Publié par : Memento Mouloud | octobre 12, 2015

L’Empire du sexe : lettre A

 

Abandon

Abbé, Abbesse 

Académie des dames

Accident

Adage

Admiratrices

Adresse

Agacerie

Agde (Cap d’)

Agnès (meurtre d’)

Alcibiade

Alcôve

Alexandre

Allah (est-il un beauf comme les autres ?)

Amants

Ambigu

Amour

Anacréontique (poésie) 

Anagramme

Anandryne

Anarque

Androgynie et modernité

Antichrist

Antiphysique

Apathie 

Apollon

Appas

Archevêque (entarter l’)

As de pique 

Assange Julian (la vie sexuelle de )

Astringent

Athéisme

Avortement

 

 

Abandon :

il survient après la jouissance, il est l’état naturel de l’être humain

Abbé, Abbesse 

Commendataire ou séculier, il est une proie pour la police des mœurs. En langage crypté l’abbesse est une Madame Claude, la reine des pommes. Il arrive qu’une Madame Claude trouve à se caser. L’inspecteur Meusnier, facétieux, alla jusqu ‘à rédiger l’autobiographie de ce genre d’abbesse pour le plus grand profit du lieutenant général de police qui en tomba amoureux.

Académie des dames

La plus célèbre est celle de Nicolas Chorier qui publie en 1658, l’Aloisiae Sigae, Toletanae, Satyra sotadica de arcanis amoris et Veneris. Tullia enseigne à  sa cousine Ottavia les secrets de l’amour. Le dictionnaire de Leroux traduit le terme par bordel.

Accident

« Ah ! ne m’aimez pas tant, si votre trop d’amour cause votre impuissance, Honorez-moi, seigneur, de votre indifférence »

Adage

« j’en suis encore à cet adage que le vit est dans tout et que ce cul est son temple »

Admiratrices

Il en faut toujours quelques unes

Adresse

1793 « Rue des fossés Monsieur le Prince, près le théâtre-français, n°11, est une putain bourgeoise de la seconde classe nommée M…, belle voluptueuse et de bonne composition ». Spécialités : « fouterie paresseuse, fouterie renversée, enfin fouteries en tous genres. Elle n’ignore rien »

Agacerie

parade féminine

Agde (Cap d’)

Lundi, lors d’un conseil municipal, la conseillère d’opposition (non inscrite) Florence Denestebe a interpellé le député-maire UMP Gilles d’Ettore et déploré, dans une question orale, que « dès les premiers rayons du soleil, un quartier du Cap d’Agde devienne la capitale européenne du libertinage ». Elle voulait dire de la partouze et de l’échangisme mais les mots n’ayant plus de sens, elle a choisi ce terme alter sans doute en référence à la lutte contre le libéralisme.

En effet, la ville, modeste, dispose de 3 centres commerciaux, 36 agences immobilières, 37 hôtels, 27 résidences para-hôtelières, 7 centres de vacances, 29 campings et un nombre non-homologué de clubs échangistes. En 1995, le maire s’était emporté contre la débauche, la dépravation et les exhibitions commis par les 30 mille clients estivaux.

Aussi, Florence poursuit. Au retour des beaux jours, « une clientèle alliant voyeurisme et exhibitionnisme se mélange (…) à la clientèle habituelle et familiale des naturistes traditionnels », pointant des dérives publiques, dans les pratiques sexuelles. Invitent-ils des animaux ? Leurs ébats son-ils retransmis par écran plat géant ? Rien ne filtre.

Elle a profité du Conseil pour demander au maire « d’intervenir », craignant que « l’image trop sexuelle » du Cap d’Agde ne se traduise à terme « par une explosion de la clientèle libertine au-delà du seul quartier naturiste ». Traduire, par une présence trop accrue d’obsédés sexuels ou de sexual addicts à la libido incontrôlable dans les parages des jardins des quartiers pavillonnaires.

« Mais nous, quand on a acheté, c’était pour vivre nu, vivre avec le soleil, on voulait une vie naturelle », dit, anonymement, un habitant, propriétaire au Cap d’Agde depuis 34 ans. Car la nature pour l’homme c’est de vivre à poil et même parfois dans des grottes en allant chasser le bison sur les plages. « Aujourd’hui, c’est une faune qui vient ». Où l’on tient une intéressante opposition sémantique chez les primitivistes entre faune et homme naturel

Un avis partagé par un groupe de protestataires venu assister au Conseil municipal et qui en est sorti en vociférant en raison de l’absence de débat. Pour eux, la nouvelle clientèle imprime au quartier, un site fermé et sécurisé, une atmosphère « sexy » voire « pornographique » qui n’a plus rien à voir avec l’ambiance « harmonie avec la nature » que recherchaient les nudistes du début. Où l’on reconnaît ces dissidents de la Fraternité saint Pie X dont les slogans sont Pour le Christ-Roi naturiste et la messe à poil, oui, mais en latin.

« On a assisté depuis 20 ans à l’émergence d’un phénomène de société », a reconnu le maire lors du Conseil en se prenant pour Mireille Dumas. Mais ce phénomène « ne constitue pas une exclusivité agathoise », a-t-il précisé. D’ailleurs il est bien connu que chaque semaine tous les squares et jardins publics parisiens se transforment en zones érogènes libérées ouvertes à tous.

Contacté par l’AFP, Gilles assure que le groupe – une petite trentaine de personnes – qui a manifesté son mécontentement lors du Conseil n’est pas représentatif « de tous les naturistes » dont beaucoup adorent se branler en public. Et, surtout, il pointe l’absence de plaintes au commissariat. « Donc on parle dans le vide », dit M. d’Ettore, qui s’interdit de « porter un jugement de valeur sur les pratiques sexuelles des gens » suivant en cela le conseil éclairé de Jean-Luc Delarue.

Confessant qu’il ne se voit pas « mettre un policier derrière les 40.000 naturistes », ce qui pourrait déclencher des réactions imprévisibles parmi les membres des forces de l’ordre, il préfère rappeler les mesures qu’il a prises, notamment en faveur de la protection des enfants, avec l’interdiction pour les établissements spécialisés d’accueillir des mineurs, avec « tolérance zéro », ce qui implique que les mêmes mineurs étaient donc invités jusque là dans les célèbres agapes dépeintes par Houellebecq dans les particules élémentaires.

Lors du Conseil, il avait surtout rappelé sa volonté d’inscrire le Cap d’Agde dans « un territoire exceptionnel » – littoral, arrière-pays, canal du midi – pour booster un tourisme de qualité. En gros sa préférence va aux obsédés propres, sages et solvables, aux germano-nordiques donc

Ce qui n’a pas calmé les naturistes mécontents, qui exigent « que les pouvoirs publics se mobilisent pour éviter les excès ».

AFP et BAM

Agnès (meurtre d’)

Selon les données de la Chancellerie, 400 mineurs passent devant la justice, chaque année, pour des faits criminels. Parmi eux, combien le sont pour des crimes de nature sexuelle? Officiellement, cette «ventilation» n’existe pas. Juge d’instruction à ­Toulon, Isabelle Perrin explique que, dans son cabinet, «70% des dossiers concernant des mineurs sont des affaires de mœurs». Celle du meurtrier d’Agnès en fait partie.

« Martin », le meurtier d’Agnès, avait intégré cet internat mixte en novembre 2010 dans le cadre d’une mesure de contrôle judiciaire. En août 2010, cet adolescent avait été mis en examen pour le viol d’une amie d’enfance de 15 ans dans son village de Nages-et-Solorgues (Gard) : les faits étaient survenus lors d’une promenade dans une pinède. Martin, parfaitement inconnu de la justice jusque-là, avait effectué quatre mois de détention provisoire.

Selon des sources proches de l’enquête, c’est un parcours judiciaire rigoureusement balisé qu’il a alors emprunté. Comme il se doit en matière criminelle, il a été présenté directement à un juge d’instruction et non à un juge des enfants. Il a été placé en détention, une mesure loin d’être systématique pour les agresseurs sexuels présumés. Lorsqu’un mineur est mis en examen, il peut être détenu en prison ou envoyé dans un lycée pénitentiaire. Ce n’était pas le cas du meurtrier présumé d’Agnès. Le jeune homme avait déjà effectué quatre mois de détention provisoire avant d’être placé sous contrôle judiciaire à la fin 2010. A la fin de sa détention, deux options se présentaient : un placement dans un établissement spécialisé – centre d’éducation fermé ou renforcé, foyer – d’une part, ou une scolarisation dans un lycée accueillant tout public d’autre part. C’est ce deuxième choix qui a été fait par le juge. Dans ce protocole, c’est alors la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) qui est chargée de soumettre un projet éducatif au juge. La PJJ s’est donc immédiatement chargée d’une enquête d’investigation et d’orientation éducative. Une équipe pluridisciplinaire (assistante sociale, éducateur, psychiatre, psychologue) a examiné l’histoire familiale de Martin, son parcours personnel et le cadre de son passage à l’acte. Des objectifs de réinsertion ont été fixés. Aucun responsable n’apparaît clairement, comme il se doit.

La demande de mise en liberté de Martin par son avocat visait entre autre à une réintégration rapide dans un parcours scolaire normal pour cet élève admis en juin 2010 en classe de première. Par ailleurs, tous les éléments à disposition du juge d’instruction étaient favorables. Les expertises psychiatrique et psychologique ainsi que le rapport de la PJJ jugeaient Martin « réinsérable et ne présentant pas de dangerosité ». Or, les centres d’éducation fermés sont destinés à un public « violent, multirécidiviste, marginalisé et sans soutien familial, ce qui n’était pas du tout le profil de ce jeune », souligne Christophe Regnard, président de l’Union syndicale des magistrats. Un jeune bourgeois pervers est donc garanti contre contre tout contact précoce avec un jeune lascar psychotique. Les autres ne seront pas garantis contre une rencontre inopinée avec ces jeunes en réinsertion.

Même hiatus en termes de profil avec les foyers ou les centres d’éducation renforcés qui sont destinés à des délinquants « plutôt agressifs », note Mathieu Bonduelle, secrétaire général du syndicat de la magistrature. Lequel considère que la décision n’était « pas aberrante » puisque le viol d’une amie d’enfance n’est pas spécialement agressif.

Toutefois, la simple présence du jeune homme au collège-lycée Cévenol, établissement privé sous contrat avec l’Éducation nationale, qui accueille des adolescents en internat, avait surpris plusieurs professionnels de la justice. «Soyons clairs. Au vu des éléments publics de cette affaire, je ne l’aurais pas fait fréquenter des jeunes filles. J’aurais opté pour le maintien en prison ou le placement en centre éducatif fermé, mais pas pour un lycée classique», estime un juge d’instruction expérimenté mais anonyme, qui rappelle cependant que tout magistrat doit aussi tenir compte du fait que la détention, a fortiori pour les mineurs, doit rester l’exception. Ce juge explique encore qu’il a maintenu en prison, jusqu’à son procès aux assises, un garçon soupçonné d’avoir violé et égorgé sa victime. Un autre jeune de 17 ans, accusé par une fille de l’avoir violée dans un hall d’immeuble, était, lui, parti dans un centre éducatif fermé après avoir passé six mois derrière les barreaux.

La famille du meurtrier a toujours été très présente. Dès sa mise en cause, son père, enseignant, et sa mère, cadre administratif dans un établissement hospitalier, tous deux très investis dans le domaine associatif, s’étaient mobilisés pour l’aider à construire un solide projet de sortie sous contrôle judiciaire. Pour lui donner une deuxième chance, son père a visé un milieu moins rude que les établissements éducatifs de la PJJ fréquentés par des mineurs délinquants souvent en grandes difficultés scolaires et familiales. Il a essuyé plusieurs refus dans divers internats avant de trouver une oreille attentive au collège-lycée Cévenol international idéalement situé hors du département du Gard où Martin n’avait plus le droit de paraître.

Clientèle cosmopolite et frais de scolarité à plus de 12 000 euros annuels, cet internat mixte et sans clôture, de tradition protestante, est installé sur 16 hectares aux confins du désertique plateau du Vivarais en Haute-Loire. C’est là que Martin a été accueilli fin novembre 2010.

« Ses parents m’ont prévenu qu’il avait été incarcéré quatre mois, mais nous n’étions pas informés d’un ‘passé de violeur’ comme l’ont dit certains articles », a assuré au Monde Philippe Bauwens, 62 ans, chef d’établissement. Au cours de ses trente années de carrière, M. Bauwens qui a pris ses fonctions au Chambon-sur-Lignon en septembre 2010 a « rencontré plusieurs autres élèves avec un projet de réinsertion à la suite de problèmes avec la justice ».

« Le collège-lycée est un établissement privé sous contrat d’association et l’on peut y refuser l’entrée d’un élève, nous a précisé M. Bauwens, mais Martin m’a présenté son projet, son envie de se reconstruire au cours d’un long entretien. Et, si je lui ai donné sa chance, c’est que je pensais que ça pourrait fonctionner. »

Au regard de la loi, l’établissement n’était pas censé être informé du passé judiciaire du délinquant. Lorsqu’il s’agit d’un placement, le juge « rend une ordonnance de placement qui est adressée au chef d’établissement qui sait accueillir les délinquants » rappelle Mathieu Bonduelle. Dans un tel cas, l’établissement a connaissance du chef de mise en examen, mais pas du dossier. En revanche, dans cette affaire, aucun placement n’avait été décidé. Le directeur du collège-lycée Cévenol, dans lequel étaient scolarisés la victime et son meurtrier présumé, n’était donc pas tenu d’être informé du passé judiciaire du jeune homme.

Jean-Yves Coquillat, procureur de Clermont-Ferrand, livre une autre version et s’agace de la position du collège-lycée. « L’établissement scolaire a reçu le mineur en toute connaissance de cause après le refus de plusieurs autres, a-t-il déclaré au MondeIl y a dans le dossier un courrier qui en atteste. C’est le père de l’adolescent qui, pendant sa détention provisoire d’août à septembre 2010 a cherché un internat susceptible de l’accueillir. Dans cette affaire, on a une mineur de moins de 14 ans tuée, un autre mineur qui encourt une peine perpétuelle et deux familles qui vivent un drame inimaginable, ces polémiques sont déplacées et il est indécent de ne pas prendre ses responsabilités ». Comme s’il y avait un parallèle entre la famille d’un meurtrier et celle d’une victime. Agnès n’a pas seulement subi un tort, on lui a ôté de manière délibérée la vie et on l’a fait le plus salement possible. Le on en question a bénéficié de tout ce dont peut bénéficier un rejeton de famille cordicole. Ce n’est donc pas seulement un dysfonctionnement qu’il faut analyser mais une manière de vivre et de concevoir la loi qui produit de tels tarés.

En effet, d’après deux témoins, les maîtres d’internat étaient « très inquiets ». Aussi le meurtrier d’Agnès, avait été convoqué, en juin dernier, pour un conseil de vie scolaire par la direction du collège-lycée Cévenol. L’information a été confirmée dans la journée par l’établissement. « On ne peut pas dévoiler la teneur des dossiers », a commenté Alberto Munoz, administrateur de l’établissement. Un peu plus tôt, il avait tout de même évoqué « des petits gestes », « signes avant-coureurs qui, à la lecture des événements actuels, auraient été des indices ». Le jeune homme de 17 ans aurait eu des problèmes de comportement à l’égard de jeunes filles du lycée. « Ce n’était pas une tentative de viol, a expliqué Sylvie Debard, responsable des parents d’élèves. Mais c’étaient tout de même des comportements assez forts, assez violents avec des filles de l’internat. » Contrairement à d’autres de ses camarades qui ont été exclus, le jeune homme fut, à cette époque, simplement sanctionné avant d’être réintégré dans sa classe. Or, comme ce genre de procédure suppose un vote, on aimerait connaître, les raisons de cette indulgence et le poids des autorités de l’établissement dans un tel verdict.

Le Monde/ 20 minutes/ BAM / Le Figaro

Une marche silencieuse s’est déroulée dimanche dans le village de Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) en mémoire d’Agnès, cette collégienne de 13 ans dont le corps carbonisé a été retrouvé vendredi. La mort de la jeune fille originaire de Paris remontait à mercredi, jour de sa disparition. Déféré au parquet de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), un camarade de 17 ans est accusé de l’avoir violée et assassinée.

Le lycéen a reconnu l’avoir attirée dans la forêt au prétexte d’aller chercher des champignons hallucinogènes, a-t-on appris dimanche 20 novembre de source proche de l’enquête. « C’était le prétexte à aller à la forêt », a déclaré cette source, précisant qu’aucun champignon n’avait au final été cueilli et retrouvé à proximité de la victime, dans une zone boisée escarpée à quelques kilomètres de l’établissement où elle était interne.

Le procureur, Jean-Yves Coquillat, a insisté sur le fait que le lycéen, arrivé en novembre 2010, avait été jugé « réinsérable » dans cet établissement privé réputé, le Collège cévenol, où il était scolarisé en Première alors qu’Agnès, interne comme lui, était en Troisième. Le tout selon l’adage progressiste qui veut que l’homme soit perfectible, que le mal n’existe pas et qu’un peu d’éducation, de gentillesse et d’attention sont les seules voies de sortie de l’ignorance d’autrui. Les expertises ont établi « qu’il ne présentait pas de dangerosité, mais la psychiatrie n’est pas une science exacte », a dit Jean-Yves Coquillat. Issu d’un milieu « normal » du Gard, avec un père professeur, une mère comptable et deux soeurs, le jeune homme avait été « sevré » de son « problème de stupéfiant » « depuis son passage en maison d’arrêt ». Qu’un milieu familial dit normal puisse générer des psychotiques dangereux doublés de toxicomanes invétérés à l’âge de 15-16 ans en dit long sur la définition du normal et du pathologique selon l’instance judiciaire mais passons.

Cette marche blanche, qui a rassemblé plusieurs centaines d’habitants, s’est conclue par le dévoilement d’une plaque en l’honneur de l’adolescente devant le collège-lycée Cévenol International qu’elle fréquentait. Très affectés, ses parents n’étaient pas présents.

Accompagnée de son fils, le ministre de l’Enseignement supérieur Laurent Wauquiez, Mme Wauquiez-Motte, maire de la ville, a ajouté que « les mots expriment mal ce qu’on ressent et il me semble que nous sommes tous sous le choc de cette tragédie ». Cependant, elle n’a pas demandé à son fils ni à son ministre de tutelle, Monsieur Châtel, les raisons pour lesquelles les établissements publics sont dans l’obligation d’intégrer de tels cas pathologiques sous peine d’être poursuivis pour discrimination.

Dans le cortège, où plusieurs participants étaient venus une rose blanche à la main, une jeune fille portait le portrait de l’adolescente, tandis que d’autres tenaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: « Agnès, une nouvelle étoile dans le ciel » ou « Rest in peace » (repose en paix). D’autres témoignages en castillan, en esperanto ou en volapuk n’ont pas été enregistrés. Néanmoins, la constellation Agnès devrait être instaurée par décret ministériel dans un délai raisonnable faute de rendre la justice correctement. Ce que les homoncules ne savent plus faire, le rêve éveillé le fera.

Le procureur de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, a indiqué samedi à la presse que l’adolescente, interne en 3e, avait été tuée dans des conditions « atroces », qu’il n’a pas voulu décrire s’offusquant que certains réclament la peine de mort à l’encontre du jeune adolescent violeur récidiviste mais réinsérable. Selon lui, il y a sans doute eu préméditation: « le jeune homme s’était muni d’un certain nombre d’objets (…) qui ont permis de commettre son crime ». Mais « il avait un contrôle judiciaire strict qu’il respectait. Il était suivi par un psychiatre, puis un psychologue dans l’établissement » scolaire du Chambon-sur-Lignon, où était aussi scolarisée Agnès », avait-il précisé précédemment. Ce qui indique l’efficacité d’une telle procédure en matière de prévention de meurtres pour cette espèce singulière de sadiques en semi-liberté.

D’ailleurs, interrogé par l’AFP, le président du tribunal pour enfants de Bobigny, Jean-Pierre Rosenczveig, a insisté sur le fait qu' »un juge ne prend jamais de risque » pour lui-même et que celui qui avait eu à se prononcer précédemment sur le meurtrier présumé d’Agnès « était convaincu qu’il n’y avait pas de danger » avant qu’il ne commette un crime auquel cas, il faut revoir le statut du jeune homme et le classer comme dangereux sur une échelle allant de 1 à 7. Dans cette affaire « extrêmement grave », « on a un juge qui, avec la caution du parquet, des psychiatres, des éducateurs, prend une décision, dans le cadre du contrôle judiciaire, qui est de bon sens, avec la décision de le faire partir de Nîmes –pour ne pas qu’il rencontre sa précédente victime– et l’obligation de l’internat », a expliqué M. Rosenczveig. Car l’exportation du criminel en d’autres lieux est, en effet, une décision sage surtout quand on n’informe pas ceux qui doivent l’accueillir. Pour Jean-Pierre Rosenczveig, « ce sont des personnes normalement compétentes qui ont fait leur travail et malheureusement les choses ont mal tourné ». L’établissement scolaire avait été trouvé par les parents du jeune homme, selon le parquet. C’est donc l’alliage de la compétence experto-étatique et de l’amour filial qui ont conduit au meurtre de la jeune Agnès résolue à s’éclater à coups de champignons hallucinogènes sans bien se douter qu’un camarade d’internat puisse cacher un sadique résolu à l’éliminer de la surface de la Terre.

« Il a reconnu en partie les faits sans s’expliquer sur ses motivations pour l’instant… La vérité est évolutive, il a fait de très longues déclarations depuis sa dénégation totale, mais pas d’explications cohérentes sur les faits », a encore dit le magistrat, ajoutant que le mineur était « très froid et sans émotion ». Ce lycéen était déjà connu pour une affaire de violence sexuelle encore non jugée dans le Gard, a confirmé M. Coquillat. Une information judiciaire a en effet été ouverte à Nîmes pour le viol en août 2010 d’une camarade de classe mineure. L’adolescent a ainsi fait quatre mois de détention provisoire, avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire dans l’attente de son jugement. « J’ai dit: ‘la prochaine fois, il refera pareil. Et il ira jusqu’au bout. je ne me suis pas trompée, je suis en colère », a confié la mère de la précédente victime, sous couvert de l’anonymat.

Un élément de son passé qui suscite la polémique. En effet, la direction du Collège-lycée Cévenol s’est déclarée dimanche « sidérée et atterrée » que la justice ne lui ait rien dit sur cet adolescent, ajoutant de plus que l’établissement n’était pas adapté à un tel profil. « Nous sommes sidérés que, par inconséquence et irresponsabilité, un système puisse permettre à un jeune particulièrement violent d’être accueilli dans un internat mixte, ouvert en pleine nature », a dénoncé Jean-Michel Hieaux, vice-président du collège-lycée. Lors d’une conférence de presse, il s’est aussi dit « sidéré que la seule information qui nous ait été donnée sur ce jeune homme -et encore par son père- est que celui-ci avait été placé en détention provisoire dans le quartier des mineurs, sans autre précision » et « sidéré que l’on ne nous ait pas signalé qu’il avait été mis en examen pour viol et que le procès n’avait pas encore eu lieu ».

Samedi, le procureur Coquillat avait précisé que les termes de son contrôle judiciaire l’obligeaient à être scolarisé en internat et à suivre un traitement médical, avec interdiction de se rendre dans le Gard. Il était par ailleurs suivi par un psychiatre au Puy-en-Velay (Haute-Loire) et par un psychologue dans son école. Or, Philippe Bauwens, directeur du collège-lycée s’est dit « démuni » et ne pouvant strictement rien faire si peu d’informations sont données sur un tel élève et que des expertises le présentaient comme ne posant pas de danger. Il a assuré ne pas avoir été informé non plus de son suivi judiciaire et de ses obligations thérapeutiques.

« Si nous avions su, nous ne l’aurions pas accepté », a renchéri Claude Le Vu, président du conseil d’administration du collège-lycée. La direction de l’établissement réclame désormais à être informée du passé de tout élève qu’on voudra lui confier. Pour M. Hieaux, « c’est une aberration d’avoir placé un élève comme lui dans un établissement comme le nôtre ». Alors que s’il avait été placé, ailleurs, on imagine que cela aurait été parfaitement judicieux puisque le meurtre n’aurait pas été commis dans une forêt mais dans un parking ou une cave, voire en réunion car plus on est de sadiques plus on a d’outils.

AP/AFP/BAM

Alcibiade

Selon Piron, « sans le cul d’Alcibiade / Il n’eût pas tant médit des cons »

Alcôve

Renforcement pratiqué dans une chambre pour y mettre un lit. On peut aussi y ajouter des menottes, les plus simplets des miroirs, parfois sans tain, parfaits pour y tourner ce que les gougnafiers appellent une sex-tape et les autres tendre un piège.

Alexandre

On attribue à cet ancien moniteur de voile du Club Med, grand adepte des soirées mousse, plus de trois mille conquêtes féminines.

Allah (est-il un beauf comme les autres ?)

« L’argent et les enfants sont les meilleures choses de la vie terrestre »

(sourate la caverne, verset 46)

« Allah vous a fait à partir de vous-mêmes des épouses, et de vos épouses, il vous a donnés des enfants et des petits-enfants »

(sourate les abeilles, verset 72)

Dans la prose d’Allah, qui n’a pas fait l’Homme, homme et femme, mais homme tout court, la femme servant de véhicule à la transmission du sang et du nom, dans cette prose donc, la plus haute puissance que puisse atteindre un homme sur cette terre vient de la prédation, du commerce et de son sperme. Comme l’argent relève de l’infini et que la descendance, même munie de plusieurs utérus, est limitée, il s’en suit que le lieutenant de Dieu sur terre, c’est l’accumulation de trésors monnayables et d’objets échangeables sur un marché, y compris, les autres hommes définis comme impies ou mécréants. De là les accointances de l’islam wahhabite avec le crétinisme évangélique ou la cupidité mormone.

Il s’en suit que dans le monde qui vient où le christianisme ressemblera à une assemblée permanente de pentecôtistes et l’islam à une succursale du Golfe, la vraie cible est l’homme souverain car cet homme se définit par une pratique éclairée des plaisirs et des explorations, une certaine intellectualité, un goût raffiné pour les formes et les disciplines et une opiniâtreté à parcourir le régime des passions qu’il s’est choisi. De là que cet homme puisse rencontrer le tragique et déploie une certaine désaffection pour les codes sociaux et les fariboles collectives, toutes choses qui ne le rendent pas populaires et en font l’antithèse exacte de ces sortes de vaniteux qui pensent avoir rencontré Dieu dans leurs vestibules.

1/ Il y eut une loi contre le voile à l’école, une autre contre le niqab intégral. Aujourd’hui des voiles multicolores sont offerts sur les étals des marchés et resplendissent dans les universités ou dans les promenoirs des centres commerciaux, le niqab n’est pas intégral mais il est, Quick propose un menu hallal, les cantines évitent le porc, l’Aïd sera fêtée vendredi par une désertion massive des élèves de l’école publique et une hécatombe de moutons, le ramadan voit les stands Carrefour rappeler dignement l’apparition miraculeuse du Coran, des ministres tancent les caricatures trop lourdes qui blessent les croyants afin de maintenir la paix sociale et le climat de concorde avec les frères du sud de la Méditerranée, l’islamophobie est à l’ordre du jour, les mosquées sont intronisés par des édiles publics, l’Islam est devenu une composante du tissu de la France, tous les représentants islamiques sont partenaires des autorités, les aumôniers-imams manquent dans les prisons.

2/ Il n’y a plus de chrétiens et de juifs ou quasiment plus, ou clandestins, au Maghreb, en Irak, en Iran, en Turquie, en Libye, mais l’islam est menacé en Europe. C’est sûr, les 16 millions de musulmans européens sont sous le coup de mesures d’expulsion imminentes et de pogroms sauvages, les jeunes musulmans n’osent plus se présenter comme tels et s’appellent tous Jérôme ou Sébastien. Les mosquées flambent et les femmes en niqabs sont violemment agressées par des pères de famille racistes devant les maternelles quand leurs enfants ne sont pas victimes des ignobles discriminations petites-bourgeoises et athées de leurs enseignants qui ne leur mettent pas systématiquement 18/20.

3/ Du foulard à Poitiers, la conséquence est bonne et le progrès considérable. Plus de 2 mille lieux de culte pour un peu plus de 2 millions de fidèles déclarés selon les islamophiles qui combattent la thèse délirante de la substitution démographique qui doit compter tous les vrais fans de Renaud Camus et du parti de l’In-nocence, soit deux militants et un majordome.

4/ La religion musulmane est, en France, la foi des caves et des loosers.

5/ Le foulard sous un certain angle : des femmes déclarent ne s’offrir qu’à des caves et des loosers pour l’amour de Dieu, donc ne faire l’amour qu’avec God, amen.

6/ Le foulard sous un autre angle : l’affirmation d’un segment du marché matrimonial. Cher frère, cher cousin, tu n’auras plus besoin d’aller au bled chercher ta dulcinée, je suis en vitrine rien que pour toi, moi la Hallal Doll.

7/ Le foulard féministe : on passe du slogan « mon corps est à moi » au mot d’ordre, « mon corps est interdit aux mécréants ». De fait, on opère un renversement. D’Universel en droit, l’islam devient, en Europe, une religion de sang et de sperme, de nouveau une religion tribale avec sa cohorte de convertis en bute aux tentations du monde dépravé.

8/ Qu’apprend l’islam post-colonial en Europe et aux Etats-Unis sinon l’idiome marchand et son fétichisme ?

9/ Que garantit la néo-laïcité ? La consommation, le commerce, les droits de propriété, la haine du passé, le vote désabusé, le crétinisme distancié, le logo identitaire et la foire aux pluralismes, soit l’adhésion du dernier homme à un patchwork libidinal et imaginaire, un dernier homme qui regarde flotter son homologue récitant la chahada en rang serré, en attendant qu’une bombe explose ou qu’un perdant radical de plus vienne se faire sauter le caisson en emportant quelques compagnons avec lui, en Ulysse mortifère.

10/ Le voile comme tous les signes ostensibles de musulmanité, en Europe, sont l’apparence d’une discipline, le signe vide d’un ascétisme qui ne débouche sur rien parce qu’il fait l’économie de millénaires de culture pour les réduire à une conversion de pacotille, un désert spirituel noyé d’enthousiasmes, de rites obsessionnels et de perversités cadavériques.

Amants

« sans amants et sans vapeurs on n’a aucun usage du monde »

Ambigu

Repas où la viande et les fruits sont servis en même temps. En 1769, Nicolas Médard Audinot ouvre sur le Bd du Temple l’Ambigu-Comique. S’y succèdent les ballets obscènes, les pantomimes indécentes et les petites pièces de Moline. Les enfants tiennent la scène et les spectateurs affluent, peut-être parce que son théâtre est un lieu de prostitution. Profondément enclin au mal Louis XV, nostalgique du Parc aux Cerfs, assiste à une représentation dans la bonne ville de Choisy, en 1772. Sade se souviendra des ambigus quand il peindra ses tortures narratives.

Amour

Il n’y a pas de deuxième amour, passer le premier c’est enchaîner les supercheries

Anacréontique (poésie) 

Elle se distingue par un style léger, elle chante l’amour, le vin et les plaisirs. Ronsard s’y essaya après avoir traversé l’Ode, les sonnets et les hymnes et échoué devant l’épopée.

Anagramme

Inversion et permutation des lettres d’un mot. Celui de Jean-François de Gondi, l’archevêque de Paris et futur mémorialiste, était O engin frian de con. Apprius se dit pour Priapus, Medoso pour Sodome, brularnes pour branleurs, ugobers pour bougres, ledrob pour bordel. L’hypogramme applique le même procédé aux syllabes mais dans un contexte plus large, celui du texte. Dieu l’aurait étendu à l’Univers.

Anandryne

Melle Raucourt, tragédienne de son état, exaltera le doux art de la tribaderie dans son apologie de la secte anandryne.

Anarque

En obligeant tout un chacun à accomplir ses devoirs envers l’empereur, tous se firent esclaves parce que coupables envers lui de quelque manquement, de quelque mauvaise pensée, de quelque complot, de quelque insulte. L’Empereur aux regards de l’ancienne loi républicaine était donc un anarque. Le Dieu des théologiens scolastiques lui ressemble étrangement. L’Empereur pouvait, comme Tibère, s’adonner à la lèche ou à la façon de Néron se faire mettre, se pavaner en comédien, s’accoupler avec divers animaux ou sucer à qui mieux-mieux. Sur le pont Milvius, l’hallucination du labarum conduisit Constantin sur la voie de l’autel. Il ne suspendit pas les rites, il les désactiva. Il ne combattit pas les philosophes, il les prostitua à la tolérance, il ne les tua pas, il rangea leur existence sous l’épée de son caprice. Quand les chrétiens se sentirent assez assurés, ils détruisirent les sanctuaires des dieux, fermèrent les théâtres, firent condamner les ludi. Ils firent ce qui s’est toujours fait : commettre un crime et effacer dans le même temps la mémoire de ce crime. Ils décrétèrent que les païens n’existaient plus, qu’ils n’étaient que le jouet des démons. Le règne de l’argent a fait de nous des esclaves ou des affranchis sur le site de la mort de Dieu. Nos simulacres de maîtres sont fils de Vénus. Les oligarques sont donc enfants de Sexus et de Ploutos, ils vaquent à leurs offices. Aussi, seul le dégoût triomphe et Cordicopolis fait ce que le christianisme triomphant avait accompli. Il achève son prédécesseur en prétendant qu’il n’était que superstition, maintenant intactes mais fragmentées toutes les couches de nos passés.

Les Empereurs romains mouraient le plus souvent exécutés, comme des hors la loi, comme Jésus. Les nôtres finissent couchés sur les pages people des magazines et dans les sentines d’un tribunal. C’est là, tout le progrès dans la civilisation célébré par les démocrates. Nous sommes, au mieux, des moutons enragés quand le monde romain était une meute de loups. Aussi le rêve de Napoléon fut de remonter la pente, il se fracassa dans l’incendie de Moscou. Pour une fois, les prophètes avaient raison, Moscou fut bien la Troisième Rome, celle qui maintint allumée, les bougies du christianisme. La prostituée se disait lupa, le bordel, lupanar. Les loups sont nyctalopes, ils percent la nuit de leurs regards, ils sont d’emblée pornographes. Sortant de la bonne nouvelle, nous allons à tâtons, en aveugles, brebis égarés. Notre destin est celui d’un troupeau qu’on pourchasse sous le fouet du désir inassouvi parce qu’il a perdu sa Loi et ses prêtres. Le troupeau bêle, il voudrait vivre en romain ou s’évader sur les prairies de l’Arcadie, il ne réussit qu’à recréer le désert.

Androgynie et modernité

Des femmes attirées par les gays on dit qu’elles sont frustrées, ou pire encore, incapables de passer aux actes se contentant d’un massage optique. Au Japon, ironiquement, celles qui se nourrissent de clichés homoérotiques se surnomment fujoshi, «filles pourries».

Dominés par les impératifs économiques, les hommes sont devenus des salariés stressés. Et certaines femmes en sont réduites à rêver sur des bishonen (beaux gosses) à travers lesquels elles vivent l’amour, par procuration.

Des BD, classées au rayon BL (Boy’s Love), sont appelées YAOI, acronyme de l’expression YAma-nashi, Ochi-nashi, Imi-nashi : «Pas d’acmé, pas d’enjeu, pas de sens». Pour rire, certains affirment que Yaoi vient de l’expression YAmete, Oshiri ga Itai («Arrête, j’ai mal au cul»). Souvent, le scénario des Yaoi  se réduit aux préliminaires entre deux créatures si équivoques et ambiguës que les lectrices peuvent facilement s’identifier. Basé sur l’indiscernabilité, le Yaoi ne met en scène que de beaux hermaphrodites aux sourcils de phalène, qui s’enlacent avec des sourires cruels. Dans le Yaoi, les histoires de coeur sont des histoires de cul et ne s’achèvent jamais par un mariage avec «beaucoup d’enfants». Même si beaucoup de ces BD restent très sages (en apparence), voire pudiques, elles mettent en scène des héros guidés par leurs seules pulsions. Plus ils ont l’air angéliques, plus ils sont sado-masos et pervers. Les lectrices adorent !

Les lecteurs et lectrices de Yaoi ne sont pas homosexuel(el)s, mais ils revendiquent le droit de fantasmer sur des corps d’emprunt, qui annulent la notion de genre. Ils rêvent d’un amour conforme pétri, à la fois, de sentiments bouleversants et de sexes dégainés. Ils voudraient dire un jour «Encule-moi» comme on dit «Je t’aime».

La nouvelle mode du pays, un mini-vibro portatif, que l’on recharge en le branchant sur le téléphone. Créé sous le nom de Fairy, copié sous d’innombrables appellations, il se vend partout, et notamment à Akihabara, la Mecque des gadgets pointus.

Des réalisateurs de films X japonais créent même une niche de vidéos pour adulte entièrement consacrés au denman zeme, la «torture au vibro». L’actrice, attachée sur une table gynécologique ou fermement maintenue en place par de solides gaillards, se fait littéralement recouvrir de têtes rondes qui la secouent de spasmes: appliquées sur ses seins, son ventre, son clitoris, son anus et toutes les zones érogènes possibles, une dizaine –parfois plus– de denman la font se tordre et s’arcbouter de façon spectaculaire.

Au cours d’une performance proche de l’épilepsie, elle doit «endurer» une longue succession d’orgasmes qui la laissent anéantie, couverte d’écume et de bave, pantin désarticulé et bienheureuse. Nullo Toy Girl, tel est son nom.

les fabricants de «jouets pour adulte» (otona no omocha) multiplient la création d’accessoires qui s’enfilent sur la tête ronde pour lui donner plus de précision. Il s’orne de doigts et de tentacules qui atteignent l’intérieur du corps, comme une enceinte de salle de concert. Le denman est également adapté aux besoins de la sexualité masculine: on peut y enfiler des “attachements” en forme de tunnel étroit et élastique, qui impriment au pénis des mouvements de centrifugeuse. Des fausses mains qui vont et viennent à plusieurs centaines de va-et-vient/seconde. Des fausses bouches suceuses sous amphés. Etc.

Il y a trois ans, Sanae invente le Fairy sans fil, de la taille d’un feutre, qui se recharge sur le mobile ou sur l’ordinateur portable (cable USB). Révolution. Le Fairy fait des miracles. Comparé à la plupart des œufs et des godes vibrants qui bourdonnent grossièrement sur le clitoris, le fairy imprime au centre nerveux du clitoris des impulsions si fortes qu’il en devient, posé trop fermement, un véritable instrument de torture. Il suffit qu’il effleure les muqueuses. Et c’est comme le doigt d’un dieu. 1200 secousses par minute.

 

 

Agnès Giard/ BAM

Antichrist

C’est un film sur la mort de Freud, c’est-à-dire un film sur la mort du judaïsme, comme héritage oedipien. On a beaucoup ergoté sur l’exorde, une sorte de scène primitive avec zoom sur une verge s’enfonçant, au ralenti, dans un sexe de femme, cadrage d’un tambour de machine à laver et concomitance  entre la jouissance des deux amants et la mort par défenestration de leur enfant. On oublie juste que Lars von Trier, dans le cours du film, y revient, et cette fois-ci la mère, alors qu’elle est en plein coït, regarde son enfant se jeter par la fenêtre. Comme l’amante branle son mari (c’est le retour de la verge en gros plan mais dressée cette fois-ci) afin qu’il éjacule du sang et non du sperme. Une mère tue son enfant par omission, son enfant masculin et dès lors, les anciens dieux reviennent car il s’agit d’une scène de sacrifice. On ne sacrifie pas seulement son enfant, mais aussi le Père, la Loi et tout le reste, c’est-à-dire, in fine, sa propre vie. Comme elle l’énonce Freud est mort et si Freud est mort, il n’y a plus qu’une Eglise, celle de la Nature, celle de Satan, puisque le Christ lui-même n’a pu racheter tous les péchés des hommes. Aussi le cinéma est la communion formelle de cette Eglise si bien que nous assistons une première fois au vertige de la chute de l’enfant puis nous épousons le regard de la mère sur cet enfant qui tombe, car nous voulons tous jouir, envers et contre tout, c’est là  tout notre socialisme qu’il soit national ou non. C’est là tout le christianisme à son stade final et parfaitement dégénéré. Même plus un rituel réglé et une philosophie, comme dans le paganisme antique, mais une épiphanie à la fois lugubre et bouffonne, la procession de tous les délires, à à la fois enregistrés et créés par les Inquisiteurs.

Si Freud est mort, le délire cognitiviste, à quoi se résume la psychothérapie en temps de dépression généralisée, ne peut que s’effondrer devant les archaïsmes de toutes natures. On a donc la forêt, les animaux qui causent, les métamorphoses, les rêves, les gourous, les sorcières qui font pleuvoir des grêlons et un cahier où l’écriture se défait à mesure de sa progression. C’est le grand sabbat qui recommence. L’arrogance du thérapeute comme elle le nomme assez bien confine à la niaiserie pure et simple et ne peut être qu’une étape dans la descente vers l’animalité. Le béhavioriste bon teint qui entend en finir avec la peur et le mal à coups d’exercices sophrologiques et de géométrie vectorielle finit par se cacher dans un terrier, étrangle sa femme et patiente puis, après l’avoir brûlée en holocauste aux dieux de la forêt, bouffe des baies à ras du sol. La scène finale rappelle un peu la montagne sacrée avec des cohortes de damnés qui semblent sortir de l’arbre diabolique où les deux amants font l’amour à l’air libre après que le thérapeute s’est résolu à gifler sa femme comme il va se résoudre, d’un regard, à l’étouffer après qu’elle l’a mutilé en lui annonçant qu’il serait la victime de l’ultime sacrifice du cycle.  Car n’en doutons pas, la roue solaire, les idoles et les jolies fleurs se nourrissent de sang et s’en nourrissent cycliquement donc à intervalles réguliers comme dans la joyeuse religion des aztèques. Car si Freud est mort alors le mutisme triomphe. Il n’y a rien à dire, rien à interpréter, rien à analyser, il faut vivre, point barre.

La différence entre Lars Von Trier et Onfray c’est que le premier n’édulcore rien, il ne promet pas le paradis faisandé des désirs enfin libérés d’une oppression millénaire, il filme une mise à mort et en tire toutes les conséquences.

Antiphysique

Ou goût pour la sodomie. Clitandre explicite le problème dans les plaisirs du cloître : J’excuse en toi, papa, le goût antiphysique :  Il tient à l’habit jésuitique. Mais, quand d’un sexe aimable on peut combler les vœux, comment peut-on chérir ce commerce honteux ? »

Apathie 

Elle est l’équivalent du quiétisme vertueux, une complète indifférence à la pitié comme au remords. Si le mépris des passions humaines tisse la vertu du saint, la fatigue des débauches répétées conduit à l’apathie et à la mort.

Apollon

Le culte delphique réunit Apollon et Dionysos dans l’ivresse, la mania, soit l’art de la divination qui dérive de la folie. Cet art suprême, apollinien se subordonne les masques, les mystères et les orgies du dieu des métamorphoses. Aussi la sybille de sa bouche détraquée dit des choses sans sourire, fard ou ornement alors que les ménades ne font que rappeler cet attachement animal à la vie qui fait de nous et des victimes et des bourreaux. Dès lors, il faut reconsidérer Apollon. Il n’accompagne pas seulement de sa lyre le char des dieux dans son mouvement splendide et comme somnolent. De son arc, de ses flèches, lointain, vindicatif, il anéantit, lui l’exterminateur de loups. Dans la figure d’Apollon, Pythagore vénère l’hyperboréen extatique, le chamane en transe au confluent asiatique où l’arc tendu remplace le couteau et la cognée, la lance et le corps à corps. Le 69 chante les louanges d’Apollon parmi les orphiques, il n’est qu’une position acrobatique, chez nous. Une manière d’introduire le coït. Apollon est celui qui introduit le logos par la constellation cruelle du défi, de la perfidie, de l’énigme, du conflit. Car le logos est la plus mortelle des flèches décochée par l’arc de la vie.

Appas

Chez une femme ils sont du ressort de l’art, à l’opposé des agréments.

Archevêque (entarter l’)

Une vidéo du chef de l’Eglise catholique belge, l’archevêque André-Joseph Léonard, entarté durant une messe, circule sur internet, a constaté l’AFP. Selon le site internet du quotidien flamand Het Nieuwsblad, l’entartage du prélat, au coeur d’une polémique après ses propos controversés sur le sida, les homosexuels et les prêtres pédophiles, remonte à lundi dernier, durant la messe de Toussaint en la Cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles.

L’incident s’est produit alors que l’archevêque célébrait le service religieux, selon le quotidien. Le site du Het Nieuwsblad ajoute que les faits ont été confirmés par Claire Jonard, porte-parole francophone de l’archevêché, et l’abbé Patrick Vanderhoeven, maître des cérémonies de la cathédrale. Selon le journal, le prélat n’a pas souhaité porter plainte.

Mgr Léonard a récemment suscité l’indignation en affirmant que la première propagation du virus du sida, au début des années 1980, était « une sorte de justice immanente ». Sur l’homosexualité, le primat de Belgique avait déclaré qu’elle n’était « pas en cohérence avec la logique objective de la sexualité », tout en affirmant cette semaine que cela n’autorisait pas pour autant à dire que les homosexuels sont « anormaux ». Il avait également laissé entendre fin octobre qu’il fallait laisser en paix les vieux curés ayant commis autrefois des abus sur des enfants, en disant qu’il ne fallait pas chercher la « vengeance ».

Mardi dernier, la polémique avait pris une nouvelle tournure, avec la démission fracassante du porte-parole de Mgr Léonard, qui a publiquement dénoncé l’insensibilité apparente de l’archevêque. Le même jour, un avocat a déposé plainte avec constitution de partie civile contre l’archevêque pour homophobie.

AFP

J’ai simplement répondu, en 2005 (date des interviews), à une question et ma réponse d’alors a été, partiellement, citée récemment dans la presse. Telle était la question : « Que pensez-vous du sida ? Y voyez-vous une punition de Dieu suite à la libération sexuelle ? »

Alors que l’interviewer aurait peut-être été heureux (je n’en sais rien) que je dise que le sida était une punition divine, je commençais par souligner que je ne raisonne jamais et en aucune manière dans ces termes et que je ne considère d’aucune façon l’éclosion du sida comme un châtiment céleste. Mais comme le journaliste semblait tenir, par la nature même de sa question, à cette catégorie de « punition », j’ai ajouté que, « tout au plus », on « pourrait éventuellement » considérer la première propagation de cette maladie comme « une sorte » de « justice immanente ».

Je concède que l’expression n’est pas connue de tout le monde. Mais, quand on répond à un journaliste, on répond à une personne, par définition, cultivée, qui travaille du matin au soir et du soir au matin avec les mots et connaît donc parfaitement leur sens. Or le concept de « justice immanente » a précisément pour sens d’exclure toute idée d’une « punition » venant d’en haut ou du dehors. C’est ce que signifie l’adjectif « immanent », qui signifie « intérieur à la chose même » (du latin manere in = « demeurer au dedans »), sans qu’il faille invoquer une cause extérieure ou « transcendante ». Si donc « justice » il y a, ce n’est, dans cette expression, absolument pas celle qui résulte d’une « justice » divine ou humaine, mais celle qui découle de la nature même des actes que nous posons. Pour illustrer le sens de cette expression (que je n’utilise jamais spontanément, mais que j’ai utilisée en 2005 pour essayer de me mettre dans le cadre de pensée de celui qui m’interrogeait), je donnais des exemples (qu’on a eu soin de ne pas citer). Si nous malmenons la Terre par des comportements environnementaux irresponsables, il faut s’attendre à ce qu’en retour la Terre finisse par nous malmener (changement climatique, montée des eaux, disparitions d’espèces, etc). Pour cela, il ne faut aucune décision divine ; cela découle de la nature même de nos comportements.

Semblablement, quand des ministres de la santé font écrire sur les paquets de cigarettes : « le tabac nuit gravement à la santé », leur idée n’est pas que votre bronchite chronique ou votre cancer du poumon résulteront d’un châtiment divin et encore moins de leur décision, mais simplement qu’il résulte de votre tabagie. Ils invoquent donc implicitement le concept de « justice immanente ». Or, d’après un certain nombre d’articles que j’ai lus, il semble que la première diffusion du sida a été due, au moins pour une part, à une contamination liée à des pratiques sexuelles risquées (partenaires multiples, sodomie, etc.).

Je ne vois donc vraiment pas ce qu’il y a d’inconvenant à dire que nos comportements polluants risquent de nous jouer à terme de mauvais tours sur le plan écologique, ou à avertir que la consommation immodérée d’alcool peut nuire à notre cerveau ou à notre foie ou à considérer que la contamination par le HIV a été liée, à ses débuts, pour une part, à des comportement sexuels risqués.

Déjà dans le passé, on a tenté de me faire dire cette monstruosité, à savoir que les homosexuels seraient des anormaux ou des malades ! Je pense, d’un point de vue philosophique, qu’il y a dans la tendance et dans la pratique homosexuelle, une orientation qui n’est pas cohérente avec la logique objective de la sexualité. Cette logique de la sexualité (végétale, animale et aussi humaine) consiste à « différencier » et, en quelque sorte, à « séparer » le masculin et le féminin en permettant ainsi leur complémentarité. C’est d’ailleurs le sens même du mot « sexe », qui vient très probablement du latin « secare », verbe qui signifie « couper », « scinder ». La « sexualité » consiste à scinder le masculin et le féminin, en vue de leur réunion (dans l’accouplement, pour les animaux, ou la rencontre amoureuse interpersonnelle, chez l’être humain) à travers un geste (l’union sexuelle) qui permet aussi la transmission de la vie. A la rigueur, on pourrait, si l’on y tient vraiment, risquer de dire que cette tendance n’est pas normale, en ce sens qu’elle n’est pas en cohérence avec la logique objective de la sexualité.

Une récente émission a présenté l’une de mes réponses comme si je voulais soustraire à la justice civile les prêtres ou religieux coupables d’abus sexuels quand ils sont malades ou âgés. Mais me croit-on vraiment incohérent à ce point, alors que, comme les autres évêques, je n’ai cessé de répéter, depuis le 23 avril dernier, que les victimes doivent toujours s’adresser par priorité à la justice civile, qui seule est habilitée à déterminer la réalité et la gravité des faits et à définir s’ils sont prescrits ou non ?

Sur le plan interne de l’Eglise, nous devons cependant, en plus des procédures civiles, rédiger, pour chaque cas d’abus sexuel grave, un dossier que nous sommes tenus d’envoyer à Rome. La Congrégation pour la doctrine de la foi tient en effet à s’assurer que, dans chaque diocèse concerné, l’évêque accomplira son devoir. Elle déterminera les peines canoniques (c’est-à-dire prévues par le droit de l’Eglise) qui devront éventuellement être infligées aux abuseurs (retrait de toute charge pastorale, interdiction de célébrer la messe, perte de l’état clérical, etc.). Un tel dossier a été envoyé à Rome concernant l’ancien évêque de Bruges, Roger Vangheluwe. En attendant les décisions romaines pour chaque cas, l’évêque doit, bien sûr, si les faits semblent établis, prendre les mesures préventives immédiates qui s’imposent, surtout quand il y a risque de récidive.

Mais je pense que, dans les cas où aucune procédure civile n’est possible ou du moins voulue par la victime, il n’est pas déraisonnable d’estimer que permettre enfin à l’abuseur de reconnaître son forfait en présence de l’abusé est peut-être plus profitable pour l’un et l’autre que d’interdire simplement à ce vieux prêtre de concélébrer désormais à la messe célébrée par l’aumônier de sa maison de repos. Dans les cas que j’ai vécus personnellement, les victimes ne souhaitaient manifestement pas cette punition publique in extremis, cette espèce de vindicte finale. Elles souhaitaient surtout que la vérité odieuse des faits soit enfin reconnue par leur auteur même.

Mgr André-Joseph Léonard

As de pique 

On le trouve quand la fille est blonde, ses yeux clairs, sa peau blanche et sa toison, d’un noir profond.

Assange Julian (la vie sexuelle de )

La femme A

« Julian Assange a atterri à Stockholm le mercredi 11 août pour prendre la parole à un séminaire organisé par le Parti social-démocrate, parti de gauche suédois. Une des organisatrices, une femme de 31 ans (la “femme A”) qui travaille pour la branche chrétienne du Parti, a offert de l’accueillir dans une chambre de son appartement à Södermalm, Stockholm. « Ils ont eu une discussion et décidé que ce serait OK de partager l’appartement, puis ils sont sortis pour dîner. Quand ils sont rentrés, ils ont eu des relations sexuelles, mais il y a eu un problème avec le préservatif -il a craqué. La plaignante a dit qu’elle pensait que Julian Assange a fait cela délibérément. Lui a insisté disant que c’était un accident. La femme a dit qu’il n’a pas voulu stopper le rapport lorsqu’elle lui a demandé après l’éclatement du préservatif. »

La femme B

« C’est une blonde d’un peu plus de 20 ans. Dans sa déclaration à la police, la femme B décrit comment, à la suite des fuites sur l’Afghanistan, elle a vu Assange être interviewé à la télévision et être instantanément fascinée : “ Je le trouvais intéressant, courageux et admirable.” Au cours des semaines suivantes, elle a lu tout ce qu’elle pouvait trouver à son sujet sur Internet. Elle a ainsi découvert que Julian Assange devait se rendre en Suède pour un séminaire. Aussi elle a envoyé un mail pour proposer son aide.

Le jour du séminaire, la jeune femme s’est présentée avec une tenue qui attire le regard, dit le document qui précise qu’elle portait un pull en cachemire rose fuchsia. Elle raconte que la salle était pleine de personnes habillées en gris et qu’elle se sentait mal à l’aise, pas à sa place. Elle s’est tout de même assise au premier rang. Les organisateurs lui ont demandé d’aller acheter un câble d’ordinateur pour Assange et “ personne ne m’a dit merci ”, dit-elle. A 18 heures, ils ont été au cinéma. La jeune femme raconte qu’ils se sont installés au fond de la salle et qu’ils “ sont allés bien au-delà des baisers et des caresses ”. Après le cinéma, ce fut le parc où, selon la jeune femme, Assange lui a dit : “ Vous êtes très jolie … pour moi. ”

Ensuite, Julian Assange a fait une courte sieste de vingt minutes avant de prendre congé pour aller à une fête de l’écrevisse (tradition suédoise). La soirée était organisée par la première femme, celle avec qui il avait couché deux nuits auparavant. « […] la dernière fois, elle a payé son billet de train parce qu’il n’avait pas d’argent. Il expliquait qu’il ne voulait pas utiliser sa carte de crédit pour ne pas laisser de trace au cas où il était suivi.

La jeune femme raconte le début de la soirée avec une certaine amertume : “Il faisait plus attention à son ordinateur qu’à moi. Il a passé la plupart du temps à surfer sur Internet, à lire des histoires sur lui. Il écrivait des tweets ou envoyait des SMS depuis son téléphone. […] La magie avait disparu […] C’était ennuyeux, comme la routine. ” Une source proche de l’enquête explique que le lendemain matin le couple a fait l’amour. Julian Assange n’a pas mis de préservatif alors que la jeune femme dit avoir insisté pour qu’il en utilise un.

Section 7 du code pénal suédois

« L’agression sexuelle est également retenue lorsqu’une personne s’expose elle-même d’une manière offensante ou indécente, par des mots ou par un acte qui attentent à la pudeur […] Cela peut concerner une pratique sexuelle non désirée -une fellation, la sodomie- alors que le ou la partenaire n’était d’accord que pour un rapport sexuel “classique” ; des injures pendant l’acte sexuel ; des propositions “dégradantes” ; des pressions pour des “positions humiliantes”, etc. »

Christian Diesen, professeur de droit à l’Université de Stockholm

« Aujourd’hui, les femmes en Suède considèrent qu’elles ont le droit de dire “non” à n’importe quel moment d’un rapport et qu’une relation forcée, même sans menace ou violence, est un viol qui doit faire l’objet de poursuites. »

Miss Rocio’s

« Si une personne donne son consentement pour faire l’amour avec un préservatif, elle ne le donne pas pour faire l’amour sans préservatif. Vous devez très spécifiquement obtenir le consentement de faire l’amour sans capote. Et si en plein milieu de l’action, elle change d’avis, vous devez tout arrêter, ou alors c’est du viol. Ce qui me gène le plus dans nombre de papiers sur cette affaire est de lire que Assange est “seulement” poursuivi pour n’avoir pas utilisé de préservatif. Ce n’est pas le cas : les poursuites concernent le fait de savoir si ces relations sexuelles étaient consenties, et des relations sexuelles sans consentement, c’est du viol. »

Rue 89

Astringent

Comme il resserre les tissus, il remet en selle la virginité des filles et les sphincters trop dilatés. Il est toutefois recommandé d’éviter la colle de lapin.

Athéisme

Le père Garasse écrit « les uns sont libertins et les autres sont tout à fait impies ; les uns sont commençans, les autres sont parfaits ; les uns sont chenilles, les autres papillons ». Mersenne en rajoute une couche l’année suivante. Un siècle plus tard, le Père Mauduit sous la Régence imagine deux voies vers l’athéisme : celle de l’orgueil de la raison et celle du dérèglement des mœurs car qui sodomise devient incrédule et qui pense finira bien par sodomiser, adaptation du qui vole un œuf. Sade dissocie l’athéisme de la vertu vantée par Pierre Bayle, il invite donc les jeunes filles à se montrer « athée, cruelle, impie, libertine, sodomiste, tribade, incestueuse, vindicative, sanguinaire, hypocrite et fausse », dans le langage pascalien, jésuite ou moliniste.

Avortement

Je n’ai jamais compris que ceux qui sont contre l’avortement et la contraception ne voient pas cette chose évidente : les techniques médicales de procréation assistée ont permis l’existence de gens qui n’auraient pas survécu en d’autres temps, donc le gonflement délirant du nombre d’humains surnuméraires jusqu’à rendre cette terre saturée, jusqu’à pourrir la notion même d’Urbs et de civilisation, jusqu’à renvoyer celle-ci au cloaque, au chaos ou au musée vitrifié.


Responses

  1. « Car si Freud est mort alors le mutisme triomphe.. »

    Si Freud est mort, Sophocle l’est aussi….(mais qui connait encore Sophocle)

    « La différence entre Lars Von Trier et Onfray c’est que le premier n’édulcore rien, il ne promet pas le paradis faisandé des désirs enfin libérés d’une oppression millénaire, il filme une mise à mort et en tire toutes les conséquences »

    …..ce qu’ Huxley a si bien conté, Freud mythifié (« Jenseits des lustsprinzips » est peut être LA révolution dans la théorie de la Psyché) , et ce que tant de chrétiens ne veulent ou ne peuvent même pas envisager de percevoir ( Dionysos et le Crucifié, géniale intuition Nietzschéenne)

    Je déguste, comme un vieux Rhum millésimé, « Antichrist » et « Apollon »

    • Bonjour Hippocrate, je vois, avec plaisir, que vous avez échappé aux daechites en goguette

      Au-delà du principe du plaisir, la révolution anthropologique menée par Freud est en effet doublement effrontée aux yeux des modernes et des chrétiens. Pour les premiers elle est inacceptable en ce qu’elle compromet l’utilitarisme comme le volontarisme plus ou moins faustien qui succède à la mitrailleuse de Schopenhauer, pour les seconds elle met de côté les catégories de grâce et de péché et surtout jusqu’aux conditions de possibilité de la sainteté comme de la rédimation. Dans tous les cas, il n’y a plus d’optimum, de lendemains qui chantent et de salut, dure potion.

      Pour Apollon, je dois beaucoup au génial Giorgio Colli, traducteur de Nietzsche


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