Publié par : Memento Mouloud | octobre 27, 2015

Il y a 10 ans, les émeutes, une série française (1)

Il a suffi de deux corps transpercés, deux corps en miettes, tout brumeux d’une décharge qui les laissa pantelant et sans vie, il a fallu ces deux corps pour que s’embrase comme une pièce déchiquetée les mailles d’un pays qui ne croyait plus que les lumières violentes des feux allumés et sentant l’essence viendraient le narguer, lui qui vivait là, presque du sommeil que les satisfaits nomment du juste. Il y a une qualité de l’étrange qui défait tous les schistes des siècles et les relie, une qualité de l’étrange qui vient frémir parce qu’il est impossible de savoir quand et pourquoi se joue parfois, avec la mort comme horizon, le jeu violent des convulsions et des râles. Toute notre vie repose sur cette indélicatesse d’éternité qui octroie les assises de nos corps bien mis et de nos paroles qui sans cela s’effondreraient dans le fracas que font les statues quand on les arrache, parce que toujours l’homme est voué à la destruction des idoles qui n’ont donc que le crépuscule pour s’accompagner comme on dit d’un chant qui s’envole. Et puis les violences d’habitude viennent toujours d’à côté, toujours de trop loin, un écho, on se dit, tiens c’est vrai, je l’ai lu, entendu, prononcé, tiens, c’est drôle cet homme là qui glisse et gueule et se pisse dessus, c’est drôle, une vitrine tout au plus, et la même rasade d’inanité vient s’offusquer quand elle barre l’accès de notre bouche qui putréfie, en éructant, salope, enculé, connard, fils de pute que sais-je et dans les mains parfois juste une envie, mais une envie répétée de jeter sur l’ennemi du jour la grenade libératrice. Car nous sommes ainsi faits, hypocrite lecteur, qu’il faut parer de politesse, qu’il faut enduire de civilisation des liens d’indifférence qui ne génèrent que le mépris et parfois la haine, c’est ainsi mon frère, nous sommes embarqués et nous ne pouvons plus descendre.

Une émeute

Il semble que le cadavre de la Révolution qui sert de blason à Citroën ait emporté dans son vieux cénotaphe de plomb, chu quelque part, les mots d’un vocabulaire qui sonnait tellement qu’on en faisait l’amorce des canons. Plus de bouches pour nommer, l’insurrection, disparue, la rébellion, à agent seulement, à agent, désordres sonne ancien régime, évènements, guerre coloniale, tumulte, chahut de lycéens, restait l’émeute qui n’est jamais qu’un émoi, une émotion, un peu vive, de quoi farder les joues de colère. Qu’est-ce que dévoile l’émeute dans son déchaînement de peur, dans le tourbillon des flammes passées en boucle, dans le clair-obscur des avenues vides où se débattent quelques carcasses de voitures brûlées et de drôles de gars, survêts et capuches et d’autres avec leurs carapaces, éventrant les véhicules en feu, vieux monstres ronflant dont on désamorce l’explosion. La guerre a ses ambulances, ses tirs et ses stratégies, l’émeute, son coup d’éclat sans lendemains, de quoi épater, jeter dans l’œil la nuance de défi parce que c’est au centre du viseur que des corps s’agitent renversant quelques poubelles d’un geste bref. L’émeute est un répertoire de gestes, d’attitudes et de masques, une posture où les ombres s’ennuient et épient, c’est aussi un compte, le compte des dégâts qui se chiffrent, s’alignent et luisent, l’épreuve d’un ordre qui n’a pas de successeurs.

Clichy et consorts

Clichy et le 9.3 célébré dans le monde sous les auspices d’un guerre civile planétaire à venir, islam contre occident, ni plus, ni moins, sonnez, cohortes, sonnez, Clichy et le 9.3, bastringue hivernal du malaise des jeunes colonisés dit-on, diffamés, amoindris, point de mire de tous les fantasmes douteux dont on fait des films pornos pour gars, wesh, wesh cousin sonne comme une sodomie tranquille et geignarde, un peu cradingue de caves délavées où se traîne un type quelconque qui suce à la chaîne des gars à capuches qui le pointent d’un flingue, kiffe la racaille et le mot du ministre résonne en diable sur toutes bouches frétillantes d’un gland dénudé. Il faut se résigner ce siècle sera flicard en diable, sorti des turbines d’un Boeing lancé à fond de train sur les twin towers, sorti des entrailles d’Abou Ghraïb, de Guantanamo et des récifs anonymes où s’agitent pantelants les ennemis suppliciés d e ce qui déborde l’Occident et qui s’appelle l’ordre. Ce qui s’annonce dans un déluge de cruautés c’est la torture simpliste d’un sergent et de sa nymphette qui peuvent vous tenir en laisse et poser une clope à la bouche qu’ils finiront bien d’écraser dans votre trou de balle parce qu’ils sont ce que vous n’êtes pas, encore une fois, l’ordre. Car c’est bien l’ordre qui surgit tout enflé de l’émeute sous les traits disgracieux de l’état d’urgence, promulgué, légalisé, prorogé, c’est cet ordre qu’il faut saisir, dessiner, ourdir. Et puis ce siècle n’est pas un siècle à émeutes, une seule comparaison avec le mal nommé absolutisme informe assez sur le caractère exceptionnel de telles rages qui n’ont jamais d’autres résultats que de renforcer encore et toujours l’impunité inviolable de la gent policrate.

Le fait émeutier

Que l’émeute soit violente n’est pas l’essentiel, ce qui importe est son caractère spectaculaire, la mise en abîme de l’ordre qui se joue dans les stries des balles ou les flammes des bus renversés, une anthologie d’humeur noire qui ne cesse d’enfler et d’araser les places incandescentes dévolues aux choses, aux biens, aux personnes, tout le panel juridique d’un capitalisme qui prétend marcher sur la tête quand il ne cesse d’inventer la nouvelle manière de se prétendre debout et au repos. L’émeute a pour première fonction de mettre fin au repos, elle y met fin dans quelque quartier obscur, dans un recoin, dans ces sortes de confins qui se désignent sous le nom de ghettos, comme s’il fallait encore ajouter un zeste de judéité à l’infamie. Et donc ces ci-devant ghettos où s’entasse la progéniture prolétaire dont on ne sait que faire sont le lieu d’incidents qui impitoyablement opposent au nom de la guerre contre l’irresponsabilité et la drogue les forces policières en mission d’urgence aux « gangs » qui ne sont jamais composés que d’ignobles et de pourris, car le dealer, c’est une évidence, est l’ennemi du peuple. Or toutes les guerres ont leurs à coté, leurs petites manies, des dérives en milieu hostile, un vague ensauvagement du langage et de l’usage si bien que le tutoiement de mépris est de rigueur, le rudoiement une seconde nature, le marquage du territoire une nécessité canine, tout ceci porte le nom nouveau de BAC qui par une circonstance ironique n’est plus un vieux titre d’université médiévale. Les BAC ne sont pas l’apanage de la France, ils sont la présence visible d’une police qui rappelle aux gangs tout émiettés qu’ils soient que l’ordre veille et qu’il réclamera au premier coup de sifflet son dû. Entre temps, il sera à jamais impossible à quiconque de guider ses pas au son d’une ligne de basse surgie d’un troquet parce qu’en ses lieux, de troquet il n’y a pas, et s’il y avait, la policratie se chargerait de le fermer avec célérité au nom de l’ordre public qui est celui des amasseurs de crédits et des escrocs diplômés.

L’émeute est donc cet intervalle temporel où un territoire n’est plus sous le contrôle de fait de la police si bien que les incendies sont comme l’épiphanie d’une rebellion en acte, ses foyers au sens littéral du terme, une signature.

Le langage et l’émeute

L’émeute est aphasique aussi on la juge barbare et sinistre, avec sa troupe d’encapuchonnés muets et presque dansants mais d’une danse saccadée qui se retient, qui en dit long sur la minutie des contraintes qui pèsent sur ses corps encore à faire, la littérature est une langue étrangère en quête d’un peuple, ce sont deux entités qui ne coagulent pas mais dont les places sont inassignables dans ce lacis serré de fonctions et de figures qui ajustent des langages et des postures qu’il faudrait anéantir mais dont on se sert et qu’on sert sous le prétexte, tout de même futile, que nous ne sommes pas les seuls et que si ce n’était toi ou moi ce serait lui ou elle, enfin tu m’as compris et la littérature justement a la couleur écarlate de la honte partagée, du moins je l’espère. La même haine, le même rejet, la même cible de la moraline enflamment littérature et émeutiers d’un sillon de fumée qui imprègnent tous les gestes et ceux qui écrivent sont comme ceux qui crament, ils ne disent rien de leur nom, ils sont anonymes, ils sont déjà disparus. La puissance sourde qui s’empare de celui qui détruit est la même que celle qui hante la plume, la main, le ventre de celui qui crée et les deux ont la mort comme face à main, si bien que leur rire ont des résonances parfois cruelles. Le cynisme, l’ironie lourde et profonde sont l’apanage des gens cultivés ou dont le sens est toujours bon c’est-à-dire qu’il vire au rythme de la girouette qui les guide et leur sert de lendemain. Les sens de l’émeutier ont parfois la prison pour détour, ceux de l’artiste le silence, le dédain, la poussière, ce qui forme des barreaux bien épais, une forêt en marche parce que tout artiste n’est jamais qu’un usurpateur perdu dans une clairière d’éternité quand l’émeutier sert à bon compte de repoussoir à ceux qui vous diront sans fléchir que Pétain était un chic type et Balkany un gars courageux.

La résistible répétition de l’émeute

A l’instar de la prison, compagne de destin, l’émeute ne cesse de traîner ces Erinyes vengeresses et idiotes, plongées dans le même dédale de discours imposés, elle est un impitoyable symptôme de décadence sinon du pêché originel pour les adeptes du knout, favorables aux mannes conjointes des cellules et des colonies pénitentiaires, adeptes des stages évangéliques où il s’agit de se déchausser devant Dieu dès lors que la pauvreté tient lieu de macule servile. Elle est une sorte de dysfonctionnement pour ceux qui conçoivent le capitalisme sous les traits d’une crèche laiteuse qui convoie miel et espérance en chantant les louanges du seigneur, on aura reconnu les militants de la réforme éternelle de l’ordre divin, les thuriféraires du progrès, jamais en retard d’une bonne action. Enfin elle est comme l’épitomé d’un royaume nouveau pour ceux qu’un incendie de clio transforme en héraut de la révolution nécessaire qui ne cesse d’avoir commencé si bien qu’on se demande parfois si celle-ci n’a pas pris la tangente à une date inconnue, messie disparu entre les lignes des livres trois fois saints. L’émeute se gomme, noyée, désossée et quelques sociologues qui portent haut le verbe de celui qui entend, reviennent de derrière les coulisses après avoir zyeuter dans les recoins et soumettent leur analyse multifactorielle ou leur schéma qu’ils voudraient définitif à l’approbation du gestionnaire qui n’en a que faire puisqu’il ne s’agit, le calme revenu, que d’ introduire à nouveau frais la policratie et ses informateurs. La farce arrache donc la tragédie à son impitoyable répétition qui ne cesse de détruire mais de détruire à petit pas sans jamais franchir les limites du grand incendie emportant dans la panique la nef des peuples affolés. Il ne s’agit pas d’espoir, de désespoir, de manque ou de trop plein, il s’agit de cette énergie première et sans emploi que tous les hypermarchés du monde ne peuvent engluer dans le médiocre enchantement de la marchandise reine et avariée.

Revoir Clichy

Je suis de ceux qui avaient vingt ans lorsque périt, rue Monsieur le Prince, Malik Oussekine, alors que les lycéens et les étudiants manifestaient sans même se douter que des voltigeurs les cueilleraient d’un coup de matraque sur le crâne et les os, Malik n’a pu, n’a su se remettre des coups qui lui furent portés, j’ai su alors ce qu’était une dialyse, j’ai su aussi que des noms de ceux qui ne sont pas de vos amis ni de vos proches, des noms d’inconnus ont des recoins insoupçonnés et résonnent sur des pavés disjoints. J’en avais presque trente lorsque j’entendis l’ordre qui brisa net la vie de Khaled Kelkal dans une ville qui ne mérite même pas un nom, près d’un arrêt d’autobus. Bien sûr ce jeune homme avait pris seul le maquis parodiant sans même y penser, le front de libération de la seine et marne qui clôt week-end de Godard, ce n’était pas exactement une raison pour l’exécuter après une battue qui ne ressemblait à rien sinon à la guerre d’Algérie. Il s’en suit que les meurtres d’Etat sont toujours à couvert et que leurs responsables épargnés ont la certitude d’y défendre la société qui doit sans doute se résumer aux propriétés et à leurs usufruitiers. Il s’en suit que mourir dans un transformateur n’altère pas la sérénité des forces de l’ordre, ni des ministres un tant soit peu menteurs, qui excusent les morts de deux adolescents par leur qualité substantielle de cambrioleurs car qui vole un œuf finit toujours par dévorer les bœufs. Et pourtant Clichy ne s’est pas embrasé, on surprendrait nombre de suceurs d’écran si on affirmait cela sans frémir le geste serein. Les caméras toujours obscures n’ont jamais saisi qu’une portion de cette ville, une faible portion où quelques dizaines d’émeutiers ont affronté la police chargée d’affirmer sa présence, on veille les gars, on veille sur le chêne pointu. La mort de ces deux jeunes qui n’ont plus rien à promettre puisqu’ils ne sont plus là, la mort de ces deux là ne concernait que quelques uns, il a fini par embrasser quelques points fissurés du pays. Ces deux jeunes s’appelaient Zyed et Bouna.

Un livre dans l’entre deux

Les livres s’écrivent chaussés des lunettes de distance qui ne forment pas le point fixe de l’observateur, tout épris de perspective, celle des rois. En effet, les livres s’écrivent sur la faille irrémédiable de la disparition et de l’intraitable différence qui creuse et déblaye les équations trop ajustées que drainent les phalanges lourdes qui prétendent trousser dans l’homogène et fabriquer des figures qui ressemblent à jamais à l’homme moderne qui n’est jamais qu’un homoncule et pour lequel nous n’éprouverons pas d’attachement puisqu’on ne cherche et ne trouve que des variations et non des modèles. Le passé est une distance, les cultures sont des distances, des autres qui hantent, guettent, interrogent et défont les certitudes des questions polies, bien sages, bien taillées qui ornent tous les frontons de l’Université laïque, républicaine et sordide. Il suffit de plonger ses yeux, sa langue et le reste dans une thèse honnête, moyenne comme ils disent, satisfaisante sous tous critères, il suffit de s’y rapporter pour y sentir le lustre moisi des bibliothèques et des vestes élimés, l’université est bien trop pauvre, bien trop méprisée, bien trop lâche aussi pour ne rien colporter de la bêtise qui est l’ennemie intime collant de sa glue chaste toute pensée.  Or ses émeutes et ses émeutiers, je n’en possède pas le répertoire, je n’en possède pas la vue, je n’en possède rien qui ne me fasse surplomber de l’œil serein du maître, de celui qui sait et c’est cet œil qui doit tomber comme s’il dérivait le long d’archives poussiéreuses poussées là par un acte d’impiété fossile et dont on ne discernerait que le langage sans en comprendre les articulations. En revanche les langages au choc de l’évènement, nous les possédons et nous les entendons, ces langages sont ceux des pouvoirs qui s’affirment entrechoqués et grinçant des dents, un paysage à l’abandon avec ses fortins, ses casemates et ses francs tireurs, ses doctrines et son rapport à l’autre qui se dérobe sous le masque emprunté, qui se dérobe sous le langage silencieux qui est celui des mystiques et des convulsionnaires mais même ce langage est barré quand les proclamés grands frères récitent les versets. C’est ce double écueil qui forme l’entre deux, le silence et donc le mystère d’un objet qui fuit, les logiques affrontés des pouvoirs qui se partagent les lieux.

Archives d’une émeute

Pas de secrets, pas de terrain, pas d’authentique et de masque indien, on puise dans le fonds commun des déclarations, des entretiens, des reportages, des commentaires presque infinis, des pétitions et des appels, tout un ballet de ressources publiques qui a la toile pour habitat et qui disparaît tandis que s’impose le paiement des archives dont on devine qu’elle se monnaie parce que le savoir, marchandise et imput, n’est plus un jeu de pensée mais un enjeu dans la lutte que se livrent à coups d’excommunication les membres faisandés de la sphère journalistique qui se détaille, se censure et s’apostrophe. Des paroles et des images il ne restera qu’un envol, c’est ainsi que s’affaire un pouvoir dont l’oubli est moteur et le mensonge une seconde nature. Seul le chrétien s’est voulu véridique, le savant se contentait d’être exact, le journaliste, notre contemporain héroïque, occupe la scène, parce que l’occuper c’est continuer d’exister et d’exercer une puissance dont l’éternité a pour limite les saisons. Le journalisme tel qu’il est advenu n’est pas une entité séparée des pouvoirs gouvernementaux, policiers, militaires, médicaux, il est leur condition d’effectuation tantôt muet, tantôt co-présent, parce qu’il est l’évènement qui se relaie, agglutinant, ne cessant de varier l’objet de ses interrogations, imputant tout et son contraire, maniant une inquisition nouvelle, défaisant, couronnant, il est la condition suffisante d’une disparition muette et lancinante de la pensée et de l’art, la condition d’un meurtre auquel il ne nous plait pas d’acquiescer parce que la pensée et l’art ne meurent que d’une main, celle des assassins.


Responses

  1. Ne le prenez pas mal, mais certains passages de ce billet m’ont fait penser (par le style d’écriture) à Pierre Guyotat (que je n’ai pas relu depuis belle lurette, c’est vrai). Sinon sur le fond : ce pays semble foutu (comme dirait l’autre)
    Bien à vous.

    • S’il vous vient le nom de Guyotat en me lisant, vous me flattez plutôt, son tombeau pour 500 mille soldats n’est pas encore surpassé dans le genre post-algérien

  2. « Sinon sur le fond : ce pays semble foutu (comme dirait l’autre) »

    Je me demande moi si la brume de rêve idéalisé ne fait pas simplement juste plus effet. « L’ouverture des yeux » d’une frange de la population. Car faisant parties de ces banlieues depuis bientôt 40, les causes du problèmes, à savoir la médiocrité sociale par l’acculturation et l’assistanat ainsi que l’invasion étrangère rampante, ont toujours été là.
    Les fables historiques de grandeurs, De gaulle me traverse l’esprit a cet instant, et la propagande ne masquant plus la simple observation.

    • Vous savez Ag je ne crois pas à la leçon de choses, chacun observe avec ses lunettes déformantes. J’entendais le témoignage d’un gars dont la cave fut incendiée durant les émeutes. Ce dont il se souvenait se résumait en deux tableaux : les remarques racistes de ses voisines et sa plainte héroïque contre Sarkozy


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