Publié par : Memento Mouloud | mars 8, 2013

L’amiral Woland against Mouloud

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’amiral Woland, la seule chose juste là-dedans c’est mon usage assez chaotique de la ponctuation que je partage avec un certain Jean Robin. Ce qui donne immédiatement ce couple subtil Robin and Mouloud. J’attaquerais Obertone parce que je suis jaloux de son succès ou que je regrette le manque de commentaires sur ce blog. Rectifions tout de suite, j’attaque Obertone parce que son livre est nul, psychotique et bête et son éditeur une bande d’enculés-opportunistes agréés ; Obertone vend son livre, Ikea aussi vend ses boulettes et ses gâteaux au chocolat ; je ne me plains de rien, je constate juste qu’on commente assez peu sur mon blog tout en le fréquentant, assez souvent, le contraire de la plupart, en quelque sorte. Enfin Les quatre mousquetaires de Mediapart m’ont diffamé en m’assimilant à la canaille raciste et antisémite qui n’a jamais été toute la réacosphère. C’est le b-a ba du métier de journaliste, pas celui d’Obertone, d’enquêter, de nuancer et de dissocier. Sur mon compte ils ne l’ont pas fait et ça me navre.

PS : Quelle est la raison du mécontentement de l’amiral Woland ? Vient-il de fonder le comité central de la réacosphère ? Le bureau politique de la réakitude a-t-il défini comme ligne de masse du parti la défense du petit livre orange ? Entretient-il des liens intimes avec le martyre de l’Eglise réacorienne réformée ? Amis lecteurs, nous vous tiendrons informés

« Certains dans la blogosphère de drouâte font des efforts immenses pour lier à toute force Laurent Obertone avec un blogueur à plumes. Seigneur, protège-moi de mes amis et ainsi de suite.

Jean Robin par exemple (ne cliquez pas malheureux vous allez vous ennuyer comme des rats morts derrière un frigo plein de polenta avariée) ou Memento (qu’on a connu plus inspiré) sont de ceux-là. Ils lui reprochent de ne pas être assez élégant, d’être le système honni, de faire le jeu de la gauche, de sentir mauvais des pieds, de passer des chatons au mixeur pour se faire un jus à chaque petit-déjeuner et ainsi de suite.

Je ne veux pas sombrer dans des analyses psychanalytiques à deux balles sur les raisons profondes de leur mécontentement. On peut se douter que la jalousie joue un rôle non négligeable vu que l’un ne comprend pas bien pourquoi il ne vend pas autant de livre que l’Obertone et que l’autre n’a pas assez de commentaires à son goût sur son blog. Mais si ça se trouve cela n’a rien à voir avec la jalousie et tout à voir avec une toute simple bassesse d’âme. Ou des problèmes de digestion. Ou des cors aux pieds. Je n’en sais rien et je m’en tape pour tout vous dire.

Ce qui est certain cependant c’est que leur sagesse fausse et tempérée est la sœur jumelle de la mesquinerie. Ce qui est certain aussi, c’est que les quinbous c’est Obertone qui les vend et pas eux.

Malheureusement je n’ai pas le talent du Cardinal de Retz pour assassiner tel ou tel en 2 lignes donc je vais les laisser, ou le laisser passque si ça se trouve Robin et Memento sont une seule et même personne, bon j’ai pas de preuve hein mais vu leur utilisation de la virgule on est en droit de se demander si blablabla, retourner à leur semi-obscurité dans laquelle on vit très bien.

Ce qui m’amène au poil incarné. Certains poils percent, d’autres non. Dans ceux qui ne percent pas, certains le vivent bien et d’autres s’infectent de rage. En général ça ne produit qu’un petit bouton de pus. Plus rarement ça donne une véritable infection qui ne bénéficie ni au poil ni à son hôte.

Comprend qui peut, comprend qui veut. »

Amiral Woland


Responses

  1. Réaction épidermique de l’Amiral, assez inhabituelle vis-à-vis des voisins de blogroll (peut-être que finalement c’est lui Obertone ?!) et vraiment pas correcte avec vous, Monsieur Mouloud. Le désaccord sur un détail aussi insignifiant qu’un bouquin que tout le « milieu » va se procurer pour y lire la même chose que sur la réacsophère, et que tous les autres jetteront aux orties (j’ai envie de dire: « comme d’habitude »), aurait pu se terminer par un catapultage un peu plus propre…

  2. Hi hi …moi qui sais comment on publie et , surtout , ce qu’il faudrait faire pour qu’ on en parle ( compromis de toutes sortes !!! ) et qu’il fasse scandale justement pour avoir du succès …je dis , et depuis longtemps , qu’il vaut certes mieux ne pas publier du tout !!!!!!!

  3. Re – hi …hi …c’est trop drole !!!…manquait plus que des cheftaines dans la réacosphère !!!…c’est pas étonnant que j’ai toujours détesté ces deux blogs ( un cité et un présumé ) …par contre je lis chaque jour le votre avec intéret …et plaisir ..
    C’est pas ce qui se publie qui est le meilleur !!!…ça se saurait …

  4. ‘faut pas être défaitiste Chris. Toutes les boites d’édition ne sont peut-être pas comme Ring. ;P

    Par exemple, elles ne fondent pas toutes leurs grands succès commerciaux sur des histoires de serial-killers, de viols de devotckas, d’ultraviolence esthétisée, de bastons interethniques et de ruines post-apocalyptiques à la Enki Bilal. Il y en a même,j’en suis sûre, qui sont tenues par des mecs qui aiment vraiment les livres… Non, là il se trouve que la réacosphère, en acceptant de se ranger unanimement derrière de pareils profiteurs, de notoriété commune totalement antipatriotes et profondément méprisants à son endroit, montre bien à quel point elle est composée de quidams émasculés, parfaitement habitués à être réduits au silence et à l’impuissance par notre société et ses médias. Comme le dit également Eisangélie, ils ont renoncé à avoir mieux, c’est tout.

  5. Blaireau, voici le résumé du livre : la France est sous la menace des bamboulas et des crouilles qui non seulement vous piquent vos cigarettes, vos caisses et vos impôts mais violent vos femmes, vos filles et vos grands-mères en vous fracassant le crâne sur le trottoir qu’après des flics, sous la contrainte de la centrale de surveillance de Bisouland et les oukazes de la gauchosphère, maquilleront en crise cardiaque. Après les salauds jouent à la play ou se matent des films pornos en prison en fumant du crack et de la marie-jeanne puis se convertissent à l’Islam puis reviennent toucher des allocs en roulant en Merko dans un environnement culturel, sportif et commercial very smart puis re-violent votre fille. Donc une seule solution, faute de couler le bateau de renvoi au large de la Corse, la prison et la guillotine.

    A mon avis ça ne ressemble pas à toute la réacosphère

    Chris, comme le disait Claudel, il n’y a pas pire métier que de vivre de son écriture

    Bizette, je repense à votre intervention sur la science infuse, c’est pas tellement païen, plutôt Jésus face aux docteurs de la Loi, non ?

    • Ben c’est-à-dire Mémento, qu’en matière théologique, comme en amour, comme en littérature, il y a d’une part les pratiquants, ceux chez qui l’expérience d’une réalité précède son annonciation, les artistes (performers ou simplement philosophes) travaillent le /matériau vie/, comme vous dites dans votre dernier article où il est question d’art contemporain, et puis les autres… Quand je vous ai parlé de /la possibilité d’une science infuse, c’était sous l’un de vos articles qui avait Michel Onfray pour sujet. Si Onfray s’intéresse à la vie des philosophes et des idéologue, c’est précisément parce qu’en tant que philosophe lui-même, son sujet d’analyse de prédilection est : comment mettre en oeuvre une pensée sur le plan existentiel, comment vivre lorsqu’on est un homme de convictions. Je dois admettre que cette question de la dignité du penseur, qui consiste à vivre en accord avec les vérités qu’il prêche – voire même à donner la preuve de sa sagesse supérieure en mettant en oeuvre ses propres préceptes quoi qu’il lui en coûte, en adoptant une conduite exemplaire, a toujours été au centre de mes propres réflexions. En particulier, vous n’avez pas tort, de mes réflexions chrétiennes – étant donné qu’on ne peut évidemment pas se dire chrétien si l’on n’est pas conduit par l’étude du christiannisme à agir bien et à vivre sainement d’une part, mais aussi parce que, symétriquement, les seules personnes capables de témoigner de la vérité chrétienne sont non pas celles qui se sont contentées d’étudier les textes, mais celles qui à la suite du Christ ont parcouru pieds nus le chemin de croix, c’est-à-dire celles qui ont /payé pour savoir/ – payé de leur personne – pour savoir l’immense difficulté de vivre dignes, de vivre avec amour, de vivre avec fidèlité.

      Conséquemment, puisque le martyr (en grec : témoignage), c’est-à-dire l’expérience de l’amour, est manifestement la seule vraie voie de connaissance, la seule vraie voie vers la sagesse (l’athée le plus endurci ne me contredira pas), qu’il me soit permis de douter des vertus d

      • …de douter des vertus du baptême, disais-je, et par extension de louer la sûreté de jugement de ceux pour qui la chair est tout, c’est-à-dire des païens.

        Voilà donc par où je prône avec Aragon que l’homme puisse recevoir la science infuse : en ouvrant les bras.
        La difficulté de la pratique de cette « science infuse » résidant précisément dans le fait qu’on ne la possède jamais, puisqu’elle procède d’une totale dépossession de soi-même et de tout, on mesure la grande absurdité des « solutions définitives » inventées par les idéologues de tout poil (Aragon en tête) pour tenter d’en « cristalliser » les inneffables vertus.

      • Merci Bizette pour votre réponse. Ce que vous dîtes sur les solutions définitives, c’est exactement ce qui m’éloigne de la tradition philosophique puisque chaque philosophe (à quelques exceptions près) prétend bâtir un système complet d’explication du monde et de l’Homme, prétention qui confine au ridicule. Je me souviens de cet abruti de Luc Ferry écrivant un comment réussir sa vie sans causer une seule seconde de son parcours médiocre et terne. A mon avis, là où vous êtes encore chrétienne c’est lorsque vous dîtes, à la suite de Jésus, « je ». C’est ce que lui ont reproché les pharisiens puisque dans la tradition talmudique, l’étude et le commentaire sont collectives si bien que l’interprétation d’une seule phrase de la Torah peut donner lieu à 70 interprétations. De là, on a un courant majoritaire et un autre minoritaire mais personne pour dire « je », c’est une véritable rupture qu’opère Jésus. Lorsque je lis les auteurs païens, c’est la même chose, ils ne disent pas « je ». Il suffit de comparer saint Paul qui est tout de même très singulier (c’est un pharisien mais il cite Euripide) avec ses contemporains, Horace et Ovide

      • Avec cette question du « Je » (et votre remarque que j’aime beaucoup sur la vanité foncière de tous les /systèmes/ philosophiques), vous mettez le doigt sur un point central. La question est si vaste, et j’aurais tant à dire, que je me demande si je ne vais pas ouvrir un nouveau blog pour ce faire. Merci.

  6. Bonjour,

    Alors pour reprendre les choses dans l’ordre, l’histoire de la ponctuation n’était qu’une blague pour dire qu’on pouvait tirer des conclusions hasardeuses de preuves assez ténues.

    Ensuite, vous noterez que la jalousie n’est qu’une supposition, une hypothèse parmi d’autres.

    Attaquez le bouquin d’Obertone, pourquoi pas, il n’est pas sans reproche. Mais taper sur Obertone, son manque d’élégance et ainsi de suite, là je ne comprends plus bien. Ou sinon il faut y aller franco, pas faire dans la demi-mesure. Qu’on rigole au moins. Je ne vois pas non plus l’intérêt de remettre sur le tapis le dada mediapartien du lien entre l’auteur et un blogueur à part à vouloir flinguer Obertone à tous prix.

    Pour ce qui est des méchancetés proférées par les journalistes sur la réacosphère, il me semble que je ne suis pas épargné non plus, mais je dois avouer m’en moquer.

    Enfin, je ne représente que moi vu que le komintern de la réacosphère met du temps à prendre son envol. Donc on a encore le droit de ne pas être du même avis et de l’exprimer.

    • Monsieur Woland, je vous demande seulement de vous pencher sur le cas suivant :

      Un homme qui a choisi de travailler avec K. (qui est un marchand d’hommes), un homme qui a choisi de montrer son visage à la télévision, peut-il décemment prétendre à conserver les avantages du blogging que sont l’anonymat et le fait d’écrire sous pseudo ? Un homme qui a choisi de porter le constat social réactionnaire au petit écran (un homme qui a été sélectionné par K. pour accomplir cette tâche) peut-il refuser d’être identifié au milieu dont il vient et auquel il a emprunté la substantifique moelle de son travail ? Peut-il (philosophiquement parlant) refuser de dire « Je » lorsqu’il déduit certaines conclusions évidentes du terrible constat de notre décadence que son livre fait ? Peut-il seulement se permettre de prétendre ne rien conclure d’un tel réquisitoire à charge contre le traitement qui est réservé à la racaille dans notre république ? Peut-il décemment prétendre n’avoir aucune opinion à lui, ou demander à ce qu’on respecte sa volonté de cacher ces-dites opinions, ou même obtenir effectivement cela de ses collègues journalistes sans que cela suppose un traitement de faveur étrange ? Car pensez-vous seulement qu’il soit sérieux de prétendre que ces opinions puissent être cachées ? Croyez-vous que tout le monde ne les devine pas ?

      Vous me répondrez sans doute qu’il faut avant tout qu’il se protège, et qu’il ne faut pas jeter la pierre au pêcheur, parce qu’on ne peut pas exiger des gens qu’ils agissent en héros idiots, qu’on ne peut pas vouloir qu’ils souffrent pour leurs idées. Certes.

      A présent je vais vous expliquer une chose tout simple : si Obertone est un agneau de sacrifice, alors croyez-moi, K. l’a embauché pour cela. C’est que le publicitaire compte faire son beurre du jeu de massacre à venir, K. en est donc le premier responsable. Si en revanche Obertone n’est pas du genre agneau de sacrifice, alors c’est que K. l’a choisi précisément pour son côté « terrien », parce qu’il a la tête sur les épaules, parce qu’il connaît la vie, parce qu’il maîtrise les médias, parce que les médias c’est son métier, et il n’y aura alors aucun jeu de massacre. Dans ce cas-là (qui est je crois le cas présent) K. aura joué la carte de la sécurité, y compris pour sa pomme. Ce qui est compréhensible. See ? 🙂

  7. Une chose encore (désolé pour l’esprit de l’escalier et je sais à quel point c’est pénible les commentateurs qui postent 20 fois pour ne dire qu’une seule chose), je défends Obertone parce que tout ce qui peut ne serait-ce que rayer la chape de plomb du consensus médiatique est pour moi une bonne chose.

    • Woland,
      Obertone ne raye rien du tout. Il exploite une niche commerciale avec un produit mal fini. Il renforce les deux camps sans faire avancer quoi que ce soit. Un convaincu, un partisan, ne se serait pas fait étriller comme il l’a été chez Ruquier. Camus est resté princier chez Tadéï, Zemmour n’a à ma connaissance jamais été sonné dans ses confrontations, je ne parle même pas d’un Soral qui ridiculise par sa présence et son style plus que par son discours je l’admet n’importe qui en face. L’agressivité prévisible n’excuse en rien, surtout par le ridicule de l’excès d’un Caron.
      Obertone était en promo commerciale, en rabatteur de supermarché. pas en partisan.

  8. Vous savez Amiral, mes amis me disent toujours, tu devrais faire gaffe à la ponctuation et quelque chose doit faire masse parce que je continue dans l’erreur de souffle, puisque la ponctuation c’est du souffle.

    Pour ce qui est de nos traitements parallèles par les journaleux de l’équipe de l’ancien trotskyste Plenel dont Hank fait un portrait assez savoureux sur Ilys (http://ilikeyourstyle.net/2013/03/09/linspecteur-moustache-et-son-public/), il n’est pas tout à fait commun. Vous tanguez toujours à la limite de la provocation (la catapulte à koalas et le reste) et comme tous les justiciers dans leur genre ils voient la paille dans votre plume et oublient la poutre dans la leur (comme si à chacune le leur dénonciation d’un politicien corrompu ou d’un patron présumé délinquant on les accusait de vouloir la mort des pécheurs pour leur substituer un fantastique régime économique étatico-socialiste dont on connaît les résultats). En ce qui me concerne, leur propos est de la pure diffamation

    Le bouquin d’Obertone n’est pas bon pour qui en douterait vous pouvez ajouter ce papier de Fdesouche : http://www.fdesouche.com/355670-proposition-de-tribune-libremettre-fin-ou-presque-a-la-delinquance-cest-tres-simple#more-355670

    Sinon bon dimanche avec Tonton Adolf : http://www.rue89.com/rue89-culture/zapnet/2013/03/10/quand-allo-non-mais-allo-quoi-croise-hitler-dans-son-bunker-240423

  9. Pour le blog, allez-y Bizette. Pour votre analyse, je crois aussi qu’Obertone n’est pas un agneau de sacrifice et qu’il a été choisi pour son cynisme et non en dépit de celui-ci. Ce type n’est pas un réac, ce type a la haine, et comme ses alter-egos salafistes, il est incapable de poser ce qu’il est sans vouloir l’éradication/épuration d’un certain nombre d’ennemis déclarés, gauchistes ou musulmans. Les portes de son Royaume sont cadenassées parce que son royaume est pavé d’indifférence à tout sauf à sa réussite.

    En ce qui concerne l’Amiral, il a affirmé lui-même qu’il voulait mener un combat culturel et comme Woland aime bien les postures churchilliennes, il s’est dit je suis prêt à souper avec le diable pour gagner la guerre alors avec Obertone, pensez donc

  10. Certains messages vraiment superbes sur ce site , merci pour la contribution . 😉 😉

    • N’est-ce pas, « buy testosterone » ? ;P


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