Publié par : Memento Mouloud | janvier 2, 2014

Bonne année

dieud

Ce dont hérite un enfant juif américain, ce n’est pas « un cadre moral, ni un système de savoir ou de langage et, finalement pas non plus un Dieu, mais une psychologie particulière ; et cette psychologie peut se traduire en quatre mots : les juifs sont meilleurs »

Philip Roth cité par Charles Silberman, A certain people

Dernière minute : Alain Soral n’a jamais été gay cuir à San Francisco en 1982 contrairement à ce que prétend un ancien chippendale sioniste, Charlie

Dieudonné 2003

Lundi 1er décembre, Dieudonné a de nouveau dérapé. Invité à l’émission en direct « On ne peut pas plaire à tout le monde » sur France 3, pour faire une « nécrologie » humoristique de Jamel Debbouze, le comique apparaît le visage encagoulé, vêtu d’une veste de treillis et coiffé avec les papillotes et le chapeau noir caractéristiques des Juifs religieux. Imitant la voix de son ancien partenaire de scène Élie Semoun, il commence par se livrer à une parodie du Juif paranoïaque, persuadé que se cache derrière tout musulman, ici Jamel, un dangereux terroriste prêt « à se faire sauter en direct ». « Mais que font les autorités ? Où est l’armée française ? Où est Sarkozy ? La présence de Jamel Debbouze sur ce plateau est une provocation insupportable, un acte antisémite, Monsieur Fogiel, duquel il vous faudra répondre », hurle-t-il à l’attention de l’animateur. « Je vous dis ça parce que je me suis récemment converti au fondamentalisme sioniste – enfin, pour des raisons qui me sont purement professionnelles. Et d’ailleurs, j’invite les jeunes gens qui nous regardent dans les cités pour leur dire : “Convertissez-vous comme moi, rejoignez l’axe du bien, l’axe américano-sioniste qui vous offrira beaucoup de débouchés, beaucoup de bonheur et surtout le seul axe qui vous offrira la possibilité de vivre encore un peu”. » À la fin de sa prestation, il fait le salut nazi en prononçant « IsraHeil ».

Jamel se tord de rire sur sa chaise. Ariane Massenet glousse. Marc-Olivier Fogiel, blême, est le seul à ne pas rire. « C’est un peu une improvisation, peut-être ? », objecte-t-il timidement, avant de constater, soulagé, que Dieudonné a décidé d’en rester là. Le public se lève pour l’applaudir. Et Jamel, admiratif, lui lance : « J’ai jamais eu l’occasion de te le dire mais là j’en profite, il y a la télévision et le public : “T’es le meilleur” ».

Devant le torrent de réactions qu’a déclenché cette prestation, France 3 et Marc-Olivier Fogiel ont publié chacun une lettre d’excuses désapprouvant les propos tenus par Dieudonné. L’animateur vedette de la chaîne publique a admis qu’il s’agissait de propos « inacceptables » et qu’il avait « péché par excès de confiance ». Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a adressé une sévère mis en garde à France Télévisions et a même convoqué son président, Marc Tessier. « Les propos (…) et ce geste final, assimilant l’État d’Israël au nazisme, sont inacceptables et ne peuvent être tolérés, même dans une émission humoristique », a affirmé Dominique Baudis. Le président du CSA a aussi reproché à Marc-Olivier Fogiel son manque de réaction : « L’animateur, tout au long du sketch, n’a jamais cherché à le recadrer, mais se montra, au contraire, complaisant ». Le parquet de Paris a de son côté annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire, affirmant que les propos de l’humoriste pourraient constituer une diffamation à caractère racial.

Jamel Debbouze, le comique le plus populaire de France, s’est efforcé quant à lui de dissiper le malaise que son rire avait provoqué. Il a confié au magazine Elle (22 décembre 2003) n’avoir sur le moment « pas calculé ce sketch », à cause d’un « mauvais retour sur le plateau ». « Plus tard, j’ai redemandé à revoir la cassette de l’émission et, bien évidemment, j’ai compris, bien évidemment, ça m’a horrifié. Bien évidemment, je trouve son sketch nul, bête, méchant et dangereux. (…) Comment peut-on prendre du plaisir à dire sur scène sa haine des autres ? Moi j’ai aimé ce mec quand il a trouvé des logements à des familles sans abri, quand il s’est attaqué à l’extrême droite. Mais le voir tenir des propos antisémites, tu penses bien que je condamne ça ! »

Et Dieudonné lui-même ? Le comique persiste et signe. « J’assume ce sketch, a-t-il déclaré à L’Arche. On ne peut pas me demander de m’excuser. Ou alors il faut que tout le monde s’excuse. Que Michel Leeb s’excuse de faire des sketchs sur les Noirs, que Muriel Robin s’excuse de faire un sketch sur une mère qui apprend que sa fille va épouser un Noir. » Dieudonné a même l’intention d’intégrer le personnage de « l’extrémiste israélien » à son spectacle, Le divorce de Patrick, qu’il jouera à l’Olympia le 20 février. Ce personnage, ce sera « un homme qui se sert du judaïsme pour voler, piller. Un fasciste. Une sorte de Bokassa ». Une caricature antisémite.

Car Dieudonné ne cherche pas à créer un personnage vivant, humain. Il veut présenter Israël (égale sionisme égale judaïsme, Dieudonné entretient la confusion) sous les traits d’un être ignoble. « Quand Élie Semoun se fout de la gueule d’un jeune Maghrébin qui n’arrive pas à s’intégrer, ça fait rire tout le monde. Comment se fait-il que moi je n’aie pas le droit de rire de l’intégrisme juif ? », proteste Dieudonné. « On doit pouvoir rire de tout. Si en France je n’ai pas le droit de rire d’un État qui a soutenu la politique d’apartheid [de l’Afrique du Sud, ndlr] jusqu’au bout, je ne vois pas ce que je peux faire. »

À cela, on peut objecter qu’Élie Semoun a de la tendresse pour son personnage de jeune Beur en galère ; ce personnage est attachant, le public sympathise et prend son parti. Dieudonné, lui, n’a aucune tendresse, sans parler de respect, à l’égard de son sujet juif. Mais l’humoriste a compris tout le parti qu’il pouvait tirer de la judéophobie ambiante. Lors de son intervention sur France 3, il s’est adressé directement aux « jeunes des cités », leur vantant les bénéfices matériels et politiques (« débouchés », « bonheur ») qu’ils pourraient retirer d’un ralliement à l’« axe américano-sioniste ». Dieudonné affirme vouloir « exciter le sentiment communautaire pour le rendre ridicule ». Mais il ne fait en réalité que conforter dans leurs préjugés antijuifs ces « jeunes des cités ». Loin de ridiculiser les stéréotypes qui circulent toujours sur le « pouvoir » ou la « richesse » supposés des Juifs, il les exacerbe.

« On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui », disait Pierre Desproges. Le plus inquiétant dans l’affaire Dieudonné, ce sont les rieurs. Qui ne se trouvent pas seulement parmi les jeunes des cités. Il suffit pour s’en convaincre de visiter les forums de discussion sur internet. Le sketch de Dieudonné y donne lieu à un défoulement de la parole antisémite. Des internautes félicitent ainsi l’humoriste d’avoir osé briser le tabou de la Shoah derrière laquelle les Juifs s’abriteraient pour commettre, en toute impunité, une Shoah palestinienne. La dénonciation du « Shoah business » est d’ailleurs un des thèmes favoris de l’humoriste, grand lecteur de Norman Finkelstein. À propos d’Élie Wiesel, Dieudonné déclare : « Il est insupportable. Cette unicité de la souffrance qu’il essaie de développer… c’est insultant quand on est une femme afghane. Ces gens-là sont indignes de la Shoah. Ils en font trop. Norman Finkelstein, lui, il la gère de façon très digne ».

Pour Dieudonné, il n’y en a que pour les Juifs et leur Shoah. « Comment se fait-il que dans les livres d’histoire il n’y ait pas une phrase sur la traite des Noirs ? » demande-t-il, semblant ignorer que le « commerce triangulaire » est abordé en quatrième, en seconde et en première. Parlez-lui de la montée de l’antisémitisme en France : ça le met hors de lui. « C’est une insulte. On est train de nous dire que notre discrimination n’existe pas. »

À ses yeux, il n’y a d’antisémitisme que nazi. « Je trouve ça un peu étrange de parler d’antisémitisme, ne serait-ce que parce que l’on sait où ça a mené les gens. Ce n’était pas un sketch. Hitler, c’était pas un comique. Or, aujourd’hui, dans ce mot-là, nous sommes enfermés tous les deux. Le racisme, ce n’est pas une insulte, un crachat. C’est “Je ne sais pas comment je vais faire pour me nourrir, pour trouver de l’argent”. Quand vous êtes dans la pauvreté et qu’en plus vous entendez des gens qui vous disent [il prend un ton geignard] : “Ouais, je me fais insulter”. Moi c’est tous les jours que je me fais insulter. » Mon étoile jaune, je la porte sur ma face. Les Noirs et les Arabes ont envie de dire à ces Juifs qui se font insulter : “Bienvenue au club !” ».

Sauf que de ce club des victimes du racisme, les Juifs sont exclus. Parce que, pour Dieudonné, les Juifs sont des racistes. « Ethniquement, beaucoup de Juifs sont blancs. Le racisme des Blancs envers les Maghrébins et les Noirs, c’est un racisme qui existe. » Et Dieudonné de citer pour preuve le ralliement [imaginaire, ndlr] du restaurateur Jo Goldenberg au Front national. C’est tout pour l’Hexagone. En revanche, il ne manque pas d’« arguments » pour dénoncer le caractère à ses yeux raciste de l’État d’Israël. « Des Juifs noirs m’ont apporté leur soutien en me disant qu’Israël était un pays raciste. » Quand on avance que la condition actuelle des Falachas en Israël est sûrement plus enviable que ne l’a été celle des Juifs dans les pays musulmans, on obtient cette réponse : « Franchement, un homme d’affaires israélien qui se balade en Arabie saoudite, s’il a deux crachats au visage, eh bien, qu’il ne soit plus israélien, il n’aura plus de problème et que l’autre en face ne soit plus arabe, qu’ils se reconnaissent simplement dans leur humanité. Y’en a marre des gens qui sont juifs, des gens qui sont musulmans. »

Mais le plus grand crime d’Israël, aux yeux de Dieudonné, c’est d’avoir soutenu « l’Afrique du Sud quand Mandela était en prison ». Et de se livrer actuellement, selon lui, à un véritable pillage des richesses minières du continent noir : « Israël est un État terroriste par rapport aux peuples d’Afrique du Sud. Les diamants extraits pour une misère qui étaient revendus à Tel Aviv et Anvers ensuite… » Et l’humoriste d’invoquer le rôle supposé de premier plan des Juifs dans la traite négrière. « Il y a l’histoire des Blancs et l’histoire des Noirs. Et l’histoire des Juifs, c’est l’histoire des Blancs. C’est le droit des Blancs, c’est la justice des Blancs ». Les persécutions dont les Juifs ont été victimes ? « Des règlements de comptes entre Blancs ».

Dieudonné s’est battu pour les familles africaines mal logées. Candidat éphémère à la présidentielle de 2002, il a plaidé pour une meilleure représentation des minorités dans les médias, l’introduction de quotas dans la fonction publique. Lors des élections de 2002, où il avait pour adversaire le socialiste Dominique Strauss-Kahn à Sarcelles, il a fait de la défense de la minorité noire son axe de campagne, servant à ses partisans un discours aux accents du Black Power. Tant pis pour le « communautarisme » qu’il ne cesse de dénoncer chez les autres ! Il y a du Malcolm X dans ce métis, fils d’une Bretonne et d’un Camerounais. « Je suis un homme noir, fier de ma couleur, mais se défiant de tout communautarisme, contrairement à DSK qui soutient les intérêts d’Israël », avait-il ainsi lancé à une assistance en majorité d’origine africaine et antillaise lors d’un meeting à Sarcelles en juin 2002.

Depuis le 11 septembre, Dieudonné prend aussi la défense du monde arabo-musulman. Certes, dans son dernier spectacle, il égratigne l’islamisme dans un sketch où il joue un « mollah » peu sympathique. Mais, à choisir, il préfère quand même « le charisme de Ben Laden à celui de George Bush ».

En attendant que ses convictions trouvent un débouché politique, Dieudonné éditorialise sur scène et dans les médias. « Je pense qu’on va faire appel à moi dans peu de temps car le point de vue que je défends est un point de vue d’avenir », assure l’humoriste qui refuse d’en dire davantage. On le dit proche des altermondialistes et de José Bové. Il se proclame europhile convaincu, et parle même d’une candidature aux européennes : « Je ne me sens pas du tout français car ce drapeau, pour moi, est celui de l’infamie et de la trahison. Mais je suis européen. L’Europe, ce sont des États-nations qui ont transcendé leurs pulsions nationalistes au profit d’un concept plus vaste. Je suis convaincu que l’Europe est le marchepied du projet des Nations unies. »

Ève Bonnivard

Dieudonné 2014

Devant le théâtre de la Main d’or, à Paris, la file d’attente est bigarrée. Casquettes, bonnets, belles vestes, femmes voilées. Deux amis se croisent. «Je ne te demande pas ce que tu fais là», dit le premier. Sourire du second. «Je suis avec des potes d’Alger, des purs et durs.» Blancs, Noirs ou Maghrébins, ils sont venus soutenir Dieudonné, que Manuel Valls veut interdire de spectacle.

Une voiture de police patrouille dans le passage de la Main d’or, où le théâtre éponyme vient de faire l’objet d’une alerte à la bombe. Dans la queue, un homme adresse une «quenelle» aux policiers. Son copain sourit: «Bientôt, on ne pourra plus rire que des Chinois. Dans le théâtre où le ticket est à 38 euros, un mur de «quenelles» accueille le spectateur. Des photos du geste sont «glissées» par des anonymes, devant une pancarte «Shoah» ou à côté de François Hollande. Dans la petite salle s’entassent 250 personnes venues jeudi soir assister à l’une des premières représentations de Dieudonné depuis que le ministre de l’Intérieur menace d’interdire ses spectacles.

Les rires partent en rafales dès la première vanne. «Arrêtez, c’est moi qui risque de finir en taule», alerte «Dieudo», acclamé. «Au milieu d’escrocs et de voyous, j’aurai l’impression d’être au gouvernement.» Suit une tirade sur François Hollande «votre président». «Moi, je me suis arrêté à Pétain», dit-il. «Je l’aime bien, la casquette, la moustache, il avait un style.» «Je l’aime bien, il avait du nez.» Il est même «moins raciste» que Hollande.

Une minute que le spectacle a commencé. La salle est hilare. «Arrêtez avec l’antisémitisme… Vous me faites de la pub», se marre Dieudonné. «Je ne dis pas que je ne le serai jamais. Je me laisse un temps de réflexion.» Rires et applaudissements. «Je n’ai pas à choisir entre juifs et nazis, je suis neutre dans cette affaire», dit-il faussement agacé. «Je n’étais pas né, qu’est-ce qu’il s’est passé? Qui a volé qui? J’ai ma petite idée…» Des rires francs montent. Dieudonné en profite: «Mais qui continue à aller voir ce crétin sur scène?» demande-t-il à propos de lui-même. «Tout le monde», crie un homme dans la salle.

En costume trois pièces noir, Dieudonné campe ensuite, tour à tour, personnages réels et de fiction: le prix Nobel de la Paix Elie Wiesel, un néo-nazi belge, un Antillais suprématiste noir. Sur les 75 minutes que dure le spectacle, il ne s’en passe pas cinq sans une charge contre «les juifs», «la juiverie», «kippa city», «le maître esclavagiste banquier». A un moment, Dieudonné imite un tirailleur sénégalais qui s’est battu en première ligne pour la France. Dans le public, des gens pleurent de rire. Tout d’un coup, le tirailleur que campe Dieudonné s’adresse à Hitler. Il lui demande «pardon».

Condamné au moins six fois pour antisémitisme, «Dieudo» se moque d’Arthur, Gad Elmaleh, Patrick Timsit, Elie Semoun, Patrick Bruel. Il réédite sa sortie sur les chambres à gaz et le journaliste Patrick Cohen qui lui a valu l’ouverture d’une enquête pour «incitation à la haine raciale».

Très à l’aise sur scène, l’humoriste passe de la fiction à des réflexions personnelles sur l’actualité. Son show prend à la fois des allures de meeting et de spectacle comique, dans une ambiguïté soigneusement entretenue.

Il raconte une entrevue imaginaire entre Alain Jakubowicz, le président de la Licra, et Manuel Valls. «Je l’ai convoqué dans mon bureau», fait-il dire au président de la Licra sur fond d’éclats de rires et d’applaudissements. «Il rampait sur le sol, je lui ai dit, mets-toi à genoux.»

Puis il arrête la fiction pour expliquer le titre de son spectacle: «le mur», comme le mur en parpaings qui coupe la scène en deux. Il y a d’un côté «le bien, le Mur des lamentations, les banques, les médias, le show business, Hollywood, toute la merde», plaide-t-il sérieux. De l’autre «le mal, la résistance et la révolte, les ronces, les orties, les cailloux».

Le spectacle se termine par le moment tant attendu par ses fans: la reprise de la chanson d’Annie Cordy «Cho Ka Ka O». Cette fois, les paroles sont remplacées par «Shoah-nanas». «Dieudo» danse. Ses fans exultent. «Il est toqué du cerveau», dit un jeune spectateur, en sortant. Dans un grand sourire.

AFP

D et la question noire

Personne ne prétend que D ait le charisme de Malcolm X ou l’envergure de Martin Luther King. Seulement, “il n’est plus possible d’être contre lui. Affectivement, pour un Noir, je veux dire. Le critiquer, c’est s’attirer les applaudissements des Blancs bien-pensants”, admet Stéphane P, ancien porte-parole des Verts. D fédère autour de lui ceux qui se voient écartés des logements, des bonnes écoles, des médias, et cristallise un ras-le-bol, une impatience, des appétits d’action autour de la cause noire. “Quand D est venu sur le lieu des incendies [fin août], on était contents qu’il nous soutienne”, raconte un représentant des Travailleurs ivoiriens de France, Gogona G, “mais on avait peur qu’il pète les plombs”. La Guyanaise Christiane T, ancienne candidate (PRG) à la présidentielle de 2002, ne parvenant pas à élargir son audience, les Noirs de France ne voient pas d’autre tête d’affiche disponible pour porter leur colère, “son nouveau créneau”, raille Patrick K du puissant collectif des DOM. “La rancoeur est telle, et tellement légitime chez les Noirs, que les plus modérés sont obligés d’être moins modérés”, admet lui aussi Patrick L, membre de l’UDF et président du Capdiv, qui regroupe acteurs et chercheurs de la minorité noire. D dit que le 20 février 2004, après l’annulation de son spectacle à l’Olympia, il a compris que les Africains et les Antillais présents s’identifiaient “à l’injustice dont [il était] victime” : “Je dois être à la hauteur de l’espoir qu’ils ont mis en moi, je dois parler en leur nom et les protéger” Gaspard-Hubert L K, membre du bureau fédéral du PS, président du Club Afrique, soutient cette stratégie : “Le moment est propice”.

L’antillaise est la plus chargée d’histoire, la plus émotionnelle, et ce sont d’ailleurs des militants antillais qui constituent le noyau dur de son entourage, via le Coffad (Collectif des fils et filles d’Africains déportés, par mimétisme avec l’association fondée par Serge Klarsfeld). Ils sont sa caution, son label de «descendants d’esclaves» : nombre d’Antillais­ en tout cas pour les plus âgés ­ contestent en effet ce titre aux Africains qui sont à leurs yeux des négriers et n’admettent donc pas que D, métis franco-camerounais, porte leurs revendications. “Il a permis aux Antillais de sortir cette douleur cachée de l’esclavage. Je dirais donc que la communauté antillaise est partagée en deux, ceux qui le soutiennent totalement, et ceux, dont je fais partie, qui ne le critiqueront pas”, conclut un responsable de ces associations […] C’est auprès des membres ­ peu nombreux ­ du Coffad que s’élabore la quête frénétique de parallélisme avec tout ce qui touche au génocide des Juifs, jusqu’à la tentative de créer un terme équivalent à Shoah : «Yovodah» devrait remplacer le mot esclavage[…] “On interdit aux Africains de consulter leurs archives. Comme on interdit aux Palestiniens de retourner sur leurs terres”, répète-t-il. Au-delà de ce premier cercle, D est soutenu, pas toujours ouvertement, par quelques militants des Indigènes de la République, dont le sociologue Said B. Les trois coordonnateurs de l’ouvrage collectif la Fracture coloniale : la société française au prisme de l’héritage colonial (La Découverte) font également partie de ses sources d’inspiration. Mais le seul et unique universitaire qui accepte de travailler directement avec lui, «sa caution scientifique», est Louis S-M, professeur de philosophie politique et de droit à l’université Toulouse-II, auteur de l’ouvrage le Code noir ou le calvaire de Canaan (Puf, 1988) et accusateur public de l’Occident «blanc» et «judéo-chrétien». C’est S-M qui aide D à écrire le scénario de son film ­ toujours pas financé ­ sur le Code noir.

Lors des conférences de presse au Théâtre de la Main-d’Or, beaucoup d’artistes sont présents, issus du rap et du reggae, des musiques qui, via les radios Skyrock et Génération, obtiennent toujours une bonne audience auprès des 15-25 ans. Parmi eux, le rappeur hardcore B, l’une des meilleures ventes de rap français en 2005 (200 000 exemplaires écoulés de son dernier album, deux disques d’or consécutifs des précédents), est une icône des jeunes de banlieue. Jusqu’à maintenant, il ne s’était engagé pour aucune cause. L’acteur-rappeur S B (400 000 exemplaires pour ses premiers albums) est à l’affiche de nombreux blockbusters (Gomez et Tavares, le Boulet, les Jolies Choses…). D La P, qui a vendu plus de 600 000 exemplaires de son J’pète les plombs, a obtenu son premier rôle dans le long métrage Dans tes rêves. Les N, deux chanteuses franco-camerounaises, font partie des rares artistes françaises à avoir percé aux Etats-Unis (400 000 exemplaires vendus outre-Atlantique). Avec les rappeurs de la B (90 000 albums de leur premier CD), elles sont les plus militantes sur la question de l’identité noire. C’est aussi dans ces milieux que prospèrent de moins en moins discrètement les thèmes empruntés à la Nation de l’Islam de Louis Farrakhan sur le rôle prétendu des Juifs dans la traite des Noirs d’Afrique, le repli communautaire et la menace de la violence brandie par la Tribu Ka

Le mouvement pour une identité noire puisqu’il s’agit de cela naît comme un agencement disparate où se croisent en instances d’énonciation des politiques potiches, des associations puissantes des Caraïbes, des relais politiques antillais, des intellectuels critiques regroupés en mouvement ou solitaires, des mondains de la chansonnette, des artistes, une secte tandis que l’esclavage est au centre d’un récit qui soutient l’ensemble des actions destinées à bouleverser l’angle mort dans lequel s’immerge la question noire.

En panne d’énoncés, venant fendre l’homogénéité des discours qui n’ont cessé de présenter le noir comme l’autre de la civilisation et dès lors sa victime désignée, D vient raturer le nom juif parce que c’est le nom officiel du label victimaire chez l’homme blanc. Il semble dire la cale anonyme d’un navire négrier, ça vaut bien le crématoire d’Auschwitz si on s’en tient aux comptabilités. Et puis un homme en vaut un autre, vous nous l’avez assez dit. Alors d’où vient que vous les commémorez et que vous nous conchiez ?


Responses

  1. Bonne Année à vous !
    Ne m’en voulez pas si je ne lis pas toujours les trop longs billet.
    Mais en général, j’y trouve satisfaction.

  2. Ha ce fut le sujet de débat du 1er de l’an : la quenelle. Les contre « c’est un antisémite voyons ! » et les pour « Non mais y’ en a marre de ce système et des Juifs qui décident ce qui est antisémite ou pas alors qu’à la base ça veut dire je te l’ai mise profond ».

  3. Vous en vouloir René, quelle idée. Je vous souhaite une bonne année

    Daredevil, la question posée par Monsieur Valls se résume à approuver ou non cette formule : « Dieudonné est une menace majeure à l’ordre public »

  4. Tant que vous n’atteignez pas le niveau d’histrionisme libertarien d’Hannah Giles, je ne peux vous en vouloir de rien. Et d’ailleurs de quoi, au juste ?

    Le Chine aussi est un pays de révolutions et de têtes tranchées

    • Non, je ne trouve pas conne cette réponse, Morand aussi trouvait qu’il y avait des ressemblances entre le paysan français et le paysan chinois et d’autres entre les mandarins français et chinois, l’Empire du milieu européen c’est nous

  5. Meilleurs voeux.

  6. A vous aussi Ag. D’après Manuel Falls le premier de l’an s’est bien passé, 3 morts, plus de 1000 véhicules officiellement incendiés, ça boume quoi.

    • Oui…
      Ca se passe toujours bien. Une légère baisse même par rapport a l’année derniere.
      De trois voitures, si j’ai bien compté.
      Surtout qu’il faut savoir comment on compte, et là…

  7. Et là comme vous dîtes c’est le grand maquillage

  8. Hé oui parce qu’attendez…
    Faut expliquer. Bon çà va pas plaire et ça se fait pas entre magiciens mais quand le truc est usé, bon… on peut quand même expliquer un peu. De toute façon çà paye plus, donc.
    Déjà, un peu de définition. Histoire de comprendre l’esprit, la logique, la philosophie. L’art.
    Trois types d’origines à la combustion d’un véhicule.
    L’accidentelle.
    L’accidentelle c’est facile, elle plait bien, on en parle a peine. C’est le type au volant qui trouve que son sapin parfumé n’agit plus trop, voire sent drôle, descends, cherche d’où çà vient, ouvre le capot et découvre les forges de vulcains au niveau du moteur. Foyer qu’il n’arrive pas a éteindre en soufflant dessus.
    Ca c’est l’accidentelle.
    L’indéterminée.
    L’indéterminée c’est étrange. C’est une voiture sur un parking. Qui demande rien à personne, peinarde, détendue. Et tout d’un coup : pfuit ! Elle crame.
    Ca démarre du pneu, d’un siège. D’en dessous. Du coffre, enfin, on sait pas. La physique l’explique pas, on exclut la foudre, les météorites. Ou les mini-éruptions volcanique. Aulnay sous bois étant relativement stable. Géologiquement parlant.
    Les mecs capuchés vus juste 10-12 minutes avant autour ?
    ‘Tain, ho ! On va pas stigmatiser !! On les a vu faire ? Il y a une vidéo ?
    Non.
    Donc indéterminée.
    La criminelle.
    Là criminelle, elle appelle moins à l’imagination ou au doute. Là, on a bien trois quatres gus qui après l’avoir ruiné à coup de savate ou sautillé dessus , vident un jerrican ou jettent un cocktail du ministre des affaires étrangères russes du passé. Plusieurs témoins, qui insistent…Peut-être des clichés ou un film avec tout ces smartphones à la con…Le jerrican vide retrouvé a côté…
    Bon là, merde : c’est criminel.
    La criminelle c’est pas mal parfois. Quand même. Quand une voiture de police passe par là, que les types ont la condition et qu’on mets la main sur un mec qui fuyait, qui sent l’essence, avec un briquet en poche, là c’est bien. D’ailleurs il n’y a pas mal d’indéterminées très récentes dans un périmètre proche qui changent de statut, de fait. Elle mûrissent en quelques sorte…
    Enfin, passons au mode de calcul.
    L’accidentelle : on s’en tape. Faut pas déconner.
    L’indéterminé, ben… faut bien la compter. Peut-être que oui, p’tre que non au final ca va peut être faire drôle. Elle rentre. Soit. Tant pis..
    La criminelle… pas le choix.
    Par contre… Parce qu’on est pas débile on se contente pas de chiffres bruts. On réfléchit quoi.
    Et là on se dit : mais attends, ok, on a une voiture qui a cramée mais les deux à coté ?? D’accord elles ont la gueule du pile-ou-face de batman, elles rouleront plus jamais et même le chien les voudraient plus comme niche mais…elles ont pas cramés…initialement.
    C’est des propagations.
    Voilà le truc.
    La propagation.
    « Allo les pompiers/policier ? Il y a une voiture qui crame a tel endroit ! »
    Les pompiers arrivent alors que les flammes lêchent la moitié des deux autres en salopes gourmandes : UNE voiture brulée.
    Et deux propagations…

    Vous voyez les fils et le miroir maintenant?

  9. J’ai envie de dire, de façon très désabusée, que chaque oligarchie a le Socrate qu’elle mérite.

    Bonne Année à tous.

    • Quelques exemples de « fauteurs de troubles » célèbres et de leurs persécuteurs:
      Prométhée vs Zeus
      Oedipe vs les dieux de la cité
      Antigone vs Créon
      Médée vs elle-même
      Socrate vs l’oligarchie athénienne
      Galilée vs les Jésuites
      Faust vs Lucifer
      Don Giovanni vs Le Commandeur
      Freud vs …….ad libitum( Eglise catholique, pangermanistes …)

      Dieudonné vs Hollande ou comment transformer un pantomime en tragédie antique

      • que la république , qui a vaincu les méchants nazis ( dela noë dixit ) , qui a libéré les peupleus , qui a Haboli l’esclavage ( on le dit plus trop ,ça, ça risquerait de dédouanner le blanc, or on sait que le blanc -cinquantenaire, hétérosessuel, européen, catholique- est la source de toute villenie , de tout mal , délivre nous seigneur du blanc et de ses pompes de ses oeuvres ) , qui a inventé la sécu et le rmi , que la république , donc , soit menacée par un demi camerounais après avoir été mise en danger par un demi espagnol ( esteban morillo) et un 100%libanais ( serge ayoub) en dit fort long sur le degré de résistance que nausées-lites imaginent ….
        genre , en combien de temps ça va péter si , au hasard , on augmente les impôts de 5%?
        ou bien; combien de temps encore va-t-on pouvoir faire garder les lieux de culte chouifs par les cocoïs ou les moblots avant de voir des désertions massives?
        ou encore ; de combien doit on augmenter le nombre des rationnaires à la grande table des aides zosiales pour que les mécontents soient noyés dans le brouhaha du mécontentement général ?

        questions qui ont une certaine importance
        juste pour affiner le réglage du serrage de boulons

  10. mais je suis là , ma douce
    j’étais un peu parti ( Madrid)
    musées ( pour mesurer l’escroquerie de l’art moderne, rien ne vaut le retour aux anciens….) , flamenco ( pour mesurer l’escroquerie du rap ….) , mendigots ( pour mesurer l’escroquerie de la protection zosiale à la vronzaise….)
    en route pour de nouvelles aventures

  11. Merci Ag pour les explications techniques et typologiques, ça me rappelle le mode de comptabilité des « violences » dites scolaires. Sinon, en 2005, j’ai été victime, mais en Normandie, bord de mer, pas à Pantin (9.3) d’une propagation, si je suis votre explication. Voiture foutue, carbonisée, il y en avait une autre, foutue, carbonisée. En plus de la voiture cible, ça faisait tout de même trois véhicules pris en enfilade dont on avait entendu les petites explosions trouant la nuit de la Saint-Sylvestre. Les voisins avaient tout vu mais ne savaient rien. Même le cafetier du coin m’a accueilli en me disant « c’est vous dont la voiture a cramée ». Arrivés à la gendarmerie, le type, sans képi, nous dit, « ouais, ouais il fait toujours le même coup et au même endroit, il ne vous en voulait pas spécialement… », mais, bien entendu, impossible de mettre la main sur le pyromane récidiviste et de proximité et d’ailleurs nous asséna le gendarme, on remplit le PV pour les assurances, « ah bon si c’est les assurances alors, allons-y ».

    Vous avez oublié les onfrayistes pour Freud, Hippocrate, Bonne année. C’est devenu un poncif de gouvernement, créer une menace imaginaire pour démontrer à quel point le pouvoir est bon, plein de bonnes intentions et inquiet pour nos poires. Big Mother veille sur toi.

    Vous avez négligé les Dibrani, Kobus, dans les menaces qui pèsent sur la République. Sinon il y a tellement de mèches allumées qu’on se demande qui souffle pour arrêter la progression du feu, le Dieu caché ?

    • Ha merde, c’est vrai !
      Fallait pas oublier les dibranoches !
      Du coup, zéro pour la question !
      Pourtant c’était l’évidence, le père dibranoche ,avec sa bedaine, son mégot collé au bec, ses façons autoritaires envers ses filles ( j’allais écrire gagneuses, mais au dernier moment….), ses jugements peu nuancés (  » voz Zavez merdé grave mossieur président, grav’, moi je v’l’dit, très grav' »), on dirait…. on dirait…. un hybride de Mélenchon et de Berlusconi……
      Ho putasse !
      Le spectre des heures les plus soires de notre histombre !
      Aux abris !
      Prions Jean Jaurès !

  12. Bonjour Memento
    En fait, je n’ai pas oublié les onfrayistes, mais leur conférer une dimension un tant soit peu « héroïque », fut-ce très indirectement, était au dessus de mes forces!

  13. Je vous comprends

  14. « on remplit le PV pour les assurances »

    Ha oui, oui. On en est là. La socialisation des problêmes. D’ailleurs au passage j’ai subit les infos, on parle d’un « fond de garantie » pour les pensions alimentaires impayées. Ca me plait beaucoup. Déjà que je paye pour tout un tas de truc pour lesquels je ne suis pas concerné. L’école publique puisque sans gosse mais bon, on peut estimer qu’une société de bulot n’est pas souhaitable. Maintenant les gosses que les autres n’assument pas faut pas déconner.
    Je digresse…
    Remarquez les plaintes, pardon, le formulaire de remboursement, on progresse, vous pouvez faire la moitié du boulot vous même par internet. Il faut encore le tampon officiel mais avec un sceau électronique, on peut améliorer le truc.
    Faut laisser faire le temps.
    D’ailleurs le temps à bien joué pour les calculs. Il y a 6-7 ans, tout ce qui cramait était compté. Conteneur poubelle, deux roues, voitures. Tout.
    Ca a commencé par les poubelles. Terminé les poubelles.
    Les deux roues, çà évolue. Uniquement les immatriculés pendant une période, maintenant qu’on identifie tout le monde, là aussi plus moyen d’y couper. Mais…
    Petit à petit çà verrouille l’interne et çà laisse filer l’externe.
    Vous avez sans doute subit aussi le matricule apparent.
    Eau chaude réinventée puisque tout acte étaient immatriculé, j’ai toujours eu une insigne numéroté à la poitrine, les collègues crs un numéro géant dans le dos etc. Et bien on augmente le coup de collier.
    800 000 € la mesure.
    Quand même.
    Nouvelle carte professionnelle. A puce. Vous ne ferez que ce pour quoi vous êtes prévu et rien d’autre. La manip des caméras de surveillance ? Perdu.
    Vous n’irez que là ou vous devez aller. Accés aux locaux lié a l’habilitation etc, etc…

    Ca se présente bien.

  15. Socialisation des problèmes Ag ou comment noyer la responsabilité individuelle dans l’aléa statistique. Je suis pyromane mais on me connaît « pas de lézard, les assurances payent pour moi et le silence de ceux qui me connaissent », 8 % des familles ont plus de trois enfants, « pas de souci chacun versera son écot à la CAF », je suis banquier et mes produits sont toxiques et structurés à la pourriture, « pas de quoi s’inquiéter le contribuable vache à lait paiera comme assujetti et comme agent économique », je m’appelle Jeff Bezos et je paye pas d’impôt, « et alors les autres le payent pour moi », je m’appelle Manuel Valls et je dissous la BAC nord marseillaise en brisant la vie et la réputation de pas mal de flics « quelle importance je poursuis les quenelles, je suis bon, même quand je dis les roms sont des sous-hommes, je suis bon puisque j’aime pas les quenelles », je pourris la vie de millions de familles en réformant les rythmes scolaires et en subventionnant de faux métiers, mon nom est Peillon, Vincent Benoît Camille Peillon fils de Gilles Peillon (1928-2007) qui fut directeur général de la banque commerciale de l’Europe du Nord (soviétique) puis de la banque franco-algérienne Union méditerranéenne de banque

    Je retiens l’hybride Kobus. Mais Mélenchon je l’ai toujours trouvé étrange avec son maquillage. Il m’a toujours évoqué un travelo alcoolique tapinant près du périph. Quant à Berlu, c’est une sorte d’aristocrate libertin qui offre le spectacle du démagogue populiste que certains italiens plébiscitent. Et puis regardez ce que lui opposait la gauche, des épaves démochrétiennes ou des bureaucrates soc-dem. La vérité c’est qu’ils ne voulaient pas du pouvoir gouvernemental, juste de quoi s’amuser à accuser un méchant en passant par la caisse. Ecoutez dès que je passe près de Brest, je vous fais signe, vous êtes sous les vagues ou ça va ?

    • On a survécu…..
      Mais j’habite un peu en hauteur, ça sauve le truc
      Les pauvres bougres qui vivent dans les fonds ( comme à la réunion, là où s’écoule la flotte), pour ceux là, c’est pas pareil….
      Le pire, les bleds médiévaux sur les berges des rivieres heureuses ( Morlaix, Quimperlé, Quimper….), ça a été du pittoresque, pieds dans l’eau et tout….
      Prévenez moi un peu à l’avance quand vous passez en armorique

      • OK, je viendrai en klaxonnant

  16. « en brisant la vie et la réputation de pas mal de flics »

    Un seul en fait. Celui honnête qui a dénoncé. Je sais ce que c’est j’ai senti le vent du boulet ailleurs.
    Enregistrement de la voiture de branchée « j’ai tellement de fric que je sais même plus comment le rendre clean », mais pour les autres çà va.
    Deux types qui ne devaient pas être trop dans le groupe de potos, shooté.
    Les autres sont en vacances.
    Par contre, vous noterez, aucun officier.
    C’est à se demander à quoi ils servent, finalement.
    En terme de gestion du personnel on pourra pas leurs reprocher une fraternisation excessive. Ils ont rien vu, rien entendu, rien remarqué.
    Celui en place avait été muté, loin, loin, loin, un autre continent même, juste avant le début de l’affaire.

  17. Les officiers, Ag, ce sont the Untouchables


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