Publié par : Memento Mouloud | novembre 1, 2013

343 salauds, 343 connards et Morgane Merteuil, une pute de référence

muette

De quoi s’agit-il ? D’une sinistre et triste parodie du manifeste publié en 1971, « Je me suis fait avorter », et signé par 343 femmes réclamant alors la légalisation de l’IVG, s’exposant ainsi, volontairement, à d’éventuelles poursuites pénales…Qui sont ces « 343 salauds », ardents militants du droit d’aller aux putes ? Les survivants des provocateurs et noceurs des années 1980, et leurs héritiers, directs ou indirects : Frédéric Beigbeder, Philippe Caubere, Marc Cohen, Jean-Michel Delacomptée, David Di Nota, Claude Durand, Jacques de Guillebon, Basile de Koch, Daniel Leconte, Jérôme Leroy, Richard Malka, Gil Mihaely, Ivan Rioufol, Luc Rosenzweig, François Taillandier… Soi un pot-pourri représentatif de la décrépitude morale de la « branchitude » intello-dérision des années 1980 ayant viré au réac, du Caca’s club à la Manif pour tous en passant par Jalons, le néo-catholicisme intégral, l’islamophobie, le post-thorézisme… Quelque chose nous dit, mais ça n’est qu’une supposition, une hypothèse, le fruit d’une imagination débridée, que gerber sur le capot d’une Bentley après avoir été éjecté de chez Castel ou du Baron tout en citant des passages entiers d' »Homo festivus » de Philippe Muray (la bible des adeptes de la secte « Causeur ») en mode « nuit d’ivresse, nuit de détresse », ce doit être le nirvana qu’atteignent parfois certains signataires de « Touche pas à ma pute ! »

Bruno Roger-Petit

Parmi les signataires, qui semblent, à ce jour, n’être qu’une vingtaine et non 343, une majorité d’écrivains et de journalistes, certains contributeurs de Causeur mais aussi des hommes qui se sont déjà prononcés en faveur de la prostitution comme Philippe Caubère, auteur de la tribune « Moi, Philippe Caubère, acteur, féministe, marié et « client de prostituées » publiée dans Libération en 2011. Certains sont marqués à droite et familiers des polémiques, comme Eric Zemmour, d’autres ont combattu le mariage pour tous à l’instar de Basile de Koch, l’époux de Frigide Barjot et de l’écrivain Jacques de Guillebon. Richard Malka, l’avocat de Dominique Strauss-Kahn, le chanteur Antoine et le metteur en scène Nicolas Bedos font également partie des premiers pétitionnaires. Dans une tribune publiée dans Le Monde, Anne Zelensky, présidente de la Ligue subventionnée du droit des femmes, et signataire jadis, du « manifeste des 343 salopes » dénonce un appel qui « humilie les femmes ». Morgane Merteuil, secrétaire générale du syndicat du travail sexuel de France et de Navarre (Strass), dénonce, elle, sur le site de L’Express, le « paternalisme«  des signataires « nous ne sommes les putes de personne, et encore moins les vôtres »

Big Browser

La tribune est notamment désavouée par le syndicat des travailleurs sexuels de France, le Strass. Jointe par téléphone, sa secrétaire générale, Morgane Merteuil, s’emporte : “Ils feraient mieux de fermer leur gueule“. Elle explique n’avoir que faire du fait que “343 mecs s’inquiètent parce qu’ils vont avoir plus de mal à trouver une pute” et souligne le fait que le manifeste ne parle pas des travailleurs et travailleuses du sexe mais uniquement des clients. “Ça participe à l’invisibilisation de notre parole. C’est ma bite et moi”. Elle déplore au passage la référence “abjecte” au Manifeste des 343 salopes, dont “les signataires avaient, elles, risqué leur vie“. “Ce manifeste reflète bien la médiocrité des débats sur le sujet où n’importe qui donne son avis, estime-t-elle, les enjeux politiques ne sont jamais abordés“.

Même dégoût chez Françoise Picq, dinosaure du MLF (Mouvement de libération de la femme) et sociologue du féminisme qui se positionne contre la prostitution. Pour elle, le manifeste célèbre une “liberté du chacun pour soi“, qu’elle juge “détestable“. Au passage, elle souligne la présence, parmi les signataires, “d’infâmes personnages“, et cite Eric Zemmour, le plus célèbre dybbuk de la chrétienté latine.

Les Inrocks

Quel est le lien entre Frédéric Beigbeder, Eric Zemmour, Nicolas Bedos et Ivan Rioufol ? Ils vont «aux putes», comme ils disent. Ou ils y sont allés. Ou peut-être pas, mais en tout cas, ils ne dénonceront pas leurs copains qui ont recours au sexe tarifé. On notera un mélange à forte dominante droite néoréac, mais pas seulement. Ainsi, au côté des très féministes Ivan Rioufol et Eric Zemmour, on retrouve l’avocat Richard Malka (avocat de DSK), l’écrivain Philippe Caubère (auteur d’un texte publié en 2011 dans Libération où il racontait être client de prostituées), l’écrivain et journaliste Benoît Duteurtre ou le mari de Frigide Barjot, Basile de Koch.

Outre le fait qu’ils sont de sexe masculin, on ajoutera une autre différence notable entre ces 343 salauds de 2013 et les 343 salopes de 1971. Dans le texte écrit par Simone de Beauvoir et publié dans le Nouvel Observateur pour défendre le droit à l’avortement, les signataires écrivaient : «Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir avorté.» A l’époque, pour mémoire, l’avortement était un crime. Aujourd’hui, le recours à une prostituée n’est pas interdit et la proposition de loi socialiste prévoit d’en faire une infractionsanctionnée d’une contravention.

Libération

Qui a dit qu’on s’intéressait à leurs fesses ? Ce dont il est question, là, c’est plutôt celles des prostituées. Elles seules sont en droit de dire qu’elles refusent qu’on parle pour elles. Il y a dans cet appel quelque chose d’assez répugnant. Cette façon de se regrouper entre hommes, de parler de ses droits sur ces femmes (ou ces hommes d’ailleurs), d’utiliser du possessif. « Touche pas à MA pute. »  Cette façon de dire moi, moi, moi. Nous, nous, nous.

Morgane Merteuil se définit comme « pute militante, féministe, syndicaliste. Secrétaire Genérale du STRASS (Syndicat du travail sexuel) » sur son compte Twitter. Comme elle le disait très bien dans une note de blog, il y a quelque chose d’absurde à entendre les clients oser parler de « leur droit ». « Les clients qui disent nous soutenir. Je crois, franchement, que vous n’avez RIEN compris à notre lutte. Si on se bat pour nos droits, c’est en grande partie pour avoir PLUS de pouvoir face à vous. Pour que vous ne puissiez PLUS vous faire sucer sans capote, pour qu’on puisse vous facturer les rendez-vous que vous annulez au dernier moment, pour qu’on puisse vous raccrocher au nez si vous nous demandez “ tu suces ?” avant de nous avoir dit bonjour, en un mot pour que ce soit NOUS qui posions NOS conditions, et non plus la “ loi du marché et de la concurrence ”, à laquelle on doit céder en VOTRE faveur. »

Renée Greusard

The manifeste des # salauds

Le mur des 343


Responses

  1. On en fait beaucoup trop avec ce manifeste
    Mais faut reconnaitre que c’est pas eux qu’ont commencé….
    Le premier coup ( si on ose dire, en parlant de sexe) c’est Marthe Richard qui l’a tiré
    Droite chrétienne de gauche, comme je dis souvent, les pires !

  2. Vous avez ci-dessous la visite virtuelle d’un bordel d’avant l’ère Richard : http://www.canesegas.com/canne.erotisme/cannes.systeme.3.bw.html

    Pour ce qui est de la loi qui vient. D’un côté, je doute que les signataires aient jamais accosté une pauvre nana débarquée de je ne sais où mais disons d’Europe orientale et plantée en lisière de la forêt de Fontainebleau pour savoir si elle trouvait sa condition meilleure que celle d’une paysanne en Bulgarie et leur manifeste paraît pour le moins nombriliste quand cette traite des femmes explose partout et en tout lieu ; de l’autre, l’ordre pseudo-moral défendu par le néo-féminisme est tellement bouffon et grotesque (la meilleure preuve en est Dame Najat) qu’il est bon qu’il reçoive de temps en temps une petite fessée contre laquelle il répond systématiquement par l’invective. Si on est contre la contravention donnée au client, on devient aussitôt le complice de la traite des blanches et des noirs, l’ennemi de l’Humanité, le connard, etc.

    • Mais je SUIS un connard
      Et un ennemi du genre humain !
      Et je m’en flatte, Bavordavel de maverdave ,pouvez pas savoir l’à quel point !
      Presque 65 ans de dictamolle en Afrance, entre fermeture des claques, interdiction du racolage, pénalisation des clients d’un côté, et de l’autre ouverture des frontières, subvention des passeurs ( dites moi si offrir toit, defraiement et rétribution aux clandestins, sans distinction n’est pas, quelque part, un subventionnement des réseaux de passeurs) et pornographie à outrance et sans discussion ( SURTOUT sans discussion, discuter de l’omniprésence de la pornographie, de la sexualité dans nos société, c’est être ringard, catho, has been,et même, oui même, FN) ,voilà où on en est rendus
      L’impossibilité de quelque débat que ce soit, sur quelque sujet que ce soit et surtout, surtout les plus sensibles…..
      Vous l’avez voulue, la zosiete libérale avancee ( comme une charogne) ?
      Ben vous l’avez
      Demerdez vous avec
      Et n’oubliez jamais….. Ne discutez pas les injonctions des intelligences qui vous gouvernent….. Ils savent et vous pas !
      D’ailleurs, vous les avez choisi, pas vrai ?
      Choisi l’ectoplasme mou et flou, le jockey magyar, la beurette mechue et carnassière ……faut faire avec, les gars….

  3. Mmmm, sur la question de la traite, je suis un peu plus partagé.
    C’est la version lacrymale bien utile du pauvre émigré qui économise 231 années d’épargne familiale et qui va bosser 127 ans supplémentaires pour payer le trajet, l’horrible passeur etc.
    Ce que je veux dire, c’est que la nana,sans qualification, taillée comme un avion de chasse, qui, à 17/18 ans, à peut-être déjà compris l’emboîtement possible entre un monsieur et une madame dans des coins un peu plus rêche socialement que Fontainebleau, on ne me fera jamais croire qu’elle avale la fable du lendemain radieux à ramasser des fraises en espagne ou je ne sais pas quoi en france…
    Que le problème renvoi les bouffons médiatiques des trois bords est par contre une bonne chose.
    Les clowns qui annoncent avoir à payer, mais si possible sans frais supplémentaires, pour avoir une femme, les lourdes qui essaient de trouver une réponse à leur absence de vie, les ridicules constructivistes du gouvernement qui essaient une fois de plus de détourner l’attention en vidant la mer, ici en voulant réprimer le plus vieux métier du monde.

  4. Le misérabilisme Ag, c’est pas trop mon truc, il est exact que des hommes et des femmes usent de la pornographie et de la prostitution comme d’une autre activité rémunératrice, un moyen de vivre voire un chemin vers l’ascension sociale. Seulement on ne me fera jamais croire que le métier qui consiste à louer son corps érotisé et à tarifer des plaisirs ne demande pas une protection. Pour ce qui est de la pornographie, c’est un autre problème puisque le développement du porno 2.0 avec ses amateurs en quête de notoriété rapide suppose un exhibitionnisme en expansion. Seulement les archives de la Toile sont éternelles et lorsqu’on se regardera 10, 15, 20 ou 50 ans plus tard, il n’est pas sûr qu’on soit à l’aise pour expliquer cette pulsion. De plus, la concomitance entre effondrements économiques (cas soviétique en premier lieu mais aussi argentin et autres) ou guerres (Irak, Congo, Golfe de Guinée, Yougoslavie, Madagascar ) et l’arrivage de nombreuses femmes sur les trottoirs du monde nuance une vision trop irénique. Pour ce qui est du territoire Sénart-Fontainebleau, je croise ces filles de tout gabarit sur mon trajet, il y a 3 ou 4 ans, il n’y en avait aucune, c’est juste un constat. Pour ce qui est de l’ordre moral, ça me fait penser à Vichy. D’un côté on établit des lois plus sévères contre les proxénètes, de l’autre on transforme les patrons de bordels en tenanciers de maisons de spectacle pour en saisir la manne fiscale.

    On en vient donc à la question suivante : Quelles formes de protection pour ces femmes/hommes exerçant de tels métiers doit-on adopter ? Quelles limites doit-on imposer à ces pratiques ?

  5. Quelle moraline insupportable..
    Et si ces gars ont simplement envie de se taper une prostituée sans s’inquiéter de connaitre les conséquences cosmiques de leur acte? (ie proxénétisme, etc)

  6. Non mais le truc c’est qu’il faut pas confondre putes et courtisanes… On mélange tout, là… Y’a d’un côté des rêveurs, de jeunes romantiques, qui pensent à des trucs qui relèvent plus ou moins de l’amour courtois de la Renaissance, de l’autre des gros dégueulasses, des vieilles merdes, et je pèse mes mots, qui n’ont rien, mais absolument rien du gentilhomme… Des gars qui voudraient, je ne sais pas, pouvoir acheter des gamines à leur mère crève-la-dalle pour les torturer… enfin vous voyez jusqu’où ça peut aller dans les sociétés primitives où des castes supérieures ont tous les droits sur les inférieures…

    Il n’y a aucune raison de s’engouffrer aveuglément dans la brèche de la putisation générale qui est la pente actuelle de notre société. Si les gens doivent absolument se vendre, au moins qu’on y mette des règles… Et rappelons-nous surtout que du simple entretient d’embauche où ils faut se mettre en valeur aux yeux d’un employer, au geste technique qui consiste à baisser sa culotte au sens premier du terme et dire à un inconnu : « chéri est-ce que tu as bien nettoyé ton petit oiseau », il y a un très très grand pas.

    Pour se prostituer au sens propre (enfin, sale) du terme, il faut devenir un peu psychotique, ou l’être déjà, pour la simple et bonne raison qu’on est obligé pour ce faire de s’instrumentaliser soi-même comme on actionnerait un pantin, donc en quelque sorte de faire sortir l’âme du corps, de ne plus habiter en soi-même (et y introduire quelqu’un d’autre). C’est la violence la plus grande qu’un être humain puisse s’infliger à lui-même.

    Je ne dis pas qu’il ne faut pas prendre en pitié les pauvres femmes (et les pauvres hommes) qui y sont réduits, mais bon sang, on ne va pas ériger la misère comme une norme non plus !

    Encore une fois ce n’est pas parce qu’il y a des pauvres marginaux qui souffrent, qu’il faut « déplacer le curseur de la norme » dans les marges. D’abord ce n’est pas un service à rendre à ceux qui, avec un peu de volonté, ont encore une chance de s’en sortir. Ensuite parce que ça ne sert strictement à rien. Quel que soit l’endroit où on déplacera la norme, on créera de nouveaux marginaux.

    Il faut cesser de vouloir réduire le malheur du monde de cette façon !

  7. Toubab, si ces types avaient envie de s’envoyer une pute, simplement, ils n’auraient pas rédigé un manifeste, vous ne pensez pas ? Comme dit le seňor Tuco dans le bon la brute et le truand quand on flingue, on discute pas, bon, là c’est un peu la même chose

    Irena, si je vous suis dans le premier paragraphe vous opposez la courtisane idéale, sorte de geisha d’Occident, au mâle pervers des hautes castes, on peut aussi prendre le cas de Louis XV auquel la Pompadour offrait des filles encore nubiles pour conserver son ascendant sur le Bien Aimé qu’on aurait pu appeler le Membre Couronné. S’il y a un écart entre l’entretien d’embauche et louer des services sexuels on ne peut parler de putisation généralisée. D’ailleurs, je ne crois pas qu’il y ait putisation, je pencherai plutôt pour un exhibitionnisme généralisé. Je vous prends un exemple précis. Je parlais, l’autre jour, avec une grosse conne entourée de ces deux chiards insupportables et de son mari insignifiant donc gentil. En deux minutes, j’ai su qu’elle travaillait dans le « luxe » où la crise n’existait pas, ça elle pouvait nous le dire, qu’elle mangeait tous les soirs au restau, qu’elle partait souvent à l’étranger, que ses enfants l’insupportaient (sur le mode je distancie mais tout de même) au bout d’une semaine et qu’elle attendait avec impatience la « rentrée » des classes. A la regarder, je voyais aussi que sa vie sexuelle avec son mari avait connu une sorte de déclin irrémédiable et continu. J’ai continué la discussion avec un vendéen contre-révolutionnaire.

    Je doute que la prostitution soit la seule profession où on s’instrumentalise, c’est même une fonction de la société de transformer l’individu en outil. Quant à ériger la prostitution en norme, qui en est partisan ? Réduire le malheur du monde c’est comme vouloir arrêter une vague avec ses mains

  8. Je crois que le problème de cette pétition c’est qu’elle est humiliante pour les prostituées parce qu’elles sont poussées par la misère alors que ses signataires sont des hommes (ou femmes) riches pour qui la prostitution ne représente qu’un divertissement facile. Ils auraient pu avoir plus de tact et se mettre à la place des prostituées et de ce qu’elles pouvaient ressentir.
    Seulement dans le fond ils ont raison, cette loi est scandaleuse parce qu’elle n’est pas à but pratique (protéger les prostituées), mais à but moral, il s’agit seulement de contenter une minorité de féministes aigries dont la ministre des droits des femmes qui identifie ici pouvoir et volonté personnelle. La conception de la politique qui est véhiculée par cette loi est détestable, et c’est ça je pense que les signataires ont voulu dire de façon maladroite.

  9. Aigries, je ne sais pas Toubab mais cette loi ne cherche pas à protéger les prostituées et encore moins à légiférer sur le sujet ou à leur conférer un autre statut que celui de la simple tolérance donc de l’arbitraire, c’est comme vous le dîtes purement idéologique, une volonté d’imposer sa volonté aux hommes de condition modeste car c’est eux qui sont visés. De plus, la loi sera inapplicable, faute de policiers et parce que ceux-ci ont du pain sur la planche.

    Pour les pétitionnaires, ils ne s’adressent pas aux prostituées, du moins la plupart, mais à leurs confrères de la néo-gauche moralineuse toujours en pointe pour pénaliser les comportements dits archaïques qui vont de fumer dans la rue à rouler à 55 km/h, donner une tape sur les fesses à une femme, coller une gifle à son gamin s’il s’avère insupportable, boire plus de trois verres de vin, ne pas féminiser les substantifs, pousser des cris d’animaux quand une femme imbittable s’exprime, dire un méchant mot de travers, dire d’un homosexuel qu’il est un pédé, se montrer patriote, mentir en public, entasser son petit tas de secrets et n’avouer jamais, affirmer que nombre de délinquants sont d’origine afro-maghrébine, ne pas s’esbaudir devant la puissance chinoise, américaine, ou les pétro-dollars, considérer la mondialisation pas tout à fait comme une chance pour tous, affirmer des roms qu’ils sont des étrangers et non des français de demain, douter de l’UE, faire l’amour avec une prostituée, garder ses distances avec les nouvelles technologies toujours si révolutionnaires, ne pas hâter l’avènement de la grande transparence démocratique, ne pas considérer les droits de l’Homme comme son évangile, ne pas être convaincu par le mariage pour tous, s’opposer à la GPA et à l’euthanasie, ne pas considérer les pères comme des pervers en puissance, tromper son conjoint, divorcer en dernière instance, considérer que l’école est en ruines, la lecture en berne, le français une langue quasi-morte, son armée, une troupe de supplétifs otanesques avec des clowns galonnés à sa tête, ne pas péter dans une église catholique, ne pas considérer l’Islam comme partie intime du tissu historique de ce pays, etc.

    • Ha mais moi je louffe partout, hein….
      Au boulot, à la maison, à la bibli, au marché
      Partout, je vous dit
      J’ai même craqué une Louise mémorable dans la synagogue vieille nouvelle de Prague et une autre dans la mosquée bleue de stamboul( et d’autres aussi en Bulgarie)
      Pour ce qui est de péter ou ne pas péter dans les églises, ça fait belle lurette que ça m’est plus arrivé, j’y met plus les pieds…

      • Ça me rappelle un récit des Mille et une Nuits où le gars lâche une série mémorable de pets durant sa nuit de noces et part, couvert de honte. Il refait sa vie puis revient caché pour savoir si tout le monde a oublié et puis, au détour d’une rue, il entend une petite fille qui demande à sa grand-mère quel âge elle a et la grand-mère de lui répondre, tu es née le soir où Abdul a lâché ses pets durant la nuit de noces comme quoi le pet est le propre de l’homme (de la femme aussi mais c’est moins connu)

  10. « Si les gens doivent absolument se vendre, au moins qu’on y mette des règles… »

    Non.

    Quelles formes de protection pour ces femmes/hommes exerçant de tels métiers doit-on adopter ? Quelles limites doit-on imposer à ces pratiques ? »

    Aucunes.

    Pourquoi ?
    Au même titre que d’autre je pense à la drogue, ce genre d’activité doit être justement laissé au ban, dans l’ombre, de part leurs positions par rapport à la frontière morale bien/mal. Tu franchis la ligne, très bien. Assumes. Si la ligne est franchie tu n’auras pas de filet de sécurité. Le coté interdit, il est quand même bien pratique niveau revenu financier. On va balayer ici la fable des impôts. Quand le fisc mets le nez dans les affaires de celles et plus rarement ceux-ci, c’est quand l’activité est déjà largement florissante. Faciliter l’accès consiste juste à augmenter l’offre. Contrairement à ce que j’ai écrit facilement et rapidement plus haut, ce n’est pas un métier.
    Il faut faire en sorte que çà ne le deviennent pas pas une normalisation administrative.

  11. La frontière est simple, Ag : tout ce qui blesse ou tue quelqu’un doit être interdit ou du moins pénalisé. Si on en vient au domaine moral, avilir, puisque vous pensez à ça, c’est dégrader, abaisser mais aussi déprécier, au sens marchand du terme. C’est donc un terme flou tant qu’on ne vit pas sous une charia quelconque. En revanche, toute loi qui est transgressée de manière répétée avilit, sans conteste, la loi, la démonétise et, finalement la prive de tout effet. Donc, je pense que l’abolitionnisme est intenable

    Belle envolée, Kobus

    • Même chose pour la peine de mort
      Son abolition a affadi toute la politrouk pénale et ceci depuis 30ans
      Au point qu’il n’existe plus de politrouk pénale en Afrance….
      C’est page blanche, tabula rasa, terra incognita….
      Le premier crétin venu peut improviser là dessus, une, deux, trois réformes à suivre, sans attendre les effets ou la continuité de la/les précédentes….
      Aucun consensus puisque aucun fil directeur…. tout juste quelques incantations, plus des slogans que des idées, genre »vous fermez des écoles et vous ouvrez des prisons », »la prison est l’école du crime », »la zosiete doit marcher sur ses deux jambes, prévention et éducation »
      Bref, des trucs Habsolument pragmatiques, comme on peut le constater tous les jours…..

  12. La peine de mort c’est un instrument de souveraineté, en l’occurrence celle du peuple après celle du Roi, la supprimer c’était indiquer que la page était tournée. On aurait pu la maintenir et ne l’appliquer que rarement ou jamais, comme au Japon, c’était la solution pragmatique. La supprimer désignait un au-delà de la souveraineté, la dérèglementation financière puis l’UE sont venues combler le tout. Tout ça pour dire qu’un pays sans souveraineté ne peut pas avoir de politique pénale cohérente. Regardez l’Espagne. Le tribunal des droits européens de l’homme criminel vient d’obliger ce pays à libérer une terroristE puis un violeur pédophile en série, comment les autorités de ce pays et finalement la population l’acceptent sinon parce qu’ils savent qu’on joue encore la comédie de la souveraineté démocratique mais uniquement pour la forme

    • Ouiche !
      Bien dit
      Mais que signifie »souveraineté » dans un bled où le projet millénariste d’ouverture des frontières, des consciences et des anus ( et autres orifices) est en passe de s’accomplir ?
      Ingénierie financière et zosiale , cracking et prilling génétique, decervellage télévisuel et éducatif……rien ne manque à la panoplie de nos apprentis sorciers….
      Tous pouvoirs, tous benefs, zéro responsabilité, telle est la devise de nos zosio-chiantifiques ,modernes Jekill bien allumés…..
      Continuez mes bougres !
      Mais n’oubliez jamais ce dernier vers de Murray
      « car c’est dans l’échec seul que la liberté vit
      Et toute réussite, un jour, l’anéantit »

  13. Amen

  14. « La frontière est simple, Ag : tout ce qui blesse ou tue quelqu’un doit être interdit ou du moins pénalisé. »

    Pour la pénalisation de tout ce qui blesse !
    —> « Ouin, ouin ! Et moi je dis que j’ai été blessée dans mon amour-propre ! J’ai droit de recours au Pénal »

    Pour la pénalisation de tout ce qui tue !
    —> « Ben quoi, mamzelle, ça vous a pas tué finalement… Au contraire, ce qu’il vous est arrivé vous a rendue plus forte. Vous devriez remercier vos agresseurs… »

    Vous auriez dû faire du Droit, Mémento.

    « Si on en vient au domaine moral, avilir, puisque vous pensez à ça, c’est dégrader, abaisser mais aussi déprécier, au sens marchand du terme. C’est donc un terme flou »

    « Avilir est un terme flou. » « Sucer est-il tromper ? » « Y’a-t-il du mal à se faire du bien ? »

    Merci pour tout Mémento. On voit à quoi ça sert d’avoir fait des études !

  15. « la société libérale n’est pas libérale pour l’amour de la liberté, mais uniquement dans le but de capitaliser sur la liberté »

    Franchement, vous nous ouvrez les yeux

    « Le christianisme avait aboli l’esclavage »

    Il n’a rien aboli du tout, toute l’Amérique connaissait l’esclavage sans même évoquer le cas des moujiks

    « Vous me parlez d’une bonne femme qui ferait mieux d’être un révolutionnaire vendéen plutôt qu’être en charge d’un foyer. »

    De quoi parlez-vous ?

    « Elle est sympatoche cette tournure d’esprit de maquereau que vous développez, »

    Dérapage vers l’insulte, j’imagine que vous êtes une vierge pure donc

    « Avec ce genre de discours vous pouvez faire ami-ami avec tout le monde, même avec un père de famille Romanichel. »

    Le romanichel est-il l’ennemi du genre humain ?

    « nous avons la posture puritaine de A.g : »

    Il n’est pas puritain, il réfléchit en terme d’ordre public

    « C’est dans le journal des frères Goncourt »

    On voit que vous êtes cultivée

    « On peut d’ors et déjà établir une frontière entre les emplois qualifiés, où ceux qui les occupent possèdent des savoir-faire qui leur donnent de la fierté et les rendent irremplaçables, »

    Citez-les, arrêtez de frayer dans le vague

    « Aussi, monsieur A.g, vous ne m’avez absolument pas comprise quand j’écrivais les mots suivants »

    Toujours les cours de lecture

    « Vous auriez dû faire du Droit, Mémento. »

    Merci bwana

    « Avilir est un terme flou. » « Sucer est-il tromper ? » « Y’a-t-il du mal à se faire du bien ? »

    Consultez le dictionnaire, sucer n’est pas si flou

    « On voit à quoi ça sert d’avoir fait des études ! »

    Jalouse

  16. Irena, il y a une chose que vous oubliez dans votre prose c’est que notre société n’est plus un tout cohérent, d’ailleurs le fait de devoir faire appel à l’état pour préserver une certaine moralité publique est le signe d’un certain malaise.
    Comme le disait Hannah Arendt le principe de l’autorité c’est qu’elle gouverne sans utiliser la violence parce qu’elle est considérée légitime par tous. La « société libérale » n’est que la conséquence de cette absence d’autorité, pas la cause.

  17. Réponses d’impuissants. ^^

  18. Attaque d’hystérique ?

  19. Le christianisme quand il a été établi en Gaule Romaine, y a aboli l’esclavage… c’était dans le Haut Moyen-Age mérovingien, avant que le système féodal ne se mette en place… Vous vous souvenez les cours que vous donnez aux élèves ?

    Sinon, la citation, c’était du Baudelaire en fait, je me suis trompée, cf la liste de citations de son /Coeur mis à nu/ sur mon blog. Si je parle du journal des Frères Goncourt, ce n’est pas par vantardise (quelle drôle d’idée), mais parce que c’est ma lecture actuelle, et que je me régale… Mais vous qui ne lisez jamais par plaisir et toujours pour prouver quelque chose (quoi?), vous ne pouvez pas comprendre ça.

    « « On peut d’ors et déjà établir une frontière entre les emplois qualifiés, où ceux qui les occupent possèdent des savoir-faire qui leur donnent de la fierté et les rendent irremplaçables, »

    Citez-les, arrêtez de frayer dans le vague »

    Oh là là… avoir recours à des bassesses pareilles… Vous croyez donc encore que j’ai quelque chose à cacher ? Alors, en écrivant ceci, je pensais à un reportage TV où l’on avait mis en balance d’un côté les ouvriers bretons à bonnets rouge qui venaient de perdre des boulots de manouvriers dont ils étaient fiers – cette fierté propre à la culture ouvrière, la fierté des années de service, du savoir-faire accumulé, et du travail bien fait – et de l’autre une troupe de pauvres chômedu dépareillés, des deux sexes et de tous ages, avec des parcours très divers, qui avaient espéré trouver du boulot grâce à l’écotaxe. Du boulot débile typique du tertiaire, en l’occurrence payé par l’état, dans des bureaux neufs, pour lequel ils venaient de suivre une micro-formation symbolique à la con. Voilà.

     » « Aussi, monsieur A.g, vous ne m’avez absolument pas comprise quand j’écrivais les mots suivants »

    Toujours les cours de lecture  »

    Non, il ne m’a pas comprise. Ca ne serait ni le premier, ni le dernier.

    Vous puez la lâcheté revancharde du mec qui a des trucs sous le tapis. Je ne vous salue pas.

  20. « Le christianisme quand il a été établi en Gaule Romaine, y a aboli l’esclavage… c’était dans le Haut Moyen-Age mérovingien, avant que le système féodal ne se mette en place »

    Non, le dispositif féodal se met en place à partir de la fin du Xème siècle, à ce moment là, les mérovingiens ont disparu depuis longtemps et il existait des esclaves sous Charlemagne.

    « il ne m’a pas comprise. Ca ne serait ni le premier, ni le dernier. »

    L’idiotisme vous guette, attention

    « Vous puez la lâcheté revancharde du mec qui a des trucs sous le tapis. Je ne vous salue pas. »

    Toujours l’affaire de la paille et de la poutre

    Mettons de côté votre ton agressif, quelque opinion qu’aient les hommes (et les femmes) ils y veulent soumettre tout le monde. Aussi, il ne me paraît pas de la dernière importance que tout le monde s’accorde. Pour ceux qui pensent, la vie est une comédie, pour ceux qui ressentent, une tragédie, leur point de vue dissone, les nôtres aussi, c’est tout.

  21. Que répondre ? sinon qu’il vous faudrait relire des manuels de base d’histoire de la féodalité et revoir la définition d’idiotisme dans un dictionnaire.

    « quelqu’un qui n’a pas la conscience tranquille »

    Vous avez d’autres poncifs en réserve ?

  22. « Blablabla… et personne n’est responsable, parce que la société est cul-par-dessus tête. Parlez donc à mon cul car ma tête est malade, c’est ça ? »

    La société n’est pas cul-par-dessus-tête, elle est fracturée et vous vous tenez dans un de ses éclats.

  23. « Le romanichel est-il l’ennemi du genre humain ? »

    C’est l’ennemi de la haute idée que je me fais de l’Homme, oui.

    Celui qui prostitue son enfant, en abuse et le dresse au vol et au viol (ce qui n’est peut-être pas le cas de tous les Romanichels, du moins je l’espère) est l’ennemi du genre humain, oui bien sûr. »

    Irena, vous devriez cesser d’enfoncer les portes ouvertes. Celui qui fait tout cela est l’ennemi de ses proches et, accessoirement, de lui-même. Ceux qui profitent de cela frappent déjà un peu plus loin

    « ce qui n’est peut-être pas le cas de tous les Romanichels », votre « peut-être », j’imagine que c’est l’effet de votre grande bonté envers l’Humanité, en général, et les gitans, en particulier ?

  24. Attention Irena, le Romanichel sonne toujours deux fois


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