vous foncez tête baissée dans une indignation digne de Stéphane Hessel, c’est donc qu’il a perçu quelque chose.

    Un peu comme dans le bouquin d’Obertone qui est un bouquin de jouisseur pervers : je suis du côté des victimes mais j’expose de manière répétée leurs viols par le menu de la presse de caniveau. Qu’on le fasse une fois, je le comprends bien qu’on refasse la scène 50 fois, on voit bien que cela relève de l’obsession. Ensuite il y a ce côté prêtre de la peine de mort et des peines incompressibles et un petit appel à en chier pour tous les délinquants et toutes les formes de délinquance, toujours au nom des victimes. Enfin il désigne l’abomination, le monstre afro-maghrébin et il pose au bon docteur au pays de l’ultra-violence.

    • Olé !

  11. Je suppose que vous savez que vous êtes un enfoiré, Mouloud, mais je vous remercie de la confirmation.

  12. « Qu’on le fasse une fois, je le comprends bien qu’on refasse la scène 50 fois, on voit bien que cela relève de l’obsession. »

    Oui.
    Ca c’est truc qui me débecte.
    Que pour une raison professionnelle on ait le détails des blessures d’une tarée qui égorge ses gosses avant de prendre la fuite, soit.
    On est payé pur se blinder devant cette horreur d’accord.
    Qu’on les expose au JT pour faire frissonner le bourgeois histoire d’anesthésier le cerveau c’est la médiocrité à l’état pur.
    J’ai comme vous les même récriminations de ceux qui voient ma distance sur le bouquin orange et noir que je vois passer. Les même couleur à la mode que chez Brice et Celio, en passant…
    Ce truc est un totem.
    Une chapelle moderne qu’un petit malin à monté histoire d’améliorer sa condition et devant lesquels tous les rebelles d’opérettes se prosternent, Oubliant quand même qu’aux dernières élections ils ont voté sarkozy parce que quand même la gauchiste Le Pen niveau Facebook avec les « amis » c’est pas trop « j’aime » et Hollande et sa fiscalité, vu que l’on est propriétaire d’un crédit pour encore 15, 20 ans c’est pas le le choix logique.

  13. Vous ne pouvez pas comprendre, Roberta, les gens qui ont fréquenté l’ENORSSA, c’est tout

    J’avais oublié la couverture façon pull en vrai cachemire à 9 euros de chez Celio. D’ailleurs Sarkozy est de retour, 10 ans de Sarkozy, 5 de Hollande et re-10 ans, ce type fait le coup de Berlusconi et ça va marcher, c’est vrai que des fois on se demande si les français sont vraiment cons et vont continuer en dandinant à se laisser plumer jusqu’au trognon.

    • L’enorssa.,Libourne, les vignes au matin d’octobre, l’adjupette qui te fait remarquer le manque de cirage de tes rangeos….
      Une jeunesse avant ce feignasse de Chirac et l’abolition du sapin…
      Pauvrette Roberta qui n’aura rien connu de tout ça….
      à Libourne, y avait aussi l’octassa….ou plutôt les octassas….
      Futurs administratifs, payeurs, soldeurs de toute sorte…mais les soldes étant maigres, le boulot était vite bâclé…

  14. L’enorssa, la tapette Kobus est officier des troupes sanitaires et il s’en vante, je suis morte de rire. Chez nous on vous appelle les pompres-à-iode, mais c’est affectueux, faut pas croire.

    • qu »est ce que c’est qu’un officier des troupes sanitaires?
      première fois que j’entend causer de ça….

      • Idem mais je ne contrarie jamais les dames

  15. Ah! Que d’amour!

  16. enfoiré, tapette, vous perdez vite votre sang-froid Roberta ? Vous comptez poursuivre par pédales et enculés ?

    blaireau : http://www.youtube.com/watch?v=FH2EgYq_NCY

  17. Je ne perds pas mon sang-froid, je voulais clarifier les choses avant de cesser définitivement des échanges sans intérêt. Je ne clique pas souvent sur la musique que les bloggers proposent parce que c’est presque toujours du temps perdu. Sauf si la musique est le sujet du billet, et là j’écoute, de même que je consulte les autres liens parce que ça fait partie du discours.
    Bon, donc j’ai fait un dernier effort avec vos deux Lou Reed. Je crois bien qu’il y a 2 ou 3 morceaux de ce gars qu’on peut à la rigueur écouter, j’ai même un 33t de lui qui date de l’époque où j’achetais un disque pour un unique morceau, voire un passage d’un unique morceau.
    J’en ai même profité pour lire quelques échantillons de ses paroles parce que je ne peux pas juger de leur manque d’intérêt aussi facilement qu’en français. Et j’ai fini par un Google « Lou Reed jew », chose que je n’aurais jamais faite avant de connaître des enfoirés comme vous. On n’est jamais déçu…

    • Vous auriez au moins pu choisir un Robert Zimmerman, il y avait du choix, et vous seriez un peu remonté dans mon estime…

      • vous commencez toujours vos phrases par « je »?
        on dirait, en tout cas….

  18. Alors pour le plaisir, cette scène de Pat Garrett and Billy The kid de Peckinpah, avec dans un rôle Bob et en BO re-Bob :


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