Publié par : Memento Mouloud | mars 3, 2015

Le monde moderne est merveilleux : origines du sida, taille du pénis et l’Africain « naturel » est un bushman

Les origines des sidas

C’est à Kinshasa, et résultant d’une seule contamination entre un chimpanzé et un homme, en 1920, que l’épidémie de Sida a commencé.

Le VIH-1, à savoir le principal type de virus du sida présent dans le monde, se compose de quatre groupes (M, N, O et P), chacun ayant une origine propre. Or, si l’origine simienne (issue des singes) des groupe M et N (en fait des chimpanzés du Cameroun) avait été identifiée, le réservoir des groupes O et P restait jusqu’ici inconnu.

Jusqu’ici, puisqu’on sait désormais que ces variants « sont originaires de gorilles du sud-ouest du Cameroun », a annoncé mardi 3 mars l’Institut français pour la recherche et le développement (IRD).

Cette découverte est la conclusion d’une étude menée par l’institut en collaboration avec de nombreux partenaires, et publiée lundi dans la revue américaine « Proceedings of the National Academy of Sciences » (PNAS).

Cette découverte a été réalisée à partir d’analyses génétiques de déjections de chimpanzés et de gorilles du Cameroun, du Gabon, de la République Démocratique du Congo et d’Ouganda.

« Cette étude montre que, comme les virus de l’immunodéficience simienne (SIV) infectant des chimpanzés, ceux des gorilles sont aussi capables de traverser la barrière des espèces et peuvent provoquer des épidémies », explique Martine Peeters, virologue de l’IRD et de l’Université de Montpellier, qui a conduit ces travaux. Le VIH est donc issu d’une transmission du virus de l’immunodéficience simienne (VIS) infectant naturellement les grands singes du sud du Cameroun.

Le groupe M du VIH-1, la souche la plus répandue, est responsable de la pandémie de sida avec plus de 40 millions de personnes infectées dans le monde. Des tissus humains conservés au Cameroun, datant de 1959, ont d’ailleurs montré qu’ils étaient infectés par le virus, les contaminations pouvant résulter de morsures et contacts avec le sang lors de la chasse, ou de consommation de viande d’animaux infectés. En outre, si l’on connaît 13 souches différentes chez l’homme, seule la souche M, est à l’origine de la pandémie dont le foyer initial est à Kinshasa.

Avec l’afflux, par voie fluviale et par train, entre les années 1920 et les années 1960 de commerçants et de travailleurs du sud-est du Cameroun vers le Congo et Kinshasa, le virus a pu s’y retrouver, et commencer à se diffuser. Puis, de Kinshasa, il a pu se déplacer, notamment en train vers les exploitations minières, avec ses humains porteurs, dans toute l’Afrique centrale et australe. Tout en mutant à grande vitesse jusqu’à devenir le virus virulent qui a explosé au début des années 1980. Parmi les facteurs qui ont accéléré sa diffusion, l’augmentation de la prostitution et l’utilisation d’aiguilles non stérilisées dans le cadre d’opérations de santé publique. Colonisation, flux de populations engendrés par le désenclavement et le « progrès » technique, insertion dans les circuits capitalistes, espoirs et cupidités mêlés, santé publique inexistante sous le règne glorieux de la médecine coloniale qui vaccinait les hommes en vétérinaires-pharaons du peuple de la brousse, déforestation, sexe tarifé, le cocktail n’est pas né dans un laboratoire de la CIA.

Alors que le groupe P n’a été détecté que chez deux individus jusqu’à présent, le groupe O a pu se propager chez les humains dans plusieurs pays en Afrique centrale et occidentale. On estime qu’il a infecté près de 100.000 personnes. Quant au VIH-2, qui sévit principalement en Afrique de l’Ouest, il est établi depuis plusieurs années qu’il dériverait du virus d’immunodéficience simienne touchant le macaque Mangabey.

Libération / L’Obs / BAM

Le pénis moyen est toujours moyen

 Les médecins britanniques ont utilisé vingt études englobant plus de 15 500 mâles volontaires et nostalgiques des bordels hygiénistes dont le pénis a été mesuré selon une procédure standardisée par des professionnels de santé munis de gants jetables et autres accessoires.

D’après les graphiques, la longueur d’un pénis au repos est en moyenne de 9,16 cm, et de 13,24 cm si on l’étire (avec une enclume ?). En érection devant un professionnel de la santé à procédure standardisée, sa longueur moyenne est 13,12 cm, en revanche le ressenti vagino-ano-buccal est différent. La circonférence du pénis, toujours en moyenne, passe de 9,31 cm au repos à 11,66 cm en érection (même observation). Par ailleurs, il y a une « assez faible » corrélation entre la longueur du pénis en érection et la taille du sujet, selon les auteurs. La corrélation avec le volume du cerveau ou l’activité de l’hippocampe n’a pas été mesurée.

La majorité des hommes pris en compte dans cette analyse sont originaires d’Europe et du Moyen-Orient. Il est, par conséquent, impossible de tirer des conclusions sur d’éventuelles différences de taille du pénis selon les origines ou les cultures spécifiquement africaines, notent les auteurs qui ne se prononcent pas sur la question controversée de la taille de la verge parmi les populations nigériennes ou du bassin du Congo. Ces derniers admettent toutefois que les résultats peuvent ne pas être tout à fait représentatifs, des variations de températures (exposition entre – 20 et + 45 degrés centigrades) ayant pu influer sur les résultat. De plus, certains énergumènes ont participé à ces mesures parce que satisfaits de se masturber et de forniquer pour la science. Les auteurs préconisent donc de poursuivre par une expérience masturbatoire-fornicatrice collective supérieure et parfaire cette exploration analo-vagino-buccale.

L’Académie nationale de chirurgie avait livré des données similaires en octobre 2011 en mettant en garde contre les demandes de chirurgie du pénis qui peuvent être superflues et non dénuées de risque. « Le sentiment d’un pénis de taille insuffisante est pour l’homme source d’anxiété ou de souffrance psychologique », soulignait cette institution savante face à la demande « souvent pressante » d’une chirurgie correctrice. Elle se déclarait soucieuse de « sensibiliser le public à l’inutilité et au risque de toute chirurgie sur un pénis de dimension normale et physiologiquement actif ». Dans un avis rendu public elle indiquait en note une longueur « moyenne » au repos de l’organe masculin (9 à 9,5 cm) et en érection (12,8 à 14,5 cm) ainsi qu’une valeur moyenne de sa circonférence au repos (8,5 à 9 cm) et en érection (10 à 10,5 cm). Elle ne se prononçait pas sur les dimensions souhaitées en cas de phalloplastie.

Le Monde / BAM

L’Eurasie : berceau génétique de l’Afrique ?

Le Projet d’étude des variations du génome africain (African Genome Variation Project), conduit par Deepti Gurdasani, de l’institut Sanger de recherche en génomique, commence à le révéler. Les chercheurs ont analysé deux types de données : d’une part des données génotypiques (les versions de certains gènes) de 1481 individus provenant de 18 groupes ethnolinguistiques différents à travers l’Afrique subsaharienne ; d’autre part les séquençages complets des génomes de 320 individus représentant sept groupes ethnolinguistiques de trois régions distinctes géographiquement, à savoir l’Éthiopie (Afrique du Nord-est), l’Ouganda (Afrique de l’Est) et l’Afrique du Sud.

Ces données fournissent représentation la plus complète de la diversité africaine à ce jour. La sélection représente en effet les trois groupes ethnolinguistiques africains majeurs : le groupe des langues nigéro-congolaises, la plus importante famille de langues africaines (et du monde !) avec 1514 langues, le groupe des langues nilo-sahariennes parlées surtout en Afrique subsaharienne orientale et les langues afro-asiatiques (chamito-sémitiques) parlées dans le Sahara, à l’Est de l’Afrique et au Proche-Orient. Or la formation de ces groupes ethnolinguistiques a déterminé de façon essentielle les sources de gènes et les flux géniques à l’origine de la diversité génétique actuelle de l’Afrique.

Pour commencer, les chercheurs retrouvent dans leurs données la trace de l’expansion bantoue. Cette expansion d’une population paysanne originaire du Cameroun et du Nigéria actuels vers l’Afrique forestière puis orientale et australe se serait produite il y a 3 000 à 5 000 ans. Elle est à l’origine des quelque 450 langues nigéro-congolaises apparentées en Afrique.

Plus surprenant, les chercheurs ont aussi mis en évidence un flux de gènes entre l’Eurasie et l’Afrique de l’Est, survenu entre 7 500 ans et 10 500 ans. Particulièrement évident chez les Éthiopiens, ce métissage entre Eurasiens et Africains traduit ainsi un « retour » dans le berceau de l’humanité des gènes dispersés hors d’Afrique des dizaines de milliers d’années plus tôt lors des vagues successives de sortie d’Homo sapiens hors d’Afrique successives. En masquant dans les données les gènes d’origines eurasiatiques, les chercheurs ont constaté que la diversité génétique africaine décroît fortement, ce qui prouve que les gènes eurasiatiques y ont contribué de façon considérable. Deux interprétations sont possibles : soit la genèse des ethnies découle du mélangea à grande échelle de composantes génétiques différentes, dont la composante eurasiatique ; soit plusieurs petits groupes eurasiatiques se sont dispersés en Afrique, où ils ont ensuite été chacun soumis à une forte sélection, qui a accru la diversité de l’apport eurasiatique global. Ainsi, la fondation du groupe Niger-Congo (bantou), qui représente aujourd’hui la majorité de la population africaine, semble résulter de la contribution d’un très grand nombre d’individus, dont des Eurasiatiques, à l’époque de l’expansion bantoue.

Tout aussi intéressantes sont les traces de gènes buhsmen (ou Khoïsans, des chasseurs-cueilleurs antérieurs à l’expansion bantoue) partout en Afrique. On en trouve même dans le génome ouest-africain, ce qui suggère que les Khoïsans correspondent à une population ancienne qui constituerait le substrat génétique originel de l’Afrique sub-saharienne. Au cours de leur expansion, les bantous auraient repoussé les Khoïsans dans les forêts et les déserts, mais se seraient aussi mélangés à eux.

Pour la Science


Responses

  1. Sur le virus …
    « les contaminations pouvant résulter de morsures et contacts avec le sang lors de la chasse » … évidemment on ne peut pas avouer la satisfaction à enculer des singes 🙂
    Sur le pénis …
    Ca va rassurer des tas de mecs … 13,12 cm, (j’avais honte en m’étant mesuré 15).Quant à la circonférence qui passe de 9,31 cm au repos à 11,66 cm en érection, je suis étonné par le premier chiffre à moins que l’infirmière qui prend la mesure …
    Sur le berceau génétique …
    Je suis toujours émerveillé des méandres de la Création.
    Quant au « flux de gènes survenu entre 7 500 ans et 10 500 ans », j’avoue mon admiration (toujours la foi) envers les « chercheurs ».
    Cela me rappelle une remarque de Françoise Héritier (Cf. Wiki) :
    « L’alimentation des femmes a toujours été sujette à des interdits. Notamment dans les périodes où elles auraient eu besoin d’avoir un surplus de protéines, (…) les produits « bons », la viande, le gras, etc. étant réservés prioritairement aux hommes. (…) Cette « pression de sélection » qui dure vraisemblablement depuis l’apparition de Neandertal, il y a 750 000 ans, a entraîné des transformations physiques. A découlé de cela le fait de privilégier les hommes grands et les femmes petites pour arriver à des écarts de taille et de corpulence entre hommes et femmes. »

    En résumé, c’est la faiblesse des femmes, incapables d’accéder au mammouth et donc privées de produits bons, les a affaibli physiquement.

    Bonne journée MM.

    • René, je ne me prononce pas sur l’enculage de singe et sur les plaisirs qu’on peut en retirer (après tout le Lévitique prohibe la bestialité) mais qui dit origine dit lieu pas causalité (comment et pourquoi la barrière de l’espèce a-t-elle été franchie alors que nous sommes séparés du chimpanzé depuis 7 millions d’années, on ne l’a pas expliqué), ensuite cela n’explique pas la propagation exponentielle du virus à partir du début des années 1980, vous voyez l’enquête n’est pas close. Pour l’apparition de l’homme de Neandertal, il y a 750 mille ans, je ne sais si la phrase est de Françoise Héritier ou du rédacteur anonyme de Wiki mais visiblement il avait pris des produits psychotropes

  2. Un petit point technique:
    La « barrière d’espèce » est une notion purement empirique, valable « en gros », c’est à dire souvent, pour ce qui concerne les germes pathogènes connus.
    En réalité, il n’ y a aucune frontière immunitaire , aucun phénomène biologique ( barrière cellulaire, anticorps etc..) qui empêche de façon absolue la transmission d’un germe pathogène ou non d’une espèce à l’autre
    ( par exemple, certains travaux montrent que l’ADN de nos cellules a intégré celui de virus très très archaïques, voire préhominiens, et ont permis le développement d’une « immunité acquise puis transmise »vis à vis de virus actuels apparentés..)
    Exemple plus connu: la variole du singe est tout à fait transmissible à l’homme ( l’éradication de la variole est un mensonge)

    Quant à Francoise Héritier, son « Lamarckisme féministe », outre qu’il repose sur des bases fausses, aurait pu au moins s’exprimer de la manière suivante.
     » les carences portant sur l’alimentation des femmes ont abouti au fil des générations à la sélection de sujets féminins pouvant survivre et se reproduire malgré ces carences; il est possible que des femmes de petite taille se soient avérées plus adaptées à ce type de malnutrition chronique, d’où la distribution des phénotypes que nous observons actuellement »

    Voilà qui aurait eu au moins le mérite de poser honnêtement des hypothèses.
    Mais mme Héritier est, après tout, dépositaire de l’héritage de Levi Strauss ( qui à mes yeux n’est certainement pas une référence scientifique..)

    • @ Hippocrate,
      « il est possible que des femmes de petite taille se soient avérées plus adaptées à ce type de malnutrition chronique ».
      Je comprends votre sympathie à l’égard de la dame, mais au point de différencier « l’espèce femmes » (votre propos le rend explicite) de l’autre !
      Cela dit, la citation de Wiki ne traduit pas nécessairement de manière sympathique la pensée de Françoise Héritier. Les rédacteurs de Wiki sont malgré tout des hommes (dans le sens asexué) qui expriment leurs diverses sympathies.
      Je conviens que j’ai la même tendance !

      Quant à « enculer des singes », je n’avais d’autre volonté que détendre l’atmosphère … sans évoquer la « barrière d’espèce ».

    • Je lisais que 40 % du génome humain dérive des transposons, dans ce nouveau paysage théorique qui passe par les ARN, il est certain que la notion de barrière d’espèce c’est un peu la ligne Maginot, mais je me demandais quel était le processus qui avait conduit à ce passage du VIH du gorille ou du chimpanzé à l’homme, après tout le chat aurait été un meilleur candidat. De plus, j’avais lu chez Bertrand Jordan qui n’est pas un adepte de la supériorité de l’homme blanc que les hommes présentant des groupes de gènes spécifiques aux populations d’origine africaine (notion aléatoire tout de même) était statistiquement plus vulnérable face au VIH

  3. Bonjour René

    Rassurez vous, ce n’est pas du tout , mais alors pas du tout, mon hypothèse, mais seulement la manière dont une anthropologue ayant un minimum d’honnêteté intellectuelle aurait pu formuler une hypothèse possible….

    Dans le même ordre d’idées, j’étais tombé un jour sur un pamphlet féministe expliquant que la mécanique des fluides telle qu’elle était conçue reflétait une « physique machiste »……

    Memento invoque ironiquement la prise de psychotropes; je le trouve très indulgent..

    « Quand on tient le faux pour vrai, alors le vrai à son tour devient faux »( le rêve dans le pavillon rouge )


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