Publié par : Memento Mouloud | octobre 3, 2014

Petite histoire de la PMA, de la GPA et de la marchandisation/Bétaillisation de l’être humain

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Fin 2012, début 2013. Le débat sur le mariage homosexuel occupe la scène politique et médiatique française. Manifestations, grandiloquences de tous bords, débats sans fin à l’Assemblée nationale, diatribes dans la presse et sur les plateaux télés s’enchaînent des mois durant. Tapage entretenu par le gouvernement socialiste tout juste élu pour divertir l’opinion de sa politique économique.

Au-delà du mariage homo, des collectifs et associations LGBT (Lesbiennes, gays, bi et trans) imposent dans le brouhaha l’extension du droit à la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes. L’inter-LGBT en a fait un enjeu de la campagne présidentielle. La PMA, jusqu’alors réservée aux couples hétérosexuels médicalement infertiles, est travestie en condition impérieuse de l’égalité homos/hétéros. Le débat est sciemment réduit à cette fausse symétrie.

On voit émerger tel collectif « Oui, oui, oui » – oui au mariage, oui à la filiation, oui à la PMA. Du Parti socialiste à la mouvance anarchiste, de la très institutionnelle inter-LGBT aux féministes queer du pink bloc, des éco-techs d’Europe-Ecologie aux mélenchonistes du Front de gauche : tous reprennent le dernier cri de l’époque : « La PMA pour tous et toutes ! ». En quelques semaines celle-ci est érigée en norme. Elle devient le marqueur identitaire d’une gauche qui peine à se distinguer de la droite en matière sociale et économique. Qui-ne-sou-tient-pas-la-P-M-A-n’est-pas-de-gauche-ouais-ouais ! Forts de cet unisson, membres du gouvernement, actionnaires du Monde, militants gays ou féministes libérales unissent leur voix pour réclamer la légalisation de la gestation pour autrui (GPA), c’est-à-dire des mères porteuses.

Fortes de ce mutisme, les avant-gardes de la gauche cybernétique – philosophes post-modernes, transhumanistes, post-féministes, médecins et biologistes spécialisés dans la procréation – s’en donnent à cœur joie. L’homophobie de droite, qu’elle soit réelle ou montée en épingle (il y a aussi les Gays Libs, une droite homo, une bourgeoisie gay), leur permet de présenter leurs délires sous un jour émancipateur. Cette gauche cyber-libérale travestit le combat pour la liberté individuelle en apologie de la liberté marchande. Elle confond égalité politique et uniformisation biologique des individus. Elle rêve d’un eugénisme libéral, de l’abolition du corps et d’utérus artificiel. Elle fantasme une post-humanité par re-création technologique de l’espèce humaine. Sous le masque de la transgression et de la rébellion : l’adhésion enthousiaste au technocapitalisme.

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Les technologies développées dans le cadre de l’élevage industriel (insémination artificielle, fécondation in vitro) ont, au cours des années 1970 et 80 progressivement été appliquées aux femmes pour le traitement de l’infertilité humaine. «Au-delà des importantes questions éthiques que soulève l’expérimentation, au nom du désir d’enfant, de méthodes issues de l’élevage industriel sur le corps des femmes, il faut bien voir qu’à travers ce transfert technologique ce sont les valeurs productivistes de l’économie industrielle qui ont été transférées», écrit la sociologue Céline Lafontaine dans un livre sur la bioéconomie (la mise sur le marché de pièces détachées humaines: sang, tissus, cellules, ovules…). «En ayant permis de contrôler les paramètres biologiques et génétiques de la reproduction, les biotechnologies développées dans le cadre de l’agriculture industrielle sont au fondement même de la bioéconomie, dont le premier objectif est d’accroître la productivité». La transposition au corps féminin de biotechnologies conçues pour contrôler la reproduction d’animaux d’élevage est donc à l’origine de l’exploit scientifique qu’a représenté la naissance du premier «bébé-éprouvette». Ce passage de l’élevage industriel à la reproduction humaine est historiquement attesté par le fait que Jacques Testart, le père scientifique d’Amandine (première Française née de fécondation in vitro en 1982), a commencé sa carrière à l’INRA (recherche agronomique) comme biologiste spécialiste de la reproduction des bovins.

Jacques Testart écrit d’ailleurs à propos de la reproduction artificielle: «Comme l’a montré Jean-Pierre Berlan, le but des nécrotechnologies est d’exproprier « cette propriété malheureuse des plantes et des animaux: se reproduire et se multiplier« . Il s’agit donc de séparer la production qui reste dans les mains des agriculteurs, de la reproduction qui devient le privilège de l’investisseur, c’est-à-dire de quelques multinationales. D’où le projet «séculaire mortifère de stérilisation du vivant.»

Testart, qui est passé des animaux aux humains, sait de quoi il parle lorsqu’il affirme que «les techniques d’insémination artificielles de mères porteuses d’embryons sélectionnés conduisent à des monopoles sur les géniteurs et œuvrent à la raréfaction variétale (sélection)». Et de poursuivre pour les mêmes procédés adaptés aux humains: «qui souhaiterait choisir un embryon génétique taré quand des dizaines de normaux seront disponibles? Une telle banalisation de la norme par sélection compétitive ouvre la porte d’un nouvel eugénisme».

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En 1992, une équipe de recherche danoise dirigée par le professeur Shakkebaek (endocrinologue et pédiatre) publie une étude qui fait grand bruit dans la communauté scientifique. Elle montre que la concentration du sperme humain en spermatozoïdes a diminué de moitié entre 1938 et 1990, passant de 113 à 66 millions par millilitre de sperme. Controversée au début, l’étude est reprise en 1997 par une épidémiologiste américaine qui en confronte les résultats avec d’autres études internationales. Elle confirme : la production de spermatozoïdes est en chute libre en Europe et en Amérique du Nord. Or, on sait que le temps entre l’arrêt de la contraception et le début de la grossesse s’allonge significativement lorsque la concentration spermique tombe au-dessous de 40 millions de spermatozoïdes/ml. Aujourd’hui, entre 18 % et 24 % des couples ne parviennent pas à avoir un enfant après 12 mois de relations sexuelles sans contraception. Ce que confirme René Frydman, co-concepteur avec Jacques Testart du premier bébé-éprouvette français : en France, « le nombre de PMA […] est en constante augmentation et va atteindre 70 000 tentatives par an. »

Si l’on en croit une récente étude menée par des chercheurs de l’institut Marques de Barcelone :  « Près de six jeunes espagnols sur dix auraient un sperme de qualité inférieure aux normes de l’OMS définissant d’éventuels problèmes de fécondité. […] L’étude montre une grande disparité dans la qualité séminale selon les régions. En Galice, dans le nord-ouest du pays, seulement 8,5 % des jeunes ont un niveau de concentration anormalement bas, contre 22,7 % dans la région de Valence ou en Catalogne. Les altérations de la qualité du sperme sont nettement plus fortes dans les régions industrialisées. Selon Marisa Lopez-Teijon, co-auteure de l’étude, cela signifierait que “la contamination par des produits d’origine industrielle a une influence plus grande que l’âge, le stress ou la consommation de tabac, d’alcool et de drogue sur la fertilité masculine ». « L’Aquitaine et le Midi-Pyrénées présentent un déclin plus marqué que la moyenne. […] Les populations [de ces deux régions] n’ont pas de particularités physiques, notamment pour leur indice de masse corporelle. Ces territoires ne font pas partie de ceux où les taux de consommation de tabac ou d’alcool sont les plus élevés. Les auteurs cherchent plutôt l’explication du côté des facteurs environnementaux. […] [Ces deux régions] présentent une population importante susceptible d’être exposée à des produits tels que les pesticides, pouvant perturber le fonctionnement hormonal. Leurs activités viticoles “sont celles où l’on utilise le plus de pesticides proportionnellement à la surface agricole”, précise Joëlle le Moal [auteur de l’étude]. »

Chez la femme, de trop rares études pointent la responsabilité des perturbateurs endocriniens dans des anomalies de la fonction ovarienne, de la fertilité, de l’implantation utérine après fécondation et de la gestation – ainsi qu’une augmentation de l’incidence du cancer du sein. Chez l’homme, le nombre de cancers des testicules, imputables aux perturbateurs endocriniens, a doublé au cours de ces trente dernières années dans les pays européens, pour devenir le premier cancer de l’homme jeune (20-34 ans). Ces mêmes polluants entraînent une diminution de la production de testostérone des fœtus masculins in utero qui aboutit à des défauts de masculinisation chez les petits garçons et à la multiplication des malformations génitales, directement liées à des problèmes d’infertilité.

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Bénéficiant des progrès de la stérilisation chimique de la population, la reproduction artificielle de l’humain est devenue en quelques années un gigantesque business. Un nouveau secteur industriel qui pèse plus de 650 millions d’euros au Royaume-Uni, plus de trois milliards de dollars aux Etats-Unis. La PMA n’a donc rien de naturel ni d’une simple aide à la procréation. Elle implique un lourd dispositif biomédical avec nombre de risques pour les patientes. Elle exige la création de banques de données. D’une hiérarchie dans la classification de ces données (gamètes de prix Nobel par exemple). Elle accroît notre dépendance vis-à-vis de l’industrie médicale et ouvre la voie à l’eugénisme. Non pas l’eugénisme négatif (par élimination) mais un eugénisme «positif». Comme le proposaient les biologistes soviétiques partisans d’un eugénisme socialiste «vu l’état actuel de l’insémination artificielle (largement utilisée pour le bétail) la sélection humaine pourrait faire un gigantesque bond en avant […] par insémination artificielle de femmes choisies pour leurs qualités, par du sperme d’hommes non moins choisis»

Connectez-vous sur http://www.eggdonor.com, le site de la Egg Donation Inc, leader américain de la vente d’ovules. Entrez une adresse mail, un mot de passe, un numéro de téléphone et vous voilà inscrit. Sur la page qui s’ouvre, vous pouvez dès à présent choisir, parmi les centaines de femmes en compétition pour vendre leurs ovules, celle qui correspond à votre projet de parentalité. N’ayez crainte : Eggdonor garantit que toutes ces jeunes filles sont jeunes (entre 21 et 30 ans), en bonne santé, bien éduquée, jolies et bien proportionnées.  Afin de vous orienter dans votre achat, affinez votre recherche à l’aide des critères suivants : type ethnique (« race » dit-on aux États-Unis), niveau d’études, couleur des yeux, taille, couleur et type des cheveux, religion… D’un simple clic vous accédez au profil de Rebecca #44710 et à ses nombreuses photos. La voilà enfant en robe de princesse, avec Papi et Mamie ; plus tard, partageant un verre avec ses amies, ou encore le jour de la remise de son diplôme. Rebecca #44710 est une jolie californienne de 29 ans, de type caucasien. 1,53 m pour 56 kilos. Elle n’a pas encore d’enfants, ni vendu d’ovule à un autre couple. Dommage, si c’était le cas vous pourriez vous enquérir de l’état de l’enfant et voir s’il correspond vraiment au type de produit que vous recherchez.

Un second clic permet de vérifier les antécédents médicaux de Rebecca. On apprend que son grand-oncle est mort d’un cancer et que sa grand-mère maternelle souffrait de dépression. Rebecca est hétérosexuelle et ne multiplie pas les partenaires, en fille ouverte elle a des amis LGBT. Son quotient intellectuel est de 120, elle ne prend aucune drogue, boit un peu d’alcool. Elle prend une pilule contraceptive de marque Loestrin. Ses seins ont été refaits en mars 2004. Aussi le décolleté avantageux de la photographie n’a rien à voir avec son patrimoine génétique. Elle dort sans peluche, pense que les policiers sont ses amis, que son travail est épanouissant, qu’il faut laisser une marge même à ses ennemis, elle aime les sports de combat et jouit les yeux fermés. Vous la trouvez adorable, alors ajoutez-là à vos favorite donors.

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Chez le danois Cryos Bank, leader mondial du sperm business, le sperme est livré en 24 heures, moyennant 500 à 2 000 euros selon la qualité souhaitée. Vous pouvez choisir le donneur en fonction d’un nombre toujours croissant de critères (incluant jusqu’au style vestimentaire en Grande Bretagne). Profitez-en, la livraison à domicile est possible y compris si votre pays prohibe le don de gamètes. L’exploitation de la matière première reproductive fonctionne selon un process bien rôdé : prospection, extraction, conditionnement, vente. Les recruteurs et publicitaires chargés de trouver des fournisseurs opèrent notamment en milieu universitaire : les étudiants sont jeunes (donc plus fertiles) et ont besoin d’argent. Et comme dans tout secteur industriel, lorsque l’offre ne satisfait plus la demande, on recourt à la main d’œuvre étrangère, recrutée là où elle est la plus compétitive : en Europe de l’Est et en Asie. Ainsi de jeunes femmes de l’Est fournissent en ovules la plupart des cliniques spécialisées espagnoles.

« Dans bien des pays où prospère l’industrie des bébés, on laisse largement dans l’ombre le fait que le “don d’ovocyte” n’a rien d’une partie de plaisir : il suppose d’abord un blocage des ovaires grâce à un traitement spécial (leuroprolide) qui peut provoquer des effets secondaires, comme la tacchycardie ou la baisse de densité osseuse. On pratique ensuite des injections quotidiennes pendant au moins dix jours pour stimuler les ovaires et produire suffisamment d’ovocytes (une femme n’en délivre normalement qu’un par cycle). Ce traitement est dangereux puisqu’il est capable de provoquer un syndrome d’hyperstimulation ovarienne (OHSS) dont les formes peuvent être légères, mais aussi sévères, voire mortelles. Les femmes qui subissent ce traitement à des fins personnelles, pour augmenter une fertilité insuffisante ou dans le cadre d’une fécondation in vitro, ne cherchent pas à obtenir plus de 7 ou 8 ovocytes, mais celles qui vont vendre leurs cellules à Kiev ou à Chypre savent qu’elles auront droit à une prime si elles produisent davantage. »

Aux États-Unis, le prix d’un ovule varie aujourd’hui entre 2 500 et 50 000 $, en fonction des critères : âge de la fournisseuse, nombre de grossesses ayant déjà fonctionné avec ses ovules, nombre d’ovules produit à chaque stimulation ovarienne, couleur de peau, profil génétique, antécédents médicaux, origine sociale, caractéristiques physiques, résultats aux tests de QI et niveau d’éducation.

Dans les centres, le procédé mis en œuvre varie selon les besoins du client (et les moyens financiers dont il dispose). La mise en contact des gamètes – la synthèse de l’embryon – s’effectue par insémination artificielle, par fécondation in vitro, ou encore par injection directe du spermatozoïde dans le cytoplasme (ICSI). Oui Madame, une question ? Le tarif ? Aux États-Unis, comptez 865 $ pour une insémination (hors prix du sperme), 12 000 $ par cycle de fécondation in vitro (comptez en moyenne 4 cycles pour une grossesse, soit 48 000 $). Chaque cycle vous coûtera 14 000 $ en cas de FIV avec injection directe du spermatozoïde.

« À eux seuls, les Français [qui représentent 10 % de la clientèle de l’Espagne] rapportent à l’ensemble des cliniques spécialisées espagnoles un chiffre d’affaires de 350 millions d’euros. Sans compter les allongements de facture pour les médicaments non remboursés, la congélation éventuelle des embryons, les implantations supplémentaires, etc. Selon les établissements concernés, le taux de réussite de la première FIV avoisinerait les 40 %, contre 30 % au mieux en France. Mais les couples ont également 60 % de chances de revenir et de payer à nouveau plein pot pour une seconde tentative. À 7 000 euros en moyenne la FIV avec don d’ovocytes (contre 3 000 euros en France), l’aventure se paie au prix fort. »

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Dans la banlieue chic de Los Angeles, le Fertility Institute, dirigé par le docteur Steinberg, fabrique chaque année 800 bébés par fécondation in vitro. Parmi eux, 700 ont des parents parfaitement fertiles. Ces riches Américains ont préféré recourir à la FIV et au diagnostic pré-implantatoire afin de garantir les meilleures caractéristiques génétiques à leur progéniture. Et accessoirement de choisir le sexe de l’enfant.  Trois jours après la fécondation des ovules en éprouvette, on prélève une cellule de chaque embryon pour scruter son code génétique. Plus de 400 maladies et affections sont détectées, et les embryons jugés défectueux sont écartés. Les praticiens du Fertility Institute procèdent alors à un second test :  « Si par exemple la patiente veut une fille, seuls les embryons féminins lui seront implantés. L’ensemble de l’intervention coûte 18 400 dollars. Quand on y ajoute les auscultations, les analyses, le suivi et le traitement hormonal, le prix total dépasse les 25 000 dollars ».

Avez-vous pensé à la GPA, ou gestation pour autrui ? Un secteur de la reproduction artificielle de l’humain en pleine expansion. La location de matériel reproductif humain séduit particulièrement des couples aisés des pays occidentaux. Bénéficiant de la libéralisation de cette pratique dans plusieurs pays, le marché des mères porteuses a explosé au cours des dix dernières années. Son chiffre d’affaire atteindrait un milliard d’euros par an rien qu’en Inde : « La croissance du marché procréatif s’est inscrite dans une économie où l’Inde encourage le tourisme médical, avec des spécialités telles que les interventions dentaires, les remplacements de la hanche ou la chirurgie esthétique. Dans ce contexte, de plus en plus d’étrangers ont sollicité des mères porteuses indiennes. Certaines régions, dont celle d’Ahmedabad-Anand dans le Gujarat, se sont spécialisées dans ces services. Les experts et médecins estiment que de 25 000 à 30 000 étrangers font appel chaque année à des mères porteuses ».

Dans cette même province, une gigantesque « usine à bébés » vient de voir le jour. Sous la direction de Nayna Patel « une femme médecin, spécialiste de la fécondation in vitro, formée à Singapour, en Angleterre et en Corée du Sud », elle réunit dans un même établissement plusieurs centaines de mères porteuses. Soumises à des contrôles et examens réguliers, celles-ci sont logées à dix par chambres dans la clinique durant toute la grossesse.  « Beaucoup attendent des jumeaux, car, pour augmenter les chances de succès, on implante souvent deux voire trois embryons – quitte à procéder ensuite à une “réduction embryonnaire” selon le désir du client. Comme les futurs parents souhaitent souvent être là le jour J, la délivrance passe fréquemment par une césarienne. […]

Dissidences / sniadecki / Alexis Escudero


Responses

  1. Un des marqueurs de l’arnaque, c’est le trésor d’inventivité lexicale réduit en plus à l’acronyme accrocheur, genre gadget en option lors de l’achat d’une bagnole, pour désigner ce qui n’est in fine qu’un trafic d’être humain.

  2. la ruse est sordide, on affiche du « gros » sentiment et un coeur qui bat très fort dans la compassion (comment empêcher deux êtres qui s’aiment d’avoir des enfants ? Pourquoi devraient-ils aller en Belgique et payer des trajets et des visites ? C’est’y pas de la discrimination et du sadisme ?Si ça ne fonctionne pas on peut opter pour la stratégie du salaud de pauvre « choisir son enfant c’est quand même mieux que de laisser des Groseille pondre leurs sales mômes » ou si on est de gauche on peut se fendre de la fable du cadre surmené qui n’élève jamais ses enfants qu’il n’a pas vu grandir et qu’il a poussé à la consommation de drogues diverses ) puis on dévoile le coeur du projet, transformer l’être humain en minerai

  3. J’ai lu assez rapidement (les textes trop longs sont dissuasifs !).
    Toutefois je note « Rebecca #44710 est une jolie californienne de 29 ans, de type caucasien. 1,53 m pour 56 kilos » et je conclus qu’elle n’est pas « aux normes » pour permettre la « production » de petits américains !
    Vous me direz que tout le monde s’en fout, elle n’aura qu’à s’adresser au marché des ovules pour la prochaine génération. « Brave World » vous dis-je !

    Je reste de plus en plus convaincu qu’après la Mort de Dieu, vient inexorablement la Mort de l’Homme cad sa réduction à un pur processus biologique. Amen.

    Salut Mémento & A.g.

  4. « Je reste de plus en plus convaincu qu’après la Mort de Dieu, vient inexorablement la Mort de l’Homme cad sa réduction à un pur processus biologique. »

    vous êtes un homme pressé, René, quelques médiations seraient nécessaires, les morts de Dieu et de l’Homme ne sont pas forcément de mauvaises choses, encore faudrait-il les définir pour se prononcer et ça n’entraîne pas forcément la réduction au processus biologique (il me semble que ce sont plutôt les manifestants pour tous qui réduisent l’enfantement à la biologie si j’en crois leurs slogans)

    • Memento, je ne voudrais pas être désagréable.
      « les manifestants pour tous qui réduisent l’enfantement à la biologie »
      donc je ne réponds pas !

  5. Je vous « asticote » René mais ce qui me gêne ce n’est pas la révolte de l’homme ordinaire face à une loi nocive, c’est qu’elle soit préemptée par des dirigeants qui sont, à mes yeux, un avatar du monde moderne dans ce qu’il a de plus médiocre et qu’elle s’exprime, parfois, par des slogans qui sont aussi honteux que ceux des thuriféraires de la location d’utérus, disons que j’introduis une distance

  6. J’ai échangé assez longuement avec un catholique sur la nature de l’opposition de « la manif pour tous » à la « théorie du genre ».
    Je lui ai grosso modo expliqué que la vraie source de la « théorie du genre » ne se situait pas dans de banales affaires de « jeux de la nurserie », mais avait été précisément « générée » par des esprits psychotiques incapables de concevoir l’existence même d’un féminin et d’un masculin, ce qui est assez caractéristique de troubles psychiques très profonds et incurables.
    Lui demandant si au moins quelques penseurs de la « manif pour tous » avaient touché ce fait clinique, ce qui légitimerait une réaction d’auto défense contre des toqués, il m’a répondu:
     » il n’en sont pas à ce niveau de compréhension »

    • « incapables de concevoir l’existence même d’un féminin et d’un masculin, ce qui est assez caractéristique de troubles psychiques très profonds et incurables. »
      Mon cher Hippocrate, je conçois très bien ce principe d’altérite, mais
      n’en suis pas « à ce niveau de compréhension » !
      En fait j’ignore les effets d’un « un bain psychotique d’Etat ».

      La seule chose que je connais sur les bains psychotiques d’Etat,
      c’est le nouveau calcul de impôts IRPP et Taxe d’Habitation.
      Retraité ayant élevé quatre enfants, je dispose d’un complément de retraite (10%) qui cette année, s’est ajouté à mon revenu imposable, soit environ 4000€ (retraite stable par ailleurs) ce qui me conduit à 1000€ d’IRPP + 1200€ d »abattement sur ma taxe d’habitation. Voilà donc comment 4000€ de revenu virtuel conduit à 2000€ de complément de taxe.
      Mais pourquoi se plaindre ici ?

      • « Mais pourquoi se plaindre ici ? »

        Catharsis numérique René. C’est très bon…

      • L’existence de l’Etat et les servitudes fiscales vont de pair René, l’idée, ce serait plutôt de balancer au purin nos représentants politiques vu qu’ils ne respectent pas leur première mission : consentir à l’impôt après en avoir discuté sur d’autres bases que celles de l’administration fiscale et contrôler l’usage des deniers publics

  7. Je vous conseille un bain psychotique d’Etat, l’écoute de France Culture, toutes vos hypothèses seront confirmées

    • Pour vronze cul, je me l’inflige depuis mon enfance, hélas lointaine ( 53 il y a 4 jours, vous parlez d’un croûton)
      Au plus grand déplaisir de ma moitié

      • Kobus, ne geignez pas, vous êtes dans la force de l’âge !
        Vous avez découvert que les moitiés ne sont jamais contentes : j’observe un reflux du féminisme aux US; dans 20 ans les maris français ont toute chance d’être enfin heureux !

      • Kobus, quelle est votre recette ?

  8. Où avez vous trouvé les ex votos ?
    Je suis vert de jalousie !

    • Chez une amie colombienne, j’en ai vu un sur une table, je lui ai demandé immédiatement de qui il était question

  9. La recette ?
    Pour supporter vronze cul ?
    Pour vieillir sans avoir envie de m’en tirer une en pleine poire ?
    Pour mécontenter ma tendre moitié ?

    Supporter vronze cul, c’est fastoche, suffit de venir d’une famille de gaucheu, d’être relaps et hérétique, et d’avoir toutes latitudes pour rigoler, en gros, être seul

    Vieillir sans être tenté de s’en coller une, c’est plus compliqué, y a quelques années, j’ai fait disparaître tout le matos qui aurait pu m’y inciter
    Vous me direz qu’un homme bien né n’est pas en peine pour trouver à nouveau de quoi…. voire…. au calibre 12 c’est vraiment degueu….

    Mécontenter celle qui me supporte ?
    Facile
    Suffit d’être nature, sans fard

  10. Dans le registre comique, une de mes émissions préférée c’est Nouvelle Vague présentée par une certaine Marie. Je m’interroge est-elle une femme à hommes (de couleur) ? ou une femme à femmes (sans couleurs) ?

    Toute personne de mon goût est tentée par la voie exit (les autres, résignés et satisfaits m’intéressent assez peu), aussi vous avez raison, planquer le matos est la première des précautions.

    Sans fard, c’est encore un autre fard, non ?


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