Publié par : Memento Mouloud | janvier 7, 2014

L’Empire du sexe : Lettre A

Empire

L’Empire du sexe, lettre A


Responses

  1. Sexe ?
    Avec un A ?
    Avale tout, chérie ? ( ou salope, c’est selon, l’un étant le superlatif de l’autre et inversement, selon l’expression consacrée)

  2. De quoi faire fuir yulie Anna
    Chuis rarement friendly, faut reconnaitre….

    • ça fait partie de vos répliques lors d’un cocktail ?

      • Croyez le, ça fait effectivement partie de mes répliques….
        Mais ça fait vilaine lurette que j’ai plus été invité quelque part
        Y a un rapport ?

  3. Quelle que soient la masse de plaisirs , d’émotions, de bacchanales, qui puisse être amassée au cours d’une journée, au crépuscule reste la question « qu’est ce qui borne?qu’est ce qui limite? »
    Huxley, dans son « brave new world » , y répond (en creux) par « Saint Freud »
    (le propre des vrais héros étant de finir démembrés, en l’espèce pour n’en retenir qu’un hygiénisme sexuel comportementaliste) et son « Saint Ford », c’est à dire le règne de « l’ingénierie sociale efficiente », de la pulsion de mort bien domestiquée (comme si l’on domestiquait le çà!)

    Au fond, j’ai plus d’estime pour une Madame Claude,dont les prix sont TTC

  4. Bonjour Memento
    mes sens sont t’ils engourdis?
    Je ne trouve plus votre « librairie » mouloudienne dans la liste!

  5. D’accord avec vous Hippocrate, Madame Claude évite de promettre de rédimer le monde, elle offre du plaisir contre de l’argent dans un temps très court. Elle ne dit pas, je réinvente l’amour. Elle laisse ça à nos incandescences. L’argent n’en est pas une. La prostitution, non plus. Il paraît que c’est ignoble mais de ce point de vue, beaucoup de choses sont ignobles puisque tout plaisir nécessite une dépense. Le propre de l’argent c’est le court-circuit, sa valeur culturelle est nulle, quand il n’a plus aucune limite, il prouve simplement qu’il se confond avec une quantitié libidinale indifférenciée, deux flux qui témoignent d’un degré infinitésimal de vie.

    J’ai tout retiré Hippocrate

  6. « Ce qu’il faut à celui qui est enfermé en lui-même : qu’il accepte de retrouver le contact avec son corps, avec sa propre matérialité, et donc par là-même qu’il retrouve le chemin de l’échange avec la matérialité d’autrui.  »

    D’où Ferenczi, Reich et d’autres.
    La perte du sentiment ( et ce mot est beaucoup trop faible) de sa propre matérialité, sous forme de morcellement ou tout simplement de non-conscience instinctive est la conséquence directe de refoulements massifs soigneusement mis au service d’une civilisation industrialo marchande; quelques symptomes connus: face book plutôt que boire un pot entre potes et potesses, boulimie alimentaire américaine avec perte totale de la notion de plaisir.
    En gros, tabou du toucher étendu à tous les plans de la vie ( enfin quand je dis « vie »!!)

  7. Pestiféré, Kobus, j’ai peine à le croire

    Irena

    Proposition A : la prostitution pue.

    Contre-proposition A : Vous n’envisagerez jamais avec sérénité que vos proches, ceux que vous aimez se prostituent. C’est aussi mon cas. De plus, une femme qui se donne à tous, de manière indifférenciée ne peut être aimée, du moins à mes yeux. A moins de jouer au Klossowski avec ses lois de l’hospitalité ce qui nous ramène aux propositions d’ordre théologique. Il faut souscrire à cette thèse pour prostituer sa femme : un corps peut abriter plusieurs âmes et une âme plusieurs corps.

    Proposition B : il existe une analogie entre le flux libidinal et langagier tandis que le flux monétaire est indifférencié.

    Contre-proposition B : Avant le flux langagier, il existe le flux des icônes, des images, nous naissons dans la grotte

    Proposition C : l’échange entre les sexes passe par la peau

    Contre-proposition C : Entre sexes, il n’y a pas d’échange

    Proposition D : L’Incarnation, c’est la peau

    Contre-proposition D : L’Incarnation est un concept chrétien, ce n’est pas un fait de nature.

    Proposition E : L’acte de chair ne conduit pas à la vanité

    Contre-proposition E : Dans les bons jours, il conduit à l’orgasme commun (ou non) dès lors, il ouvre à la pulsion de mort. L’orgasme est un phénomène indifférencié lié à la jouissance et la jouissance n’est pas une positivité deleuzienne ou hédoniste. C’est une puissance dévastatrice et compulsive. Comme l’a dit Sade, je veux que le monde disparaisse quand je bande.

    Proposition F : Pour les fous, le contact entre peaux vaut mieux que l’ascétisme

    Contre-proposition F : Je ne crois pas que l’acte d’amour, le toucher, le contact, la compassion puissent rédimer un psychotique. En revanche, ils peuvent détruire un thérapeute.

    Proposition G : Formuler des idées serait l’analogue langagier du toucher.

    Contreproposition G : Formuler des idées fait partie de la fonction fabulatrice du langage mais aussi de cette propension à dominer fantasmatiquement le monde en l’ordonnant de manière théorique. La proposition scientifique est indiscernable de la proposition délirante tant qu’elle ne dispose pas de preuves et de certaines règles.

    Proposition H : Du fait qu’il parle, l’homme se soumettrait à la raison, découvrirait autrui, se poserait comme un « Je » responsable

    Contre-proposition H : Du fait qu’il parle l’homme est un désadapté toujours soumis au danger de court-circuiter autrui et les disciplines de la raison pour se mettre au service du grand Autre. Par conséquent l’homme est en danger de perversité ou de désagrégation (psychoses)

    Proposition I : Le rapport commercial n’est ni langagier ni incarné dans un corps

    Contre-proposition I : Le commerce est une manière d’établir une pression minimale entre êtres humains. Il ne peut produire que des hommes médiocres, ce qui ne veut pas dire sans langage ni corps.

    Proposition J : La famille est la dignité des pauvres

    Contre-proposition J : La dignité est un problème de fonction, la dignité est un masque. Pour le reste un homme sans éthique, qu’il ait ou non une famille et des enfants, est un animal dénaturé, une brute.

    Proposition K : La pauvreté est en lien avec la prostitution

    Contre-proposition K : Les courtisanes n’entrent pas dans ce cadre

    Proposition L : La prostitution est une menace que le riche fait peser sur le pauvre dès lors qu’il est riche

    Contre-proposition L : Le riche jouit du mépris dans lequel il tient les pauvres, non du corps des pauvres. Pour un riche libertin, le pauvre n’a jamais existé. Pour un riche « moral », le pauvre est un humain qui manque d’être.

    Proposition M : La richesse a pour corollaire l’indignité de celui qui vend son corps au riche

    Contre-proposition M : La jouissance a peu à voir avec la dignité (preuve en est la montée de l’échangisme) mais, de toute façon, pour une femme jetée dans le monde sans protection ou contrainte, la dignité s’efface devant la survie. La seule faute pour un être humain, c’est de manquer à son éthique.


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