Publié par : Memento Mouloud | juin 29, 2015

L’Eurogroupe ou le gouvernement des choses

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Depuis la décision de l’Eurogroupe de débarquer la Grèce car celle-ci organise un référendum sur les propositions de la mise en examen dans l’affaire Tapie, Madame Lagarde, de l’ancien employé de Goldman Sachs et représentant en emprunts toxiques et en paris sur les faillites de tous les tiers possibles, Mario Draghi, de l’ancien gardien de paradis fiscal mais adepte du mariage pour tous, Jean-Claude Juncker, sans compter le docteur Folamour du gouvernement allemand, Monsieur Schaüble ou notre agentE à Berlin Madame Merkel, donc depuis que le gouvernement grec tente d’éviter un coup d’Etat en faisant appel au peuple, nous savons ce qu’est un populiste, un fasciste ou un communiste dans la langue des bienséants : tous ceux qui disent non aux propositions raisonnables de l’oligarchie ou de la caste, cette assemblée de porte-paroles attitrés des « choses » et des « machins » dont ils tirent des normes implacables, cette assemblée d’experts qui savent que l’individu, les cultures singulières, les peuples ou les nations sont une erreur à rectifier. Nous savions déjà que la France était un roman périmé, qu’Israël fut une erreur de calendrier et d’azimuts, nous savons désormais que la Grèce est de trop dans l’Euroland.


Responses

  1. Bonjour Memento, bonjour à tous

    De retour de Grèce ( séjour touristico culturel), pays où il reste possible de parler d’Homère, du Ve siècle, de Thucydide, d’Eschyle, Socrate et consorts, sans être regardé comme un mélange d’extra terrestre et de dinosaure.

    Rien ne vaut, au fond, les choses inutiles, les « savoirs oubliés » de Romilly.

    Plus de 3 siècles d’occupation ottomane, et plus d’une décennie d’oppression européiste: les grecs restent grecs, envers et contre tout..

    • Bonjour Hippocrate,

      Je me souviens d’un périple au coeur du pays et notamment d’une représentation d’Antigone dans le théâtre d’Epidaure. J’avais accompli le retour sur Nauplie en plein phare sans m’en rendre compte, j’étais confus mais le conducteur qui me précédait n’en a rien fait paraître et nous a invités à discuter de Sophocle, en français. Je me souviens aussi de m’être baigné à Lépante, devant moi, les montagnes du Péloponnèse, derrière un vieux fort vénitien, c’était un spectacle incroyable, un des spectacles incroyable qu’offrent ce pays et ce peuple que l’Eurogroupe entend liquider

  2. « les grecs restent grecs, envers et contre tout.. »

    Faudrait être taré pour sacrifier un héritage pareil.

  3. Le discours intégral de Juncker du 29 vous intéresse t’il?
    Une amie bruxelloise vient de me le faire parvenir

    • Bien entendu Hippocrate, un discours de Juncky la hyène ne peut que m’intéresser et je vous remercie pour votre proposition

  4. première partie:
    Transcript of President Jean-Claude Juncker’s press conference on Greece – 29 June 2015

    [1. Union des bonnes volontés contre division des égoïsmes nationaux]

    Mesdames et Messieurs, bonjour,

    Lorsque j’ai commencé, il y a longtemps, ma vie européenne, nous étions dix Etats membres, c’était en décembre 1982. Le dixième Etat membre venait tout juste de rejoindre la famille européenne, un an auparavant. Ce fut la Grèce et j’étais heureux à l’époque de voir la Grèce nous rejoindre pour compléter l’Union européenne, qui s’appelait encore les Communautés européennes à ce moment-là, parce que suivant les propos de Valéry Giscard d’Estaing, je ne voulais pas voir Platon jouer en deuxième division, et je ne voudrais pas voir Platon jouer dorénavant en deuxième division.

    Aujourd’hui, nous sommes 28 pays membres qui ont été capables de réconcilier après tant d’efforts, après tant de sacrifices, et après tant de martyres, l’histoire et la géographie européennes. 28 Etats membres capables aussi de fusionner jusqu’à 19 monnaies nationales en une monnaie unique. Et ma perspective est que nous resterons à 19 et que nous serons plus nombreux au cours des années et décennies à venir.

    C’est cette Europe-là, celle de la réconciliation, celle du compromis, celle qui veut comprendre les autres, qui est devenue la grande affaire de ma vie.

    Une Europe qui se veut le lieu de la recherche patiente, déterminée de l’intérêt commun et non pas le théâtre d’affrontements entre intérêts nationaux si justifiés qu’ils soient dans la perspective individuelle et nationale.

    Une Europe qui est le lieu de la convergence des volontés politiques et non pas de la rivalité entre des égoïsmes nationaux.

    L’Europe ne peut fonctionner que si nous sommes capables de gérer nos différences dans un dialogue qui se veut vertueux et qui doit être respectueux, et d’organiser nos actions individuelles pour le bien de l’ensemble tout entier.

    [2. Dramatisation des divergences, égoïsmes nationaux prenant le dessus]

    En Europe, aucune démocratie ne vaut plus qu’une autre. Et dans la zone euro, il y a 19 démocraties. Non pas une contre 18, et non pas 18 contre une. Pour chacune des démocraties, un vote est un vote, un peuple est un peuple, un citoyen pris individuellement est un citoyen.

    Ce n’est pas un jeu de poker-menteur. Il n’y en a pas un qui gagne et un autre qui perd. Soit on est tous gagnants, soit on est tous perdants.

    Alors je suis profondément affligé, attristé, par le spectacle qu’a donné l’Europe samedi dernier. En une nuit, en une seule nuit, la conscience européenne a pris un sacré coup. La bonne volonté s’est quelque peu évaporée. Des égoïsmes, parfois des jeux tacticiens voire populistes ont pris le dessus.

    Après tous les efforts que j’ai déployés, après tous les efforts qui furent ceux de la Commission et aussi des autres institutions impliquées, je me sens un peu trahi parce qu’on prend insuffisamment en compte mes efforts personnels et les efforts des autres qui furent nombreux et durables.

    Il y a eu beaucoup de bruit, beaucoup de fureur et cela a couvert les voix de ceux qui ont travaillé, et continuent à travailler, jour et nuit, et je n’invente rien. J’admire beaucoup mes collaborateurs n’épargnant aucun effort pour garder la famille européenne unie.

  5. deuxieme partie
    La dramatisation des accords et des désaccords a pris le pas sur une approche commune pour parvenir à un accord dans l’intérêt de tous, à commencer par ceux des Grecs eux-mêmes.

    On entend parler d’ultimatum, d’accord à « prendre ou à laisser », « take-it or leave-it » comme on dit en français, on a entendu parler de chantage. Mais qui agit ainsi ? Qui agit ainsi ? D’où viennent les insultes, les menaces, les quiproquos, les phrases non terminées qui portent l’imagination de ceux qui les écoutent très très loin, trop loin ? Vendredi encore, après des mois et des mois de discussions et de débats, nous étions une fois de plus déterminés, patients, autour d’une table à travailler au meilleur accord possible. Cet élan a été brisé de façon unilatérale par l’annonce du référendum et par la volonté de faire campagne sur le « non » à cet accord, et surtout en ne disant pas toute la vérité. Jouer une démocratie contre 18 autres, ce n’est pas une attitude qu’il convient à la grande nation grecque.

    Cela n’aide aucun citoyen européen, et surtout aucun citoyen grec, et donc il faudra que les citoyens grecs qui sont appelés aux urnes dimanche prochain puissent voir clairement ce qui est en jeu.

    J’ai tout fait, d’autres ont essayé de tout faire, et nous ne méritons pas toutes les critiques qui nous tombent dessus, nous ne méritons pas toutes ces critiques, ni moi-même, ni le Président de l’Eurogroupe Monsieur Dijsselbloem, qui s’est mis en quatre, au cours des semaines écoulées, pour parvenir à un accord. Et la collaboration que nous avons pu avoir, et le Président de l’Eurogroupe, et le Président de la Commission européenne, était inspirée par la même volonté de trouver un accord.

    • Je demanderai au peuple grec de voter « oui », indépendamment de la question qui sera finalement soumise à leur méditation. Il se pourrait que la question change au cours des prochains jours.

    • Si le peuple grec dit « oui » aux propositions que nous avons publiées hier, les trois institutions avec l’accord du Président de l’Eurogroupe, tant mieux.Si le gouvernement grec, contre la vérité et contre le déroulement exact des événements, devait soumettre au vote du peuple grec les propositions des trois institutions que nous voulions discuter lors de l’Eurogroupe de samedi dernier, ensemble avec nos amis grecs, je demanderai au peuple grec de voter oui.

    • Je demanderai au peuple grec de voter oui parce que se dégagera à partir du vote du peuple grec un signal et pour la Grèce et pour les autres pays membres de la zone euro. Si le peuple grec, responsable, conscient du rôle et national et européen qu’il joue, votait « oui », le message tel qu’il serait reçu dans les autres pays membres de la zone euro, et au-delà de l’Union européenne, et au-delà de la société mondiale, voudrait dire que la Grèce veut rester ensemble avec les autres pays membres de la zone euro et de l’Union européenne.

    • Je dirai aux Grecs, que j’aime profondément : il ne faut pas se suicider parce qu’on a peur de la mort. Il faut voter « oui », indépendamment de la question posée, que les autres Européens, les autres citoyens européens ignorent, il faut voter « oui », indépendamment de la question posée, parce que les citoyens grecs responsables en Europe, honorables, et à juste titre, fiers d’eux-mêmes et de leur pays, doivent dire oui à l’Europe.

    I ELA’DA ÍNE EVRÓPI
    I EVRÓPI ÍNE ELA’DA

    (Translation: Greece is Europe. Europe is Greece.)

    • Merci Hippocrate, tout ce texte est hallucinant, à la première lecture on a la sensation d’avoir en face de nous un pervers qui dispose les termes d’un choix aliénant, il termine tout de même par la mort et le suicide après avoir ouvert par une déclaration d’amour et une sorte de vanne de bistrot sur Platon en 2ème division et il finit par des synonymies fumeuses qui signent le désir forcené des européistes de détruire toute singularité à coups d’universel facile comme le disait Milner. J’ai retenu aussi « Il faut voter oui, indépendamment de la question posée », c’est l’injonction d’un despote

    • J’ai songé à ce divertissement

      première partie:
      Transcript of President Juncky la hyène’s press conference on Greece – 29 June 2015

      [1. Union des oligarques contre l’existence des nations]
      Mesdames et Messieurs, bonjour,

      Lorsque j’ai commencé, il y a longtemps, ma vie de gardien de paradis fiscal, nous étions dix bourgeoisies membres du Club des éclairés. Le dixième bourgeon venait tout juste de rejoindre l’Eglise européenne, un an auparavant. Ce fut la Grèce et j’étais heureux à l’époque de voir la Grèce nous rejoindre pour compléter l’Union européenne, qui s’appelait encore les Communautés européennes à ce moment-là, parce que suivant les propos du boute en train Valéry Giscard d’Estaing, dit le chinois, je ne voulais pas voir Platon jouer en deuxième division, et je ne voudrais pas voir Platon jouer dorénavant en deuxième division, à part dans un film des Monty Python.

      Aujourd’hui, nous sommes 28 après tant de sacrifices exigés des peuples, tant d’otium mis à l’index, tant de savoirs inutiles en voie d’éradication et d’effort pour liquider jusqu’au souvenir de notre histoire commune tissée de bruits, d’intelligences et de fureurs. 28 castes homogènes capables de créer une monnaie unique, c’est-à-dire une nouvelle patrie pour des travailleurs infatigables et des cupides enfin heureux. Et ma perspective est que nous serons plus nombreux au cours des années et décennies à venir car la caste impériale européenne n’a pas de limites sinon celles de l’univers connu. Elle a donc comme devenir ce cosmopolitisme kantien où l’actionnaire hindou s’abouchera avec son partenaire pakistanais en présence d’un producteur de soja argentin.

      C’est cette Europe-là, celle de la réconciliation bourgeoise qui est devenue la grande affaire de ma vie de commis. Une Europe qui se veut le lieu de la recherche patiente, déterminée des intérêts du capital et non pas le théâtre d’affrontements entre bourgeoises nationales si justifiés qu’ils soient dans la perspective archaïque qui fut celle de nos pères. Une Europe qui est le lieu de la convergence des castes et non pas de la rivalité entre les bourgeoises nationales.

      L’Europe castiste ne peut fonctionner que si nous sommes capables de gérer nos différences dans un dialogue qui se veut vertueux et qui doit être respectueux envers les créanciers.

      [2. Dramatisation des divergences populistes]

      En Europe, aucune oligarchie ne vaut plus qu’une autre. Et dans la zone euro, il y a 19 oligarchies. Non pas une contre 18, et non pas 18 contre une. Pour chacune des oligarchies, une dette est une dette, un collatéral est un collatéral, un détenteur d’obligations pris individuellement est un détenteur d’obligations. A part s’il est banquier, car la banque est la vie et le veau d’or notre vrai Dieu, avec triangle maçonnique si ça vous chante mais je digresse.

      Ce n’est pas un jeu de poker-menteur, celui-ci est réservé aux hilotes. Il n’y en a pas un qui gagne et un autre qui perd. Soit on est tous gagnants, soit on est tous perdants. Comme l’a dit le président français, les sans-dents sont à nos portes et nous regardent, il nous faut les y maintenir.

      Alors je suis profondément affligé, attristé, par le spectacle qu’a donné l’Eglise européenne samedi dernier. En une nuit, en une seule nuit, la bonne conscience en a pris un sacré coup. Le rideau s’est déchiré, une certaine arrogance de caste a montré ses dents ou plutôt un mépris de fer, le nôtre. On ne doit pas entrouvrir le voile, il faut donc le refermer et fissa. Des égoïsmes, parfois des jeux tacticiens voire démagogiques ont pris le dessus. Demander son avis au peuple, quel manque de tact et de goût. Le peuple est un enfant, on le traîne à Disney land pas dans les repas d’affaires ou alors comme escort girl ou serveur.

      Après tous les efforts que j’ai déployés, après tous les efforts qui furent ceux de la Commission et aussi des autres institutions impliquées, je me sens un peu trahi parce qu’on prend insuffisamment en compte mes efforts personnels et les efforts des autres qui furent nombreux et durables. Il y a eu beaucoup de bruit et cela a couvert les voix de ceux qui ont travaillé, et continuent à travailler, jour et nuit, et je n’invente rien. J’admire beaucoup mes collaborateurs n’épargnant aucun effort pour garder la famille oligarchique unie.

      La dramatisation des accords et des désaccords a pris le pas sur une approche commune pour parvenir à un accord dans l’intérêt de tous.
      On entend parler d’ultimatum, d’accord à « prendre ou à laisser », « take-it or leave-it » comme on dit en anglobal, on a entendu parler de chantage. Mais qui agit ainsi ? Qui agit ainsi ? D’où viennent les insultes, les menaces, les quiproquos, les phrases non terminées qui portent l’imagination de ceux qui les écoutent très très loin, trop loin ? De ces métèques mal vêtus que sont Tspiras et Varoufakis, vous le savez aussi bien que moi. Vendredi encore, après des mois et des mois de discussions et de débats, nous étions une fois de plus déterminés, patients, autour d’une table à travailler à la meilleure capitulation possible, au plus beau coup d’Etat à froid. Cet élan a été brisé de façon unilatérale par l’annonce du référendum et par la volonté de faire campagne sur le « non » à cet accord, et surtout en ne disant pas toute la vérité. Jouer une oligarchie contre 18 autres, ce n’est pas une attitude qui convient à la bourgeoisie grecque. Que fout votre armée et votre police, nom d’une pipe en bois !

      Cela n’aide aucun créancier européen, et surtout aucun grec, et donc il faudra que les créanciers grecs puissent voir clairement ce qui est en jeu.

      J’ai tout fait, d’autres ont essayé de tout faire, et nous ne méritons pas toutes les critiques qui nous tombent dessus, nous ne méritons pas toutes ces critiques, ni moi-même, ni le Président de l’Eurogroupe Monsieur Dijsselbloem avec qui je bois régulièrement des bières en causant bilan comptable, qui s’est mis en quatre, au cours des semaines écoulées, pour parvenir à un accord. Et la collaboration que nous avons pu avoir, et le Président de l’Eurogroupe, et le Président de la Commission européenne moi-même Juncky, était inspirée par la même volonté de faire plier les métèques en colère.

      J’exigerai donc du peuple grec des va-nu-pieds de voter « oui », indépendamment de la question qui sera finalement soumise à leur méditation. Il se pourrait que la question change au cours des prochains jours et deviennent , doit-on offrir à la caste un pouvoir illimité et viager ?

      Si la populace dit « oui » aux injonctions que nous avons publiées hier, et il dira oui car je ne doute pas du bon sens de tous les propriétaires grecs et bien ce sera dans l’ordre des choses.

      Je demanderai à la tourbe grecque de voter oui parce que se dégagera à partir du vote des nombreux un signal et pour la Grèce et pour les autres pays membres de la zone euro. Si les amateurs grecs de pitas et de resina votaient « oui », le message tel qu’il serait reçu dans les autres pays membres de la zone euro, et au-delà de l’Union européenne, et au-delà de la société mondiale, voudrait dire que la servitude volontaire est l’horizon de la zone euro et de l’Union européenne.

      Je dirai aux oligarques grecs, que j’aime profondément : il ne faut pas se suicider parce qu’on a peur de la mort. Il faut voter « oui », indépendamment de la question posée, que les autres Européens, les autres pedzouilles européens ignorent, il faut voter « oui », indépendamment de la question posée, parce que les oligarques grecs responsables en Europe, honorables, et à juste titre, fiers d’eux-mêmes, doivent dire oui à l’Europe.

      I ELA’DA ÍNE EVRÓPI
      I EVRÓPI ÍNE ELA’DA

      (Translation: Greece is Europe. Europe is Greece.)

  6. Tour à fait exquis, Memento, avec cette nuance particulière de « vif et localisé » qui s’applique à certaines douleurs « exquises ».

    De toutes les façons, cette « crise » conduira les oligarchies à demander « plus d’approfondissement pour l’Europe », homologue structurel de « plus de surveillance » après « Charlie »..

    Pour ce que je peux lire, notre chère Angela, avatar bismarckien, tient à une victoire « totale »; « Deutschland über alles » continue son cheminement, et rien ne semble avoir changé depuis ce qu’écrivait Durkheim

    • Vous évoquez ces petits essais écrits en 1915 et qui furent fortement reprochés ? : http://classiques.uqac.ca/classiques/Durkheim_emile/allemagne_par_dessus_tout/Durkheim_Allemagne.pdf

      • Oui, il s’agit bien de ces essais; mais il ya bien d’autres sources sur le pangermanisme et « l’âme allemande ».

      • Notamment les textes de Bergson que je vous conseille si vous ne les avez pas, déjà, consultés

  7. « Tiens Pasqua est mort, vous croyez que les loges seront des cérémonies, Ag ? »

    Bonjour Memento,
    Sincèrement je n’ai aucune réponse ferme à cette question. Je pense que la longévité du Monsieur tiens plus du parcours et de la relation loyauté/fidélite quasi clanique qu’il développait de manière naturelle avec toutes les personnes avec qui ils étaient en relation.
    C’est ce que je synthétise de témoignage de personnes en contact direct l’ayant cotoyé, à des échelons hiérarchiques bien moindre, avec qui les rapports n’étaient jamais condescendant. Franchement pas un mitterand si vous voulez.
    Si la composition avec ces factions pseudo religieuses, voires sectaires, ont, forcément ne serait-ce que par le ministère fréquenté, étés inévitables je doute que la réussite où son invulnérabilité tiennent à l’initiation.
    Que certaines soupirent de soulagement car sa mémoire s’est éteinte en même temps que son âme, par contre oui, je le crois.

    • Question de style Ag, il avait commencé sa vie professionnelle chez Ricard, il avait poursuivi sa vie politique parmi les grandes gueules du SAC, il ne naviguait pas dans les allées de la technocratie, il était mixte, entre la camaraderie des réseaux et celle du mitan, mais il connaissait le grand monde, du moins il le connaissait à la manière des gens du peuple qui ont réussi, comme on dit, c’est-à-dire assez mal. A mon avis, c’est pour cette raison que Chirac l’a balayé en 2002

      • « il connaissait le grand monde, du moins il le connaissait à la manière des gens du peuple qui ont réussi, comme on dit, c’est-à-dire assez mal.  »

        d’où peut être une connivence assez profonde avec Philippe Seguin

      • Je le pense aussi Hippocrate, et j’ajouterai que la Méditerranée fantasmée en patrie commune (vous avez ça aussi chez Mélenchon) les a rapprochés, or la révolte des plébéiens a échoué. Et quelle plus belle humiliation (d’un point de vue oligarchique) que de voir Pasqua parader aux côtés d’Edouard Balladur en gadget ministériel ou Sarkozy atteindre l’Elysée en adoptant le français de Coluche qui est sans doute le sien mais pas celui de ses deux frères tout à fait anglonormés pour user d’un méchant néologisme

  8. « A mon avis, c’est pour cette raison que Chirac l’a balayé en 2002 »

    Oui. Très certainement. Il n’était pas de la caste, ça c’est sûr. Rien que pour ça il est honorable.

    • D’ailleurs vous noterez qu’il fut sauvagement torpillé lors de la dévolution de la mairie de Neuilly qui revint à Sarkozy en 1983, c’est un signe qui ne trompe guère, de là à faire de lui un homme honorable, si vous ajoutez correspondant, je vous suis

  9. Mouais, mouais… Comment vous expliquer. Voyez, vous citiez, Chirac. Par opposition lui, je l’ai croisé. Celui la vous sentez que le contact humain, il a compris que c’était nécessaire mais qu’il ne l avait pas, qu’il a dû le travailler. Ca reste de l’illusion.
    C’est l’opposé de Pasqua qui a dû l’avoir inné, dont les événements, les succès, lui ont prouvés la validité du talent, le confortant, et qui a juste pénétré les fissures de l’Histoire. Il Était.
    Histoire violente ? Oui et…?
    Disons que je préfère ça. L’ascension réelle sur la compromission. Je ne vois pas un Pasqua signer un contrat de mariage avec une Bernadette, et pas uniquement par manque d’opportunités ou de chance. Ces conneries judiciaires, simple traduction du rapport de force et dont a mon avis il se foutait éperdument, c’est peanuts.

    • Il faut se méfier de « l’assent », ça donne un côté débonnaire et matamore, c’est un écran de fumée efficace pour dissimuler le jeu des ambitions défuntes, je trouve de ce point de vue que Chirac était infiniment plus complexe et donc, plus humain que Pasqua

  10. la photo qui illustre l’article…. superbe !
    D’où vient elle ?

    • du film Alphaville, Kobus

      • Merci !
        J’irais de ce pas le charger sur le ternet

  11. Pour Information; en direct de Bruxelles:
    ( pas de traduction en français)
    Remarks by Vice-President Dombrovskis at the press conference following
    the referendum in Greece

    06 July 2015

    Good afternoon,
    The European Commission takes note of the result of yesterday’s referendum in Greece.
    We respect the democratic choice of the Greek people.
    The ‘no’ result unfortunately widens the gap between Greece and other Eurozone countries.
    There is no easy way out of this crisis.Too much time and too many opportunities have been lost.
    The Commission is ready to continue to work with Greece.
    But to be clear, the Commission cannot negotiate a new programme without a mandate from the
    Eurogroup.
    Yesterday’s result signals a rejection of reforms proposed, to a large extent, by the Greek authorities
    themselves, and linked to a now-expired support programme for Greece.
    Europe has been by the side of the Greek people throughout the crisis. European taxpayers have
    offered unprecedented financial assistance.
    Since 2010, 184 billion euros have been disbursed from the Greek Loan Facility and the European
    Financial Stability Facility. They supported Greece to reform its economy so that it could stand proud
    and independent from outside help in the future.
    But reforms were often delayed or implemented only partially, resulting in a prolonged recession and
    more difficult reforms to implement later.
    However, only eight months ago, Greece was finally turning the page.

    The economy was growing, investment started to pick up, and jobs were again being created. The
    country was looking towards a return to the markets and ending its bailout programme by the end of
    last year.
    Regrettably, the current Greek government was not able to use this extension to produce a credible
    strategy, to come out of this crisis, regain financial stability and return to economic growth.
    The EFSF programme for Greece expired on 30 June, as did its related financial assistance.
    The Greek authorities introduced capital controls last Monday as the liquidity situation became
    extremely serious. Greece has not made its latest payments to the IMF.
    This is unfair on the Greek people who again face a very uncertain future.
    Now, the priority is for the Greek government to quickly implement reforms necessary in order to
    restore financial stability, economic growth and to address social problems Greece.
    This means being responsible and honest with the Greek people about the potential consequences of
    the different decisions government is taking.
    The stability of the Euro area is not in question. On 27 June, the Eurogroup reiterated that the « euro
    area authorities stand ready to do whatever is necessary to ensure financial stability of the euro area. »
    We have everything we need to manage this situation:
    – We have a Banking Union to ensure the stability of the financial sector.
    – We have a European Stability Mechanism with firepower of 500 billion euros to help the most
    vulnerable economies.
    – We have stronger fiscal and economic governance.
    The European Central Bank is making full use of its tools to ensure stability, and the European Court of
    Justice has recently confirmed the Outright Monetary Transactions.

    The ECB has already stated that it is « closely monitoring the situation in financial markets and the
    potential implications for the monetary policy stance and for the balance of risks to price stability in the
    euro area. » And it is determined to use all the instruments available within its mandate.
    With the Five Presidents’ Report we are building on our achievements to further strengthen the
    Economic and Monetary Union as soon as possible.
    But one thing is clear: the place of Greece is, and remains, in Europe. To solve this very difficult
    situation all sides need to work together responsibly for the sake of Greek people.

    STATEMENT/15/5314

    • Merci Hippocrate, je savoure cet anglobal d’administration dite européenne

      On dirait encore du Sade (l’auteur du XXIème siècle ?), encore un effort les gars vous étiez sur la bonne voie mais le méchant gauchiste (ou le méchant réveil patriotique) est venu gâcher la fête. Honnêtement, le gouvernement Tsipras doit se préparer à une sortie et il ne doit pas tarder parce que c’est une guerre de mouvement qui est en cours. Soit il fonce et puis il voit (façon Napoléon) soit il continue de quémander des délais, de négocier mais il doit en parallèle trouver des soutiens autres qu’européens, soit il consent à un écrasement complet de son pays et de son peuple et l’adage romain du malheur aux vaincus lui collera à la peau. Pour l’Union Européenne, ce sera alors une victoire totale mais à la Pyrrhus.


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