Publié par : Memento Mouloud | juin 13, 2015

En mathématiques, le niveau baisse

gentils

Le niveau des collégiens en mathématiques a reculé depuis six ans, selon une étude du ministère de l’éducation rendue publique dimanche 17 mai par Le Parisien alors que le projet gouvernemental de réforme du collège est fortement contesté.

Selon cette étude portant sur un échantillon représentatif de quelque 8 000 collégiens de 3e, inscrits dans 323 collèges publics et privés sous contrat, en 2014, un élève sur cinq n’était capable de traiter que des exercices très simples, de niveau CM2 ou de début du collège. En outre, le pourcentage des élèves de très faible ou de faible niveau passe de 15 % à 19,5 % en six ans.

Parallèlement, si les deux groupes de niveaux moyens restent à peu près identiques, celui des élèves de 3e de bon niveau en mathématiques perd près de 3 points (15,3 % en 2014, contre 18,6 % en 2008). Le groupe des « supermatheux » reste quant à lui stable, à 9,1 %.

Selon Catherine Moisan, directrice de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l’éducation, citée par Le Parisien, les résultats en maths sont « préoccupants »« Ce qui baisse vraiment, note-t-elle, c’est la maîtrise technique (les calculs décimaux, le début du calcul littéral…), dont on peut difficilement se passer dans la vie quotidienne. »

Les filles ne sont pas les meilleures, mais dans cette baisse généralisée des performances, elles limitent les dégâts. Les résultats moyens des collégiens chutent de 9 points, ceux des collégiennes de 5 points seulement. Et, si elles sont moins fortes dans les QCM (questionnaires à choix multiples), elles font jeu égal dans les questions ouvertes.

A partir des professions de leurs parents, les élèves peuvent être caractérisés par un indice de position sociale moyen (IPS) et une moyenne a été calculée pour chaque établissement évalué, établissements classés en 4 groupes. Les meilleurs scores des élèves ont été obtenus dans le groupe 4, les collèges où l’indice social est le plus élevé. Et les résultats ont baissé dans les trois derniers groupes par rapport à 2008.

Le Monde / Le Parisien

franchouilles


Responses

  1. Photo de tête et texte déprimants.

    • Du tout Daredevil, on obtient des informations surprenantes et d’autres tues. Je vous donne deux exemples, 15 % des élèves sont considérés comme bons en mathématiques, 25 % d’une cohorte obtient un bac scientifique ou plus du 1/3 des élèves n’a pas le niveau satisfaisant en 3ème mais 80 % ont le brevet des collèges. De plus, vous noterez l’absence de statistiques sur les résultats comparés des établissements privés et publics ni sur les trajets des élèves dont les parents sont ouvriers et employés mais qui sont bons en mathématiques, ce serait pourtant intéressant

      • « plus du 1/3 des élèves n’a pas le niveau satisfaisant en 3ème mais 80 % ont le brevet des collèges.  »

        Si, si c’est ce que je dis, c’est déprimant. Les diplômes sont bradés, on le savait avant en théorie, on en a la confirmation chiffrée.

      • Quand on prétend obtenir 80 % de réussite, forcément, on brade

  2. Tiens, j’ai appris récemment que les collégiens avaient droit à une calculette pour leur examen du brevet. Bon, je ne suis pas un adepte du « c’était mieux avant » et je suis complètement largué sur les programme de troisième (et de tout le reste, notamment en mathématique) mais « de mon temps » et même au bac (où on avait droit quand même à certaines tables en papier), c’était le genre d’engin prohibé (car le prix était lui-même prohibitif — oui, je suis un des vieux qu’on de l’âge d’une famille de six gosses) et les calculs étaient mentaux, sinon griffonnés sur un brouillon. Les problèmes du brevet de chez Maintenant doivent sans doute comporter des sinus, cosinus et autres tangentes à la noix en équation différentielle ? (C’est une question hein !)

    • Et rat homme : « une de ces vieux qu’ont de l’âge » (j’ai oublié de prendre le thé)

      • J’ai aussi manqué le « s » des mathématiques. Désolé.

      • Votre temps s’était prolongé dans le mien, bientôt on dira « c’était du temps où des zommes n’avaient pas d’ordinateur, tu te rends compte, un truc de malade, la préhistoire, mec »

      • « Il y avait encore des cabines téléphoniques et pas de portables, ni d’Internet. Non !! pas d’I-phone ?
        – non !
        – Truc de ouf !!! Comment vous faisiez ? « 

      • En ce temps-là, Daredevil, la société de contrôle n’avait inventé que la carte orange et la carte bleue, on jouait aux dominos ou au backgammon sur les terrasses des cafés grecs où passait de la musique orientale, sur la plage, il arrivait qu’on laisse un bouquin de poche, les autrichiens ne commandaient pas leur protection solaire sur leur I-phone, nos parents commençaient à s’inquiéter quand on n’avait donné aucune nouvelle depuis plus d’une semaine, le petit matin des soirées ressemblait à un film de Fassbinder en moins glauque, on disait que l’avenir était inquiétant, pensez-donc 2 millions de chômeurs et le sida et il arrivait qu’on compte les jours pour savoir si une lettre arriverait, une lettre d’amour j’entends

    • C’est encore mieux demain ou plutôt aujourd’hui, non seulement les élèves de Terminale S, spécialité sciences dites de l’ingénieur, ont droit à leur calculatrice mais ils peuvent enregistrer les formules et équations nécessaires à la résolution d’un problème quelconque. En résumé, on ne forme pas des êtres pensants (et on voit mal comment penser sans mémoires) mais des opérateurs


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