Publié par : Memento Mouloud | octobre 21, 2015

Envoi n°19

Partout on indique que la candidate poignardée de Cologne l’a été pour ses opinions en faveur de l’accueil des réfugiés, nulle part on ne précise que l’auteur de la tentative d’assassinat était un chômeur de longue durée, la lutte des classes continue, silencieuse, distordue et tortueuse, le post-fascisme est au bout du chemin.

Quand des syndicalistes d’Air France déchirent la chemise de gens qui les méprisent, la police les surprend en slip à 6 heures du matin. Quand les gitans coupent les routes, les voies SNCF et incendient les voitures de leurs voisins ou couvrent les crimes et délits des membres de leurs familles élargies, il ne se passe rien, juste des discours. Il faut donc poser la question : à quoi servent les gitans, à quoi participent-ils dans la mécanique du pouvoir, en dehors de cette évidence qu’ils sont comme les franco-islamistes, les bouffons adéquats d’une demande accrue de suppression des libertés au prétexte d’un désordre ambiant, désordre qui n’empêche personne (je veux dire la plupart) d’acquitter ses amandes, ses impôts et ses diverses factures. La soumission n’est pas seulement volontaire, elle s’entretient.

La détestation du pouvoir socialiste actuel ressemble trait pour trait à celle de l’ancien pouvoir sarkozyste. De leur nullité respective, on attend un véritable pouvoir, c’est-à-dire la confirmation des puissances anonymes actuelles : l’argent, les experts, les minorités agissantes et visibles, le tout peint sous les oripeaux d’une tyrannie amusante. Les imbéciles iront donc sanctionner, les demi-habiles voteront frontiste, l’habile composera un bout-rimé et éteindra les loupiottes du spectacle.

Veux-tu savoir les lois du pouvoir ? Les voilà

Il célèbre un bouffon ou bien une maquerelle

Des pantins, des benêts ; qu’on te propose

Que le motif soit vain, que la triche soit belle

 

Il faut dès le début qu’il déraille déjà

Et que jusqu’à la lie le mépris ruisselle

Que tout y soit blason ; jadis on s’en moqua

Mais Plutus le chérit ainsi que sa prunelle

 

Partout, dans un clapier que la nation s’offre

Que toujours un mot bas, tel que marché ou goinfre

Emplisse le caddie apparu et plein

 

L’électeur faste y veut une muse coquine

Afin qu’au pénultième vrille un ébat soudain

Sur ce vieux jeu de dupes où le bon sens chancelle


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