Publié par : Memento Mouloud | octobre 17, 2015

Dictionnaire de la facho-réaco-zibaldono-mégot-rationalo-matérialisto-judéo-athéo-vortexo-poéto-insurgo-sexualo-sphère : Lettre B

Bacon Francis

Barbey d’Aurevilly

Bardot Brigitte

Baroque et Fatigué

Benoist Alain de

Bezos Jeff

Blanchot Maurice

Blanrue Paul-Eric

Bonnets rouges

Breivik Anders

Breton André

Buisson Patrick

 

Bacon Francis : Ce chancelier ouvre avec Descartes les Temps modernes. Ses tables sont encore la meilleure entrée à une anti-philosophie rationnelle. Rusant avec les puritains il scinda la Révélation en prétendant que Dieu s’était présenté selon deux voies : celle des écritures saintes, celle de la Nature dont Galilée appelait à déchiffrer l’alphabet. Il avait dit « l’athéisme n’ôte pas la raison, ne détruit point les sentiments naturels, ne porte aucune atteinte aux lois ni aux mœurs ». De plus, « un athée loin de brouiller est un citoyen intéressé à la tranquillité publique par l’amour de son propre repos ». Puis « un physicien doit faire dans ses recherches une entière abstraction de l’existence de Dieu, pour suivre son travail en bon athée et laisser aux prêtres le soin d’appliquer les découvertes à la démonstration d’une providence et à l’édification des peuples ». Toutefois Bacon n’était pas un tendre, des indiens cannibales, il dira qu’ils s’étaient placés de par leurs mœurs en dehors de l’Humanité.

Barbey d’Aurevilly :  des athées, absolus et furieux comme on l’était à cette époque. C’était en effet celui d’une période d’hommes d’action de la plus immense énergie qui s’étaient vautrés dans tous les excès de ces temps terribles. Nous qui sommes venus après ces gens, nous avons un athéisme haïsseur, haïsseur implacable ayant pour tout ce qui est religieux la haine de l’insecte pour la poutre qu’il perce. Cet athéisme-là ne peut donner l’idée de l’athéisme forcené de ces hommes élevés comme des chiens et qui avaient mis leurs mains jusqu’à l’épaule dans toutes les horreurs de la politique et de la guerre et de leur double corruption. C’étaient des désarmés avec la force de porter les armes, des licenciés de la vie et de l’Espérance. Les pieds pris dans les rainures d’une civilisation qui a ses proportions géométriques et ses précisions impérieuses, force leur était de rester tranquille.

Bardot Brigitte : Castratrice d’âne et hostile à l’abattage hallal, elle passe pour proche du Front National.

Baroque et Fatigué : Infatigable combattant de l’aggiornamento catholique, sa passion pour Nimier le conduisit au secrétariat général du Quai d’Orsay où il rédigea la tentation de Yaoundé

Benoist Alain de : Homme-orchestre de la nouvelle droite, son œuvre prolifique, sa fonction de passeur entre les mondes allemand, français et italien, son rêve éveillé d’un remake de la révolution conservatrice sans le nazisme en font un perpétuel graphomane mélancolique.

Bezos Jeff : En 1995, Jeff Bezos a 31 ans, il décide de créer Amazon. En 2013, il serait la 49ème fortune mondiale. Il vient de racheter le Washington Post. Son désir de tout voir, tout traverser, s’innerver dans l’œil divin est évident. C’est un désir d’époque. L’administration Obama lui a servi la soupe en traînant devant les tribunaux pour entente illégale les cinq plus grandes maisons d’édition américaines et Apple. En contrepartie, Bezos s’est chargé de laisser pourrir Wikileaks dans les oubliettes. Cela aurait pu être les autres mais c’est lui, un choix dans le non-choix, une alternative dans l’absence de chemins qui bifurquent. Avec Internet et sa capacité infinie de collecte de données, Bezos comme la NSA pensent ratisser les désirs de populations dividuelles se chiffrant en centaines de millions. Une population qu’on peut décomposer et recombiner selon la ligne des goûts et des offres de marché auxquelles se réduit son monde. S’adresser à chacun comme à un petit point de l’amas statistique agrégé tout en le berçant du discours lénifiant du You’re the best, you’re different, You’re workin’hard, You’re fun et You’re makin’ history. Bezos, comme la NSA, ne créent pas rien, pas plus que le bitcoin n’est une monnaie, en revanche, ils jouent sur l’émergence collective, une émergence désarmée. D’un côté, les prédateurs, de l’autre, des proies apeurées qui grognent. Pas le nombre mais la collection impuissante des choix forcément grégaires des consommateurs. La démocratie telle qu’elle est  et non telle qu’elle se voit et s’imagine. Un applaudimètre.

Amazon Europe Holding Technologies SCS, enregistrée au Luxembourg, est une holding qui n’emploie personne et ne paie aucun impôt. C’est une réserve, le cash, les brevets, la puissance de feu de Bezos, la marque de la Bête étant le Kindle qui évite au lecteur de tourner les pages. Selon les registres du greffe, près de 2 milliards d’euros y sont entreposés. En tout 9 milliards de $ seraient disponibles pour toute offensive à venir. Le chiffre d’affaires de la holding dépasse les 61 milliards de $, la « valeur » de la Firme, 135. Le réseau d’Amazon s’étend sur le monde obscur des paradis planétaires. Singapour, le Delaware, les îles vierges, Chypre. On y ajoute le Royaume-Uni et l’Irlande, l’Allemagne et la Chine ou l’Espagne. La France n’est pas qu’une chiure minuscule dans l’empire amazonien, 1150 salariés, 4 sites sur 89 dispersés sur le Globe. Une entreprise rentable dont Euro-RSCG assure la com’ hexagonale.

Amazon est une machine capitalistique dont le mode est la destruction d’emplois et la sujétion. Tenir l’opinion, le monde de l’édition et ses employés dans la sidération permanente de l’exploit à venir et de leur mort ou absorptions programmées. L’agencement collectif incarné Bezos l’ubiquiste qui envoie ses drones jusque sous vos fenêtres est celui qui pressure tant les forcenés du travail qu’il dispose dans le parking de ses entrepôts des ambulances en cas d’accident cérébral ou de coups de chaleur. Comme la holding manie l’intégration verticale et le néo-taylorisme, elle a racheté le fabricant de robots, Kiva Systems pour presque 800 millions de $. L’alchimie de Bezos est celle de toutes les dark satanics mills, transformer la qualité en quantité, le travail en servitude. Le diable n’est pas un gentleman, il ne l’a jamais été. Le diable est un enculé, qu’on se le dise.

Pour la seule année 2012, American Booksellers Association évalue à 42 000 le nombre d’emplois éradiqués par Amazon dans le secteur : 10 millions de dollars de chiffre d’affaires pour Amazon représente donc trente-trois suppressions d’emplois dans la librairie de proximité. Et Amazon est le magasin universel, comme on cause de banque du même nom, car les escrocs se parent toujours des atours de l’Humanité. On peut y acheter une pelle à tarte, un slip, un teckel bas de porte anti-courant d’air ou un taille-haie électrique, selon l’humeur du moment.

« Je travaillais en équipe de nuit. La prise de poste se faisait à 21h30 et le “shift” se terminait à 4h50. Officiellement, selon l’agence d’intérim, je marchais plus de 20 km par nui. J’ai été embauché au poste de “picker” dont la fonction est d’aller chercher la marchandise réceptionnée par les “eachers” et rangée par les “stowers” dans les rayonnages des hangars, puis de l’amener à un “packer” chargé de les emballer. Il doit rester debout. Il n’est pas autorisé à s’asseoir. L’appareil électronique, la scanette qui permet d’identifier la marchandise, est géo-localisable. Les contremaîtres peuvent ainsi surveiller à quel endroit un “picker” se trouve dans l’entrepôt. Plusieurs fois par nuit, il vient vous informer de votre taux de productivité, enregistré en temps réel. Si un salarié ne respecte pas la cadence, les sanctions peuvent aller jusqu’au licenciement. La pression est telle que nombre d’entre eux souffrent de maux de dos, de dépression. Beaucoup de travailleurs en CDI finissent par jeter l’éponge après plusieurs années de travail chez Amazon. La moyenne d’âge est 25-35 ans. Les pauses sont rognées par le temps de marche vers les pointeuses situées au bout de l’usine. À la sortie, les salariés doivent parfois passer à travers des portiques pour vérifier qu’ils n’ont rien volé. S’il y a un doute, les vigiles peuvent utiliser des détecteurs de métaux et effectuer des fouilles au corps. Les travailleurs sont fouillés dès qu’ils sortent de l’entrepôt, sur un temps non rémunéré, pouvant aller jusqu’à 40 minutes par semaine. »

C’est la description du bagne selon Metropolis, Fritz Lang était visionnaire, la Nouvelle Eve est en cours de fabrication.

Selon Ben Sihamdi, un ancien manager, un initié peut consulter les informations personnelles de n’importe quel travailleur Amazon dans le monde, l’historique de ses rendements, les classements par entrepôt grâce au logiciel Full Center Console. A l’employé de dépasser le quota fixé, de devenir, « top-performer » et de s’habiller selon les journées à thème lancées par la Firme fun. Kindle Fire tient ses serfs virtuels dans son fief virtuel, « nos clients achètent plus de livres électroniques que de livres reliés », bientôt ils achèteront plus de n’importe quoi sur catalogue virtuel que de n’importe quoi en magasins. Un univers de monades reliées se profilent qui ne cesseront plus de s’oublier et de s’éviter. L’agencement collectif incarné Bezos trouvera autant de décérébrés à gaver, de jeunes gens à pressurer et de mercenaires à corrompre pour satisfaire son appétit abstrait d’empereur du kitsch et du médiocre. Car Bezos n’existe pas, c’est un mythe.

Le manque d’imagination a été le présupposé psychologique de la saga Amazon, dont le commando continue à agir sans qu’aucun cri opposé de la dignité humaine ne lui réponde plus, pour rassembler à nouveau la masse dissoute en destins individuels. Il n’y a plus d’arbalètes et plus de tyrans mais de la technique et des bureaucrates. Il n’y a que le bouton sur lequel appuie l’élément ploutocratique mais il n’y a aucun visage responsable, juste un prête-nom. L’autocratie comme dispositif technologique. Et tous sont mus par la parole creuse du seigneur hasard qui régit la quantité.

Blanchot Maurice : Qu’est ce que l’amitié ? Le véhicule de la désorientation

Blanrue Paul-Eric : Fondateur du cercle zététique, sorte d’épiphanie de la Vérité vraie pour les nuls, ancien légitimiste, ancien frontiste, c’est désormais un ami de Paul Faurrisson. Son ouvrage sur Sarkozy, Israël et les juifs, lui valut un certain prestige dans les cercles concentriques de l’antijudaïsme.

Bonnets rouges : 1675, l’édit sur le papier timbré déclenche des émeutes à Bordeaux, Rennes, Saint-Malo, Nantes. En Basse-Bretagne, la révolte se répand. En Cornouaille, les insurgés se rassemblent à l’arrivée des gabeleurs qui organisaient la levée des nouveaux droits sur le tabac, l’étain et les actes notariés, un mixte entre Ecomouv et le fisc. Seulement, dès la première escarmouche, à Briec, les Bonnets rouges mettent en accusation les seigneurs qu’ils désignent comme les complices des gabeleurs quand ils ne les voient pas comme des simples gabeleurs, des affameurs car ils ont bien compris que ceux-ci prennent leur part dans l’affermage des impôts imposés par le conseil du Roi. Dès lors, ils ne réclament plus seulement l’abolition des taxes nouvelles mais la réduction des charges seigneuriales, une entaille dans le pacte féodal et absolutiste. La « Requête de la populace de cette Révolte », un de leurs manifestes, est explicite, « nous nous pleignons de la plupart de la noblesse de ce païs, qui nous maltraite en beaucoup d’occasions, tant pour Corvées, que pour Champars et pour droit de moulin ». Elle poursuit en désignant à la vindicte, « une partie des Gentilshommes qui nourrissent un grand nombre de brebis et autres bestiaux qui nous causent de grosses pertes dans nos bleds, parcs et terres…En outre ils ont un grand nombre de pigeons qui gastent nos bleds quoyque n’ayons pas permission de les chasser ». Puis viennent les noms car les Bonnets Rouges ne restent pas dans le vague, le Sieur du Pont l’Abbé, le Sieur Tiovaelen et celui du Cosquer qui finira lyncher par la foule à Quimper, au plus fort de la geste émeutière.

Puis la Requête s’en prend aux droits sur le vin et aux nouveaux impôts comme les manifestants actuels brûlent les radars parce qu’ils savent que les gens honnêtes ont droit à la sollicitude des pouvoirs publics, c’est-à-dire à la tonte. Les Bonnets Rouges du temps jadis ont compris qu’on les a pelés comme des moutons à surtaxes et continuent la litanie, revenant sur ces gentilshommes, les politiques d’alors qui ont « osté un grand nombre de nos armes du temps passé. Et quand le Roi en a besoin de se deffendre contre ses enemis ils nous ont contraint par force, des personnes qui n’avoient pas de pain à manger de vendre même leurs meubles pour acheter derechef des armes. En outre nous pleignons des gentilshommes qui coupent des arbres dedessus des fossés en droit réparatoire » car toutes les vexations doivent être réparées au jour de la révolte.

Vient donc le tour des gens de robe, ces « juges » qui « présentement n’ont aucune considération ny pour les pauvres, ny mineurs, ny pour la pauvre populace. Ils les accablent en toute occasions, en tenant leur procez tant que leur bien dure et les tenant toujours en angoisse ; c’est pourquoi nous cryons miséricorde contre la justice » afin que toutes les dettes soient effacées comme l’annonce le Lévitique. Les Bonnets Rouges ne brûlent pas seulement les portiques d’antan, ils ont pris les armes, parce que tous les recours ont été piétinés. Le désordre du monde, leur monde, demande réparation. « Nous ne pouvons avoir justice. C’est pourquoy nous sommes obligés de nous mettre en deffence contre la justice et contre la Noblesse ». Financiers, politiques et gabelous mêlés dans la même exécration.

Le duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne envoie, à Colbert, une lettre dans laquelle il qualifie la revendication des insurgés de modérée car il sait qu’ils en appellent au Roi tandis que les Bonnets rouges de 2013 savent parfaitement qu’Hollande est un pantin, si bien qu’ils pourraient aussi bien en appeler au peuple français comme à Dieu. Cela n’empêchera pas le même Duc d’occuper militairement le pays et d’annuler les concessions faites par les seigneurs dans des actes notariés quand ceux-ci craignaient de voir flamber leurs granges et demeures.

La prise d’armes des Bonnets rouges ne s’appuie par sur un fantasme pas plus que la révolte de 2013 n’est la conséquence d’un modèle agro-industriel à bout de souffle comme l’écrit le Monde. On trouve dans un registre paroissial de Lampaul-Ploudalmézeau, en Léon, une note du recteur, datée de 1674. Elle accuse le seigneur de Portsall de réduire les paroissiens, « à l’aumosne par un édit de sa cour », car les tribunaux sont seigneuriaux comme aujourd’hui, ils sont peuplés par les créatures d’Etat de l’Ecole Nationale de Magistrature. Ce seigneur s’est « fait adjuger des droits sur un ruesseau nommé le froud qu’il prétend luy apartenir, et autant de charreté de lin verd ou crud qu’on y rend pour rouir, autant de six sols pour luy, autrement un procez dans sa juridiction où il n’est pas possible de trouver un procureur qui luy soit adverse » ». Il concède aussi des places sur le rivage où échoue le goemon, engrais du temps, contre un prélèvement du 1/3. Plus au sud, les paysans sont en butte aux joyeux moines de Saint-Gildas de Rhuis auxquelles ils refusent la corvée de transporter leur bois ou du blé. On les condamne, les sergents venus saisir leurs vaches en représailles sont dérouillés, l’affaire est portée devant le Parlement et traîne plus de vingt années.

Comme l’avait bien vu Jean Jacquart, cette insurrection intervient après un long processus de paupérisation qui touche progressivement tous les groupes sociaux de la société rurale. Cette paysannerie a bien tenté de lutter contre le rouleau compresseur de la seigneurie et de l’Etat absolutiste mais Jean Jacquart conclut que la révolte est vaine si bien que la dégradation de la condition paysanne, qu’un Voltaire n’a jamais vue parce qu’il préférait chanter les louanges de la tolérance au sein des courtiers de la Bourse de Londres, touche aussi bien les manouvriers sans terre que les tenanciers parcellaires ou les gros exploitants des grandes fermes seigneuriales ou  cléricales. Ce que Mélenchon appelle aujourd’hui, une révolte d’esclave en consultant, circonspect, le précis d’histoire de la Révolution française d’Albert Soboul. Le paysan auquel Voltaire, toujours lui, héros de tous les républicains, offre son mépris est dépeint comme rude, ignorant, crédule, fourbe, brutal. Bien sûr, on peut se consoler en disant avec Madame du Deffand qu’ici-bas, « toutes les conditions, toutes les espèces, me paraissent également malheureuses depuis l’ange jusqu’à l’huître » mais le cafard de Madame du Deffand était alimenté par les français moisis du temps.

Madame de Sévigné, prudente avait évité la région de Vitré, elle ne voulait pas voir, les grappes de pendus aux arbres des chemins que Monsieur Colbert, qui avait pris la succession de Fouquet dans le service du Roi et la concussion, avait voulues comme un avertissement solennel. Le pouvoir actuel scrute, anxieux, les « marchés financiers », mais il ira jusqu’au bout de la fiscalité écologique. Louis XIV avait du se dire qu’il ne fallait plus temporiser, asservir son propre peuple est donc une sorte de constante. Seules les modalités diffèrent.

Breivik Anders : Terroriste de droite le plus connu à ce jour, son manifeste de 1500 pages est à placer d’urgence dans le Guinness des records.

Breton André : Petit ours en peluche bleue qui composa la symphonie Nadja

Buisson Patrick  : Une âme maurrasienne dans un corps de sondeur. Décoré de l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand c’est un adepte du populisme chrétien.


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