Publié par : Memento Mouloud | juin 23, 2013

Fuck la France

Viens vivre un peu dans la France de Joey Starr et Nabila

Tu disais faut l’aimer ou la quitter

Ben je te réponds, tringle là fair-play

Dans ce pays de faux-derches, dans ce pays de faux-culs

Les bad boys s’appellent Pinault, Tapie, DSK ou Delarue

Traînent pas leur popotin cassé dans une cellule sans évier

Chantent pas du rap pour teen-ager décervelé

Font bouillir la marmite en t’enculant au gravier

Vivre à deux cents à l’heure, rouge lithium, vert absinthe

Tu parles, ils se découpent des maxi-pizzas en bandant

Sur des types recomposés, shorts et brushings,

Un peuple de balourds, un peuple de nécrosés

Un peuple de baltringues, un peuple de pleureuses

Prends toutes les couleurs, mélange-les bien

Et du Kaléidoscope tu vois sortir le purin

Viens vivre un peu dans la France démocratique

La France des kébabs et des bons vins

La France du Pétrus et du Red Bull

Faut l’aimer ou la quitter

J’irais plus loin que Depardieu, Putain

En Ingouchie ou à Dublin

Prends l’oseille, la langue est morte

Prends les culs qui viennent et s’offrent

Les bouches carmins et les billlets

Détruis, détruis, détruis

Fais de la place pour ton âme

Il est toujours temps de la sauver

Dans les débris et les formes

Allez Camarade

Laisse crever les anciens dieux

Et suis la dérive où tu n’entendras plus

Les abouliques connards chanter,

« aime-nous ou quitte-nous »

Parce qu’ils ne savent même pas

Ce qu’ils disent, quand ils disent nous

La France de Cotillard et N’a qu’un œil

Je la laisse aux tocards, aux assoiffés

Moi, je préfère la petite pute nantaise qui alla tapiner

Bonaparte un soir de printemps et disparut

Si bien qu’il la cherchât et prononçât son nom

Avant de mourir sous les tropiques

Il songeait aux jardins du Palais Royal

Toi, tu t’en fous, tu t’en vas

La France ressemble

A une pouffiasse d’un quintal

En déshabillé de Soi

La France c’était aussi

La culotte souillée d’une jeune femme

Que regardent des hommes

Comme si c’était leur sœur

Qui avait retrouvé son amant de passage

Dans une grange après les blés

Comme si c’était leur sœur qui

 Criait de jouissance, d’un cri

Qui brise l’étreinte d’un grand rire

La France c’était le vieil aïeul

Plein de gloire, dans son tombeau

Le vieil aïeul mort

De ne pas avoir dégainé

Un soir de beuverie

Devant un paltoquet


Responses

  1. Je vais arreter de vous lire, vous me deprimez chaque fois que vous parlez de la France.

  2. Faulkner aussi avait tendance à picoler dès qu’il causait du Sud terrassé

    • Pas pigé
      Le sud terrassé ?
      Ça a rapport avec les terrasses ?
      De café ?
      Mais y a que ça dans le sud, des terrasses de café, cong
      Le truc qui manque, c’est les clients….. sauf à Orange, là, on a toute la rive gauche
      Pareil à Avignasse ,tout le café de flore s’y transporte
      Genre transhumance

  3. Magnifique

  4. Pas pigé
    Le sud terrassé ?
    Ça a rapport avec les terrasses ?
    De café ?
    Mais y a que ça dans le sud, des terrasses de café, cong
    Le truc qui manque, c’est les clients….. sauf à Orange, là, on a toute la rive gauche
    Pareil à Avignasse ,tout le café de flore s’y transporte
    Genre transhumance

    • Ha
      Double envoi
      Un peu comme le fusil français, on dirait

  5. Merci Pasquier

    Deep South, après la guerre de la Confédération, un parfum de fantasmes, d’enfouissement, ce doux parfum d’une fleur qui pourrit. Quand on a demandé à Faulkner ce qu’il pensait de la dé-ségrégation, il a eu la réponse de Camus à propos de l’Algérie sauf que lui il choisissait son grand-père

    • En gros, Camus n’a rien inventé….
      Merdalors
      Moive qui croivait qu’on avait là un frankaoui génial…

      • D’ailleurs les américains ont adoré Camus, non pas à partir de la lecture de ses romans, mais de son port de cigarette sur les photos, il avait ce faux air de Bogart qui en faisait un tombeur, je veux dire un gars qui n’a pas besoin de discuter trois plombes pour embarquer une femme dans une alcôve

  6. Vous oubliez la France de Sami nacéri, victime ou agresseur, l’on ne sait plus trop. Le chauffard agressif et irascible de la trilogie Taxi ou les « méchants » sont blonds, néo-nazis et viennent d’Allemagne.

  7. Tenez Musashi, sur Naceri, j’aurais pu poster ça si tirer sur Naceri ne revenait pas à défoncer une ambulance brinquebalante :

    Il est tombé, mâchoire fracturée, dents éparpillés, devant les écoutilles d’une boîte de nuit du sud de la France, il est tombé et la France se marre, tandis qu’on use de cet humour singulier qui consiste à dédouaner les trois videurs qui s’opposèrent à son entrée sous le prétexte que Monsieur Morales était éméché. Car, Samy Naceri n’a pas été frappé, il est tombé de lui-même, une arme à la main, une arme de gros calibre, un serein, un truc, du genre couteau suisse, très prisé dans le combat de rue si l’on en croit la police locale, qui ne ment jamais bien sûr.

    Samy Naceri a grandi dans la zone, je veux dire cet endroit, cette pouasse qui tient la vie encasernée et pourrie d’avance dans le ressentiment, derrière les fortifs qu’on appelle périphérique aujourd’hui comme pour oublier que Paris fut ceinturé de forts. Dans cette zone toute de laideur étalée ou grimpante, toute peinturlurée de boue et du fouillis des j’sais pas quoi faire qui termine par des parties de foot à n’en plus finir tellement que le cerveau tourne sur la position ralentie, dans ce lieu où vivent ceux qui ont déjà perdu au dimanche de la vie, dans cette zone, lasse du monde ancien, des enragés, parfois se découvrent, comme lacérés, je crois que Samy Naceri appartient à la catégorie.

    Le point d’honneur comme on dit dans le mitan, Samy Naceri l’a appris à Montreuil en bordure des territoires des ferrailleurs, il lui en reste des amis dont l’un fut torturé à la chignole, on l’appelait la Gelée, je crois, enfin si mes souvenirs sont exacts. Donc on lui reproche d’être un mauvais garçon et de fréquenter des truands, je ne souviens pas qu’on reproche de tels avatars à Delon et puis, Arte consacre des soirées à Sinatra, faut croire que Naceri paye pour d’autres motifs. Car Samy, faut le dire est un casse-couilles de première. Un syndicat, SGP-FO pour le nommer appelait les policiers à matraquer en justice les stars qui se permettent tout, c’était au moment où l’acteur était au bord du suicide, le corps déchiqueté de vodka, d’anti-dépresseurs, l’espace embué avec des envies de se jeter à la mer, on dira c’est bien fait pour lui, comme si l’humanité désertait l’amour quand elle cause morale et bons sentiments. Mais même Nacery a droit à son quart d’heure de pitié, alors on y va pour le quart d’heure.

    Samy Naceri est un branque, pas besoin de le matraquer, il s’enfonce tout seul, le monde pour lui c’est du sable mouvant, de la bave, des rages et des pardons. Il chiale comme il tape, sans jamais réfléchir.

    Lui, le franco-kabyle, qu’est-ce qu’il lui a apporté le cinéma, le pire des films qu’on puisse tourner, sa propre vie disons, comme si c’était celle d’un autre. Va pour les jette toi de là à 16 ans, fin du cursus, « change de prénom, mon gars, tu sais Saïd c’est pas ce qu’il faut, t’as un physique, Samy ça passera bien » ; alors Monsieur Naceri a cru, sans doute, que tout venait du nom de son père, que tout venait de la logique de ce nom qui le confond avec tous les arabes dans la détestation de la France pour ne pas savoir que c’est lui qu’il ne supportait pas, lui et rien d’autre. Il a troqué une bêtise contre une autre, il s’est dit, mon lien c’est là bas, il a oublié comme tant d’autres qu’il s’appelait d’un nom du terroir qui a quelque rapport avec une couleur de cheveux, ouais mais maudite, aurait-il pu répondre.

    En prison, il n’est pas allé quérir auprès des prédicateurs en déshérence de quoi panser tout ça avec les prêches morbides qui prétendent que politiques ou religions sont des baumes à effacer les soucis. L’islam radical, on le sait, est le dernier de la liste des poisons en vente livre avec son compère le ressentiment mémoriel et la haine de classe, de sexe, de race, de quoi se venger en commun, bien au chaud dans l’insulte.

    Il est bien évident que Naceri paye pour une peau qu’il ne sait pas porter, qu’il paye pour ces rages trop fortes qui emportent certains et les arrachent à la résignation et à la torpeur, à cette maladie de langueur où se réchauffent les petits délitements qui macèrent dans ces lieux qu’aiment tant les romanesques de la pauvreté, qu’ils font rimer les infâmes, avec cette pourriture de l’authenticité qui se loge, disent-ils, parmi les pauvres des pauvres.

    Mais de la zone, il ne sort jamais que des rats, des singes, des araignées, des tigres ou des enfants, de très grands enfants, à chacun de choisir son héraldique, loin derrière les lunettes des moralineux. De toute façon, elle sera barrée, comme celle des bâtards.


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