Publié par : Memento Mouloud | mai 4, 2014

La semaine du 28 avril au 4 mai 2014

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Le temps des faussaires (suite) : Les oiseaux s’adaptent à la radioactivité, pourquoi pas toi ?

Qosmos 2014 ou l’honnête homme est un salaud qui s’ignore

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Le temps des faussaires (suite) : Les oiseaux s’adaptent à la radioactivité, pourquoi pas toi ?

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Selon une équipe de bio-écologistes, les oiseaux qui vivent près de la centrale de Tchernobyl se seraient adaptés biologiquement à la radioactivité. Dans une étude publiée par Functional Ecology, Ismael Galvan, du CSIC (Conseil supérieur de la recherche scientifique espagnol) et ses collègues exposent leurs observations. Ils ont étudié des oiseaux d’espèces migratrices, comme les hirondelles de cheminée et les pouillots siffleurs, qui passent leur saison de reproduction dans la zone d’exclusion d’un rayon de trente kilomètres autour de la centrale accidentée en avril 1986. Vingt-huit ans après la catastrophe, cette zone d’environ 2600 km2 est encore très polluée par la radioactivité, mais l’intensité des radiations diffère considérablement d’un lieu à l’autre.

Galvan et ses deux principaux co-auteurs, Timothy Mousseau, de l’université de Caroline du sud, et Anders Møller, de l’université Paris-sud, ont mesuré les paramètres biologiques de 152 oiseaux exposés à des niveaux de radioactivité très variables. Les chercheurs ont mesuré le niveau d’un antioxydant dans le sang des oiseaux. Les antioxydants permettent à l’organisme d’éliminer les radicaux libres ; lorsque les antioxydants ne sont pas produits en quantité suffisante, les radicaux libres produisent un état appelé stress oxydant qui a des effets délétères. Selon Ismael Galvan, « nous avons trouvé que les taux d’antioxydants augmentent et le stress oxydant diminue quand le niveau de radioactivité augmente…La sélection peu naturelle imposée par les radiations favorise les individus qui ont une plus grande capacité à mobiliser des antioxydants pour se protéger contre les rayonnements ionisants, ce qui n’est pas surprenant étant donné l’intensité des effets négatifs dans les endroits les plus chauds de la zone de Tchernobyl », commentent Mousseau et Møller.

James Smith, professeur à l’université de Portsmouth, juge l’étude « intéressantemais pas convaincante ».En 2012, Smith a publié dans Biology Letters un article démontrant que les niveaux de radioactivité détectés à Tchernobyl sont trop faibles pour provoquer les effets décrits par Galvan, Mousseau et Møller. « Mes collègues et moi avons montré que ces niveaux de radioactivité sont insuffisants  pour provoquer un stress oxydant.  Par conséquent, je ne pense pas que les travaux antérieurs faisant apparaître les effets délétères d’un stress oxydant soient probants. Et je ne crois pas davantage aux derniers résultats (de Mousseau et ses collègues) montrant une adaptation. Je crois que ces résultats contradictoires ne prouvent pas qu’il existe une adaptation, mais résultent simplement de variations biologiques et expérimentales que (les auteurs) attribuent aux radiations  pour mettre en évidence, d’abord un effet négatif, puis l’effet opposé. »

Le fait est que selon les auteurs eux-mêmes, les doses radioactives reçues par les oiseaux sont relativement faibles. Elles ont été estimé en mesurant le niveau de radioactivité au point où chaque oiseau a été capturé (les 152 oiseaux ont été capturés à l’aide de filets, bagués, ont subi des prélèvements et ont été relâchés). Ces niveaux varient entre 0,02 à 92,32 µSv/h (microsievert par heure), la moyenne étant environ 10 µSv/h. A titre de comparaison le niveau moyen de la radioactivité naturelle correspond à 0,3 µSv/h. Même pour les oiseaux les plus exposés, le niveau indiqué par Mousseau et Møller n’est en principe pas assez élevé pour entraîner des dommages sérieux : en particulier, le nombre de cassures de l’ADN provoqué par la radioactivité, à ce niveau d’exposition, n’excède pas la capacité de réparation de la cellule.

Or les deux co-auteurs « seniors » de l’étude, Timothy Mousseau, de l’université de Caroline du sud, et Anders Møller, de l’université Paris-sud, ont publié depuis les années 1990 une longue série d’études qui décrivent la zone d’exclusion comme un véritable enfer écologique. Les recherches de Mousseau et Møller sont cependant très controversées, et s’opposent à la vision la plus répandue dans le monde scientifique. Pour de nombreux spécialistes, la vie sauvage a prospéré dans la zone d’exclusion, les espèces végétales et animales bénéficiant de l’absence de l’homme, prédateur majeur.

Selon une synthèse réalisée en 2012 par l’IRSN, les principaux effets délétères se sont produits dans l’année qui a suivi l’accident. De nombreux conifères ont été détruits, et la couleur des pins morts a donné son nom à la « forêt rousse », qui reste, près de trente ans après, l’un des écosystèmes les plus radioactifs du monde. Mais la radioactivité a ensuite diminué d’un facteur 100. Si la flore continue d’être affectée, des recherches menées notamment par Robert Baker et ses collègues de l’université du Texas ont montré que la faune était peu atteinte : les effectifs et l’état de santé de populations animales dans les sites contaminés apparaissent similaires à ceux de populations témoins non exposées à la radioactivité. Les études de Mousseau et Møller sur les oiseaux concluent à l’opposé, mais elles ne sont pas confirmées par d’autres équipes.

Anders Møller est un chercheur prolifique, auteur de plus de 450 articles scientifiques, mais il a aussi une réputation quelque peu sulfureuse. En 1998, alors qu’il était professeur à l’université de Copenhague, il a été accusé d’avoir trafiqué les données d’un article sur l’asymétrie des feuilles de chêne, et a dû retirer l’article. Les recherches qu’il a effectuées avec Mousseau sur les oiseaux de Tchernobyl ont été critiquées dans le passé, notamment en 2009, par Sergey Gashak, chercheur au Centre Tchernobyl en Ukraine. En substance, Gaschak reprochait à Mousseau et Møller d’avoir une vision biaisée, et de vouloir à tout prix faire apparaître un effet délétère des radiations de Tchernobyl sur les populations d’oiseaux, même si les données ne le prouvaient pas.

Qosmos 2014 ou l’honnête homme est un salaud qui s’ignore

 

 

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En novembre 2011, Bloomberg révèle que la société Qosmos, l’un des leaders français du Deep Packet Inspection (DPI), la technologie d’interception de flux Internet la plus en pointe, travaille comme sous-traitant de l’allemand Utimaco, lui-même sous-traitant de l’italien Area SpA, pour la livraison à Bachar al-Assad d’un système de surveillance global de la population syrienne. Parallèlement, dès 2009, SOFRECOM, spécialisée dans l’aide aux dictatures défaillantes (le Congo, le Viêtnam, la Thaïlande, la Syrie, l’Éthiopie, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, le Tchad, la Libye de Kadhafi, le Maroc, ou la Tunisie de Ben Ali), donnait un coup de main au Syrian Telecom Establishment pour moderniser son réseau SOFRECOM qui est une filiale d’Orange, opérateur qui bénéficie et entretient ses liens avec les services de renseignements intérieurs et extérieurs.

Ce que Qosmos apportait dans le projet, c’est la brique essentielle d’une telle architecture technique : les sondes. Celles qui vont  « auditer » le trafic, le siphonner pour qu’il soit ensuite entré dans d’énormes bases de données, ces dernières étant in fine consultées par les surveillants humains. Il suffit alors d’entrer un nom ou un email pour que tout le trafic de cette personne soit isolé. Il est aussi possible de dresser des arbres relationnels pour identifier les interlocuteurs et savoir qui communique avec qui.

Ces sondes peuvent être intégrées dans un vaste système de surveillance à l’échelle d’un pays comme dans du hardware réseau (les routeurs qui « dirigent » les données vers leurs destinations, par exemple). Elle qualifie d’ailleurs ses produits de « briques technologiques », choisies par ses clients au sein d’un catalogue. Qosmos travaille ainsi rarement directement avec le client final mais agit le plus souvent comme un sous-traitant.

En 2011, le Figaro indiquait que « Thibaut Bechetoille, PDG de Qosmos, est un entrepreneur heureux. Il vient de faire entrer de nouveaux investisseurs dans le tour de table de l’entreprise spécialisée dans l’analyse des réseaux. Le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI), filiale de la Caisse des Depôts et de l’Etat, les fonds Alven Capital et DFJ Esprit investissent 19,8 millions d’euros dans la start-up basée dans le dix-septième arrondissement à Paris… La start-up française vise des sociétés aux Etats-Unis, en Asie, en Corée du Sud, à Taiwan, et peut-être en Europe. L’objectif est de multiplier par dix le chiffre d’affaires pour atteindre les 100 millions d’euros d’ici 5 ans. Une dizaine de sociétés réalisant entre 1 et 20 millions d’euros sont dans la mire. Une trentaine de personnes vont être embauchées d’ici la fin de l’année. Un bureau sera ouvert sur la côte ouest des Etats-Unis.   ».

Comment a démarré la carrière de rouage de l’œil absolu de ce français entreprenant et diligent envers les dictateurs du moment qu’ils paient et bien ?

En deuxième année d’école d’ingénieur, Thibaut Bechetoille accomplit un voyage dans la Silicon Valley. «Conquis par cette Mecque de l’informatique, j’ai décidé de démarrer ma carrière professionnelle là-bas, d’abord comme ingénieur de développement puis comme product manager. J’y ai passé quatre années très riches. C’est lors de cette première expérience dans la Silicon Valley que j’ai contracté le virus de l’entrepreneuriat», raconte le PDG de Qosmos. Le jeune Français qui n’indique pas son goût de l’espionnage et de la délation trouve un emploi chez Bridge Communications. Après la fusion de Bridge Communications avec 3Com, Thibaut Bechetoille devient directeur marketing de 3Com pour l’Europe du Sud. De 1992 à 1998, il occupe la fonction de directeur général de Wellfleet puis de Bay Networks France, des sociétés spécialisées dans les réseaux. Il rejoint ensuite Nortel. Thibaut Bechetoille crée au printemps 1999 la société Maiaah!, un opérateur de réseaux d’entreprises. Il part d’une feuille blanche et imagine les attentes du marché. Il écrit 5 mini-business plans qu’il présente à un investisseur de capital qu’il connaît chez Atlas Venture. Après avoir vendu Maiaah! en 2002 à Easynet, Thibaut Bechetoille rejoint Qosmos en septembre 2005 comme PDG. «Nous avons lancé une véritable refondation de l’entreprise. Nous avons mis en place une équipe de management solide et développé l’activité à l’international. Nous avons accordé une grande importance à la réflexion stratégique pour sortir d’un océan rouge, un domaine très fortement concurrentiel de l’optimisation des réseaux, pour aller vers un océan bleu, le marché de la network intelligence, où nous affirmions très nettement notre différence. Nous avons intégré quotidiennement les feedbacks du terrain pour enrichir cette stratégie. C’était passionnant»

«Nous fonctionnons un peu comme un micro-multinationale», décrypte Thibaut Bechetoille. La société vend aux Etats-Unis sur la côte ouest et la côte est, en Angleterre, en Allemagne, en Finlande, à Singapour, en Australie.  Son plus beau souvenir d’entrepreneur date de 2010. «Nous avons signé avec de grands acteurs de l’informatique et des télécommunications, HP que nous pouvons citer et d’autres que nous ne pouvons pas citer, leader dans les domaines de la sécurité, des réseaux ou des infrastructures mobiles. C’était la validation du nouveau positionnement stratégique, décision que nous avions prise trois ans auparavant. Ces signatures de contrat ont été très importantes pour la société après les traditionnelles phases de doute que traverse toute expérience entrepreneuriale».

Or c’est en octobre 2011 que se met en place le projet syrien Asfador.

Dans un futur proche, de plus en plus d’équipements informatiques sont appelés à faire du Deep Packet Inspection comme monsieur Jourdain fait de la prose. Ces briques matérielles et logicielles permettent la discrimination des paquets interceptés sur les réseaux IP selon leur contenu. Ces mêmes sondes exportées en Syrie pour Assad via l’entreprise italienne Area SpA et capables de détecter et classer explicitement les trafics aussi suspects que les visites sur les sites du New York Times, TF1, YouPorn, PornHub, Deezer ou encore La Redoute.

Les sondes Qosmos connaissent un grand nombre de protocoles, modélisés dans une structure reproduisant l’empilement de couches caractéristiques des réseaux IP. Par exemple, selon le modèle Qosmos, le protocole de couche inférieure au protocole laredoute est uniquement http car on n’accède au site de La Redoute que via le web. Le protocole http peut par contre être au-dessus de différents protocoles : tcp pour le cas usuel mais également (et pas seulement) socks4 et socks5 si le trafic est encapsulé dans des requêtes vers et depuis un proxy SOCKS. Socks4 et socks5 n’ont comme protocole de couche inférieure que tcp, lui-même ayant ipip6 et dns, et ainsi de suite jusqu’aux couches de transport.

Les possibilités d’empilement sont théoriquement infinies, mais les employés de Qosmos passent sans doute du temps à rechercher celles qui sont effectivement implémentées afin de ne modéliser qu’elles et développer des méthodes de détection associées. Le protocole dns est ainsi considéré comme sous-couche possible de ip peut-être du fait de l’existence d’iodine qui permet d’encapsuler du trafic IP dans du trafic DNS.

Les paquets passant à travers une sonde Qosmos sont donc marqués comme appartenant à certains protocoles selon les données qu’ils contiennent. Le gros du travail pour Qosmos est de catégoriser un flux avec un bon niveau de certitude en fonction des données observées. C’est facile dans certains cas (du HTTP ou du SMTP sur port standard sans chiffrement par exemple) et nettement moins dans d’autres (distinguer Tor de HTTPS lorsqu’on observe du trafic TLS sur le port 443). Dans l’affaire Bettencourt, une poignée de personnes ont profité de leur position de pouvoir pour accéder aux fadettes (les métadonnées téléphoniques) d’un journaliste du Monde via la DCRI. Or Qosmos prétend ne viser que les métadonnées, néanmoins un paquet IP contient les adresses source et destination dans ses métadonnées, et la charge utile du paquet (payload) en sont, par opposition, les données. Dans ces données, il peut y avoir un paquet TCP, dont les ports source et destination sont les métadonnées. Dans les données de ce paquet TCP, il peut y avoir une réponse HTTP, dont les métadonnées sont les en-têtes HTTP et les données sont du code HTML. Dans ce code, les balises « meta » sont les métadonnées… Et ainsi de suite. Tout n’est donc que métadonnées. Chaque protocole connu par une sonde Qosmos possède des attributs, dont la valeur est assignée grâce aux (méta)données capturées. Il en résulte des assignations clé-valeur (exemple : assigner la valeur 404 à l’attribut code pour le protocole http) qui peuvent être ensuite exploitées par des mécanismes de prises de décision automatique.

Un client Tor se connecte à un ou plusieurs relais pour joindre l’ensemble du réseau Tor. La connexion vers ces relais est chiffrée avec du TLS générique, c’est-à-dire le même protocole de chiffrement que lorsqu’on utilise « https » dans un navigateur. De plus, Tor utilise souvent le port 443 pour ses connexions, qui est aussi le même que celui utilisé par nos navigateurs pour les connexions chiffrées. Le problème pour Qosmos est donc de déterminer si un trafic chiffré avec TLS sur le port 443 est du trafic HTTPS ou du trafic Tor. Il leur faut donc trouver des critères de différenciation.

L’Iran est parvenu à bloquer Tor quelques jours en se basant sur la date d’expiration des certificats TLS générés par les relais. En effet, lors de l’établissement d’une session TLS, les certificats sont échangés en clair et leur contenu peut être intercepté (date d’émission, date d’expiration, nom d’hôte associé, etc.). L’équipe Tor a rapidement sorti un correctif pour rendre les certificats TLS de Tor plus difficiles à isoler. Coïncidence ou pas, nous avons appris que les sondes Qosmos ont longtemps détecté les connexions aux relais Tor en examinant les dates du certificat TLS. Il n’est toutefois pas certain que ce soient exactement les mêmes critères que ceux utilisés par l’Iran. Ce cas a quoi qu’il en soit été également corrigé par Tor. Que reste-t-il si l’adresse du relais n’est pas connue et si le certificat TLS n’est pas reconnaissable ? La dernière méthode expérimentée par Qosmos est celle dite de la détection d’entropie sur le champ « Common Name » du certificat TLS. Ce champ, pour les certificats générés par les relais Tor, contient en effet un nom composé d’une suite aléatoire de lettres et chiffres, comme « http://www.2egiobtbgjufipddooov.net ». La détection d’entropie vise à caractériser cet aspect aléatoire. Dans l’usage standard, ce champ contient le nom de domaine du site que nous visitons (« torproject.org », par exemple). Mais l’efficience de cette dernière méthode n’est pas prouvée.

En conclusion, les internautes que Qosmos livre clé en main à toutes les polices du monde sont les quidams de l’informatique, c’est-à-dire des gens honnêtes qui auraient ou non fait un pas de côté.

Comment fonctionne la sphère de coprospérité atlantique

 

 

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La plupart des accords de libre-échange conclus dans les années 2000 contiennent un volet « ISDS ». Leur objectif est simple : offrir le maximum de garanties juridiques à des entreprises privées, pour les encourager à investir dans des pays étrangers. En tout, plus de 3 000 traités internationaux intègrent ce type de clauses. L’an dernier, 274 litiges de ce genre ont été tranchés, selon les chiffres des Nations unies (43 % en faveur des États et 31 % pour les investisseurs, le reste à l’amiable). Et quand l’État perd, c’est l’argent du contribuable qui est versé à l’entreprise. Des milliards de dollars de compensations financières sont en jeu chaque année.

Le traité entre l’Europe et les Etats-Unis devait originellement s’appeler TAFTA, pour Transatlantic Free Trade Area (zone de libre-échange transatlantique). Il a été depuis rebaptisé TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership), car son nom ressemblait trop à celui du traité ACTA, rejeté par le Parlement européen en 2012 à l’issue d’un long combat politique. En français, cela donne PTCI : le « partenariat transatlantique de commerce et d’investissement ». Ce balancement est à lui seul révélateur d’une incapacité des administrateurs européens à admettre qu’ils font partie intégrante d’un Empire de style nouveau et qui ne connaît aucune limite à son expansion.

En mars 2014, l’exécutif européen s’est résolu à publier le texte actuel des négociations sur le volet ISDS, pour mener, pendant trois mois, une « consultation » car il faut donner un caractère démocratique à la dévolution des pouvoirs aux mains d’on ne sait plus quelle entité, à ceci près que Washington en est le point focal.

« C’est la consultation publique la plus complexe que j’aie jamais vue : la priorité est donnée aux cabinets d’avocats spécialisés pour répondre, et sûrement pas aux citoyens », constate Johannes Kleis, du BEUC. « Les questions sont orientées, et le texte est écrit sur un registre très légaliste, qui le rend difficile d’accès pour le grand public », constate Cecilia Olivet (TNI), ce qui est tout de même le but recherché car le grand public n’a rien à faire dans ce qu’il ne peut comprendre et encore moins admettre, soit sa propre disparition sur l’autel du libre-échange et de cet Empire dont le nom est Léviathan, la triste femelle de Béhémoth.

Pour avoir accès au questionnaire : Consultation mode d’emploi

Mediapart / Le Figaro/ Reflets. Info / Le cercle du barreau / BAM


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