Publié par : Memento Mouloud | décembre 29, 2014

Y a t-il un fasciste dans la salle ?

the end

Difficile d’être nazi au XXIème siècle quand cette pédale de Renaud Camus et cet enculé de soufi chiite de Richard Millet passent pour nos druides suprêmes. En surimpression, Philippot donne la main à Steeve Briois ou bien ils s’enculent, j’sais plus. Bref, j’sens comme un vide que l’hircocerf heimatlos remplit avec Zemmour en pif de gondole.

On peut être fasciste par héritage historique et calcul. Vieux paladins de l’Occident combattant ou techno-intégristes natio-beaufisants. D’un côté, la violence d’une vie de lansquenets sous les tirs de mortiers et les bagarres de bars, de l’autre la rengaine impuissante du suprématisme mis en équation, du mépris social cadenassé dans les théories du jour. La machine de guerre contre le crétinisme en gants blancs.

Je ne cause même pas de ces débiles profonds qui conspuent chaque semaine l’arrivée du surhomme de demain, le métis à front de taureau. Putain, c’est vraiment dur de soutenir cet obscur objet du désir universitaire de Faurisson et de son bamboula dans leur lutte contre le sionisme quand t’es secondé par de tels tocards.

on devient fasciste pour un parfum de brune resté en bouche ou un chignon défait dans la débâcle d’une porte, c’est-à-dire par amour, contrepoint du goût pour la baston, une pulsion bien sauvage et mal lovée que rien ne vient enrayer sinon la boulimie livresque et le goût de la poésie qui hante un CRS quand il cogne.

On rêvait de pureté du sang et de truc super-païen avec des runes et des costards de Waffen-SS signés Hugo Boss et tu te retrouves au milieu des fans de ce bicot de Batskin en train de tendre le bras devant un pauvre drapeau à croix gammée qui pendouille dans une cave de merde en chiant de la bière sur un poster de Marine Le Pen qui est une gourmande de bites cashers, ça fout vraiment les boules.

On peut être fasciste devant le trop-plein de consciences morales frelatées sans courage et sans mains ou  face aux révolutionnaires de copropriétés et de crèches associatives et de mangers bio et d’indignations citoyennes. On peut être fasciste par humour et goût primitif de la démolition, comme spectateur d’une ville en feu, Néron démocrate.

T’en arrives même à commenter les articles de la réacosphère, mais là t’entres vraiment en pleine décadence libertarienne.

On médite à la première personne parce qu’on croit mourir en guerrier, suicide ou duel, entre Mishima et les derniers survivants de la brigade Frankreich. On est fasciste par dégoût parce qu’on a vu sa mère tringler avec n’importe qui, comme au milieu de paquets de pépitos. On erre dans un cauchemar continu que les tatouages débiles et les mises à mort filmées sur un portable figurent assez bien. On est frère en djihad du crétin enturbanné, son prochain, son frère en totem où clouer la dépouille piétinée du Père pour le festin commun et cannibale.

Donc voilà, je suis un supernazi suprématiste, islamophobe et raciste qui aime la choucroute et Munich, qui lit Alain Finkielkraut et écoute radio courtoisie et Eminem.

Au mieux, le fasciste est le dernier homme qui ne s’excuse pas de faire le Mal mais qui l’accomplit comme le prêtre spontané d’un rituel défunt, au pire il est l’éternel connard qui offre un sacrifice au grand Mage du grand Absent.

Des fois, je me repasse les entretiens total naked d’Oriana Fallacci mais vu qu’elle a plus de 60 piges et même qu’elle est morte, t’arrives difficilement à l’excitation alors t’es bien obligé de te taper un porno californien avec des blondes bien salopes dont je me demande si elles seraient pas sionistes vu qu’elles aspirent sans s’étouffer n’importe quelles bites circoncises alors qu’une aryenne véritable, c’est prépuce ou rien. Question d’atavisme.

Qu’est ce qui lie deux fascistes ? Un amour, paternel ou fraternel, un amour d’homme qui n’est pas un désir homosexuel sublimé mais juste une manière de longer la pulsion de mort, au-delà d’une violence de sauvage, au-delà de la fascination pour les armes, mais toujours en tête à tête avec la Gorgone

D’après le Nouvel Obs et d’autres, mes sites préférés s’appellent Stormfront et Gates of Vienna mais j’aime autant RMC et Morandini, d’ailleurs je suis pas sectaire parce que mon slogan c’est nazisme ou barbarie et que les négresses m’excitent surtout quand elles marchent en string et talon haut.

On peut être fasciste par dysgénie et laideur, mimétisme et déliquescence, une bande de fins de race bien rasés sur les tempes, bien ajustés à cette révolte qui voudrait exister l’espace d’un instant avant de regagner le pabulum de la vie de papa et maman, loin de la boue et du macadam où se piétinent les auréoles.

PS : je compte rendre visite à Breikik et à son psychiatre japonais, si des journaleux youpins veulent m’accompagner et me payer le voyage, je lance un appel d’offres pour une prochaine couverture sur « la menace nazie qui nous menace », ça fera toujours vendre leur papier de merde et ça permettra d’assurer ma survie contre le djihad qui vient ou l’empire du Donbass.

On peut être fasciste à partir d’un climat d’émeutes et d’un mépris ethno-racial qui finit par badigeonner la défiance à la peur pulsionnelle et réclame une intervention salvatrice, un grand nettoyage par l’aspirateur étatique et administratif, on peut être fasciste du grand collecteur des haines réciproques.

Signé : Un nazi qui vous veut du Bien.


Responses

  1. druide et nazi ça n’a rien à voir Mémento

  2. C’est juste Irena, il m’est revenu une phrase de Céline

  3. André Malraux:
    « tout homme pessimiste et actif est ou deviendra fasciste s’il n’a derrière lui une fidélité »

  4. Merci pour la citation Hippocrate, elle est parfaite

  5. Bonjour Irena
    Bien que je ne me reconnaisse pas tout à fait dans les « propriétés » et sous-entendus que vous me prêtez, ils m’ouvrent des portes d’auto examen
    (pour précision, je n’ai aucun souvenir d’avoir écrit, explicitement ou implicitement, quoique ce soit d’allusif à votre situation personnelle; ne confondez vous pas avec un autre blogueur?)

    Sur ce terme très polysémique actuellement de « fachisme », je ne saurais que vous orienter sur l’ouvrage « l’impérialisme » d’Hannah Arendt ( on y trouve une très fine analyse , entre autres, des différences entre les doctrines pangermanistes et panslavistes d’une part, le fachisme national mussolinien d’autre part)

    Malheureusement, c’est une « Feuge » et celà semble susciter chez vous un « vade retro » immédiat .

    Quant à une réaction « antisémite », de quelle nature est t’elle?

    a) La plouquerie ?

    Celle des Grecs puis des Romains qui trouvaient les juifs superstitieux, orientaux, soumis à des doctrines d’arriérés mal dégrossis;, ce qui fut d’ailleurs reproché plus tard aux chrétiens de base par les romains bien nés puis par des philosophes du XVIIIe siècle ( ceux-ci mettaient, sur ce plan, Mahomet dans le même sac); ce qui favorisa un mouvement des « juifs des lumières »( les intellectuels juifs) dont les antécédents sont à chercher du côté de l’Alexandrie Ptolémaïque, bien avant JC

    b) de manière connexe à la plouquerie superstitieuse: le messianisme supersitieux et corrupteur?
    OU
    c) Le financement des puissants

    OU encore
    d) L’antisémitisme par déplacement d’un antichristianisme

    Votre vision des choses m’intéresse réellement.

  6. Sur le Capitalisme, Irena, je me permets de vous apporter cet élément; c’est un commentaire fort intéressant sur « la cage » de Max Weber:

    http://temporel.fr/La-cage-de-Weber

    • Je crois qu’Hannah Arendt ou Max Weber ne suffisent pas à exorciser ce genre de choses :

      • Hélas, mémento, je crains qu’il n’ y ait ni exorcisme ni même catharsis possible, ne serait ce que parce ces mots n’ont plus aucun sens.
        Friand des détails où se loge le Diable, il m’a été donné d’assister, de la terrasse d’un café voisinant un abribus, à la scène suivante: un groupe d’étudiantes ( en « psycho » ai je cru comprendre) tenant à l’écart et surtout abreuvant de remarques méprisantes( euphémisme) un de leurs condisciples masculin. présent.
        Rien que de très banal, dirais-je; sinon que ledit condisciple, à l’évidence, était frappé d’autisme ( ce qui ne l’a pas empêché, ai je appris plus tard, de poursuivre fort correctement ses études supérieures).
        Ce jeune homme ne comprenait à l’évidence aucunement pourquoi il était l’objet d’un tel sadisme, car un autiste, loin de n’être qu’une machine behaviouriste, est, puissamment, un être hyperaffectif.
        Bien que peu « humanitaire » ou « cordicole » d’instinct, l’envie de bastonnades avec exposition au pilori de ces petites monstres m’a fortement chatouillée.

        La banalité du mal

        Morale de cette petite histoire………..la Grande Histoire

  7. Irena
    Qui parle d’ennemi?

    Mes « ennemis » existent, et le mot « ennemi » est un mot dont le sens est toujours plein (à la différence du mot « ami »)
    D’ailleurs, c’est un mot qui devient « politiquement incorrect »
    Franchement, mes « ennemis » ne vous ressemblent pas…vous êtes beaucoup trop..;disons « artiste », subjective, et mes « ennemis » ne le sont pas, mais alors pas du tout.

  8. J’aime assez votre parabole. J’ai lu une statistique qui devrait vous intéresser Hippocrate. Selon je ne sais plus quelle institution, la proportion d’enfants masculins autistes aux Etats-Unis est de 1 sur 88. On incrimine les seuls perturbateurs endocriniens, mais il me semble que c’est le même biais monocausal que le déterminisme génétique de l’homosexualité ou de l’infidélité, aussi la configuration « causale » me paraît plus large


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