Publié par : Memento Mouloud | juillet 7, 2015

Les bacs des présidents selon Najat Vallaud-Belkacem

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Charles de Gaulle, élève des jésuites pédophiles, sombre dans le nationalisme à partir de la classe de première qui se termine alors par la première partie très inutile du baccalauréat. Il la réussit avec un peu plus de 11 de moyenne. A l’écrit comme à l’oral, ses notes sont inégales : 14 en composition française mais 8 en version grecque ce qui prouve bien que les langues anciennes sont impérialistes ; à l’oral, 15 en géographie et 14 en explication française, mais 4 en sciences physiques. L’année suivante, il obtient son baccalauréat en mathématiques élémentaires avec 11,5 de moyenne. A l’écrit, il a 15 en sciences mais seulement 8,5 en dissertation philosophique. A l’oral, il obtient plus que la moyenne en philosophie (11,5), mais sa note en sciences naturelles est médiocre (8). En revanche, ses résultats en sciences physiques ou en histoire-géographie sont brillants (14 et 15). Il répond donc à tous les items du socle bourgeois. C’est un héritier. Après une année de préparation au collège Stanislas à Paris, il est reçu en 1909 à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, au 119ème rang sur 221 (promotion Fès, une horrible promotion colonialiste). Il a comme condisciple le futur maréchal Juin avec qui il forme, selon Flameta Vénère, un couple gay, mais le pied-noir lui préfère le général Giraud. Il en sort au 13ème rang. En 1907, 1% de cette classe d’âge a obtenu un baccalauréat général. Le taux de réussite des candidats est de l’ordre de 55%. La France est alors maurrassienne.

En première, Georges Pompidou a obtenu le premier prix de version grecque au concours général car il est prétentieux et il joue volontiers aux cartes en classe et doit se contenter de la mention « assez bien  » à la première partie du baccalauréat car, comme tous les enfants d’enseignants, c’est un narkoua qui se moque des immigrés méritants. Parmi les lycéennes se trouve une parisienne venue se résiliencer en province de son échec au baccalauréat de l’année précédente. Le machiste gascon a comme on dit vulgairement la trique et c’est très mal « Georges Pompidou est violemment ému […]. Vient l’épreuve de philosophie. De son banc, à vingt mètres de lui, la Parisienne lance vers le brillant philosophe des regards désespérés. Sur une feuille de brouillon rose, il jette, d’une écriture serrée, des notions sur l’un des sujets, la roule en boule. Tout dépend maintenant d’un exercice balistique […]. La Parisienne obtient une note inattendue en philosophie. Georges, qui avait rédigé deux dissertations, l’une à son propre usage, l’autre pour elle, est reçu sans mention : » j’ai eu juste deux heures pour traiter un autre sujet pour mon compte : pas de temps pour fignoler » ». Il intègre l’ENS et sera reçu premier à l’agrégation de lettres classiques car il est vraiment très arrogant. Il est aussi diplômé de l’école libre de sciences politiques. En 1928 1,8% de cette classe d’âge d’héritiers a obtenu un baccalauréat général, pendant ce temps les mineurs meurent du scorbut.

François Mitterrand, que j’aime, rate l’oral de la première session de la première partie du baccalauréat en classe de première car il est trop timide et c’est très touchant les timides. « L’oral de mon premier bac hante encore parfois mes rêves. Je me vois face à l’examinateur, dans cette salle de la faculté des lettres de Poitiers, aux bonnes odeurs de poussière d’été. Les mots dansaient dans ma tête et restaient au niveau du larynx. Et le peu qui en sortait échappait aux normes grammaticales. Sale affaire. Cet examen, faute d’avoir émis un son clairement articulé, je ne cesse pas de le passer ». En 1934 2,6% de cette classe d’âge a obtenu un baccalauréat général. La démocratie progresse.

VGE, ce père de l’Europe mise à mal par les populistes gaucho-lepénistes, obtient la première partie du baccalauréat avec la mention « bien » ratant de peu la mention « très bien » en raison d’une note moyenne inattendue en mathématiques et d’une mauvaise interrogation en physique. En revanche il a eu une merveilleuse opportunité en version latine, déjà donnée dans l’année par son professeur de lettres classiques. L’année suivante, VGE fait mieux encore puisqu’il obtient le baccalauréat de philosophie et celui de mathématiques élémentaires avec « mention » bien à l’un et à l’autre. En 1942, année très sombre, 3,2% de cette classe d’âge a obtenu un baccalauréat général.

Jacques Chirac est élève au prestigieux lycée Louis le Grand, à Paris, il n’est pas encore atteint par la calvitie et se révèle un excellent progressiste qui signe l’appel de Stock Ölm. Il obtient un baccalauréat de mathématiques élémentaires avec mention « assez bien ». En 1950 5,4% de cette classe d’âge a obtenu un baccalauréat général. Bientôt le collège unique viendra balayer cette véritable préhistoire. Le taux de réussite des candidats est de l’ordre de 60%.

Nicolas Sarkozy, ce quasi-fasciste méchant, est scolarisé au Cours Saint-Louis de Monceau après avoir été renvoyé du lycée Chaptal par, je cite Christian Estrosi et Patrick Balkany, des profs socialo-communistes. Cédric Klapisch prétend qu’il lui servit de modèle pour le péril jeune. Il obtient 142 points sur 300 dans les épreuves initiales. Il a eu trois notes négatives (7 sur 20 à l’écrit de français, 8 sur 20 en mathématiques et 9 sur 20 en philosophie) et trois notes positives (10 sur 20 en anglais, 11 sur 20 en économie et 12 sur 20 à l’oral de français). Il a finalement obtenu son baccalauréat en sciences économiques et sociales à l’issue de l’oral gaulliste de rattrapage. En 1973 19% de cette classe d’âge a obtenu un baccalauréat général. Le taux de réussite des candidats est de 67%.

Elève au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine de 1969 à 1972, François Hollande aura pour camarades de classe Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Michel Blanc et Gérard Jugnot. Selon Gérard Jugnot, il aurait dépucelé Thierry Lhermitte mais la chose n’est pas certaine. Il aurait obtenu un baccalauréat avec mention assez bien. Mais dans quelle série ? (B ou D, c’est un secret d’Etat), de fait, au lycée Pasteur, le personnel administratif affirme ne « plus avoir aucune trace » de son passage car je les ai chapitrés.

TF1/nuddz/Claude Lelièvre/ BAM

 


Responses

  1. Racontez un peu le vôtre
    Et surtout sa conclusion
    La mienne c’était celle là :  » je vais pouvoir commencer à essayer de vivre, maintenant  »
    Tu parles !
    Aux gamins il faudrait dire.  » perd ton temps, fiston, perd ton temps, au moins celui là ne t’aura rien coûté « 

    • Vous me direz que la perte de temps apprend une certaine qualité de l’ennui disons l’ennui ascolaire et les moyens futiles ou non de s’en défaire, de s’y vautrer, de le surmonter vaguement, de s’y dégoûter, une sorte de mélange de souffrances et de plaisirs propres à la vie (alors que l’école, hein…)

  2. » perd ton temps, fiston, perd ton temps, au moins celui là ne t’aura rien coûté «

    Hum… »Ne prends pas tout pour argent comptant » ou « Préserve toi » plutôt mais « perd ton temps »…Pas sûr.

  3. Pour ma part, je garde un excellent souvenir de mon Bac.
    Enfin les hautes études supérieures et les femmes pensais-je silencieusement…et je ne fus pas déçu; les écoles et les universités, en ce temps là, restaient encore universitaires, c’est à dire studieuses, plutôt libres et désintéressées, non strictement opérationnelles quand bien même professionalisantes cependant
    Grande satisfaction de mes notes dans les matières « inutiles » ( dans les « utiles » aussi), philosophie ( Ah, mon cher Bachelard!) , langues( Ah, mon Dickens et mon Hesse), musique.( Ah, Chopin et ses ballades)…
    D’ailleurs, autant que je me souvienne, « l’utilité », que ce soit par hypocrisie pour partie ou conviction , n’était pas de mise .
    Une certaine atmosphère dominante, et je ne pense pas qu’elle était feinte, tournait autour du « désintéressement » du savoir, et la notion d’humanités prévalait sur celle « d’économiquement correct »….
    Satisfaction plus archaïque également d’une note de sport: le très mauvais athlète mais le véritable dauphin a pu surclasser dans ce domaine les futurs « profs de sport »( évidemment totalement surpassés par ailleurs également) ….: qui c’est le vrai gorille, hein, hein?.

    Dernier souvenir, celui d’un agrégé de lettres classiques qui, pour nous faire entendre du grec ancien, avait lu en français puis en grec un passage de l’Iliade, Bien qu’ignorant cette langue, j’avais été frappé par sa musicalité , et par la force littéraire de  » quand l’aurore aux doigts de rose etc.. »

    Savoirs oubliés, jamais réellement oubliés..

  4. Une perte de temps me concernant.
    Une perte de temps dés la fin du collège, où l’escroquerie que constitue l’Education Nationale m’est violemment apparue en pleine figure.
    Je vous présente mes excuses Memento, je ne tiens pas à être insultant envers les personnels, mais je pourrai en dire autant chez nous en fait. Phénomène peut-être produit par une prédestination née d’une vocation inoculée dés la naissance et entretenue tout le long d’une vie, lié à un constat rapide que l’offre fournie par l’institution n’y contribue pas particulièrement.
    Une étonnante surprise aux résultats de Français, 11 points d’avance…et donc une cuite mémorable et spontanée la veille du début des épreuves finales, avec une panique et une froide colère des parents, respectivement fonction du taux de testostérone de chacun, un effarement offensé, masqué avec peine, devant certaines questions d’examinateurs (placer le Japon sur une carte…), l’étonnement de l’obtention, acquise malgré l’impasse ou les plus gros coefficients sacrifiés.
    Arrêt de la fin de la comédie en plein milieu de BTS. Sans autres regrets de ne pas l’avoir décidé plus tôt pour épargner les parents.
    Mais contrairement à vous Hippocrate il me fallait, fondamentalement, une connexion « utile ».

  5. Bonjour A.g.
    La connection « utile » était très présente chez mes parents, et mes études furent à la fois très utilitaires, avec durs concours et examens, et très « libérales » au sens des « arts libéraux » du moyen âge: c’est précisément ce qui n’existe plus, tant la scission entre ces deux aspects a été idéologiquement décrétée comme « norme », et ce que j’ai étudié « libéralement » et « utilitairement » m’a réellement plu.
    Mais je suis à coup sûr d’une autre génération…

    • Bonjour Hippocrate,
      A savoir que le propos n’est pas de mépriser le versant « théorique » de certaine voie, le tout étant toujours connecté. Pour vous illustrer, j’ai eu plus de faciliter en Physique Chimie qu’en Mathématique pure.
      Je « voyais » ce qui clochait en Physique dans un raisonnement faux là où je bloquais en Math par exemple. J’avais et j’ai toujours suffisamment de curiosité intellectuelle pour m’y intéresser tout de même mais le décalage entre la course et l’objectif brouillait la réussite.
      Je m’inquiètes également -par vieillesse ?- sur les générations présentes plus intéressée par les stimulus émotionnels que par la réflexion. Faire primer même un ersazt de livre, une BD de Picsou, a un écran à un gamin de spet huit ans est une sinécure.

  6. « Je « voyais » ce qui clochait en Physique dans un raisonnement faux là où je bloquais en Math par exemple. »

    Très très courant, c’est pourquoi de très bons, voire très grand physiciens ne furent pas de « flêches » en maths; les maths sont une activité de l’esprit, très opératoire pour expliciter certaines propriétés des relations entre les choses du réel.. et de quelles maths s’agit t’il?

    Le nourisson, le petit enfant et certains grand primates sont dotés d’un appareil logico mathématique « intuitif », adaptatif, probablement sélectionné au cours de l’évolution ( c’est ce que Poincaré pensait à propos de la géométrie Euclidienne).

    Concernant les jeunes gamins ( que l’on fait évoluer « à l’américaine », c’est à dire vers la cancritude approuvée), la difficulté pour les jeunes parents « lucides » est de lutter contre certains messages reçus à l’école, y compris par la réaffirmation du fait que « le vrai » et « le faux » parental à la maison sont supérieurs à ceux de l’instit’, ( je ne suis plus concerné, mais je le constate…)


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