Publié par : Memento Mouloud | octobre 10, 2015

Dictionnaire du premier sarkozysme

A

Attali Jacques : Neuilléen, sis en face de la mairie, il rencontre Nico en 1983.

Avenue Charles de Gaulle (Neuilly) : La famille y occupe un 5 pièces cuisine sur un axe qui le place parmi les déshérités relatifs du célèbre triangle de la haute bourgeoisie de l’est parisien : le NAP

Avocat : Il passe en 1981, le certificat d’aptitude à la profession d’avocat et entre dans le cabinet de Guy Danet. Payé au tarif conventionnel des collaborateurs de 1ère année, ce job octroyé via l’entregent d’une amie de sa mère, lui permet de palper 10 mille francs par mois. En 1987, Arnaud Claude et Michel Leibovici lui proposent de s’associer dans un même cabinet spécialisé dans le droit de l’immobilier et celui des affaires. Il est réputé pour être un rabatteur d’affaires et non un technicien du droit. Le cabinet eut donc comme client Servier, Martin Bouygues, Bernard Arnault, Henri Leconte, Laurent Fignon

B

Balladur Edouard : Nico se lie d’amitié avec ce dernier, au siège de campagne de Jacques Chirac en 1980. Après la victoire électorale de mars 1993, il est avec Nicolas Bazire une sorte de vice-premier ministre.

Balkany Patrick : pote neuilléen, de 7 ans son aîné. Son père, juif hongrois, fut l’ami de Pal Sarkozy. Il rencontre Nico, en 1976, à la section RPR de Neuilly. C’est au volant de sa 604, qu’il initie Nico aux joies nocturnes du gai Paris. En 1983, il rafle la mairie communiste de Levallois. Dès lors, les deux hongrois préparent des contrats immobiliers avec un pool de promoteurs communs, sorte de club fermé et efficace. Entre 1983 et 1989, Balkany parvient à élever sur ses terres 360 mille m2 de bureaux, réitérant à chaque mandat le même exploit. En 1994, le juge Halphen se penche sur la gestion des Offices HLM des Hauts de Seine dont Balkany détient la présidence, mais sans succès. C’est durant cette période difficile que Pasqua et lui-même montent l’affaire Schuller-Maréchal, une histoire sordide de pot de vin qui aurait du convaincre le beau-père d’Halphen d’intervenir auprès de son gendre. En 1996, il est condamné à 15 mois de prison avec sursis pour avoir employé deux membres des services municipaux comme domestiques dans sa résidence de Giverny, sans doute pour s’occuper du moulin. C’est durant cette période que les festivités de Levallois ressemblent à  des réceptions de rois nègres emperlousés et que le léopard hongrois se déplace escorté par six limousines. En 1987, la Cogedim, très active dans la ville, lui construit un duplex de 512 m2 avec 4 mètres de hauteur de plafond. Social à sa manière, il transformera une colo en forêt bourguignonne en relais de chasse, dédié à la passion cynégétique du maire et de ses invités. Très famille, il permettra à Jean-Marc Smadja, cousin germain d’Isabelle d’acheter un terrain préempté par la ville pour lui accorder un généreux permis de construire. Traitant ses opposants de « petit pédé », il laisse dans son sillage une certaine rancœur. S’il perd, un temps, la mairie et son poste de député, il les récupère sans aucun accroc en 2001 et 2002, alors que l’enquête sur les HLM des Hauts de Seine l’avait conduit à la position inconfortable de mis en examen. La justice française étant magnanime et le procureur Yves Bot, indulgent, le parquet de Nanterre classera le tout sans suite, relançant la saga Balka, un temps DJ sur une radio antillaise. Il forme avec sa femme, Isabelle, née Smadja (grande famille de pieds-noirs tunisiens), un tandem infernal, lui, son cigare scotché entre les lèvres, elle, en Salomé glissant vers la soixantaine, bracelets et bijoux en or s’entrechoquant à chaque pas, une sorte de parade de la vérité si je mens mais sortie des écrans. Outre Giverny, on trouve les Balkany au Maroc et sur l’île antillaise des millionnaires et de tous les blanchiments, Saint-Martin. Patrick Balkany se présente, partout, en monsieur bons offices, on le trouve en Inde, en Afrique noire. Madame gère, outre les 100 millions d’euros de budget du conseil général des Hauts de Seine pour sa partie scolaire, l’ascension programmée de Monsieur Jean. Très en cours, Balkany obtient pour sa ville, de la part de la Caisse des dépôts, un prêt de cent millions d’euros et sa femme le rang de chevalier de la légion d’honneur, en janvier 2008

Barbelivien Didier : Le « frère » de Nico. Ils se rencontrent dans la loge de Michel Sardou en 1984.

Bauer Alain : Socialiste à 15 ans, apparatchik à 19, conseiller de Rocky à 23 et patron du Grand-Orient à 38, monsieur Réseau a connu les allées grises de la Sari de Christian Pellerin et celles parfaitement balisées d’Air France, d’Airbus et de Lagardère. Sa boîte, AB Associates vend des audits et des études de Sûreté urbaine. Partisan de la vidéo-surveillance, adepte du Taser, il repère un dangereux nid de terroristes à Tarnac. Nico le bombarde professeur de criminologie au CNAM

Bazire Nicolas : bras droit de Bernard Arnault depuis 1999, il lèverait chaque année entre cent et deux cent mille stock-options sans compter son salaire et bonus qui s’élèvent à plus de 3,6 millions d’euros annuels. A sa sortie de Matignon où il seconda Balladur, il passe chez Rotschild dont il est désormais membre du conseil d’administration. Il est un des principaux conseillers officieux de Nico avec Henri de Castries du groupe d’assurances AXA.

Bernheim Antoine dit Tonio : Grand connaisseur du calcio et joueur de bridge, il fut le n°3 de la Generali et celui qui introduisit les Arnault, Bolloré, Pinault, Sarkozy dans le club fermé des très riches. Associé-gérant chez Lazard frères, alors présidée par Michel David-Weill, il invente le système des holdings en cascade, chef d’œuvre d’opacité et de densification des fortunes appuyé sur une sorte d’effet de levier : il s’agit de contrôler le maximum de sociétés avec le minimum de capital engagé donc de minimiser les risques et de maximiser les profits. C’est lui qui aurait tracé sa feuille de route « Tu as le temps pour devenir riche et faire des affaires. Réalise d’abord ton rêve : être président de la République. Après, tu seras encore jeune et tu feras comme moi ». Suite à une série de différends avec David-Weill, il quitte Lazard pour la Generali en 2001.

Bertrand Xavier : Maire de Saint-Quentin, dans l’Aisne, franc-maçon, il est le fils d’un employé de banque. Modeste, il dirige un modeste cabinet d’assurances pourvu d’un employé à temps partiel. Encarté au RPR à 16 ans, il devient député à 39, en 2002. Inculte déclaré, amateur de macarons et de jeux vidéos, il est propulsé au secrétariat général de l’UMP en janvier 2009 après son passage au gouvernement sous la houlette de Raymond Soubie.

Besson Eric : Ancien salarié de Vivendi. Il rejoint Sarkozy lors d’un meeting à Dijon en avril 2007 après l’avoir flingué dans une brochure minable du PS, l’année précédente. Pris d’un soudain re-birth évangélique il confiera sa faute devant un parterre umépiste hystérique avant de pondre son Qui connaît Madame Royal ?, co-écrit par l’inénarrable Claude Askolovitch, opus dont le seul intérêt fut de confirmer la nullité politique des socialistes et de leur candidate.

Bolloré Vincent : Elève à Janson de Sailly, il fut très tôt familier des Edgar Faure, Pompidou, Jacques Duhamel et François Mitterrand. Claude Bébéar et Tonio Bernheim furent ses Tontons flingueurs dans les milieux patronaux. Il aurait rencontré Nico en 1982 chez Laurent Burelle, proprio de la holding Plastic Omnium et administrateur d’une société financière de Bolloré. Il est très impliqué dans le fret (Air France est son 1er client), les plantations d’hévéas (Sierra Leone, Malaisie), la gestion du port à conteneurs d’Abidjan, la multiplication des sas de sécurité et autres portiques électroniques, la société Gaumont, le ciné Mac-Mahon (ancienne Mecque des cinéphiles très à droite), la SFP, cédée par le gouvernement Jospin. Son raid sur Bouygues lui rapporta 230 millions d’euros de plus-value, la cession de ses parts Pathé à Pinault, 120. Propriétaire de Direct 8 et des « gratuits », Direct Matin et Soir, c’est le spécialiste de l’info discount. Il prend d’assaut Havas, en y plaçant Séguéla au poste de vice-président viager. Il est à noter qu’il dispose d’un siège au conseil d’administration de Médiamétrie. Aussi le breton du XVIème arrondissement est à la fois publicitaire, éditeur, distributeur et arbitre. De 2008 à 2012, la société Aegis dont il est l’actionnaire de référence bénéficia de contrats continus avec le SIG (service d’Information du Gouvernement) afin de vanter l’action mémorable de l’exécutif. Aussi Nico l’éleva au grade de commandeur de la légion d’honneur, le maire de Quimper, un socialiste, lui octroyant la médaille d’Or du Travail.

Bouygues Martin : Ami de Nico depuis 1984, leurs enfants fréquentent alors la même école primaire, Sainte-Croix. Bachelier, conducteur de travaux, il prend la tête de la filiale Maison Bouygues dont les œuvres parsèment les zones pavillonnaires cheap puis de la SAUR, spécialisée dans la gestion de l’eau et des déchets. En 1989, il est le patron. En 1994, le gouvernement Balladur, sympa, lui offre le troisième réseau de téléphonie mobile et l’édification, sans risques, du stade de France. Dès lors, le yachting devient une passion commune des deux hommes. Jusqu’au 18 janvier 1995, TF1 invitera 14 fois le premier ministre Balladur sur ses plateaux. Noël 1995, le juge Courroye enquête. Martin reconnaît le versement via Bouygues-Nigéria de subsides à Michel Botton pour soutenir l’action anti-fasciste de son beau-frère, Michel Noir, à la tête de la mairie de Lyon. En 1996, fort de ses 12 milliards d’euros de patrimoine, il est son témoin de mariage avec Cécilia et le futur parrain de son fils, Louis. En 1997, principal conseiller de Martin, Nico lui permet de repousser l’offensive-éclair de Bolloré, qui le prend pour un neu-neu, sur la maison Bouygues en général et TF1 en particulier. Pinault permet de boucler le tour de table délogeant Bolloré des meubles. En l’an 2000, le groupe atteint plus de 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Les relations sont au beau fixe avec un certain Saparmourat Nyazov émir post-soviétique du Turkménistan. Salarié à hauteur d’1,5 millions d’euros, Martin consulte Nico quand Harry Roselmack gagne ses galons de premier bronzé glamour du petit écran. Elu, Nico expédie son ancien directeur-adjoint de campagne, au poste de directeur-général adjoint de TF1. Début janvier 2008, l’arrêt du robinet publicitaire sur la télévision publique figure une sorte d’épiphanie différée pour une chaîne en perte d’audience.

Bresson Gilles : Ex-chef du service politique de Libé, il fut un grand fan de Nico.

Bruni Carla : Issue d’une riche famille turinoise, un temps la deuxième de la ville, elle hérite des biens de la famille, plus que de l’oniro-gaucho-dodécaphonisme de son père d’état-civil. Par sa mère, elle est française d’origine et immergée dans le monde des partitions musicales. Toute la famille se veut artiste et affiche donc un non-conformisme qui est devenu la norme cordicole actuelle puisqu’il conjoint les coucheries dites transgressives et l’adulation pour les lampions les plus éculés, en l’occurrence les princes en carton-pâte de Monaco, ce qui n’a jamais empêché une sorte de culot de Madame sans-gêne qui alterne entre la saillie d’un sans-culotte éméché et la déclaration bouffonne d’un valet shakespearien. Carla aurait appris en 1990 que son vrai père était le musicien et homme d’affaires, Maurizio Remmert. D’ailleurs Sarko qui a l’esprit de famille proposera un stage à la fille de ce dernier dans les ors et dorures de l’Elysée. Son frère aîné mourra du sida à 46 ans, ce qui explique son engagement acharné dans la lutte contre le virus. Elle loue depuis 2004, l’hôtel particulier qui fut celui des époux Séguéla qui invitent le couple présidentiel à Megève lors de la saison blanche.

Budget (ministre du) : Indulgent envers l’Olympique de Marseille, il transmet au Parquet le dossier sur l’affaire de l’OPHLM de la ville de Paris. Le club marseillais affichait alors 120 millions de francs de dettes fiscale et sociale. Sous son règne les prélèvements obligatoires atteignent plus de 44 % du PIB.  En deux ans, l’endettement augmente de 700 milliards de francs.

C

Charon Pierre : Ex-conseiller en com de Chirac, il fut l’ami de Nico qui lui présenta Stéphane Courbis, patron d’Endemol-France ou ces pointures absolues que furent Karl Zéro ou Arthur, sans négliger côté Canal +, Pierre Lescure et Michel Denisot. En disgrâce durant la Régence Cécilia, Nico le charge d’élargir les fosses septiques du cap Nègre et de la copropriété pour un coup estimé à 750 mille euros hors-taxe.

Chirac Jacques : En 1983, c’est lui qui le soutient lors de son élection-surprise à Neuilly contre Pasqua. Afin de l’approcher Nicolas noue une relation de proximité avec Claude, sa fille, à partir de 1988. Il la sort, l’emmène à Wimbledon en jet privé. En 1992, il assiste en témoin au mariage de Claude avec Philippe Habert. Il ne devient dans la langue fleurie de Chirac, le petit salaud, qu’après que le Monde aura révélé une sombre histoire de rachat de terrains appartenant à la famille de Bernie. Toutefois durant la campagne présidentielle de 2002, il participe à 46 meetings de soutien à l’homme vieilli.

Ciganer-Albeniz Cécilia : Elle est née en novembre 1957 à Boulogne-Billancourt. Sa mère, petite-fille du compositeur Isaac Albeniz, était la fille d’un ambassadeur espagnol. Son père avait fui la cavalerie rouge soviétique, rencontre Joseph Kessel au Brésil et sympathise avec ce dernier. Puis il s’installe comme fourreur à Paris. Mannequin cabine chez Scaparelli, elle devient attachée parlementaire auprès du sénateur de l’Indre, René Touzet puis rencontre Jacques Martin. En 1984, Nico est d’ailleurs présent lors de la cérémonie de mariage. Cécilia sera la marraine de Pierre Sarkozy et ce dernier le parrain de Jeanne-Marie, sa deuxième fille. Quand Nico la rencontre, elle a deux filles, de 6 mois et 2 ans et demi. Nico, fier comme Artaban, s’affiche avec elle lorsqu’il est élu député en 1988. Il l’épouse en octobre 1996. Ses témoins de mariage sont alors Martin Bouygues et Bernard Arnault. De leur union, naîtra Louis. Jusqu’à son divorce elle avait la haute main sur l’agenda de son homme, participant aux réunions de cabinet du ministère de l’Intérieur. Avec ses 1m 78, elle dépasse de quelque 15 centimètres son mari. En août 2007, elle s’envole pour Tripoli afin de négocier avec le propagateur du Bunga-Bunga la libération des infirmières bulgares. En décembre 2008, son appartement de Neuilly est visité par des voleurs qui, sans doute, n’étaient pas informés du nom de la propriétaire.

Clavier Christian : Selon les propos de Nico, l’inoubliable Jacqouille serait son jumeau. Il aurait tout fait pour retrouver le corps de son père dans un ravin, comme pour mettre hors d’état de nuire, d’ignobles loustics qui avaient agressé et dépouillé l’acteur au volant de sa Jaguar.

Clearstream (affaire) : Il semble que ce soit Guéant qui l’ait géré de A à Z. Bauer serait le premier à avoir averti Nico que son nom figurait sur les listings. Elle démarre le 9 janvier 2004 lorsque le vice-président d’EADS, Jean-Louis Gergorin informe Villepin de l’existence d’un vaste réseau de corruption industriel s’étendant à l’administration française et aux russes. Il s’appuie sur des listings truqués attribués à la banque de clearing luxembourgeoise, Clearstream, mise en vedette par le journaliste Denis Robert. On prétend dès lors que Nico disposerait de comptes occultes dans une banque italienne chargés jusqu’à la mule via des rétro-commissions liées aux ventes de frégates de Taïwan (ce qui ressemble assez à un enfumage caractérisé). Villepin charge le général Rondot, fils de l’ancien spécialiste auprès de la revue des jésuites, Etudes, du monde arabe, de vérifier l’information. Dès le premier trimestre 2004, il semble, selon les dires de Pasqua, que Nico est au courant de la manœuvre. En mai, Villepin transmet l’affaire à Van Ruymbeke à travers les lettres bidons d’un corbeau qui n’est autre que Gergorin Jean-Louis que le juge a rencontré à plusieurs reprises. Septembre 2004, le juge a la preuve du caractère fictif de tous les listings. Le 17 du même mois, le Parisien publie le nom de Sarkozy. Le 15 octobre, Nico exige une réunion avec Villepin et le directeur de la DST, le 9 novembre, il se répand dans le Monde. En juin 2005, il réintègre en maître, le ministère de l’Intérieur. En octobre, démarrent les émeutes en Seine Saint-Denis qui ne le déstabiliseront pas mais le renforceront, définitivement. En janvier 2006, il porte plainte pour dénonciation calomnieuse, il est alors clair qu’il présente comme une réplique, ce qui se présente comme un flingage en règle de Villepin par le pôle financier mobilisé autour d’une affaire éclaircie depuis longtemps.

Colonna (affaire) : La traque du berger corse sera menée en petit comité : Cécilia, Nico, Guéant et Squarcini, Bertrand étant écarté. Dès février 2002, Nico reçoit dans sa mairie de Neuilly Jean-Guy Talamoni, alors leader de Corsica Nazione, comme il recevra le groupe parlementaire du même parti lorsqu’il sera ministre de l’Intérieur. Roger Marion, n°2 de la PJ et en charge du dossier Colonna est muté à Marseille, si bien que Nico réintroduit dans la traque, le Raid et les policiers corses. Chaque semaine, Guéant reçoit Christian Lambert, alors patron du Raid et Squarcini, des RG. Colonna est arrêté à la veille du referendum sur le nouveau statut de la Corse, le 4 juillet 2003. Il est possible qu’Yvan Colonna ne soit pas tout à fait un inconnu pour Nico. En effet, la première femme de Nico est originaire de Vico, au nord d’Ajaccio, village qui domine Cargese, fief des Colonna. Or, durant l’été 2002, un des fils Sarkozy (orthographié dans l’annuaire corse de Vico jusqu’en 1999, Sarkosi) se baladait en compagnie de la sœur du berger corse, dans un véhicule arborant un écusson FLNC. De plus, Nico était un bon client du restaurant « A Stonda » géré par Jean-Thomas Campinchi, un ami intime des Colonna et le successeur de la même Christine Colonna à la tête de l’établissement.

Contre-manifestation du 30 mai 1968 : D’après la légende, Nico s’y glissa tenant son grand-père par la main, on ne sait toujours pas s’il y rencontra Malraux et François-Marie Banier

D

Dassault Serge : Il s’empare du Figaro en 2004. Il fut condamné en Belgique en 1998 à 2 ans de prison avec sursis pour corruption de socialistes flamands. Sa gestion flamboyante de la ville de Corbeil-Essonnes (91) s’est illustrée lors de la révélation du prêt de 500 mille euros à un jeune négrillon des Tarterêts pour ses projets humanitaires en milieu difficile. Toujours prêt à tendre les chèques pour les voyages scolaires, l’édification d’une mosquée ou la réfection des centres de vacances, Serge Dassault a acquis un tel savoir-faire en matière d’achat de la paix sociale qu’il fait de cet homme, un concepteur d’avant-garde en matière de management de la diversité.

Dati Rachida : Fille d’un maçon marocain installé à Chalon sur Saône et d’une mère algérienne, elle est étudiante en économie à Dijon. Elle prétend décrypter les grands de ce monde à partir d’une analyse quasi-bourdivine de la presse tabloïd et du Who’s who, ce qui tendrait à affirmer que les grands en question sont très cons. Toujours est-il que d’après la légende, elle rencontre Albin Chalandon qui n’est plus de première jeunesse lors d’une réception à l’ambassade d’Algérie. Ce goût des vieux émaille la première partie de son ascension. La voici comptable chez Elf. Elle cherche toutes sortes de parrains avec les dents, Jean-Luc Lagardère, Marceau Long ou Simone Veil finissent par la trouver fort sympathique tant son art de la lèche est appliqué. C’est la vieille Simone qui l’aide à intégrer l’Ecole nationale de Magistrature. Intégrée au cabinet de Sarkozy, place Beauvau, Hortefeux annonce qu’il  a trois raisons de la détester « c’est une femme, elle est arabe et elle est intelligente », ce qui n’est jamais qu’un contre-portrait de la femme idéale selon Brice, un homme, de souche et quelque peu abruti. Comme tous les feux follets de l’ère Nico, ce dernier lui trouve un poste au conseil général des Hauts de Seine. Elle assure les liaisons Cécilia-Nico quand le couple est en crise et recueille les confidences de la première dame qui la propulse sœur jumelle.  Un temps première courtisane quand elle s’affichait au bras de Nico lors d’un dîner officiel à la Maison-Blanche le 7 novembre 2007. A partir de juin 2008, elle n’est plus des voyages présidentiels. Au Ministère de la Justice, son incompétence lui aliène ses conseillers, les magistrats et les avocats. Mais Rachida connaît les partitions de la pleurnicherie flatteuse et courtise le frère Sarko, François, alors en plein divorce, et la mère juive, Dadu. Mère d’une petite Zohra, dont le prénom même illustre son attachement profond à ce pays, Rachida est expédié par son mentor au parlement européen, où toutes les nullités de l’Euroland finissent un jour ou l’autre par échouer, comme un banc de phoques atteint la terre promise.

Decaux Jean-Claude : Selon Forbes, sixième fortune de France avec un patrimoine de 5 milliards de $, empereur du mobilier urbain et tenancier de l’aménagement citoyen (vélib, motocrottes, sanisettes), présent dans 48 pays, sa société génère un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros. Résident sur l’avenue Maurice Barrès à Neuilly, l’homme y héberge aussi son siège social en lieu et place de logements sociaux dont le retour sur investissement n’était pas évident. Nico le fréquentait aussi, tous deux enfourchés sur leurs vélos, à la Baule. Il débute sa carrière comme colleur d’affiches pour ses parents, à 15 ans dans la capitale de la betterave à sucre, Beauvais. A 27 ans, il invente l’abribus avec affichage publicitaire. Bien que le conseil d’Etat lui ait collé un abus de position dominante dans les dents en 1998, Decaux s’en est sorti en rétrocédant une redevance aux municipalités.

Desseigne Dominique : PDG du groupe Barrière et propriétaire du Fouquet’s et de la résidence ultra-privé, la Villa Montmorency, dans le XVIème arrondissement, il héberge Nico durant la campagne présidentielle, quand son couple se défait. Carla étant une voisine, on peut supputer que Nico l’aurait rencontrée en sortant les poubelles, bien avant leur rencontre officielle chez Séguéla, grand vassal de Bolloré. Nico le connaît depuis1981, sa femme, Diane Barrière, héritière du groupe du même nom (casinos et grands hôtels comme celui de la Baule), étant une amie de Cécilia. Ancien notaire, il doit à Pasqua et à son autorisation des machines à sous un gonflement par 20 des recettes en moins de deux décennies (soit 3 milliards d’euros dont l’Etat pompe la moitié). En 2003, Nico porte le nombre de bandits manchots du seul casino d’Enghien à 280

Devedjian Patrick : Ancien d’Occident, Pasqua le bombarde en compagnie de Nico secrétaire départemental adjoint de la Fédé RPR des Hauts de Seine, il s’empare de la mairie d’Antony en 1983 puis devient député au scrutin de liste en 1986. En septembre 1993, il organise la dissidence balladurienne de 40 députés autour d’un déjeuner. En 1999, le voici porte-parole du RPR. En 2002, il est ministre délégué auprès de Nico mais aussi secrétaire de la fédé UMP des Hauts de Seine. Il fut aussi l’avocat perso de Charlie. Il rêva un temps d’emporter la mairie de Lyon et fit la courte échelle au hussard magyar pour s’emparer de l’UMP au nez et à la barbe des chiraquiens, ou de ce qu’il en restait de moins vermoulus. En 2007, il déclare « l’UMP n’a pas vocation à redevenir le parti des godillots, la brigade des applaudissements, la démocratie des autocars, la voiture-balais qui récupère ceux qui se trompent toujours ». En juin 2007, il succède à Nico comme président du conseil général des Hauts de Seine et inaugure son mandat en enjoignant à tous de respecter les procédures prévues par le Code des marchés publics. A l’été 2008, il vise quasi-explicitement Isabelle Balkany, en évoquant le nettoyage des écuries d’Augias et 3 procédures pénales lourdes en cours. Celle-ci n’est autre que la vice-présidente du département en charge des affaires scolaires. En mai de la même année, cette dernière avait poussé Jean Sarkozy à la tête du groupe UMP du conseil.

E

Elysée : Plus de 11 mille m2 dont 300 forment les appartements privés. Outre son parc d’1,5 ha, il possède 365 pièces dont 90 en sous-sol. Plus de 100 millions d’euros sont consacrés à son fonctionnement dont 70 % pour les dépenses du personnel (872 personnes), soit l’équivalent du budget d’une ville de 150 mille habitants.

Estrosi Christian : Grandi à l’ombre de Jacques Médecin et de Pasqua. Champion de France de moto, ce qui lui valut son surnom de motodidacte, il est aujourd’hui le comte en titre de la principauté de Nice.

F

Françafrique (confettis de la ) : Outre Robert Bourgi, ancien des réseaux Foccart, on trouve pour la gestion des relations avec les frères africains, Patrick Stefanini, collaborateur d’Hortefeux, Thierry Saussez, Jacques Séguéla ou Patrick Balkany. Autant dire des has-been ou des petites pointures.

Free Party ou l’invention du Teknival : C’est Nico qui réussit à convaincre l’Internationale rebelle des sound systems d’organiser un Teknival sous surveillance, très lâche, de la gendarmerie. Outre les trafics divers qui agrémentent de genre d’évènement, l’Etat n’hésite pas à débourser 250 mille euros après le passage de la méga-teuf hyper cool, ajoutant 40 mille euros en subventions auprès de deux villages cumulant 600 habitants. Comme le dira le fasciste Sarkozy, « j’essaie d’ouvrir le spectre électoral sans renier nos valeurs ». Lors d’une autre rave dans le Larzac, le même déboursera au nom de l’Etat, 300 mille euros.

G

Gaillard (Jean-Michel) : Nègre disparu, il rédigea la biographie sur Mandel et oeuvra à celle du maréchal Leclerc dont Sarkozy s’attribuait la paternité publique

Guéant Claude : Enarque, il fut secrétaire général de la Préfecture des Hauts de Seine en 1986, puis directeur adjoint de Pasqua entre 1993 et 1994. Il est alors nommé directeur général de la police nationale.  Il travaille en tandem avec Daniel Léandri à la tête du shadow cabinet de Pasqua. Comme dir-cab de Nico, il place Gérad Girel à la Direction Centrale de la Police Judiciaire et Martine Montiel au Quai des Orfèvres tandis que Michel Gaudin devient directeur général de la police nationale. Lui-même énarque, Gaudin fut dir-cab de Pasqua à la présidence du conseil général des Hauts de Seine. De même, Alain Fontaine (direction de la sécurité publique) et Jacques Lamotte (patron des CRS) furent de l’écurie du 9.2. En 2007, le voici secrétaire général de l’Elysée et premier ministre parallèle, puisqu’il préside le G7 (les 7 ministres les plus importants du gouvernement) en l’absence du président. Il coordonne l’action des conseillers de Nico, Raymond Soubie pour les questions sociales, Patrick Ouart à la Justice, Jean-David Levitte pour les affaires étrangères, François Pérol à l’économie. Il nomme les directeurs de cabinet, coopte Jean-Marie Bockel ou Christian Blanc, défait Martinon et les préfets assis sur un siège éjectable. C’est lui qui se charge des contacts dans ce qui reste de Françafrique et de Françarabie.

Gula : Pâtisseries, chocolat, bombecs sont pour cet homme, une occasion perpétuelle de tentation donc de perdition.

H

Halliday Johnny : Nico entretiendrait pour cet homme, une fascination d’adolescent. Grand connaisseur du répertoire, il partage ce vice avec Jean-Pierre Raffarin. Il le rencontre via Jean-Claude Camus, son impresario.

Hortefeux Brice : Il rencontre Nico au sein de la machine RPR dès 1976. Il fut dir-cab puis secrétaire général de la mairie de Neuilly de 1983 à 1993. En 2007, il chute puis Cécilia écartée, il reprend du poil de la bête au Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale, le Mimin, où il atteint le score de 29 796 reconduites à la frontière. Deux ans plus tard, le voici super-Ministre du Travail et n°2 de l’UMP.

I

Immigration : la loi de juillet 2003, portait à 5 ans, la durée minimale de séjour afin d’obtenir une carte de résident de 10 ans. Le régime des cartes d’un an qui se met en place dépendait, à l’origine, du redéploiement vers les services concernés de 2000 fonctionnaires affectés aux immatriculations. Si 90 % des entrées illégales se font à partir de simples visas de tourisme, Sarkozy confie leur délivrance aux services consulaires dont l’incorruptibilité est bien connue. Les attestations d’accueil sont désormais du ressort du maire. Le regroupement familial n’est plus automatique mais repoussé de deux ans. La régularisation qui suit les mariages mixtes est dans la même foulée portée à 2 ans. Elle introduit un délit de mariage blanc et une suspicion en matière de paternité de complaisance. Dans le droit d’asile, les notions d’asile interne, de pays d’origine sûrs et de protection subsidiaire sont introduites. Les préfectures obtiennent le monopole des reconduites à la frontière. En mars 2003, Nico promet un charter par semaine si bien qu’entre les mois de mars et de mai 2003, 7 charters sont affrétés au profit d’Euralair Horizons. Si l’on prend comme exemple le charter du 5 avril 2003 (61 expulsés et 89 policiers) son coût, hors frais d’hébergement et primes versées, fut établi officiellement à 220 mille euros, or l’enveloppe globale des reconduites à la frontière était fixée à 35 millions d’euros. De plus les scènes musclées d’embarquement et de débarquement écornant l’image de la France, Nico se résout à glisser les expulsés au compte-goutte parmi les passagers des vols réguliers. De même, il mène le démantèlement en trompe l’œil de la double-peine. Celle-ci se nomme en langage judiciaire, Interdiction du territoire français. En 2001, 5000 avaient été prononcées, moins de 1500 exécutées. En revanche, parmi les 600 arrêtés d’expulsion préfectoraux, 57% avaient été suivis d’effet, prouvant une fois de plus que l’arbitraire administratif se nourrit de la défaillance de l’appareil judiciaire dans un Etat de droit. A ce constat de carence,  s’ajoutent les catégories de non-expulsables définies par la loi : ceux arrivés avant l’âge de 13 ans en France, ceux qui y résident depuis 20 ans, enfin les parents ou conjoints de français qui résident sur le territoire national depuis 10 ans.

Indy : Chien fameux du couple Nico-Cécilia que cette dernière qui disait travailler 16-18 heures par jour envoie auprès du Raid pour parfaire son éducation canine. Le brave labrador soumis au traitement qu’on imagine a fini, lors de son retour, par avaler une bouteille plastique qui l’a conduit droit à l’hospitalisation.

Institution Saint-Louis (à Monceau) : Nico y suit quasiment toute sa scolarité. Il y passe un bac B, comme branleurs, je le sais, je l’ai passé aussi. Il l’obtient en 1973.

Intérieur (Ministère de l’) Il l’obtient en guise de lot de consolation en 2002. Son cabinet comprend Hortefeux, Lefèvre et Louvrier. A son arrivée, il change 70 % des préfets et bouleverse les organigrammes policiers stratégiques (type DST, PJ, Sécurité Publique, etc.). Claude Guéant devient alors son dir-cab. En 2003, Daniel Canepa joue les Monsieur fusible lors de la canicule mortelle. En 2002, fâché qu’Yves Bertrand conserve la direction des RG, et ce depuis 1992, Sarko exige la suppression des notes blanches anonymes, sauf en matière de terrorisme dont le service est alors dirigé par Bernard Squarcini. Lors de l’été de la canicule, la résidence d’été du directeur des RG à Grasse est visitée par des inconnus tandis que le domicile de Philippe Massoni, secrétaire général du Conseil de sécurité intérieure, est lui-même fracturé, avant qu’on apprenne par voie de communiqué, qu’il s’agit là d’un malheureux imbroglio, le Massoni dévalisé n’étant jamais qu’un homonyme. Sarkozy n’en obtient pas moins une rallonge de 6 milliards d’euros pour son ministère. Il entretient les meilleurs rapports avec le syndicat des commissaires, Alliance (celui, minoritaire, des gardiens de la paix) et Synergie (celui des officiers). Durant cette période, le syndicat des commissaires se flatte d’être à l’origine de la Loi sur la Sécurité Intérieure dont on a pu observer, depuis, l’efficacité.  On trouve dans le packaging des mesures votées, la fouille des véhicules, la transformation de l’outrage à agent en délit ou le fichier des empreintes génétiques pour tous les condamnés. Sarkozy remercie les commissaires pour leur œuvre collective en alignant l’indice de ces derniers sur celui des hauts fonctionnaires. Toutefois en juin 2003, les premiers signes de conflit dans l’Institution policière émergent. Néanmoins, Nico introduit dans la pratique policière, le culte des résultats et l’évaluation stakhanoviste des actes, à coups de primes, de là l’envol des amendes, des gardes à vue et la répression Potemkine qui suivront, gonflant les fiches poubelles baptisées mains courantes. On lit donc des directives rédigées en ces termes « il ne saurait être question en mars de descendre une fois encore en dessous de 150 interpellations ». La BAC se voit notifier, des « en baisse, à suivre ». Cette émulation de cour de récré entre brigades voisines devient donc le mode de gestion usuel du personnel. Aussi le ministre introduit la publication mensuelle des chiffres de la délinquance. Il mène tambour battant la fusion police-gendarmerie et le redéploiement territorial des effectifs, datant de 1941.

J

Jégo Yves : Député de Seine et Marne, proche de Manuel Valls, il fut favorable au droit de vote des immigrés aux municipales. Il semble très proche de Michel Vialatte (adjoint au maire de Nice, J. Peyrat) mis en examen dans une vaste affaire de corruption et de trafic d’influence sur les marchés publics

K

Karoutchi Roger : Fils de pieds-noirs tunisiens, gay friendly, agrégé d’Histoire, aimable sparring-partner de l’inusable Jean-Paul Huchon, il rencontre Nico en octobre 1975 alors qu’il dirige l’Anef. Pasqua le propulse en 1976, au comité central du RPR. En 1986, Philippe Séguin le coopte dans son cabinet des affaires sociales. Parti pour s’implanter à Nanterre, il ne réussit pas à s’emparer d’un conseil municipal que Richard Durn tentera de liquider au pistolet automatique. Il devient conseiller municipal à Boulogne-Billancourt mais seconde le même Philippe Séguin, alors président de l’Assemblée Nationale. C’est ainsi  qu’il rencontre Jean-Claude Méry dont la cassette sera un temps l’objet d’une duplication accélérée et ce, jusque dans les appartements de Lagarfeld. Il devient en 2001, sénateur des Hauts de Seine. Déjà en 2003, il cède sa place de number one sur la liste régionale en Ile de France à Jean-François Copé, avant de récidiver pour Valérie Pécresse car Roger est toujours très obligeant.

L

Lagardère Arnault : En 2003, il succède à son père dont la mort suspecte et subite n’est toujours pas éclaircie. Il hérite du groupe éditorial Hachette, d’un empire de presse, d’un groupe de distribution (dont les NMPP), d’Europe 1, d’un ¼ de Canal Plus, de la cogestion du groupe EADS offert à Lagardère father by Jospin and DSK. De plus le statut juridique de la société est en commandite ce qui permet d’échapper à toute OPA hostile. Selon Arnaud, son père aurait désigné en Nico, son « grand frère protecteur ». En, italien, son parrain. En 2006, Alain Genestar est débarqué de Match après la publication d’une photo de Cécilia avec son amant. C’est Chirac qui obtient la tête de Philippe Camus à la tête d’EADS après avoir opéré un chantage fiscal, via Francis Mer, à propos de la succession d’Arnaud. Noël Forgeard le remplace contre l’avis des actionnaires allemands qui détiennent 30 % du groupe. En 2006, l’idiot du village vend ses 7,5 % de participations dans le groupe, alors que le cours va dévisser. Il en obtient 2 milliards d’euros et une mise en cause pour délit d’initié. Forgeard qui a forcé sur les bonus et stock-options démissionne. Dès lors, Nico a l’intelligence de propulser Louis Gallois à la tête du consortium.

Lefèvre Frédéric : Originaire de Neuilly, fils de médecin, il rencontre Sarkozy dès 1981. Heureux propriétaire d’une villa à la Baule, le monsieur Parlement de Sarkozy est en contact avec tous les élus, toujours prêt à rendre service. C’est Patrick Ollier, futur monsieur MAM qui lui dégotte un job alors qu’il conseille le président de l’Assemblée, Jacques Chaban-Delmas. Puis il devient attaché parlementaire de MAM. Enfin, il rejoint Nico au Budget. En 1996, il met sur pied une boîte de lobbying très rémunératrice et met la main à la production de films. Il se dit, très tôt, ami avec Julien Dray et Manuel Valls. En 2007, suppléant d’André Santini à l’Assemblée, il prend sa place quand le titulaire est propulsé au gouvernement.

Louvrier Frank : Attaché de presse de Nico dès 1997. Titulaire d’un diplôme de communication politique, le spin doctor au petit pied, s’est fait la main sur Elisabeth Hubert, depuis laborantine, puis Dominique Perben, tenu dans un oubli rancunier. Dir-com de Sarko depuis 1999.

M

Macias Enrico alias Gaston Ghrenassia, administrateur de certains casinos du groupe Partouche en général et de celui d’Arcachon en particulier. Il est de la fête de la Concorde, le soir de la victoire présidentielle.

Mallah Andrée : la Mère. Fille d’un médecin du XVIIème, immigré juif de Salonique et gaulliste, elle mène des études de droit. Puis après s’être interrompue, donnant naissance à Guillaume (1952), Nicolas (1955) et François (1957), elle est inscrite comme avocate au barreau de Nanterre. Elle travaille sur l’affaire Villarceaux (3 châteaux et 814 hectares dans le Vexin), un des grands moments, du gaullisme immobilier. En 1970, le propriétaire des lieux, le comte de Tulle de Villefranche, entend vendre 213 ha du domaine. Un notaire, Jean-Pierre Delarue et la SARL Villarceaux sont sur le coup. Après quelques tours de magie dont la justice n’a jamais éclairci les trucs et manigances, le comte est spolié de 14 millions de francs et la propriété vendue aux enchères. Madame Mère y défend un certain Bruère, animateur de la SARL. Le notaire finira tragiquement suicidé dans un hôtel du XIème (Paris). En février 1994, ministre du budget, Nico aura l’obligeance de laisser les requêtes des plaignants au point mort.

Mariani Pierre Ex-dir cab de Nico au Budget, il sera l’un des dirigeants de la BNP

Mariani Thierry : Député du Vaucluse, ce petit-fils d’immigré italien peut se révéler tour à tour un grand admirateur de feu Saddam Hussein et un contempteur passionné de l’homosexualité

Minc Alain : Il tient le rôle du juif de cour énarchique tel qu’on rêve de le détester. Caricatural à souhait, le polak présidentiel, l’homme qui aurait coulé un bon nombre de ceux qu’il a conseillés (directeur financier chez saint Gobain, il subit une déroute lors de son raid sur la CGE, à la tête de la holding française de Carlo de Benedetti, Cerus, il loupe son assaut sur la vénérable Société Générale de Belgique et plombe définitivement sa boîte, ce qui fera dire à Carlo, philosophe, « faire de Minc un chef d’entreprise c’est comme confier à un sociologue la gestion d’une charcuterie »)   s’est vu octroyer une gamme incroyable de décisions : la fin de la publicité sur la télé publique, la rédaction d’essais d’actualité, la conformation idéologique du balladurisme, l’euthanasie des vieux, etc.

Monceau (Plaine) : Nico y passa son enfance difficile, dans la villa de son grand-père maternel

Musulmane (Question) : Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) est mis sur pied après la négociation d’un accord entre la Mosquée de Paris, liée à l’Algérie, l’UOIF (235 associations sur le territoire métropolitain dès 2003) et la FNMF, proche du Maroc. L’UOIF obtient la vice-présidence du Conseil.

N

Nanterre (Fac de ) : Il y est inscrit en droit lors de l’année scolaire 1973-1974. Il y anime la cellule de l’Anef, le syndicat des étudiants gaullistes. En 1976, prenant la parole dans une Assemblée générale, lors d’une Assemblée générale, il est assailli par une meute de trotskystes conduite par Julien Dray et s’en tire la chemise déchirée. Il obtient au forceps sa maîtrise de droit privé en 1978.

Nègre (Cap) : Résidence sise au Lavandou. Demeure des Bruni-Tedeschi dominant un domaine privé d’une cinquantaine de villas. Alberto Bruni l’avait acquis en l’achetant au riche industriel italien Faraghi

Neuilly : Fief de Sarkozy, la ville voit dans les années 1980 s’installer les sièges sociaux des entreprises attirées par la faible taxe professionnelle qui s’y déploie. Dès 1984, le cercle Neuilly Communication, abrité par la Sacem, voit se succéder, de conférences en agapes de réseau, Rousselet ou Séguéla, petits princes de la vulgarité propre à l’ère Mitterrand. Gérard de Roquemaurel (Hachette-Philipacchi), Philippe Nicolas (agence Berliet), Jean-Claude Decaux (Sanisettes et Vélib), Guy Verrecchia et Alain Sussfeld (UGC) s’y succèdent dans un ballet continu. Il y fait des premiers pas poussifs, dignes d’un apparatchik impavide de feu le PCUS. D’abord responsable de section, puis secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux, enfin conseiller municipal RPR en 1977.  Le 29 avril 1983, à 28 ans, il devient maire de la ville en lieu et place de Charles Pasqua. Oeuvrant dans les dîners, 3 dans la même soirée, parcourant la ville en quête des crottes de chiens et des rosiers mal taillés, il conquiert le cœur de ses concitoyens. En 1984, il se lie avec Martin Bouygues. Durant cette période où Sarkozy accorde une extension à la pizzeria Livio ou une modification du Plan d’Occupation des sols au bénéfice d’UGC, tous les hôtels particuliers du début du XXème siècle furent détruits à la pelleteuse et remplacés par des immeubles qui sourient aux promoteurs (parmi eux Michel Mauer, patron de la Cogedim, injustement détenu lors d’une sombre affaire de fausses factures en faveur du RPR), il ne restait plus à Nico qu’à enterrer l’avenue Charles de Gaulle afin de protéger les riverains des nuisances sonores.

P

Paloma Southampton : Nico s’y retira lors de sa victoire présidentielle, ce fut son ermitage flottant

Pasqua Charles : Duc des Hauts de Seine, il fait de Sarkozy son bras droit à l’organisation après le lancement du RPR en décembre 1976. De 1983 à 1986, suite à l’affaire de Neuilly, il le tient à l’écart des instances nationales du Parti ainsi que des réunions du RPR voire des festivités des Hauts de Seine, alors plus riche département de France. Leur réconciliation s’opère sur le cadavre de Malik Ousssekine, Nico soutenant le moral de son mentor. Charlie le coopte alors au sein de son cabinet. Devenu député en 1988, Nico laisse vacant son siège au conseil général, ce qui permet à Pasqua de s’en emparer en même temps que la présidence. Il est désormais le Duc du 92. Plus tard, tenaillé par les juges, Charlie adoubera à la tête du département le même Nico, échangeant sa place pour une immunité parlementaire bien venue.

Pasqualitos (los) : Outre Sarkozy, on y trouve Balkany, Devedjian, Mariani, Karoutchi et Raoult

Peretti Achille : député-maire de Neuilly et un temps président de l’Assemblée Nationale puis président du conseil constitutionnel. Il disposait de seconds couteaux dans le département, Charles Ceccaldi-Raynaud à Puteaux et Emile Graziani à Boulogne.

Pérol François : D’une famille de médecin, il fut secrétaire général adjoint de l’Elysée. Inspecteur des Finances, un temps bras droit de Francis Mer au ministère des Finances, il poursuit son action quand Nico prend ses quartiers à Bercy. C’est Pérol qui plaide le rapprochement Suez-GDF contre Guaino. Il rejoint Rothschild. Après son passage par l’Elysée, il prend la tête du groupe Banques populaires-Caisses d’Epargne et sa filiale en déconfiture Natexis dont il suivit les dossiers à Bercy, chez Rotschild et désormais du haut de son observatoire directorial.

Pontaillac : Station balnéaire près de Royan, Nico y passa ses vacances d’été.

Prise d’otages : Le 13 mai 1993, Human Bomb prend en otage les élèves de la maternelle Charcot de Neuilly. Pendant 46 heures, Nico aura investi la maternelle se proposant de se livrer comme otage contre la libération des enfants. Il négocie de manière continue avec Erik Schmitt. Dans la soirée du 13 mai, il obtient la libération de 15 otages contre le versement d’une rançon. Le samedi 15 mai vers 7 h 30, HB assoupi est abattu par un homme du Raid. Le commissaire Louis Bayon sera nommé plus tard par le même Sarko conducator des GIR, Christian Lambert propulsé à la tête du Raid, André-Michel Ventre, chef de poste au commissariat de Neuilly, deviendra contrôleur général à la PAF. Le procureur Lyon-Caen qui avait refusé de couvrir la version de Pasqua, à propos de la légitime défense, sera simplement muté.

Proglio Henri : Il fait son apprentissage sur les marchés de la superbe ville d’Antibes chez ses parents, marchands de légumes. PDG de Veolia (ex-Générale des eaux, ex-Vivendi), 33 milliards d’euros de CA, 1er employeur privé de l’hexagone, n°1 planétaire des services à l’environnement, distributeur d’eau « potable » auprès de 70 millions de consommateurs, spécialiste du traitement des déchets industriels, et grand pourfendeur des activistes syndicaux. Veolia distribue des CDD mais aime l’esprit maison, tendance mobilisation permanente. Proglio est du Fouquet’s au bras de Rachida Dati. Son meilleur attaché de presse est André Santini qui représente l’ensemble des communes dépendantes du géant tricolore sous capitaux étrangers. Dans les années 1970-1980, il est à noter que la Générale des eaux, la Lyonnaise du même nom et Bouygues étaient les principaux contributeurs de la joute démocratique entre partis républicains, la célèbre bande des 4 dénoncée par l’ignoble fasciste Jean-Marie Le Pen. Certains cadres de la Générale des eaux ont prétendu que Proglio était du temps de Dejouany, le grand interface entre l’entreprise et les politiques en difficulté. L’intéressé dément. Rappelons que Jean-Noël Guérini, candidat PS malheureux à la mairie de Marseille et vice-président du conseil général des bouffes du Rhône fut attaché de direction de la Sarp (spécialisée dans le déchets toxiques) entre 1990 et 1995. Détaché en Italie, absent de l’annuaire des cadres, il n’en touchait pas moins pour un service ne dépassant pas trois jours/mois, un salaire de 3000 euros mensuels.

Prostitution : Eté 2002, alerté par les électeurs de l’Ouest parisien, Nico décide de frapper un grand coup dans le monde de la prostitution à ciel ouvert et établit le délit de racolage qui n’était jusqu’ici puni que d’une contravention de 5ème classe.

R

Redoublement : Nico connût les affres du cancre en redoublant sa 6ème au lycée Chaptal avant de réintégrer l’enseignement privé dès l’année suivante

Richard Stéphane : Enarque, il est dir-cab du Ministère des Finances sous Madame Lagarde après un passage chez DSK. De 1997 à l’an 2000, il dirige le pôle immobilier de Vivendi (la CGIS) que J6M cède à un prix d’ami. Il y investit alors que cette entreprise, sous le nom de Nexity, est introduite en Bourse à 17,5 euros l’action. Deux ans plus tard, le titre atteint 55 euros. Parti avec 800 mille euros, Stéphane, le couronné, se retrouve avec un pactole de 50 millions, de quoi jouer du levier. Dès lors, on le retrouve capo de la branche transport de Veolia.

RPR : En 1997, Philippe Séguin lui offre le poste de secrétaire général. Tête de liste aux élections européennes de 1999, Nico récolte 12,7 % des voix.

S

Sangatte : Le centre fut ouvert en septembre 1999. Il compte en 2002, 1000 ressortissants originaires pour la plupart du Proche ou du Moyen-Orient. La fermeture du centre est de bout en bout une opération franco-britannique. Le 5 novembre 2002, le camp est bouclé. Comme 300 candidats au passage par le Channel errent dans les rues, 6 compagnies de CRS sont dépêchées sur place. En décembre 2002, le hangar est détruit. Entre janvier et juin 2003, on recense dans la seule ville de Calais, 5000 étrangers en transit. Le coût du passage ayant doublé après la fermeture du centre (passant de 500 à 1000 euros).

Sarkolitos (les) : Yves Jégo, Thierry Mariani et Christian Estrosi

Sarkozy Paul : Le père, hongrois s’exile suite à la déferlante soviétique, puis, passé en France, finira par s’intégrer dans les milieux publicitaires. Il épouse Andrée Mallah en 1949 et quitte le domicile conjugal en 1959. Il est né à Budapest sous le nom de Pal Sarközy de Nagi-Bocsa, en 1928. La famille y possédait un domaine à Alatayan, à 100 km de la capitale du petit Etat qui vivait sous l’ombre tutélaire du maréchal Horthy. Selon Anita Hausser, il s’engage auprès de la légion étrangère sise à Baden-Baden. Transféré à Sidi Bel Abbès, siège historique de l’unité coloniale, un médecin militaire le déclare inapte au service. Il est donc démobilisé à Marseille en 1948 sans avoir vu les joyeuses rizières tonkinoises. Après Andrée, Pal atteindra le score de trois mariages consécutifs, ajoutant à la longue liste de la fratrie, Caroline et Olivier. Il vit sur l’île de la Jatte et semble verser dans l’art contemporain, période « classique », affichant sur ses murs, un Picasso, un Max Ernst et des dessins de Modigliani. Il habite Levallois, fief de l’ami Balkany

Sarkozy Guillaume : Monsieur frère aîné fut un temps n°2 du Medef.  Au sortir de l’Ecole supérieure des travaux publics qui forma l’état-major du groupe Bouygues, il intègre le cabinet de Michel Poniatowski au ministère de l’Intérieur. Il prend la tête des Tissages de Picardie (110 salariés), après avoir racheté l’entreprise à sa belle-famille, entreprise qu’il conduit vaillamment au dépôt de bilan. Président de la Commission sociale du Medef puis de l’Union des Textiles (en voie de délocalisation), il est bien vu par la Fédé CGT du textile qui adore qu’on la traite au gravier et sans ménagement. Aux tables rondes, il préfère les contacts discrets et informels. Lors de sa tentative de conquête de la présidence du Medef en tandem avec Francis Mer, il se voit distancé par la candidate de la Fédération des banques, Laurence Parisot. Il se reconvertit dans un groupe de retraites complémentaires à gestion paritaire, Médéric

Sarkozy François : Major de l’internat de médecine, pédiatre de formation, il intègre Russal-Uclaf et Aventis. Conseiller en stratégie et en organisation, le gentil des magazines, prend la présidence d’AEC Partners alors qu’il siège au conseil de surveillance de la société BioAlliancePharma. Il lance en 2008, une webTV en partenariat avec François de la Brosse, le monsieur Internet du président. Capable de décrocher des budgets auprès de Nestlé ou HSBC Assurances, il est propriétaire d’un nouvel appartement donnant sur le parc Monceau et d’une maison à l’Isle sur la Sorgue, la ville de René Char. Il fut très lié à Cécilia. Divorcé lui-même, il sort avec de la Brosse, Benamou ou Rachida. Branchée sur l’immobilier et la décoration intérieure, sa conversation semble calquée sur celle d’un VRP en tournée ou d’un portugais enrichi dans la promotion immobilière. Très inquiet pour l’évolution de Zohra, François s’est vu attribuer la paternité de la fille mythique de Madame Dati, maire du VIIème arrondissement.

Sciences-Po : Nico intègre le séminaire des carriéristes d’Etat et soutient en 1981 un mémoire de DEA sur le référendum du 21 avril 1969

Service militaire : Sous le patronage de Pasqua, il l’effectue au Bourget avec Eric Raoult puis obtient une place à la Cité de l’air, à Paris.

Soubie Raymond : Conseiller de tous les présidents de la Vème République. Bordelais, imprégné de la doctrine sociale de l’Eglise, il est issu d’une famille cultivée. Fondateur d’Altedia, il a la haute main sur le placement des chômeurs par des officines privées et œuvre dans le conseil aux grandes entreprises. Quand il vend sa société, il laisse sa femme dans les murs et prend le contrôle de l’Agence Emploi-Formation.

Sport : Il semble que Nico pratique de longues dates l’équitation, le vélo et la course à pied. De fait, avec Nicolas Bazire, du temps où la balladurite gagnait jusqu’au Nouvel Obs, tous les lundis matins, les deux compères partaient dans des courses folles trois heures durant. D’après Nico, l’accident équestre de Christopher Reeves l’aurait traumatisé, depuis c’est safe horse.

Stern Edouard : Plus connu pour ses combinaisons latex et les confessions de Cécile Brossard (sa présumée meurtrière), rédigées par Régis Jauffret que pour son amitié avec Nico, Edouard avait évincé son père à 24 ans, lors d’une OPA hostile. Son beau-père, Michel David Weill, l’introduit au sein de la banque Lazard puis lui montre la porte de sortie en 1997. Parti avec 300 millions d’euros en poche, il crée un fonds d’investissement et prend des participations chez Suez, HSBC, le CCF. Athlète des paradis fiscaux, il s’abouche aux oligarques russes. Un kaddish est célébré en sa faveur dans la synagogue du XVème arrondissement, rue Chasseloup-Laubat où Védrine crie son désarroi. Cécilia était une grande amie de Béatrice David-Weill, son ex-femme. C’est Nico himself qui lui fournit un pistolet quand son ami se dit menacé, en 2004. Selon un journaliste de la tribune de Genève, Stern avait sur lui tous les numéros privés de Nico ainsi que nombre de notes et documents indiquant qu’il gérait la fortune de nombre de politiques français dont les noms sont restés anonymes.

T

Tapie Bernard : En faillite personnelle depuis 1993 jusqu’en 2008, où un comité ad hoc d’arbitrage le remet sur pied.

Turquie : A l’été 1975, il rejoint ce pays à bord d’une Coccinelle.

U

UDR : Il y adhère en 1974 et remet sur pied la permanence locale de Neuilly (Hauts de Seine). En juin 1975, on entend Nico hurler lors des assises nationales, « être jeune gaulliste, c’est être révolutionnaire ». Catherine Nay le remarque et lui consacre un article, Robert Grossmann le coopte dans l’équipe nationale. Le 6 décembre 1975, il organise le rassemblement des jeunes UDR au Bourget avec en première partie de Chirac, Nicolas Peyrac, Thierry le Luron et Il était une fois.

UMP (prise de l’) : Le 30 janvier 2005, le tribunal correctionnel de Nanterre condamne à 18 mois de prison avec sursis et dix ans d’inéligibilité, Alain Juppé, alors président du parti. La scène est donc vide et attend son second, Nico. Son intronisation mis en scène par Cécilia et le producteur Renaud Le Van Kim fut évaluée à 5 millions d’euros. Au dernier exercice juppéien, la dette du parti se montait à 14,6 millions d’euros. Sous le règne de Sarkozy, les dons de personnes physiques passent de 3,7 millions en 2004 à 8,3, les cotisations des militants de 5,3 à 9,2 millions, l’Etat subventionnant la formation à la hauteur de 32 millions d’euros annuels. La dette atteint alors 21 millions d’euros. Après la victoire, La dette du parti rapportée à son budget atteint un peu plus du ¼ de ce dernier.

V

Vernes Jean-Marc : Banquier bon teint, il fut le principal actionnaire du périodique « Neuilly Journal Indépendant » distribué par les NMPP et vendu à 30 exemplaires par mois.

Villa Montmorency : Elle est située dans le XVIème à un jet de pierre de la porte d’Auteuil et du bois de Boulogne, on y trouve les Bolloré père et fils, Arnaud Lagardère, Sylvie Vartan, Mylène Farmer ou Rika Zaraï.

Y

Yade Rama : Née à Dakar, Ramatoulaye n’est française qu’à ses 18 ans. Elle rencontre Nico en 2005 et ce dernier la propulse dès mars 2006, secrétaire nationale de l’UMP à la francophonie. Son père, Djibril Yade fut le secrétaire particulier de Senghor à la présidence sénégalaise. Si, elle grandit à Colombes, elle n’en décroche pas moins hypokhâgne, Sciences-Po et le concours d’administrateur du Sénat, ce qui témoigne d’un tempérament d’aventurière évident. Elkabbach constatant son incompétence lui retire la communication de la chaîne parlementaire au bout de quelques mois. Carriériste, elle fut l’attachée parlementaire d’Yves Cochet en 1999-2000 et confiera devant un comité ad hoc du CRAN que le choix de l’UMP comme tremplin fut une simple question d’opportunité.


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