Publié par : Memento Mouloud | décembre 20, 2014

L’affaire Thierry Leyne ou les aventures de DSK continuent

Faute d’un retour possible en politique, Dominique Strauss-Kahn pensait se refaire dans le milieu de la finance. Lorsqu’il est au fond du trou, Thierry Leyne, un homme d’affaires franco-israélien sera l’un des rares à lui tendre la main. Les deux se lancent dans un projet de fonds spéculatif à partir des réseaux de DSK. L’affaire aura tourné court avec le suicide de Thierry Leyne à Tel-Aviv, trois jours après le départ de DSK de la présidence du groupe.

En effet, le jeudi 23 octobre au matin, le financier franco-israélien Thierry Leyne s’est défenestré depuis son luxueux appartement de Tel-Aviv, au 23e étage de l’une des deux tours Yoo, des immeubles signés Stark qui abritent les grosses fortunes du pays. Il avait 49 ans. Selon son entourage, il aurait laissé trois lettres où il évoquait des problèmes de santé et un état dépressif. En décembre 2011, sa femme, Karen, s’était déjà suicidée en se jetant du haut d’un parking à Genève. «Un drame qui l’avait fracassé et l’avait coupé de sa belle-famille», confie un proche.

Toujours habillé de façon très voyante, épaulé de gros cigares et de montres qui fascineront Julien Dray, Leyne passait son temps dans les avions et en prières. Une maison à Miami, et des suites à l’année à l’hôtel Napoléon, à Paris, et chez Lucien Barrière, à Deauville. Il collectionne aussi motos et voitures de luxe. « Il avait tout le temps deux téléphones bling-bling à la main, l’un pour passer des appels, l’autre pour les recevoir, se souvient un ex-associé. Au total, il devait bien vivre à 500 000 euros l’année. » Leyne a trouvé son personnage, il va s’y agripper jusqu’au bout. Ce père de quatre enfants aura aussi un magnifique appartement dans le XVIe arrondissement de Paris, puis à Genève, et allait s’établir finalement à Tel-Aviv, en haut de la tour Yoo dessinée par Philippe Stark, qui lui sera fatale. Thierry Leyne avait toujours travaillé dans le milieu de la finance. Après avoir suivi une formation d’ingénieur civil à l’institut technologique israélien (Technion) puis à l’Ecole Polytechnique de Bruxelles, il avait co-fondé plusieurs sociétés. Le jeune homme discret démarre comme courtier dans la société d’Eric de Lavandeyra, puis à la banque Duménil-Leblé. Rapidement, il comprend que la fortune est à portée de main à condition de ne pas se laisser brider par des règles jugées désuètes et être son propre patron. C’est chose faite, en 1988, avec le lancement de sa première société d’investissement, TKL5 -il en est aussi l’administrateur avec son épouse, Karen Besserat. Il lancera du haut de sa holding, compagnie de Deauville puis Assya, EBPF repris par Financière de l’Echiquier dans la gestion d’actifs, Axfin, revendu à Consors (bourse en ligne) selon les Echos mais à BNP-Paribas selon l’Express qui indique « Aux yeux de la place, cette opération à plusieurs millions d’euros fait entrer Leyne dans le cercle fermé des seigneurs de la finance. Pourtant, selon certaines sources, l’opération aurait fait l’objet d’un lock-up, une technique qui interdit à Leyne de toucher immédiatement la totalité du produit de la vente. »  Il avait aussi créé Adomos dans l’immobilier d’investissement. Diplômé de la SFAF (Société française des analystes financiers), il avait également fusionné Assya avec le courtier Global Equities en 2010 – courtier liquidé depuis -. Deux ans après, les deux sociétés avaient divorcé et Thierry Leyne gardé les activités de gestion et d’assurance, pour les intégrer à Anatevka, rebaptisé en 2013 LSK (Leyne, Strauss-Kahn and Partners ). Ce dernier nom est une allusion au bled polonais fictif de la célèbre comédie musicale Un violon sur le toit. Ce récit des aventures d’une petite communauté juive de Russie au début du XXe siècle, bousculée par la modernité, a pour héros le laitier Tèvié. Il se plaint à Dieu de ne pas lui avoir donné une meilleure fortune, en chantant, bien sûr : « Ah, si j’étais riche ! » Ce mantra devient celui de Thierry Leyne, qui confond facilement Dieu et Mammon.

Entretemps, plusieurs de ses investissements échouent, comme Arès, une société informatique, dont Leyne détiendra jusqu’à plus de 25% du capital, et qui finira en redressement judiciaire. Les créanciers deviennent plus nombreux et plus insistants. Leyne fait alors évoluer son business model : moins aiguisé côté affaires, beaucoup plus pugnace dans la quête de nouveaux investisseurs pour se remettre à flot. Sa personnalité change aussi. Il devient très observant, refuse toute nourriture qui ne soit pas strictement kasher, tête couverte en permanence, et porte parfois des franges qui dépassent des vêtements.

« Il disait ne plus pouvoir manger que des corn flakes, pourtant je l’ai croisé, attablé, en train de dévorer une bonne viande, témoigne un financier qui l’a côtoyé à cette époque. C’était un véritable caméléon, plus il jouait les observants sauvés par Dieu, et plus il était borderline en affaires… » .

« Dans cinq ans, je serai plus gros que la banque Lazard ». Il y a encore seulement quelques mois, DSK ne manquait pas d’ambition quand il parlait de ses nouvelles affaires financières, si l’on en croit les propos rapportés par l’Express en mai 2014. A l’époque, en s’intéressant aux fonds spéculatifs, Dominique Strauss-Kahn s’imaginait déjà en nouveau roi de la finance mondiale, tel un George Soros des années 2000.

 En phase de quasi-retour en grâce, DSK remonte alors doucement — mais sûrement — la pente. L’ancien patron du FMI a réussi à s’imposer comme une référence dans le milieu des conférenciers grassement rémunérés et entend se refaire financièrement en profitant de sa réputation d’économiste pour attirer les investisseurs dans son projet de gestion de fonds. Le projet en question s’appellera LSK & Partners. LSK pour Leyne et Strauss-Kahn (son site Internet n’est plus accessible, ndlr). DSK possèdera jusqu’à 20 % de la structure, par le biais de Parnasse international, sa société personnelle basée au Maroc, plus précisément à Casablanca. En août 2014, DSK acquérait encore 441 000 titres de la structure.

Désormais, DSK charge son ancien partenaire dont il reconnaît la « réputation contrastée » et s’exempte un peu vite de toute responsabilité dans les affaires pour le moins douteuses dans lesquelles ils étaient embarqués.

Les deux hommes s’étaient rencontrés il y a deux ans par l’intermédiaire de la compagne de Thierry Leyne, une avocate devenue «communicante», mais aussi une ancienne du groupe Euro RSCG où les Rolex se portent avant 50 ans. A l’époque DSK est au fond du trou, toujours pas sorti de l’affaire du Sofitel, complètement lâché par tous ses amis politiques. Et devenu infréquentable également dans le milieu des affaires. Le démarrage du fonds de gestion LSK & Partners se révélera bien plus laborieux que ne l’avaient envisagé les deux associés. Moins de 20 millions de dollars récoltés, croît savoir certains. On est très loin du compte car l’objectif affiché initialement était de 2 milliards.

Thierry Leyne, lui, affirmait avoir déjà engrangé un premier milliard. Un chiffre qui laisse sceptique dans les milieux de la finance : « Dans ces fonds, le premier contact avec les investisseurs est assez aisé mais mettre la mise prend beaucoup plus de temps. Ils avaient des contacts dans toute la péninsule arabique mais beaucoup attendent la première année de rendement du fond pour se lancer vraiment, explique un analyste. C’est la raison pour laquelle, cela a mis un petit peu de temps à se mettre en place en dépit de la réputation de Strauss-Kahn. Beaucoup attendaient notamment de voir quelle serait aussi la structure du fond. On savait que sa fille, Vanessa Strauss-Kahn serait de l’aventure mais on avait aucune connaissance des analystes qui rejoignaient la structure et la réputation de Monsieur Leyne laissait dubitatif. C’est quelqu’un qui, sur la place de Paris, était pour le moins controversé. C’est cela qui intriguait : quelqu’un du statut de DSK est censé se lancer avec une grande banque, pas avec le premier venu…»

Il n’a beau n’avoir jamais été condamné par la justice, le franco-israélien Thierry Leyne est effectivement présenté comme assez dur, voire agressif en affaire, flirtant souvent avec les limites de la légalité. Un profil corroboré par un connaisseur des milieux financiers israéliens : « En Israël, il n’y a pas de respect des contrats par exemple. On utilise souvent l’expression en hébreu “balagan » pour caractériser ce milieu. Cela signifie : « c’est le désordre ». Et Thierry Leyne venait de ces milieux d’affaires. Pour quelqu’un qui ambitionne de lever plusieurs milliards, ça détonne un peu ».

Strauss-Kahn comprend vite à l’époque qu’en Afrique et en Europe de l’Est son image est intacte et tente de renforcer son implantation dans ces pays. En affichant un objectif de 2 milliards de dollars, le projet de fonds est très ambitieux pour l’Europe mais se situe en fait dans la moyenne des grands fonds américains. Si la stratégie choisie et la structure du fonds laissent sceptique le milieu, le projet avait sa logique pour le duo. Si les deux associés avaient réussi à lever 2 milliards de dollars, ils auraient rapidement gagné beaucoup d’argent avec les seuls frais de gestion engrangés, sans avoir nul besoin de faire gagner de l’argent à leurs « clients ». Les frais de gestion de ces fonds peuvent atteindre 2 % (soit 20 millions de dollars dans le cas de LSK), le reste de la rémunération dépendant de la performance. Les dirigeants des meilleurs fonds touchent jusqu’à un milliard de dollars par an.

Les associés avaient commencé leur road show planétaire pour présenter aux investisseurs potentiels le DSK Global Investment, une société managée par LSK Investment Guernsey limited, filiale enregistrée le 23 septembre dernier, il y a à peine un mois à Guernesey (alors que DSK déclare au Parisien avoir quitté le projet cet été…) et entièrement possédée par LSK & Partners.

Des bureaux au Luxembourg, en Belgique, à Monaco, en Israël, en Suisse, en Roumanie, des filiales à Guernesey. Toujours des paradis fiscaux ! Délicat pour un ancien ministre de l’Economie et des Finances issu du Parti socialiste, même rangé des affaires politiques. Lui n’y voit peut-être aucun problème. En juin 2013, auditionné au titre d’économiste par une commission sénatoriale sur le rôle des banques dans l’évasion fiscale, DSK déclare d’ailleurs nécessaire d’assainir le système financier, critiquant l’opacité des paradis fiscaux en question et incriminant moins les institutions financières que les financiers eux-mêmes. Une parole d’or…

DSK ne fait là qu’adopter les règles du milieu, tous les fonds spéculatifs sont enregistrés dans des paradis fiscaux. L’ouverture d’un bureau en Roumanie fait tout de même tiquer les spécialistes de ce genre de montage avec lesquels nous nous sommes entretenus. « Bucarest a mauvaise réputation » nous confie ainsi un analyste financier rappelant que les affaires de « blanchiment » en Roumanie sont nombreuses.

En mars 2014, Leyne et Strauss-Kahn sont en Chine pour solliciter les milliardaires chinois : « Les actifs du fonds seront alloués suivant l’analyse par Dominique Strauss-Kahn des prévisions économiques globales et des tendances mondiales sur l’ensemble des marchés » expliquait alors Thierry Leyne. Selon l’Express, DSK faisait alors, tous les deux mois, un exposé économique aux gestionnaires du groupe, à Tel-Aviv, Genève, Luxembourg etc. Bref, le projet avait commencé à vraiment prendre forme malgré les déclarations de DSK au Parisien.

Dans le capital de leur holding LSK, Leyne et DSK avaient d’ailleurs séduit quelques grands noms de la finance. Pas toujours les plus recommandables : les banques Crédit suisse, UBS, Pictet, la Banque du Luxembourg, une filiale du Crédit mutuel français, Euroclear ou encore la banque privée bâloise Safra Sarasin, dont le fondateur multimilliardaire a été retrouvé mort en 1999 dans l’incendie d’origine criminelle de son appartement à Monaco, et dont les perquisitions récentes font les gros titres des journaux outre-Rhin. La banque est fortement soupçonnée d’escroquerie fiscale complexe à grande échelle.

Certains soupçonnent surtout la présence d’oligarques russes compte tenu des très bons liens tissés récemment par DSK en Russie. En 2013, DSK a été nommé membre du conseil de surveillance de deux institutions financières détenues à majorité par les pouvoirs publics russes : le Fonds russe des investissements directs (RDIF) et la Banque russe de développement des régions (BRDR), contrôlée par le pétrolier Rosneft. Deux sociétés d’Etat, ce qui laisse entendre que la nomination de DSK s’est faite avec l’aval personnel de Vladimir Poutine. L’ancien patron du FMI s’est aussi beaucoup vanté d’une autre mission de conseil pour le gouvernement serbe.

C’est cette composante russe qui intrigue certains observateurs : « Si des fonds russes sont dans la structure de LSK, ces bailleurs-là ont de la mémoire… Et la noirceur des fonds fait que personne ne peut déposer plainte. Les affaires se règlent donc autrement… Compte tenu de son statut, de son histoire et de sa notoriété, DSK était intouchable en Russie. En cas de coup dur, il servait de bouclier à Thierry Leyne. Et à partir du moment où DSK sort du projet, Thierry Leyne est tout seul. En Russie, il n’est personne et surtout il est une cible facile ».

Est-ce que Thierry Leyne savait déjà qu’il ne pourrait pas faire face à ses créanciers, une fois DSK sorti de la structure ? L’hypothèse paraît très vraisemblable à beaucoup des connaisseurs du dossier.

C’est qu’en à peine un an d’existence, LSK s’était déjà fait une petite réputation sulfureuse au Luxembourg : le 3 octobre dernier, la justice luxembourgeoise avait condamné en référé le groupe LSK, sa filiale Assya et son principal actionnaire Thierry Leyne, à payer 2 millions d’euros à l’assureur Bâloise Vie Luxembourg qui réclamait depuis juillet dernier le remboursement de titres du groupe LSK qui étaient dans son portefeuille. Une somme que Thierry Leyne refusait de payer. LSK avait contracté d’importants crédits bancaires (8,7 millions d’euros à fin 2012) notamment auprès de la Banque du Luxembourg (2,6 millions d’euros à fin 2012), l’Israël Discount Bank et le Crédit Agricole Centre Loire (qui avait prêté 2 millions d’euros en 2010). Ce dernier a totalement été remboursé début 2013, mais pour cela, il avait dû mettre en demeure LSK…

Parallèlement, Assya et sa maison mère LSK avaient fait l’objet d’un signalement d’un fonds alternatif suisse, Insch Capital Management, au printemps dernier. Insch avait écrit aux régulateurs suisse et luxembourgeois ainsi qu’à Euronext, rapporte le « Wall Street Journal » . Dans ces courriers, que « Les Echos » ont pu lire, Insch accuse Assya AM d’avoir procédé, sans son autorisation sur son compte, à des achats de titres de la société d’assurances Firstcaution dans laquelle LSK détient une participation majoritaire. Le « hedge fund » a été remboursé, mais il suspecte LSK d’avoir agi de la sorte avec d’autres clients, suggérant que ces transactions ont pu fausser le marché des actions Firstcaution, en 2013, soutenant artificiellement leur cours. « LSK et son management, en particulier Dominique Strauss-Kahn et Thierry Leyne, devraient faire l’objet d’une enquête », écrivait Insch en mars.

En octobre 2013, le cabinet Ernst & Young, réviseur agréé au Luxembourg, avait émis des réserves sur les comptes d’Anatevka (la société rebaptisée LSK en 2013). Les auditeurs se disant en incapacité de vérifier une créance de 2,1 millions d’euros auprès d’une banque étrangère. C’est l’argument utilisé par DSK pour expliquer sa sortie de la structure : « Il s’était engagé dans une stratégie d’emprunts qui m’est apparue en octobre avec les comptes 2013 et que je ne peux accepter ».

Pourtant, déjà en 2012, le réviseur Ernst & Young avait exprimé de sérieux doutes sur la viabilité de la structure notant que les pertes cumulées de la holding étaient supérieures au capital souscrit. Déjà, les emprunts étaient importants et les remboursements n’étaient effectués qu’après mise en demeure. En mars 2013, le cabinet Grant Thornton, lui, refuse de certifier les comptes de la filiale Assya Capital Investment, une procédure assez rare.

Le 14 octobre 2014, le cabinet BDO Audit, auditeur d’Assya Asset Management Luxembourg, émet donc, lui aussi, des réserves sur les comptes 2013 : « Il existe une incertitude significative susceptible de jeter un doute important sur la capacité de la société à poursuivre son exploitation. A fin 2013, la société détient 1,5 million d’euros de créances sur des entreprises liées (du même groupe LSK) qui représentent 59 % de l’actif. Nous n’avons pas été en mesure de recueillir des éléments probants suffisants et appropriés pour justifier de l’évaluation de ces créances ».

Pour se remettre à flot, Thierry Leyne s’en remettait régulièrement à des augmentations de capital : « C’était l’un des premiers problèmes de ce projet : souscrire des emprunts que l’on est incapable de rembourser quand on lance un fonds spéculatif, cela laisse entendre que le projet est une coquille vide. A ma connaissance ses sociétés ne rentraient quasiment pas d’argent. La seule société à flot était First caution SA, une petite société de garantie de loyers basée en Suisse » confie une source.

Une structure bancale, un associé pas très fiable, avec le soutien de banques obscures et pas toujours recommandables, le tout situé pour l’essentiel dans des paradis fiscaux. Le « meilleur économiste de France », ancien directeur du FMI, conférencier et conseiller international a, pour le moins, un sens des affaires approximatif…

Le duo DSK-Leyne avait fait ses premières armes au Sud-Soudan en participant en mai 2013 à l’ouverture de la National Credit Bank, une nouvelle banque dans ce tout jeune pays qui attise bien des convoitises. « Ce n’est pas une banque venue de l’étranger, ce sera l’une de vos banques et c’est important pour votre pays », assurait alors l’ancien patron du FMI qui avait fait le déplacement à Juba pour présenter le projet aux officiels du Sud-Soudan.

Rien à voir avec de l’humanitaire. « Ils achètent des tickets de loterie, estimait d’ailleurs à l’époque sur RFI l’historien Gérard Prunier, spécialiste de la Corne de l’Afrique, Ils viennent pour faire un coup et récupérer l’argent qui circule ». Contacté récemment par Marianne, il précise sa pensée et donne une explication plus « géopolitique » : « Je n’exclus pas que DSK n’ait pas envisagé de « faire des sous » grâce à cette opération. Mais sans doute pas par l’intermédiaire de la « banque légitime » car le système bancaire de Juba est déglingué et ravagé par la corruption. Les chances d’en tirer d’honnêtes bénéfices sont pratiquement inexistantes. En revanche, le Sud-Soudan est une zone stratégique pour Israël et de nombreux hommes d’affaires juifs et souvent non-israéliens viennent au titre « d’agents d’influence », souvent pour le Mossad qui a de grandes capacités pour « renvoyer l’ascenseur » et très peu de scrupules à faire des transferts financiers illégaux ».

Selon Jacques-Marie Bourget : « S’associer à Leyne c’était l’assurance d’avoir le soutien total du gouvernent de Jérusalem. En Israël, Leyne est un citoyen discret mais pas totalement ordinaire. Il a été formé à l’Institut de technologie de Haïfa, le Technion qui depuis longtemps a la réputation d’être l’université des techniciens du Mossad et de l’armée, une pouponnière d’espions. La légende, qui colle à l’Institut de technologie, est claire : ceux qui y suivent des cours sont des « étudiants-soldats » ».

Marianne/ Paris-Match / Les Echos / Le Parisien / L’Express / BAM


Responses

  1. Je connaissais l’affaire dans ses grandes lignes (et je me disais que les grands immeubles ne devraient pas comporter des fenêtres ouvrantes Mme puis Mr … vous imaginez les frais de nettoyage !) mais vous êtes friand de détails; que ferais-je sans vous ?
    A propos de Karen, … vous êtes sûr que DSK n’était pas au 23ème ?

  2. Cher René, j’ai trouvé étrange que deux juifs pratiquants et parents de quatre enfants ne trouvent de solution à leurs impasses que dans un saut dans le vide, est-ce Dieu qui les quittait ou une main secourable qui leur indiquait la fenêtre ouverte ?

    • J’ignorais. Et je confesse que la croyance en un Dieu maître de la vie, me rend difficile le « droit » au suicide … mais je comprends qu’il peut y avoir des cas spéciaux (et je ne m’érige pas en juge des autres).
      Père de quatre enfants, me semble un argument complémentaire !
      Joyeux Noël MM !

  3. A vous aussi René

  4. , voici mon sentiment et forcement mes interrogations/déductions sur cette affaire
    un économiste ,le meilleur d’afrance, va pleurer sa mère et se remettre sous l’aile protectrice de ses potes zosialistes
    pourquoi?
    tout bonnement parceque les ruskofs et tous les possesseurs d’argent sale vont vouloir récupérer leur mise
    ces mecs là , même si vous les connaissez pas , vous avez une petite idée de leurs méthodes ….y a que ça à la télé…..premier avertissement , ils tirent dans les jambes , deuxième avertissement , ils violent ta fille en réunion
    en général , le fautif paye avant qu’on arrive çà ces extrémités
    ou alors il réalise un draînage descentionnel volontaire

    bon revenons à nos moutons
    soit les amis de machin, le laissent tomber, ils ne lui accordent qu’une protection poulardière , celle qu’on refuse aux victimes des malfrats des quartchés , et c’est le moindre mal
    soit ses amis se découvrent une conscience , et renflouent son estrambor avec le pognon des cons de tribuables
    voyons quel canard boiteux la caisse des dépôts va acquérir dans les prochains mois….

    ce type, le meilleur déconomiste d’afrance , aurait dû continuer à faire ce pour quoi il était doué , niquer , jouir , plastronner et rien d’autre

  5. Kobus, les deux suicides volontaires comme on dit en matière de pléonasme ressembleraient à votre « draînage descentionnel volontaire », pour DSK, j’hésite. S’il n’est pas encore tout à fait mort (civilement ou physiquement) c’est bien qu’il a déjà rendu quelques services. Quelques bêtises ne vont pas l’envoyer derechef au cimetière, ni lui, ni sa fille d’ailleurs. DSK est sous protection et donc dépendant. Le con a vraiment cru qu’il avait du talent et même un don exceptionnel pour que fructifie le magot et que son nom s’inscrive dans l’Histoire avec un Phallus à la place du taureau, ou le taureau avec Phallus, question symbolique ça lui plaisait bien. S’il l’a cru c’est qu’il a croisé nombre d’abrutis dans le milieu mais il n’avait pas bien saisi que les hommes de paille sont nombreux tandis que les élus se comptent sur les doigts des deux mains

  6. Si le spp ( zerviss de prodeczion des hautes personnalités) est sur le coup, s’il couvre jalousement le baiseur de boniches, c’est qu’y a un lézard

    Qu’on m’explique comment, si le meilleur deconomiste d’Afrance a été aux affaires sous Jospac, il est possible que
    – le régime des retraites par repartitance n’est pas excédentaire pour dix siècles, au moins
    – L’Afrance n’est pas couverte de bâtiments HQE
    – le prix Nobel, invention estrangere n’a pas été remplacé par un prix Mitterand pour lequel les chiantifiques du monde entier sont prêts à tuer père et mère

  7. Vous confondez pas avec Raymond la science ?

  8. le vieux barre , un esprit carré dans un corps rond , avait quand même ( quand même , merde !) avait réussi à sauver les meubles dans les suites du premier choc pitroulier

    le meilleur déconomiste d’afrance , l’homme dont le phallus est inséré entre les deux hémisphères cérébraux , ayant été aux manettes lors d’un duumvirat pitoyable , on n’a pas vu qu’il avait sauvé le monde , l’afrance et la déconomie vronzaise

    bien au contraire , il a bien plombé la dite déconomie , avec la mirifique histoire des 35heures et les dénationalisations à tout va ( fallait payer d’un coté ce qu’on donnait de l’autre main , genre éxonération de charges – transitoire l’exonération- patronales )

    non , cet amateur capitaliste connivent , s’est trouvé sur le tard une vocation de leveur de fonds et non de producteur de richesses ( qu’on y songe , produire les richesses ne consiste pas seulement à prélever d’un coté pour réinjecter de l’autre , si c’est ça , la ménagère qui transfère la paye de son manard de mari dans des enveloppes « loyer » « vacances » « chaussures enfants » « sucre » « café » est une productrice , produire , c’est produire , se donner du mal aux neurones ou aux biceps ) et il a appri la dure réalité du terrain ; on peut redistribuer , pour autant qu’on soit du coté du manche , sinon , on morfle
    pour le moment , il tente de s’extraire de ce merdier , pas sûr que ça lui tombe dessus d’ailleurs , tant il a d’obligés en afrance , mais ça se payera un jour….comptez pas sur moi pour sortir mon mouchoir ce jour là

  9. Sous le règne incomparable de Raymond la science, le nombre de chômeurs fut multiplié par deux, la valeur du franc s’effondra sur le marché des changes, la compétitivité de l’économie atteignit des niveaux sarkozyens, l’inflation était à deux chiffres, le déficit public commença ses dérapages incontrôlés. Il a fallu l’équipe Delors pour réajuster le tir néo-libéral et ne pas quémander comme le Royaume-Uni des années 1970, un prêt du FMI. C’était la grande adresse politique de Mitterrand, d’associer les communistes à un tel tournant au nom du progressisme. En ce qui concerne, les 35 heures, c’est la plus fantastique mesure de droite jamais votée. Elle a permis de pérenniser la flexibilité horaire au profit des chefs d’entreprise, d’obtenir des dégrèvements de toutes sortes, de compresser les coûts salariaux et, in fine, d’installer un nouveau management dit « créatif » ou par projets mais sans discuter de la manière de créditer tous les salariés au générique du produit-service final.

    La création de richesse est un concept flou pour ne pas dire évanescent, Kobus. Si elle avait une cohérence quelconque la théorie économique de la croissance devrait rendre compte des inventions scientifiques et par conséquent des innovations technologiques, elle en est incapable. On peut envisager la répartition des revenus, donc des inégalités avec Ricardo, celle de la plus-value avec Marx, la notion de circuit monétaire avec Keynes, éventuellement dissocier un marché quelconque des externalités mais tout le reste relève du pipeau.

    Redistribuer, c’est la théorie économie d’Etat pour désigner le père Noël, non ?

  10. peut on nier qu’il est un aspirant au capitalisme de connivence?

    peut on nier que les renvois d’ascenseur qu’on ( mais qui est ce on?) lui doit poussera le gauleiter de la province afrance à acquerir un canard boîteux surnuméraire ( genre dexia ou lyonnais) ?

    peut on nier qu’il eût été plus à sa place comme clerc de notaire à nantua , belfort ou ,soyons fous , angoulème , où l’épouse du proviseur du lycée général , celle du quincailler et la demoiselle des postes auraient eu des bontés pour lui ? (mais pas la notairesse , par exemple ! on ne confond pas …..d’ailleurs la suite l’a montré )

    pour les 35 heures , permettez moi d’en douter

    voyez vous , je codirige une ‘tite ‘treprise ( si tel est bien le mot ) et , sincèrement , en 99, c’est contraints et forcés que nous y adhérâmes ( nous avons toujours eu du retard à l’allumage ) pas pour autant que les coûts salariaux ont baissé depuis
    une grosse arnaque mise en place par des néarques totalement étrangers au monde de l’entreprise
    ce qui est quasi un pléonasme( néarque étranger au monde de l’entreprise )

    tiens , à propos du père noël , faut aller sur « les crises.fr » qui nous annonce qu’un missile ( grad? buk?)a détruit le père noël et son traineau en plein vol
    fin prévisible , donc, du traitement zosial du chômedu à la vronzaise

  11. je pourrais vous en tartiner des lignes sur la création de richesses , mais ça va vous ennuyer

    définissons le donc par ce que ça n’est pas et on aura fait une première approche,non conventionnelle de la question ( c’est ma façon de procéder lorsque j’ai toul’monde contre moi , autant vous dire que ça ennerve , associés , famille …..)

  12. J’adhère à 100 % sur le notaire d’Angoulême ou le prof en éco-gestion de Nantua

    Pour les 35 heures, je maintiens, la manœuvre d’Aubry était magnifique, celle du Medef de feu le baron aussi. Que cette mesure soit un calvaire pour les entreprises de moins de 10 salariés, c’est une évidence (vous pouvez y ajouter les hôpitaux) mais ces types-là s’en balancent ami Kobus. L’idée est la suivante : j’annonce que je fais un cadeau aux salariés (nous, la gauche on est bonnards), dans les faits, je balance un truc parfaitement impossible à mettre en place sans domestication, entreprise par entreprise, des salariés, le patronat vocifère que c’est la fin des haricots pour tous et chacun, ce qui maintient la pression et le chantage à la compétitivité pour obtenir des «avantages » quelconques et la machine est en route. Pourtant les choses sont simples Kobus, faîtes un sondage autour de vous, je ne vois personne qui soit attaché aux 35 heures, à moins qu’elles soient payées 39.

    Pour le traitement dit social du chômage c’est une bonne nouvelle, si on pouvait rayer de la carte le RSA, la CMU, les primes de rentrée et de Noël, les allocs et le revenu minimum garanti du capital (le RMGC), vous m’en verriez ravi


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