Publié par : Memento Mouloud | mai 13, 2014

Il était une fois le frontisme (4) : le clown Aymeric entre en scène

Nous ressemblons à ces oiseaux désemparés que le vent déporte de tempête en tempête et qui s’élancent à l’assaut du soleil pour retomber calcinés dans une poussière de sang

 

 

 

Un candidat « de la société civile » accompagné de ses quatre enfants, c’est ainsi que se présente Aymeric Chauprade, tête de liste FN en Île-de-France aux européennes. Le Point le dépeint en intellectuel d’extrême-droite mais comme l’intellectuel ne peut se départir d’un attachement aux procédures de vérité et à l’exactitude, on ne peut retenir que sa dernière identité, géopolitologue, soit un simple vendeur de boniments, ce qui en dit assez long sur l’état de délabrement de la réacosphère en particulier et de la droite en général sans même évoquer la grande muette où il fut enseignant au Collège interarmées de défense durant 10 ans. La créature des marais est de retour et a le vent en poupe de l’Inde aux libertariens de Californie, la plus immonde déchetterie fantasmatique et putassière déferle sur les décombres de l’Empire du Bien dont la débilité a promu ses figures symétriques.

« Moi je n’ai fait que poser des questions parce que je revendique le droit de pouvoir poser des questions. C’est mon métier de chercheur à l’époque, sur ce sujet (les attentats du 11 septembre), de pouvoir poser des questions. (…) C’est amusant – et moi ça m’amuse d’ailleurs – de voir qu’aujourd’hui, parce que j’ai cet engagement Front national, on voit bien que certains journalistes croient qu’ils tiennent un truc incroyable, un scoop et qu’ils vont pouvoir remuer cette affaire du 11-Septembre pour dire : « Regardez comme il est sulfureux, c’est terrible, etc. », alors qu’il n’y a rien ! C’est juste la question d’un chercheur honnête qui se pose des questions, qui revendique le droit de ne pas conclure sur un certain nombre de sujets comme le font tous les chercheurs sérieux, libres, indépendants, et ça je crois que je le suis et que je l’ai montré sur de nombreux sujets. »

C’est ainsi que Moi-Je Aymeric se présente, en sceptique absolu qui revendique le droit de ne pas conclure sur un certain nombre de sujets (lesquels d’ailleurs ?) quand le courage consiste à avancer des hypothèses et à trancher à partir des marges d’erreurs, des zones d’ombre, des lapsus et des mensonges. De fait, Chauprade tranche puisqu’il n’est pas convaincu par la thèse selon laquelle les attentats du 11 septembre 2001 furent menés à bien par une équipe d’Al-Qaida. Moi-Je Memento je ne suis pas du tout convaincu par le fait que le gouvernement et l’état-major polonais aient été décapités accidentellement en se rendant à Katyn. Mais je doute qu’Aymeric Chauprade en discute avec ses nouveaux amis russes, valeureux paladins de la civilisation chrétienne.

En fait Aymeric Chauprade a une double version publique de son scepticisme, celui qu’il vend aux foules et celui qu’il distille. Non seulement il pense que l’Etat profond américano-sioniste a fait le coup mais il est lui-même la victime de ce même complot orchestré par les sarkozystes au pouvoir, en 2009. Le nombre de sujets sur lesquels ne pas conclure est dès lors circonscrit.

C’était en septembre 2011, lors d’une interview de 45 minutes accordée au site conspirationniste ReOpen911. Chauprade y qualifiait la version de la Commission d’enquête officielle d’« histoire pour enfants », avant de poursuivre (à 15’20) :  «Et puis, ensuite, et c’est la thèse que je défends – que défend Peter Dale Scott (un écrivant canadien), j’insiste sur la qualité de ses travaux -, c’est la thèse de « l’Etat profond ». Moi je crois que le 11-Septembre, c’est l’expression ultime, l’expression exacerbée de « l’Etat profond » américain, qui s’est développé pendant des décennies – il est pas né une semaine avant le 11-Septembre -, qui s’est développé pendant des décennies à l’intérieur de l’Etat officiel américain. Un « Etat profond », c’est un réseau d’hommes qui s’est constitué d’hommes qui appartiennent chacun à l’Etat officiel, qui tiennent des fonctions – à la CIA, au FBI, au Pentagone, dans de grandes sociétés militaires privées, dans l’armée américaine – qui tiennent des positions plus ou moins importantes – et ça dépendra de l’action qu’ils mèneront – et cet Etat profond, qui est pénétré d’une conviction radicale, c’est-à-dire qu’il faut avoir une action révolutionnaire, occulte, pour empêcher que les Etats-Unis perdent leur rang de numéro un mondial et qu’ils sont prêts pour cela à sacrifier – au nom du « bien commun américain » – des milliers de citoyens américains et à inverser le cours de l’Histoire par la politique du « coup de théâtre ». Le « coup de théâtre » qui tétanise véritablement les opinions publiques, qui les empêche de penser. Et c’est pour ça qu’on ne fait pas sauter quatre avions au-dessus de l’Atlantique, y’aurait pas d’images. On fait en sorte qu’il y ait des images, beaucoup d’images qui seront impressionnantes, qui neutraliseront – j’insiste sur cette dimension quasiment hollywoodienne dans l’efficacité de l’acte terroriste. Voilà je crois que c’est un « Etat profond », c’est l’exercice de cet « Etat profond »». Il y a « des services de renseignement qui utilisent des illuminés, des fanatiques, la création de cellules. On infiltre les mouvements radicaux, etc. (…) On canalise l’énergie de ces gens-là. Ceux qui ont fait le 11-Septembre, c’est l’aboutissement de la même logique. »

 Le 7 février 2009, le blog Secret Défense interrogeait Aymeric Chauprade qui déclara : « J’ai désormais les mains libres pour m’exprimer. Le petit clan qui, au cœur de la Défense défend des intérêts étrangers, essentiellement américains, va devoir s’inquiéter. (…) On a le droit de ne pas savoir (qui est à l’origine des attentats). Je ne suis pas convaincu par la version officielle. J’ai en effet présenté de manière crédible les thèses alternatives. Mais je donne la version officielle – que tout le monde d’ailleurs connait – dans une chronologie. J’ai des doutes importants, mais cela ne veut pas dire que je crois que les responsables sont des éléments des services américains ou israéliens. Je ne tire pas de conclusions, je m’interroge »

« Ceux qui m’attaquent et veulent me faire taire tiennent à ce que la bombe nucléaire au Moyen-Orient reste une exclusivité israélienne, ils ne jurent que par cela », avait-il déclaré en mars 2009 dans un journal étudiant puis au Point « Je présente la thèse [du complot américano-israélien], certes de manière avantageuse, mais sans la faire mienne. Je souhaitais mettre en opposition deux façons de voir le monde, sachant que la moitié de l’humanité pense que les attentats du 11 Septembre sont le fruit d’un tel complot ».

Dans le même entretien confidentiel au journal étudiant, en mars 2009, Aymeric Chauprade ne tenait pas tout à fait le même discours : « On a mis au pouvoir des néo-conservateurs à la française qui n’attendent qu’une chose : que les Etats-Unis déclarent la guerre à l’Iran pour pouvoir y participer et payer leur tribut à l’empire. J’ai affirmé, dans un amphithéâtre rempli par quatre cent officiers, mon opposition à une guerre contre l’Iran et on ne me l’a pas pardonné. (…) Ceux qui m’attaquent et veulent me faire taire tiennent à ce que la bombe nucléaire au Moyen-Orient reste une exclusivité israélienne, ils ne jurent que par cela. Après avoir placé des va-t-en-guerre à tous les postes-clés du gouvernement, ils s’emploient maintenant à épurer les autres institutions (médias, armée, etc.) de tous les éléments dérangeants, de tous les esprits critiques, afin d’être prêts à l’éventualité de cette guerre. Ma mise à l’écart doit se comprendre dans ce contexte. (…) je me battrai toujours pour notre souveraineté. Je crois que nous n’avons rien à faire dans la collaboration d’un axe américano-israélien et que, tout en préservant notre autonomie, nous aurons au contraire tout intérêt à tourner nos regards vers l’Est… » (source : Le Cafignon (journal d’étudiants de l’Université de Neuchâtel), propos recueillis par David L’Epée).

Laurent Obertone, Alain Soral, Aymeric Chauprade c’est le trio gagnant de la droite écrivante, les tocards font donc la course en tête. Ils succèdent aux Lévy, Attali et Glucksmann, la seule France est de retour, ça va guincher. L’argument de vente de l’ami Chauprade, l’islam qui occupe 176 des 274 pages de sa chronique du choc des civilisations avec en pages 36 à 39, 4 pages consacrées aux décapitations. Le message est simple : Chrétienté, reprends l’étendard à la croix et sus aux sarrasins (NDA : je ne parle pas des galettes).

Chauprade a passé quatre ans à conseiller, officieusement, Marine Le Pen avant de prendre le titre de « conseiller spécial » sur les questions internationales, lors de son intervention à l’université d’été du FN, en septembre 2013. Nommé responsable de la fédération des Français de l’étranger, puis propulsé tête de liste aux européennes, ce docteur en science politique de la Sorbonne, diplômé de Sciences-Po Paris et de mathématiques, est aussi « consultant international » au pays de feu Jorg Haider. Il semble que le FSB l’arrose consciencieusement mais il n’est pas le seul. Ses réseaux dans l’armée française et dans le monde catholique lui servent. Il a notamment conseillé Mohammed VI et le président dominicain et apporterait à Marine Le Pen un « important carnet d’adresses international ». Il compte d’ailleurs lui organiser, après les européennes, un « programme de voyages d’État en Afrique, en Asie et dans le monde arabe ».

S’il a désormais un pied au Front national, le bon Aymeric n’a pas rompu les liens avec d’autres sphères que la présidente du FN elle-même juge infréquentables. La composition de sa liste a d’ailleurs suscité des remous. On y trouve l’ancien président du GUD Frédéric Pichon, devenu l’avocat de nombreux militants, notamment du Bloc identitaire. Ce pilier du Printemps français comptait parmi les organisateurs du « Jour de colère ». Plusieurs militants de cette mouvance catholique ultra lui font cortège, des membres de « La Manif Pour Tous » comme Pierre Nicolas, l’ancien coordinateur du mouvement et Marie-Amélie Dutheil de La Rochère, la cousine de la présidente, Anne-Sophie Désir, ex-candidate d’une liste catholique anti-IVG, ou des frontistes catholiques traditionalistes (Marie-Christine Boutonnet, Alexandre Simonnot, etc.).

Le candidat a aussi recruté son attachée de presse en dehors des rangs du FN : Jeanne Pavard a été candidate sur la liste du Rassemblement étudiant de droite (RED), mouvement né des décombres du GUD. Cette ancienne assistante parlementaire d’Hervé Mariton, chef de file UMP des anti-mariage laïc, ne cache pas sa sympathie pour Dominique Venner, mort en guerrier sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame.

Rien de surprenant dès lors qu’on sait lire puisque Chauprade en appelle à se rallier au Vatican et aux racines chrétiennes de l’Europe, racines qui ne sont pas simplement spirituelles puisque le vieux fonds punique et pourquoi pas sémitique (ça il ne l’écrit pas) est incompatible avec la chrétienté.

Le 2 avril, la première « réunion militante » de Chauprade a rassemblé 80 personnes, bien au-delà du Front national. Organisé au Carré parisien, lieu phare de la droite dite nationale, l’événement a mêlé des responsables du Front national de la jeunesse (FNJ), comme Julien Rochedy, des catholiques ultras, des membres du Printemps français, et Mathilde Gibelin, figure d’Europe Jeunesse, mouvement scout qui forme les militants du GRECE dès l’âge de huit ans.

Le 12 février, il était invité à Versailles par Dextra, née de la scission de l’Action française (AF), principal mouvement royaliste français, pour une conférence sur le thème « Penser la place de la France dans le monde ». « C’est lui qui nous a contactés. Notre ligne l’a intéressé et il voulait venir parler chez nous », a précisé le responsable de Dextra, pour qui les « maîtres mots de la “pensée” chaupradienne (…) s’inscrivent parfaitement dans la doctrine politique de Dextra ». Le 24 avril, c’est d’ailleurs l’une de leurs militantes, Lise Caillaud, qui assure l’accueil presse à la conférence de presse de Chauprade. Les liens entre le géopolitologue et l’Action française ne sont pas une nouveauté. Le conseiller de Marine Le Pen y est intervenu à plusieurs reprises, notamment comme membre de l’institut d’Action française, leur institut de formation, et il figurait en 2012 dans le comité d’honneur du cortège traditionnel célébrant Jeanne d’Arc. Selon les responsables de l’AF, Aymeric Chauprade a même été « membre du comité directeur du mouvement en 2006 et 2007 ».

« On soutient son discours, on est totalement d’accord sur la politique internationale. On estime qu’il vient de notre école de pensée, l’école maurrassienne, qui défend le maintien de la place de la France dans le monde », explique Camille Berth, secrétaire général adjoint de l’Action française. Le 20 février, c’est aux Ronchons qu’il présentait son livre, ce restaurant où la revue nationaliste et identitaire Synthèse nationale – fondée par des anciens du parti des forces nouvelles et des ex-FN qui jugeaient celui-ci trop tiède – organise ses dîners-débats. Quatre jours plus tard, il était reçu à Genève par Pascal Junod, président de l’association des amis de Robert Brasillach, ancien avocat du négationniste Roger Garaudy, et animateur du cercle Thulé, qui diffuse les écrits de la Nouvelle Droite.

Le conseiller spécial de Marine Le Pen s’est aussi rendu en décembre à la fête du livre de Renaissance catholique, un mouvement qui « œuvre pour la restauration des valeurs chrétiennes dans la société française », et où il est un invité très régulier (exemples en 2000, 2003, 2005, 2009).

Encore une fois Chauprade est cohérent avec son poutinisme conjoncturel. Refus de l’immigration, nationalisme dit culturel, attaque contre le mariage laïc ouvert aux couples homosexuels, surveillance des ONG étrangères (probable 5ème colonne  dans le combat pour la civilisation), célébration des poncifs figuraux de l’Histoire française, le mensonge est son métier, il le partage avec sa famille politique.

Aussi Chauprade entretient des contacts avec les identitaires, que Marine Le Pen tente pourtant de tenir à distance de son parti, les considérant comme « européistes », « régionalistes » et leur reprochant de « contester le rôle fondamental (de) la Nation ». Au printemps 2009, le géopolitologue était reçu à Bordeaux par l’association Histoire et Identité bordelaises, « cache-sexe des identitaires », explique un participant. Quand l’immigration est présentée comme une logique de remplacement des français au motif que le modèle d’assimilation ne fonctionne plus, les alliances doivent être larges, les plus larges possibles et la méthode consiste à avancer masqué devant l’Opinion mais à bâtir un cercle assez large et équivoque de sympathisants.

Le géopolitologue a su tisser sa toile pour organiser la diffusion de ses idées dans toute la réacosphère qui n’est jamais d’accord entre elle. Il possède son propre site, Realpolitik TV, multiplie les conférences à l’étranger, signe des tribunes sur le site d’Égalité et réconciliation, le mouvement d’Alain Soral, intervient sur Radio Courtoisie. Il collabore à la Nouvelle Revue d’Histoire, créée par Dominique Venner.

Autre épisode : le rétropédalage du FN par rapport à sa venue en Crimée, le 16 mars, avec une délégation d’« observateurs » internationaux. Son entourage avait d’abord annoncé à l’AFP qu’il se rendrait sur place pour « observer le processus du référendum » en tant que géopolitologue et « conseiller spécial de Marine Le Pen aux affaires internationales ». Ce que Marine Le Pen elle-même dément à l’AFP, quelques heures plus tard : « Le FN officiellement n’envoie pas d’observateur. » Chauprade s’y rendrait à titre personnel. Sur place, l’intéressé tente de rectifier le tir. « Tout d’abord, je tiens à dire que je suis ici, en fait, en tant que géopolitologue », explique-t-il au micro de la Voix de la Russie. Sur son blog, Aymeric Chauprade reproduisait un entretien accordé il y a une semaine à Ria Novosti, l’agence russe d’information internationale, officiellement sous la tutelle du ministère de la presse et de l’information. Il y assurait notamment que « le nouveau pouvoir en place à Kiev est arrivé par un coup d’État contre un président élu démocratiquement. (…) Le gouvernement du Maïdan est le résultat d’un coup d’État planifié avec une ingérence caractérisée. » Comme d’habitude, derrière le géopolitologue se tient le militant à la recherche d’un sauveur quelconque car la France est  sous tutelle.

Selon le journal d’extrême droite Minute, qui a rapporté « l’affolement », ce jour-là, au siège du Front national, Florian Philippot, vice-président du parti, aurait « bombardé d’appels » Marine Le Pen « pour lui faire part de ses craintes et de l’aspect négatif de ce voyage ». Cette visite avait de quoi embarrasser le FN : même le FPÖ avait décliné l’invitation en Crimée de l’Eurasian Observatory for Democracy and Elections (EODE).

Cette organisation pro-russe, créée par l’ancien nazi-maoïste belge (Jean Thiriart, ex-collaborationniste membre des Amis du Grand Reich allemand), est aujourd’hui dirigée par Luc Michel, un national-bolchevik, fondateur du Parti communautaire national-européen (dont le quotidien flamand Da Morgen a récemment révélé le parcours à l’extrême droite).

Des photos de cette délégation ont été publiées par le chercheur Anton Shekhovtsov, spécialiste des mouvements d’extrême droite en Ukraine. Outre quelques membres de partis de gauche, on y voit le candidat frontiste entouré de représentants de partis européens d’extrême droite, dont le secrétaire général de l’Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN), à laquelle Marine Le Pen refuse désormais d’associer le FN.

On aperçoit aussi Aymeric Chauprade aux côtés d’Enrique Ravello, ex-responsable de Terre et Peuple d’Espagne. Cet ancien néonazi de la CECADE avait estimé en 2012 que son passage dans cette organisation fut une « belle expérience ». Le numéro deux du FN, Louis Aliot, avait alors affirmé que son parti n’avait « rien à faire ni de près, ni de loin, avec ce genre de personnes ».

Sur sa liste aux européennes, il a placé en troisième position le russophile Jean-Luc Schaffhauser, autre partisan d’une « grande Europe », « jusqu’à la Russie ». Mais ce tropisme russe est dominant au FN : ces derniers mois, plusieurs responsables frontistes se sont rendus à Moscou (Marion Maréchal-Le Pen en décembre 2012, Bruno Gollnisch en mai 2013, Marine Le Pen en juin 2013 et en avril dernier). Mais c’est Chauprade qui joue la passerelle, aidé de deux personnages clés : l’homme d’affaires Xavier Moreau, basé à Moscou, et Fabrice Sorlin, ancien candidat FN et président de l’Alliance France-Europe Russie (AAFER), qui entend « réinformer » sur la « réalité de la politique russe » à Paris. Tous trois se retrouvent sur le site de géopolitique du conseiller de Marine Le Pen, dont Moreau dirige l’antenne de propagande russe.

Ils croient jouer la guerre des mondes mais sont comme les lecteurs de Tirant le Blanc accrochés à ce fatras dont l’enfance s’amuse.


Responses

  1. la logorrhé épistolaire d’un décérébré


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