Publié par : Memento Mouloud | juin 26, 2015

Ça décapite à Saint-Quentin-Fallavier ou la guerre s’exporte bien (post en expansion continue)

« dans ce pays, il vaut quand même mieux être attaqué par des djihadistes que par des ultra-sionistes… »

Pierre Haski

Entre 9h28 et 9h35, Yassin Salhi a le temps de mettre en scène un tableau des plus macabres. Sur une des grilles de l’entreprise, une tête humaine tranchée a été déposée, entourée, au niveau de ce qu’il reste de cou, d’une épaisse chaîne en métal. Aucun sang ne semble s’écouler. De chaque côté du visage, des drapeaux plantés sur des mâts ont été accrochés à la grille. «Du noir avec des inscriptions blanches», selon deux témoins. Des couleurs typiques des drapeaux de l’Etat islamique. Vendredi en fin de journée, les enquêteurs identifieront l’inscription : il s’agit de la profession de foi musulmane, la Chahada. Le corps décapité, lui, est retrouvé au pied de la camionnette endommagée, un couteau près de lui. Le cadavre n’est autre que celui du patron de Yassin Salhi, Hervé C., 54 ans, gérant d’une entreprise de transports pour lequel Yassin Salhi travaillait depuis mars. A 9 h 35, ce dernier remonte dans son véhicule et fonce dans le hangar de remplissage de gaz, provoquant une vaste explosion. Puis Yassin Salhi descend de sa camionnette et se rend vers un autre hangar où il est finalement intercepté par les pompiers, en train de manipuler les bombonnes de gaz.

10 H 07 : Une forte explosion suivie d’un incendie retentit vers 9 heures 40 dans les locaux de la société Air Products, employant sur place 80 salariés, située avenue des Arrivaux à Saint-Quentin-Fallavier, commune de six mille habitants, non loin de l’aéroport de Lyon. «On a vraiment eu de la chance : l’équipe qui travaille dans cet atelier était en pause à ce moment-là. Par ailleurs, le gaz de ces bouteilles est pressurisé, il n’explose pas. Au pire, il fuit violemment, mais c’est tout.» Un important dispositif de sapeurs-pompiers de gendarmerie se rend sur place. On dénombrera un mort et deux blessés. L’entreprise fut fondée en 1940, il s’agit d’une société internationale présente dans plus de cinquante pays, qui compte 21 200 employés. Son métier : la fourniture de gaz industriels (atmosphériques, procédés et gaz spéciaux), de produits chimiques, d’équipements et de services. Elle se targue d’être «le plus grand fournisseur d’hydrogène et d’hélium au monde» et le «leader mondial de l’approvisionnement pour les marchés à forte croissance comme les matériaux pour semi-conducteurs, l’hydrogène de raffinerie, la gazéification du charbon, la liquéfaction du gaz naturel ainsi que les revêtements et les adhésifs les plus perfectionnés». Ses clients sont l’industrie agroalimentaire et la santé et des soins personnels à celles de l’énergie, des transports et des semi-conducteurs.

10 H 29 : La piste de l’attentat est évoquée. On signale qu’une personne a été décapitée non loin de l’entrée de la société. Un homme aurait pénétré dans l’entreprise et ouvert plusieurs bombonnes de gaz. Drapeaux noirs déployés, il se disait membre de Daesh.

10 H 35 : le procureur de Vienne se rend sur les lieux. L’antiterrorisme de Paris est saisi.

10 H 57 : selon une source proche de l’enquête, une voiture aurait fait irruption dans les locaux se lançant dans un rodéo afin de percuter des bombonnes de gaz présentes sur le site. L’homme décapité à l’intérieur de la cour, ne serait pas un employé de la société. Sa tête aurait été retrouvée à plusieurs dizaines de mètres de son corps. Par ailleurs un homme aurait été blessé.

11 H 11 : le préfet de l’Isère est sur les lieux. Selon une source proche de l’enquête, d’autres attentats ne seraient pas exclus. Par conséquent, un très important dispositif de gendarmerie est déployé sur le site. Les employés de la société Air Products sont accueillis dans une salle polyvalente de la commune voisine de la Verpillière.

11 H 19 : la tête de la victime aurait été retrouvée accrochée au grillage de l’enceinte de la société le long de la RD311. Des techniciens en identifications criminelles de la gendarmerie de Grenoble débarquent.

11 H 23 : un individu d’une trentaine d’années connu des services de la DGSI est interpellé.

 11 h 27 Selon une source gorge profonde au ministère de l’Intérieur, «aucun élément ne corrobore pour l’instant l’implication de Daech.»

 11 H 36 : La sécurité est renforcée dans les salles d’accueils des commissariats de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar et dans les commissariats de l’Isère. Visiblement la confiance dans le vivre-ensemble s’effrite.

 11 H 44 : La tête de l’homme, retrouvé décapité était recouverte d’inscriptions en arabe. Il s’agit donc d’un rite. On apprendra que l’assassin travaillait pour une entreprise de transport prestataire d’AirProducts, basée à Chassieu. Aussi l’homme qu’il avait décapité était le gérant de l’entreprise. Justice de classe islamique ? Justice islamique de classe ? Lutte des classes tissée de guerre religieuse ?

«Une fois devant l’usine, nous avons vu une tête plantée sur le grillage, et dont le cou semblait entouré d’une chaîne. Il semblait s’agir d’une homme d’âge mur, aux cheveux bruns. Un drapeau noir et un autre blanc étaient également accrochés à la grille. Nous avons cru qu’il s’agissait d’une fausse tête, d’une plaisanterie de grévistes, tout en trouvant que cela allait un peu loin. Puis nous nous sommes aperçus que le toit du bâtiment était gondolé, on voyait que quelque chose avait pété. Et nous avons entendu un bruit évoquant une fuite de gaz. Nous sommes partis car les lieux nous semblaient dangereux. La mise en scène de la tête était manifestement bien étudiée, car le visage était tourné côté route, du côté passant, et les drapeaux solidement fixés sur de petits mâts.»

11 H 51  Le conducteur d’un véhicule qui aurait fait des allées et venues devant la société, est recherché.

12 H 09 : L’individu interpellé, entendu par la brigade de recherche de Bourgoin-Jallieu refuse de s’exprimer. Il porterait une épaisse barbe.

12 h 10 Selon un journaliste du Monde sur place, Bernard Cazeneuve vient d’arriver. Il lui fait un calin ?

12 h 11 Itélé-canal DGSI dément l’information selon laquelle la personne interpellée serait connue des services de la DGSI qui confirmera plus tard qu’elle était fichée. Le quatrième pouvoir est intrépide.

12 H24 Une fausse image du suspect de l’attentat circule, il s’agit du cliché d’un djihadiste albanais tué en août 2014.

12 h 29 L’usine d’Air Products est composée de deux sites, séparés par la route : un site de production et un site de remplissage. C’est ce dernier qui aurait été attaqué. «S’ils avaient attaqué le site d’en face, les dégâts auraient été beaucoup plus importants, parce qu’il y a notamment un gros réservoir d’oxygène», confie une source interne. De nouveau, l’hypothèse du djihadiste bas du front se confirme.

12 H 39 : Selon Michel Bacconnier, le maire de Saint-Quentin-Fallavier, joint par téléphone : « le site industriel visé, classé Seveso, ne présente pas de risque majeur d’explosion. Les gaz entreposés sont l’azote, l’oxygène et l’argon. La préfecture a pris la main sur la gestion de la crise. Ma première adjointe, Andrée Ligonnet, est sur le site ».  Rappelons que le classement Seveso permet d’identifier les sites comportant des risques d’accidents industriels majeurs (pour Bacconier l’idiot du village, tant que ça n’explose pas, y’a pas mort d’homme). Quant à l’usine Air Product elle produit aussi de l’hydrogène, de l’acétylène, de l’hélium, du CO2 et des « mélanges ».

12 H 50 : La personne interpellée et par ailleurs blessée est évacuée de Saint-Quentin-Fallavier dans une ambulance des sapeurs-pompiers escortée par une dizaine de véhicules de gendarmerie pour être placée en garde à vue.

13 h 03 : L’homme interpellé, demeurant sur l’agglomération lyonnaise, est bien connu des services antiterroristes.

13 H 05 : la PJ de Lyon prend en charge la direction de l’enquête.

13 H 17 : « La personne interpellée a été neutralisée par un employé du SDIS » détaille Bernard Cazeneuve, sans doute un pompier ou selon l’Express une équipe entière. Il « remercie les forces de sécurité de la rapidité de leur intervention ». « Le suspect se prénomme Yassine Salhi » selon Cazeneuve et est « connu des services antiterroristes ».

13 H 20 : Yassine Salhi, père de trois enfants selon le Parisien, faisait « l’objet d’une fiche S éditée en 2006 non renouvelée » en 2008 auprès des services secrets ». Cette fiche «S», pour «sûreté de l’Etat», est l’une des 21 sous-catégories du plus ancien fichier de police : le Fichier des personnes recherchées (FPR) créé en 1969. Il comporterait actuellement 400 000 noms, allant du grand banditisme aux évadés de prison. Y figurent bien entendu les aspirants terroristes, mais aussi tout une flopée de militants antinucléaires, d’activistes politiques (anti-G20, zadistes), de hooligans et de membres de groupuscules d’extrême droite. Selon le journal Sud Ouest , qui a accédé à un chiffre convoité, 5 000 personnes étaient répertoriées dans le fichier «S» en 2012. «C’est une donnée intéressante car, en matière d’antiterrorisme, rien ne circule au nom du secret défense», explique l’universitaire Pierre Piazza. La fiche «S» comporte seize échelons de dangerosité. Sid Ahmed Ghlam, suspecté d’avoir voulu commettre un attentat dans des églises à Villejuif (Val-de-Marne) en avril, était au niveau 13. Mohammed Merah, le tueur de Toulouse, était, lui, au niveau 5, car jugé encore plus dangereux. Un échelon qui implique de signaler les passages à la frontière de l’individu, mais pas de fouiller ses bagages, ni de le surveiller sur le territoire français. «Il ne faut pas perdre de vue que la fiche « S » est un dispositif de signalement. Il n’oblige ni écoute administrative, ni arrestation automatique». Il « n’était pas fiché comme ayant voyagé en Syrie ou en Iraq », ni pour avoir arboré un tee-shirt, I’m Charlie Coulibaly. Il « résiderait  à Saint-Priest et n’a pas de casier judiciaire » selon le ministre de l’Intérieur et est « en relation avec la mouvance salafiste ».

13 H 27 : Une deuxième personne est interpellée à son domicile de Saint-Quentin-Fallavier dans un quartier pavillonnaire. Il s’agit du conducteur aperçu le matin en train de faire les allers retours devant la société à bord d’une Ford Fusion peu avant l’attentat.

13 h 29 Depuis les attentats du 11 janvier, le dispositif «Sentinelle» mobilise 10 mille hommes pour assurer la protection de sites sensibles, notamment liés à la communauté juive : synagogues, écoles communautaires etc. En revanche, les sites classés «Seveso» n’ont pas fait l’objet d’une protection particulière dans le cadre de ce dispositif. Les normes de sécurité y seraient déjà particulièrement rigoureuses (comme le prouve le présent attentat) en raison des produits dangereux qui s’y trouvent.

13 H 50 : Selon le préfet de l’Isère, Jean-Paul Bonnetain, « le véhicule n’a pas pu pénétrer par surprise sur le site, il y a été autorisé pour l’exercice de sa mission ». 

14h08 : Sur le site de la société Air Products on apprend que la compagnie s’est vue accorder récemment par Saudi Aramco, une compagnie pétrolière et chimique saoudienne, la construction et la gestion du plus gros complexe de gaz au monde pour une durée de 20 ans à Jazan en Arabie Saoudite. Ce complexe permettrait de produire 75 000 m3 par jour d’oxygène et d’azote.

14 H 13 : La victime décapitée a été identifiée comme un gérant d’une société de transport demeurant à Chassieu dans le Rhône. Il venait pour une livraison.

14h15: Selon une source proche de l’enquête, au moins une interpellation supplémentaire a été effectuée, un pontissalien, chauffeur de bus et père de famille. C’est l’alliance des recalés du collège pour tous. Les cancres tentent le coup d’éclat dont ils sont capables et dont le patronyme de l’assassin résume le programme, sali.

14h29 : Des tirs ont éclaté sur une plage devant l’hôtel Imperial Marhaba de Sousse, dans le centre-est de la Tunisie, faisant un nombre indéterminé de morts, a annoncé la télévision d’Etat. Un autre hôtel serait visé.

14h34 : Le bilan se porte à 37 morts. Un assassin aurait été abattu. Au Koweit, on relève 25 morts et plus de 200 blessés dans une moquée chiite. A Kobané, les intrépides djihadistes daechites font le carton sur des femmes, des vieillards, des enfants. Plus de 120 tués. C’est Ramadan, les gars fêtent à leur façon la descente du livre, ils récitent à la mitraillette et à la machette la shahada.

14h37 La famille de l’assassin de Saint-Priest est interpellée. Yves Blein, le député PS de la 14e circonscription du Rhône – qui comprend la ville de Saint-Priest – se dit «surpris» d’apprendre que Yassin S. en est originaire. «C’est une circonscription populaire, il y a des activités liées à l’islam mais comme dans beaucoup d’autres villes en France. Il n’y a pas de mouvement ou d’organisations radicales». La Grande mosquée de cette ville sans organisations radicales est l’une des plus importantes de la région avec ses 9 000 mètres carrés. Elle est ouverte depuis une petite dizaine d’années. Sous contrôle algérien, elle est affiliée au réseau de la Grande Mosquée de Paris. Ces deniers mois, elle n’avait plus d’imam attitré et rémunéré par la Mosquée de Paris, c’est à dire le gouvernement algérien. «C’est une mosquée qui suscite de l’inquiétude, dirigée par des personnes âgées, affirme un leader musulman régional qui n’a pas l’oreille de Monsieur Blein. Il y avait là beaucoup de passages.» Selon des sources locales, des groupes salafistes tournaient autour, essayant de profiter du vide pour prendre la direction du lieu de culte. Monsieur Blein n’était pas au courant, comme d’autres ne le sont jamais dans « d’autres villes populaires de France avec des activités liées à l’islam ».

14 H 44 : La pornographe Europe 1 joint la compagne de l’homme interpellé vendredi après l’attentat contre l’usine Air Products à Saint-Quentin-Fallavier.

14h45 : Personne n’indique que la nouvelle loi de surveillance généralisée n’aurait servi à rien sinon à remplir le fichier S et puis les autres et éventuellement pour d’autres usages, façon Phone Game.

14 H 51  : La BRI investit le domicile du suspect, à Saint-Priest. Il y vit depuis six mois avec sa femme et ses trois enfants.

16h10 : À Saint-Priest, l’entourage de la famille Salhi a décrit Yassin comme « un homme sans histoires » bien qu’un peu salafiste. A la Planoise (à Besançon), en revanche, il est plus connu. Une voisine signale, en 2014, des discussions de palier avec plusieurs autres hommes musulmans, dont certains en treillis. Sans doute des chasseurs. Dans les conversations, le jihad, la Syrie et le Mali sont évoqués. Sur la foi de ce témoignage, les services de renseignements de la gendarmerie effectuent des vérifications et pondent une note, mais toujours pas de fiche. Recontactée par la police, la voisine, elle, n’a jamais voulu être auditionnée. RAS. Originaire de Pontarlier (Doubs) et homosexuel refoulé, il se serait radicalisé au contact (physique ?) d’un prêcheur illettré de la mosquée de Pontarlier, un certain Ali, de son vrai nom Frédéric Jean Salvi, ancien pensionnaire de la la maison d’arrêt de Besançon. L’assassin, alors plutôt chien errant, avait rejoint son Tartuffe à Besançon. Selon l’Est Républicain,  « il serait parti de Pontarlier il y a une dizaine d’années et n’aurait que très peu fréquenté la mosquée de Pontarlier. Il aurait peut-être été en lien avec un Pontissalien qui se serait radicalisé avant de partir en Indonésie. A la mosquée pontissalienne, on assure qu’on l’avait perdu de vue. Après le décès de son père d’origine algérienne, sa maman d’origine marocaine serait repartie au pays, les frères et sœurs s’étant dispersés. Il ne reste que quelques membres de sa famille à Pontarlier. « Yassin a fréquenté la mosquée mais il était encore jeune, et puis il est parti très vite à Besançon après le décès de son père », assure-t-on à la mosquée de Pontarlier. « Nous ne savions même pas qu’il était marié et père de famille ». 

16 h 21 « Le CFCM condamne avec la plus grande vigueur l’attentat terroriste qui a visé l’usine Air Products de Saint-Quentin-Flavier en Isère », a écrit le président de l’institution pas d’amalgame de l’islam de France, Dalil Boubakeur. « Le CFCM tient à exprimer sa plus profonde indignation devant ces actes inqualifiables qui ne peuvent se réclamer d’une quelconque religion ou d’une quelconque cause ».

16 H 42 : « Il n’y a pas de lien à établir si ce n’est que le terrorisme est notre adversaire, qu’il frappe partout, au Koweit aussi » (François Hollande, président-pour-rire de la néo-France).

Le Dauphiné / L’Express/ Le Figaro/ Le Parisien / L’Obs / Libération / L’Est Républicain / Marianne / BAM

 


Responses

  1. J’aime beaucoup le « CV » du « présumé terroriste »
    Mais que font les boîtes noires ?
    Bref, des gars explosifs avec des gars inertes, ça nous fait une belle usine à gaz médiatiques (désolé pour mes mauvais calembours bons ou pas)
    Il a fait l’ENA le Bourbacoeur ?
    Je demande ça parce qu’il cause xyloglotte comme les autres zautorités clownesques, plus ou moins élues de ce pays aux cent fromages moisis qui les pue de plus en plus, comme des pieds, de la bouche et du cul,du reste (alouette-zombie)
    Bon sinon, dans une semaine, c’est les vacances…
    Alors…
    Faudra oublier tout ça, hein !
    Bien à vous.

    • Oublier tout ça Martin-Lothar en scrutant son voisin à barbe et sa voisine avec cage en tissu intégrée, ça ne peut qu’être difficile, non ? Sinon j’ai apprécié aussi ce style grand oral de l’école des porcs d’Etat chez le recteur de la grande mosquée de Paris

  2. La veille, devant le constat, partagé, que les ficelles traditionnelles disciplinaires et les missions de daubes revenaient petit à petit nous les…
    Votre serviteur : « Il nous faudrait un nouvel attentat qu’on repasse en mode devoir sacré prioritaire et que l’on échappe de nouveaux à ces conneries »

    Les dieux ont étés cléments.

    Je dois être béni.

    P.S de sureté au cas ou les dieux somnoleraient: Je n’ai bien sur rien à voir avec une quelconque organisation de l’évènement. Bisou hadopi chérie. Je t’aime toujours.

    • L’espoir est grand Ag, l’islamisme radical a ceci de fédérateur, parmi les tocards (appelons ce type humain le perdant enragé), qu’il permet à toutes les rancoeurs, à tous les foirages de se parer d’une métaphysique de prisu et d’une signature politique, la série des candidats au rite de sacrifice humain n’est donc pas close

      • Ai appris ce soir que le terroriste présumé voulait en fait se suicider et maquiller l’acte en attaque terroriste. Ok ça colle avec ce que vous dîtes, mais dans ce cas pourquoi envoyer un selfie macabre à un type parti en Syrie (pas pour visiter hein) ? et pourquoi discuter avec des musulmans en treillis ? et pourquoi le fichage par les services ? (il a changé en cours de route depuis 2006 ??)

        Manuel Valls parle de « guerre de civilisation ». ah oui, de laquelle contre laquelle ?

      • Drôle de suicide qui commence par un meurtre, une tête tranchée, un égoportrait et des calicots de Daech, c’est un acte de guerre qui doit être jugé comme tel. Douze balles dans la peau après le glanage des informations utiles, tous les biens de la famille saisis, la femme jugée sous le motif de complicité et on n’en parle plus. Pour le reste, c’est-à-dire les djihadistes potentiels, le recours à la rétention administrative devrait être la règle, je constate qu’elle ne l’est pas. Monsieur Valls aime les grands mots qui sonnent creux, le genre à évoquer les droits de l’homme et à affamer la Grèce ou à entériner la torture institutionnelle au Maroc. Pour le moment nous en sommes à quatre attentats islamistes en six mois, ils ont visé des journalistes de gauche, des policiers, des juifs, une église chrétienne, une entreprise, on voit bien que les cibles deviennent de plus en plus larges, ça s’appelle une guerre, pas un choc des civilisations

  3. Pour les douze balles, je vous comprends (livre III art 75), mais il n’y a plus de tribunal militaire en France.

    Pour la rétention administrative, d’après ce que je vois, elle a lieu dans des commissariats ou postes de gendarmerie. Garder des gens tout ce temps-là avec des locaux qui ferment, je trouve cela moyennement réalisable. Même si encore une fois, l’idée est bonne.

    « ça s’appelle une guerre » certes mais pas sûr que tout le monde l’ait remarqué. Entendu à la radio ou TV de la part des habitants de la ville d’où venait le mort « on est surpris, il avait rien fait, il était pas raciste (non mais (sic) quoi !) » ou encore  » première chose à dire, c’est pas d’amalgame » . 😦

    • « « ça s’appelle une guerre » certes mais pas sûr que tout le monde l’ait remarqué »

      Je propose l’hypothèse suivante:
      Accepter le terme « guerre » rend nécessaire l’acceptation du mot « ennemi », dans sa plénitude et sa nudité, sans l’atténuation ou la déportation permises par des pirouettes sémantiques telles que « ennemi des valeurs universelles, de la civilisation etc. » ou encore des substitutions telles que « barbare, fou, fanatique… »
      L’ennemi est , en quelque sorte, neutre, et surtout personnel.
      Reconnaître que l’ennemi est identifiable et qu’il est avant tout mon ennemi semble constituer une étape mentale insurmontable par ce qu’elle implique

      • Magnifique résumé Hippocrate, c’est exactement cela, quand on désigne l’ennemi, on ne se demande pas s’il a ses raisons ou non (et il en a toujours et parfois de très bonnes), on lui loge une balle dans la tête, je crois que les gens qui nous gouvernement et une partie du peuple français en sont littéralement incapables. Une autre question se pose et elle ne sera pas posée : si on tient au cadre laïc et républicain, si on tient à nos mœurs, il est impossible d’accepter l’Islam en l’état, il est même nécessaire de le casser. Il est devenu proprement insupportable (du moins à mes oreilles) d’entendre que bien sûr on ne tue pas des journalistes mais qu’ils l’avaient bien cherché en insultant le « profèt » ou que bien sûr il est malheureux de tuer des clients juifs dans une épicerie mais que chaque jour des palestiniens sont tués par Tsahal, ou que les discriminations et la ségrégation expliquent, justifient et légitiment l’agressivité existentielle de nombre de musulmans envers ceux qui ne le sont pas, ce genre d’équivalences indique bien que le spectre du soutien aux actions criminelles des djihadistes est beaucoup plus large que les seuls milieux salafistes et qu’il embrasse une partie de la gauche

    • Les tribunaux militaires ont été définitivement abolis par François Hollande, logique, Hollande ne sait pas que l’Histoire est tragique


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