Publié par : Memento Mouloud | novembre 16, 2013

L’entreprise Alain (Bonnet de) Soral

clown

Itinéraire d’un enfant du demi-siècle

Alain Soral, de son vrai nom Alain Bonnet de Soral, est un fils de notaire, scolarisé au collège Stanislas à Paris. Il s’agit d’un établissement privé catholique sous contrat du 6ème arrondissement de Paris, prisé de la haute bourgeoisie parisienne. S’il vécut un temps à Meudon, il habita de nombreuses années rue de Vaugirard à Paris, l’une des rues les plus chères de la capitale. Il devient étudiant aux Beaux-arts et dans les années 1980, embrasse alors la carrière de journaliste et d’écrivain en pigeant dans divers magazines. Il bascule vers le PCF au moment de la chute de l’URSS car le monde est sans pitié.

Personne, au PCF, ne se souvient du passage d’Alain Soral. Ce dernier donne bien le nom de la cellule à laquelle il appartenait, « cellule Paul Langevin », mais cette appellation est tellement courante qu’il est impossible à ce jour de retrouver des militants affirmant avoir rencontré Soral. Il prétend avoir mené la campagne contre le traité de Maastricht en 1992 ce qui est cohérent avec sa fréquentation de la rédaction de l’Idiot International où il noue des relations avec Alain de Benoist alors en quête d’alliés et d’espaces. A la même époque, il participe, aux cotés de Jean-Paul Cruse, ancien militant de la Gauche Prolétarienne et délégué CGT au journal Libération, à la création du « Collectif des travailleurs communistes dans les médias », alias la « Section Ramon Mercader » dont le logo était deux piolets croisés. Ils publient un bulletin : La lettre écarlate.

L’entreprise relève du Carnaval puisque le PCF n’aurait jamais toléré qu’une cellule porte un tel nom tandis que la CGT n’aurait pas permis qu’une telle structure puisse exister sans l’approbation du tout puissant Syndicat du Livre. L’importance donnée aujourd’hui à cet épisode est due en grande partie à la publicité qu’en a faite le flic trotskyste Didier Daeninckx lorsque ce dernier présenta le dossier à charges des « rouges-bruns » à Georges Marchais, à l’époque premier secrétaire du PCF. A la même époque, Soral appartient à la rédaction de l’Idiot International, le journal de Jean-Edern Hallier. Autour de Marc Cohen, rédacteur en chef du journal et membre du PCF désormais chez Causeur, ancien responsable de l’UNEF-renouveau, on trouve pêle-mêle l’équipe de Jalons, Alain De Besnoit du GRECE et de la revue Eléments, le journaliste Frédéric Tadéï, Jean-Paul Cruse. Comme le dira, en guise de conclusion, Philippe Muray, l’Idiot avait la grâce. Aussi, Le PS fait pression sur Edern-Hallier pour virer l’équipe de l’Idiot, et Marchais fait le ménage dans son parti. Soral quitte alors le PCF et décide de retourner à son métier d’écrivain, pour lequel il connaît un certain succès, dès 1996, avec Sociologie du dragueur.

Pour son retour dans l’arène politique, Soral commence par répondre aux questions d’Eléments en 2004. Le 24 juin 2006, il dédicace son livre dans la librairie Facta d’Emmanuel Ratier, à Paris. La même année, il est signataire aux côtés de Fabrice Robert, Philippe Vardon et Gilles Soulas d’une pétition demandant la libération de Michel Lajoye, condamné pour des attentats à l’explosif contre des bars et résidences de travailleurs maghrébins. Il préface l’ouvrage d’Anne Kling, La France LICRAtisée. Enfin, en août 2006, aux côtés de Marc Robert (FN), Thierry Meyssan (Président du Réseau Voltaire passé aux délires paranoïaques et complotistes), Dieudonné, Ahmed Moualek (La Banlieue s’exprime, pseudo association de banlieue à la gloire du FN) et Frédéric Châtillon (ancien chef du GUD et proche de Marine Le Pen), Alain Soral participe à un voyage au Liban.

En parallèle, il rejoint les rangs du FN, de façon officieuse, dès 2005 après un dîner pris en commun avec Jean-Marie Le Pen. Il rédige alors au moins l’un des discours du président frontiste, « le discours de Valmy », prononcé le 20 septembre 2006. Ce n’est qu’une fois son engagement au FN rendu public en novembre 2006, qu’il intègre officiellement le bureau politique du FN. Dans le même temps, il fonde son club  Egalité et Réconciliation, qui aura l’heur de recevoir lors de sa deuxième université d’été, la visite de Jean-Marie Le Pen. Soral se sent alors pousser des ailes et accompagne Marine Le Pen dans tous ses déplacements.

Des cadres gérontocratiques du FN dopés aux entretiens de Radio-Courtoisie, « messieurs l’heure est grave… », supportent mal l’attitude de Soral, surtout quand ce dernier revendique la tête de liste en Ile-de-France pour les européennes au mois de juin 2008. L’écrivain va rapidement déchanter à la fin de l’année quand il apprend que le clan Le Pen lui refuse la tête de liste pour les régionales. Il refuse alors la seconde place ou une place éligible et insulte ses anciens compagnons. Jean-Marie Le Pen, quelques temps plus tard, se fera un plaisir de souligner certains traits de caractère du personnage : « Alain, ce n’est pas un politique, c’est un romancier. Et puis, il a un fichu caractère. Moi, il ne m’a jamais manqué de respect, mais dès que quelqu’un n’était pas d’accord avec lui, il l’insultait : « juif ! pédé !». Ce n’était plus possible. »

Fondé officiellement en 2007 avec Marc Georges, Frédéric Chatillon et Gildas Mahé O’China (ancien du GUD également), Egalité et Réconciliation avait alors pour vocation de devenir la boîte à idées du Front national nouvelle manière. Cette petite structure tente de créer un espace politique pour ceux qui, en rupture avec leur milieu idéologique respectif, seraient attirés par une « union antisystème » au-delà des clivages gauche-droite. Ce n’est ni plus ni moins qu’une énième version d’un vieux projet des tercéristes et autres nationaux-révolutionnaires français. On voit donc des gens comme Christian Bouchet ou la rédaction de Rébellion se rapprocher d’E&R. Au vu de le forte composante NR ou Nationaliste-Bolchevique lors des premiers mois de vie de E&R,  Soral présente son association comme l’héritière du Cercle Proudhon de Georges Valois. Il évite prudemment, un autre nom, celui de Duprat.

Aussi, la réussite d’E&R, c’est d’avoir, contrairement aux autres tentatives d’« union antisystème », réussit à attirer à elle des individus et des structures étrangères à la galaxie nationaliste (quelques militants de l’ancien Parti des Travailleurs et de la secte politique de Cheminade, Solidarité et Progrès). Serge « Batskin » Ayoub, associé un temps au projet, s’éloigne définitivement de Soral après l’ouverture du « Local » bar associatif, projet à l’origine lié à E&R, mais totalement géré aujourd’hui par l’ancien JNR. Privé de tête de liste pour les Européennes, Soral se tourne alors vers son « ami  Dieudonné » qu’il avait largement brocardé quelques années auparavant et délaissé depuis l’officialisation de son appartenance au FN. Ils se retrouvent alors autour du Parti Anti Sioniste de Yahia Gouasmi pour monter la Liste Anti Sioniste en Ile-de-France, sur laquelle Soral, bien que porte-parole de la liste, se retrouve à la 5ème place, en position inéligible. Cette liste, totalement financée par l’Iran et encadrée par le PAS, ne dépassera pas les 0,5%.

Tirant les leçons du naufrage, Soral transforme alors Egalité et Réconciliation en entreprise à but lucratif

L’entreprise Soral

Depuis deux ans, les vidéos de Soral connaissent un succès certain sur le net, « quinze millions de vues pour trois cent quatre-vint-deux vidéos ». « Moi, E&R, c’est trois à quatre heures de travail par jour. Produire ce que je suis en train de produire là, y compris les risques, c’est des milliers d’heures de lecture, c’est un cerveau qui représente en terme de valeur ajoutée beaucoup, beaucoup d’argent, c’est des années et des années de lecture, d’analyse, de combat, de prises de risques, etc… Tout ça, ça vaut cher. Mais évidemment, nous ne sommes pas dans le monde du commerce, donc nous n’avons pas l’obscénité de vous dire combien ça vaut, combien ça vaut normalement de consommer une vidéo de Soral comme la mienne […] en terme de valeur pédagogique. »

L’objet social d’Egalité et Réconciliation, c’est « la promotion des idées de l’essayiste Alain Soral sur la gauche des valeurs et la droite du travail ». Un temps, le site d’E&R a hébergé sa propre boutique en ligne : l’association y vendait quelques ouvrages et produits dérivés. Et puis, la boutique a fermé. À la place, désormais, cette mention : « La boutique d’E&R n’est plus active pour une durée encore indéterminée. Nous vous invitons à effectuer vos achats dans les boutiques suivantes. » Suivent deux liens, le premier vers un site nommé Au Bon Sens, le second vers un autre s’appelant Kontre Kulture. Au Bon Sens et Kontre Kulture sont également mis en avant sur la page d’accueil, sous l’intitulé « Sites partenaires » et en compagnie de deux autres échoppes numériques : Sanguisterrae et Instinct de Survie. Chaque article mis en ligne sur le site de l’association est suivi de conseils de lecture, renvoyant à des livres vendus par le site Kontre Kulture. C’est la tactique de la scientologie, om l’on perçoit Soral en L Ron Hubbard de la droite de gauche des valeurs monétaires.

E&R draine un trafic conséquent. Il figure ainsi au 276e rang du classement Alexa des sites français les plus visités, derrière le Monde et le Figaro, 16 et 17ème , Youporn, 72ème, pornhub, 83ème, Libération, 95ème, Rue 89, 99ème, Skyrock, 100ème, marmiton 111ème, meetic, 133ème, Atlantico, 240ème, Slate, 246ème, mais devant Arte, 278ème, Mediapart, 291ème ou netechangisme, 317ème. Soral évoque donc une valorisation de « plus de deux millions d’euros ».

Sanguisterrae, s’adresse aux amateurs (plutôt aisés) de vins – la caisse de six bouteilles de Gevrey Chambertin 2007 s’y monnaye 180 €. Mais les petites bourses peuvent aussi se reporter sur la promotion du moment : pour 80 €, douze bouteilles de Beaujolais arborant une étiquette revendiquant la « quenelle viticole ». La cuvée, promet le site d’E&R, « ravira tous les aficionados des désormais fameuses ’’quenelles’’, signe de ralliement des derniers hommes libres ». Il existe un autre Sanguis Terrae (en deux mots, cette fois), SARL créée en septembre 2006 et dont la majeure partie des parts sont détenues, selon les actes disponibles au greffe du tribunal de commerce, par Charles-Alban Schepens, un ancien cadre du FN désormais très proche d’E&R. Ce Sanguis Terrae-ci, dont le siège social est basé à Beaunes, fait dans la commerce de vin, en détail et en gros (Charles-Alban Schepens possède aussi un restaurant dans le Ve arrondissement de Paris, Au Doux Raisin, très fréquenté par les militants d’E&R). Il est évident que ce sont les bouteilles de Sanguis Terrae qui alimentent le site de vente en ligne Sanguisterrae. Pour autant, ce dernier renvoie pour maison-mère à une autre structure, Culture pour Tous.

Instinct de survie vend pour sa part des produits survivalistes, sorte de lebensreform discount. Ambition affichée : « Renouer avec des connaissances basiques que des décennies de consommation effrénée et de modernité nous ont fait oublier : dormir en pleine nature, allumer un feu, s’adapter à la fatigue, résister aux intempéries… le tout grâce à des gestes et à un équipement appropriés. » S’il n’en coûte que 2,50 € pour un « kit de couture », le « sac d’évacuation » est facturé 467 €. Le site propose aussi des formations, par exemple un stage de deux jours « pour découvrir l’autonomie sur un écodomaine » (240 €) ou une journée d’initiation à la mécanique intitulée « Familiarisation avec l’environnement sous le capot » (100 €).

Pour mieux écouler sa marchandise, le site s’est assuré le concours d’un « spécialiste », Piero San Giorgio (de son vrai nom, Piero Falotti). Ce millionnaire suisse est l’auteur d’un ouvrage très lu dans les milieux survivalistes et d’extrême-droite, Survivre à l’effondrement économique : paru en 2011, le livre atteignait déjà les 20 000 ventes un an plus tard et la revue Éléments en faisait la promo.

Vient ensuite Au Bon Sens, qui revendique la vente de « produits sains et enracinés » – compléments alimentaires, repas complets, serviettes hygiéniques en coton biologique, graines à germer, dentifrice bio ou encore ustensiles de cuisine. Le QG est un corps de ferme située à Anduze, dans les Cévennes gardoises. « Les jeunes gens qui ont monté la structure d’Au Bon Sens sont des cadres locaux de longue date d’E&R, qui ont décidé de vivre un retour à la campagne, familial, et effectivement de ne pas seulement faire des commentaires internet, […] comme souvent les internautes de la résistance au mondialisme », s’enflamme Alain Soral. Et l’un des jeunes en question, John, d’insister sur les vertus du made in France : « On fait travailler des couturières bretonnes, un agriculteur de chez nous pour la spiruline, les savonniers marseillais… Pour tous les produits où c’est possible, […] ce sont les Français qui les fabriquent. […] Nous, on est totalement indépendant. On se tient loin du système boursier, de la spéculation, des intermédiaires et tout ça. ».

Pour finir ce tour d’horizon, Kontre Kulture. Ce dernier site est le navire amiral de la flotte commerciale soralienne. L’homme y fait commerce de livres. Ceux qu’il a écrits. Et ceux qu’il publie – en partie, des rééditions d’ouvrages dont les droits sont tombés dans le domaine public (c’est le cas d’au moins 15 des 47 ouvrages figurant au catalogue). Pour fond de commerce : la haine des Juifs. Mais pas seulement. « La stratégie marketing est claire : il s’agit de publier plein de livres pour que ça fasse effet de masseMais les tirages de la plupart de ces bouquins doivent être limités : je ne le vois pas faire un stock de 2 000 exemplaires de Si le coup de force est possible, de Maurras… Pour la majorité des titres, il doit s’agir de fabrication numérique en petite série, avec des bénéfices assez limités à cause des importants coûts d’impression. »

Toutefois, tous les ouvrages d’Alain Soral sont publiés aux éditions Blanche, anciennement portées sur l’érotisme et menant aujourd’hui une politique éditoriale où se côtoient Le Guide du couple gay et les envolées soraliennes contre les sodomites. Comprendre l’Empire, livre publié en 2011 s’est depuis vendu, Selon GFK, 45 700 exemplaires. Un beau succès.

Quatre sites, donc. Mais une seule maison-mère : la société à responsabilité limitée (SARL) Culture pour Tous. Sanguisterrae, Kontre Kulture, Instinct de Survie et Au Bon Sens affichent ainsi un numéro de Siret identique. Ils demandent aussi d’inscrire cette SARL comme bénéficiaire des paiements par chèques. Et ils donnent comme lieu d’expédition des commandes une même adresse, dans le 93. Il s’agit de la zone d’activités de La Conche, en périphérie de Saint-Denis. Dans ces anciens hangars, un promoteur privé a aménagé des dizaines d’espaces de 150 et 75 mètres carrés, qu’il propose à la location. Sans se montrer inutilement regardant : « Du moment que tu payes, tu peux faire du trafic de drogue, j’en ai rien à foutre », rigole le gardien. L’association E&R, qui y a aussi installé son siège social.

Le gérant de Culture pour tous est un certain Julien Limes, militant à E&R. L’objet social de la SARL est « la vente à distance, notamment par l’Internet, de tous types de produits, ainsi que l’édition ou la réédition de contenus culturels sur supports variés. ». Les statuts de Culture pour Tous ont été déposés en mars 2011 au greffe du tribunal de commerce de Bobigny. Un deuxième nom apparaît. Celui d’ « Alain Bonnet, écrivain, demeurant à Bayonne ». Alain Bonnet de Soral est justement le vrai nom d’Alain Soral, qui habite effectivement les Pyrénées Atlantiques. En vertu des statuts, il possède 80 % des parts de Culture pour Tous. Soit autant de droits sur le résultat net : « Chaque part sociale confère à son propriétaire […] un droit égal dans les bénéfices réalisés », précisent les statuts.

En 2012, Culture pour Tous a déclaré un chiffre d’affaires de 640 400 €, pour un résultat net de 64 300 € – les parts d’Alain Soral lui auraient ainsi rapporté 51 440 €.

« Capitaliser sur une expérience militante est très classique dans ce milieu, explique Michel Briganti. L’exemple parfait en est Frédéric Chatillon, ancien activiste d’ultra-droite désormais proche de Marine Le Pen : il est devenu l’un des principaux prestataires de service du FN. » Châtillon fut aussi un proche d’Alain Soral et d’E&R – sa trajectoire et son sens des affaires ont pu inspirer l’actionnaire principal de Culture pour Tous. « Mais cela vaut aussi pour Serge Ayoub, alias Batskin, ou Dieudonné, poursuit Michel Briganti. En fait, tous les petits groupes d’extrême-droite animés par de fortes personnalités font du business, d’une manière ou d’une autre. » Et Jean-Yves Camus de compléter : « Tous ces gens ont un rapport totalement décomplexé à l’argent. Et ils n’aiment rien tant que se lover dans les interstices de ce système qu’ils dénoncent pour faire des affaires. ».

Il est vrai que les autres militants ne capitalisent jamais sur leur expérience politique et ont un  rapport absolument complexé à l’argent. Aussi on peut comprendre l’homélie vengeresse d’Alain Soral contre les niaiseux adeptes de l’intégrité sans talents.

« Et donc, les petits cons qui font des commentaires en disant, ’’vous faites du commerce et de la pub’’, […] ne se sont jamais posés la question qu’ils consomment de la dissidence en mettant leurs petits commentaires de merdeux sans jamais se poser la question de savoir comment vivent ces vingt personnes qui font vivre ce site jour et nuit, qui sont tous des bénévoles, et que j’ai donc demandé moi, Alain Bonnet de Soral  j’ai fait la liste des commentaires les plus mesquins et les plus stupides et je les ai fait bannir d’E&R, c’est-à-dire qu’ils n’auront plus accès à E&R. Parce que finalement c’était gratuit et comme ils nous traitent de commerçants, ils vont être punis par où ils ont pêché. »

Soral s’y définit, façon recette culinaire, un consommé ; pour ce qui est de la dissidence, on se permettra de hausser les épaules puisque le rôle de composition d’Attila des canapés n’est jamais qu’un masque de plus.

Article 11 / La Horde / BAM


Responses

  1. Situato sulle alture intorno a Camerino, in località Seppio, questo bellissimo casale immerso nel verde dispone di numerosi posti letto e offre ai suoi ospiti uno stupendo breakfast con dolci e marmellate preparati dalla padrona di casa.

  2. Thanks for a great share You Have Given to us with Such an large assortment of information. Great work accomplished by sharing You Have Them to all. Merely fantastic

  3. […] et son association Egalité & Réconciliation. Mais il ne fait pas qu’écrire, il dirige également de nombreuses entreprises.  C’est un de ses points commun avec Dieudonné […]

  4. merci enfin quelqu’un qui voit au travers de toutes ces manipulations


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