Publié par : Memento Mouloud | novembre 9, 2015

Il y a 10 ans, les émeutes, une série française (5) : Les accusés

Le discours sur les émeutiers est imprégné des figures du mal, un mal laïque et moral, un mal social et politique qu’importe puisqu’il s’agit d’en déterminer la teneur et le degré. La barbarie, la sauvagerie, l’indigence, l’indifférence ce sont là les quelques figures contemporaines d’une déchéance qui touche peu ou prou au complot, car toujours le mal s’ourdit dans des arrières cuisines et s’ancre dans le secret.

Vaincre le mal est la destinée manifeste d’une période qui prétend étendre sur le passé entier la figure d’une rédemption définitive et d’une opération à la fois terrestre et sainte qui consiste à éradiquer la pieuvre renaissante de ceux qui ne plient l’échine qu’avec douleur. Il ne s’agit donc pas seulement de vaincre mais de convertir aux vertus ammoniaquées du bien sur lequel les esprits se partagent en camps antagonistes.

Pour le reste, les prêtres, les journalistes, les armées, la policratie et la science oeuvrent à l’édification d’une œuvre qui se terminera dans le fracas le plus obscur, le plus crissant, parce qu’à chacune des mesures du Bien le vide s’ouvre et absorbe béat ce qui est le chemin nihiliste par excellence. Ceux qui s’offrent comme guides sont autant d’escrocs et d’imbéciles qui indiquent de leurs doigts des terres promises que les peuples ont parcouru des milliers de fois, et ils oublient qu’il n’y a pas de Canaan, que la dérive est infinie, que le désert s’étoffe, que le repos est inconnu.

Sur des stèles vides, ce sont toutes les leçons de l’histoire qui s’éventent parce que des chroniques ne s’offre que du vent. On ne peut apprendre des faits, on ne peut apprendre des paroles, on ne peut que briser et continuer, seuls. Tant que nous poursuivrons en troupeaux sur les voies poussiéreuses il y aura des bêtes qu’il faudra abattre et parquer, des bêtes que des bergers désigneront et qui gémiront en agonisant, tant que nous poursuivrons au rythme des fifres, nous n’aurons que le loisir d’éviter les ornières en heurtant ceux qui entourent, dévient et empêchent notre marche, tant que nous savourerons cette chaleur d’être à perte de vue, flot hurlant et pourtant inarticulé, le fouet gémira sur notre dos, pointant de son manche illuminé l’horizon d’une espérance où brouter. Aussi les procès continuent et se poursuivent, ridicules et penauds, traînant sur leurs estrades des condamnés qui hochent la tête ou sourient.

Jeunes et sans mobiles

« Les auteurs présumés de violences dans les banlieues, présentés lundi [7 novembre] aux tribunaux à travers la France, sont en majorité très jeunes et semblent avoir agi sans mobiles cohérents et sans organisation, rapportent des magistrats du parquet. […] Les faits concernent surtout des incendies volontaires et des violences contre les policiers. Les prévenus sont le plus souvent des jeunes de 14 à 20 ans, fréquemment des Français issus de l’immigration en provenance du Maghreb ou de l’Afrique noire. Ils peuvent avoir un passé de délinquant mais beaucoup ont des casiers judiciaires vierges, ont déclaré les procureurs de plusieurs villes réunis lundi au ministère de la Justice. L’impression qui se dégage des dossiers est plutôt celle d’actions plus ou moins improvisées sans aucun but précis, estiment la plupart des magistrats ».

Un simple jeu

« « Ce sont de jeunes mineurs qui paraissent considérer cela comme un jeu. Quand on fait un jeu, quelquefois on ne pense pas au risque encouru », a dit à Reuters le procureur général d’Amiens. « Il y a une espèce d’émulation dans le côté ludique, pas du tout – en tous cas dans notre région – de volonté systématique de s’attaquer à la police, de s’attaquer à des personnes considérées comme plus riches que soi », a-t-il ajouté. Dans cette région d’Amiens, où le taux de chômage est supérieur à la moyenne nationale, les jeunes issus de l’immigration ne sont pas forcément majoritaires parmi les personnes arrêtées, a-t-il souligné. »

…Une certaine organisation

« « Rien ne permet de dire (…) que les événements prennent un aspect communautariste. En revanche, quand vous découvrez, comme à Evry, un laboratoire de confection de cocktails Molotov, je pense que ça dénote quand même une certaine organisation », a déclaré le procureur général de Paris. Ce magistrat, souvent présenté comme proche du ministre de l’Intérieur, défend comme lui la thèse d’une diffusion organisée des émeutes par des groupes de trafiquants. « Quand de cité à cité, de ville à ville, on communique par internet, ça démontre aussi un certain dialogue et du dialogue à la coordination entre eux, il n’y a pas beaucoup d’espace à franchir », a-t-il dit. »

On le voit le pauvre procureur de Paris doit biaiser, mentir, présenter des blogs piteux comme autant de centres de commandement disséminés sur la toile, prendre prétexte d’une découverte étrange dans un local désaffecté de la police municipale d’Evry pour le baptiser laboratoire de production de cocktails Molotov dont la formule relève de la chimie la plus élaborée. C’est à ce prix exorbitant pour la seule probité qu’il rétablit une certaine modalité stratégique de la déstabilisation dont il attend qu’on l’attribue ; lui s’est chargé de créer la place où l’inculpé viendra recevoir ses tomates pourries et ses lazzi, il a rendu à la justice son rôle, salir et exorciser.

Ses collègues doutent du complot, s’esclaffent devant ces pétroleurs en culottes courtes qui dévalent les rues en insultant Guignol et ses gyrophares hurlants, ce fut un grand Carnaval dont ils ne perçoivent pas les cibles parce que déjà celles-ci sont écrites sur les tables des lois de la révolte sociale, dans les banlieues, c’est bien connu, on conchie la police et les bourges, bolos, blancs tout ce qui n’est pas soi, on le conchie mais là messieurs dames, là, rien de tout cela, improvisées, actions d’éclat rien qui ne puisse gagner les paradigmes du déjà conçu, alors on dira, il ne s’est rien passé, un Carnaval vous dis-je.

La manifestation du 8 mars 2005

« Mardi, un millier de jeunes a semé la terreur dans un cortège comprenant à peine 8 000 lycéens. Agissant en bande, tombant à dix sur un ou deux adolescents, ils ont tabassé et dépouillé à tour de bras, souvent au nez des CRS. “Dans mon établissement de Rambouillet, tout le monde est terrorisé, plus personne ne veut manifester”, raconte une lycéenne des Yvelines. La passivité de la police a alimenté les spéculations. “Le gouvernement a payé les casseurs pour détruire notre mouvement ! lance un lycéen. Comment expliquer qu’ils aient été aussi nombreux et qu’ils aient agi en toute impunité ? ” Interrogée, la préfecture de police assure que charger les fauteurs de troubles entraîne surtout des dégâts collatéraux, et évoque le syndrome Malik Oussekine. A l’évidence, les bandes n’ont pas craint les forces de l’ordre. Jeudi, alors que les lycéens rejoignaient les cortèges du public et du privé, encadrés par des services d’ordre expérimentés des grandes centrales syndicales, une cinquantaine de petits caïds n’a pas hésité à défier cette présence d’adultes. “Nous devons organiser nous-mêmes notre sécurité”, lâche H, lycéen à Drancy. Lors des précédentes manifs lycéennes, la CGT avait mobilisé des dizaines d’armoires à glace. L’Unsa aussi. Sans décourager les bandes. Les lycéens racontent les mouvements de panique, la confusion. “Quand les services d’ordre se sont décidés à intervenir, ils ont frappé sans distinction tous ceux qui portaient une casquette ou une capuche ! On ne peut pas laisser faire ça”, hurle l’un d’eux. Deux étudiants trotskistes font circuler un tract, à la prose sans équivoque : “Il faut apprendre l’organisation d’un groupe de défense, à marcher en ligne et en rangs”.  Ses auteurs tentent de prendre la parole, sous les huées. “Ces mecs qui foutent la merde sont des victimes du système, des exclus. En réalité, ils sont de notre côté ! ” Un des rédacteurs du tract menace : “Quand ils t’auront cassé la gueule, tu verras de quel côté ils sont vraiment ”. Puis les lycéens s’empoignent sur la manière de qualifier les bandes. Des voix dénoncent la racaille des cités, les casseurs de mouvement, les lascars. K, lycéen d’Aubervilliers trépigne, tape du poing sur la table. Il ne supporte pas qu’on stigmatise la banlieue. “Ces petits-bourgeois ne comprennent rien à ce qu’on vit dans une cité, confie-t-il. Ils n’ont jamais mis les pieds à Evry ou à Grigny. Il faut aller parler avec les bahuts de banlieue. Là-bas, on ne sait même pas qui est Fillon, ni pourquoi on descend dans la rue ”

On le voit tous les ingrédients sont au rendez-vous, l’usage de la violence lors d’une sorte de raid à poing nu, l’incapacité technique des forces de l’ordre à agir de manière efficace, la veulerie et la peur des apprentis citoyens qui refusent de répliquer et semblent confier en toute indignité leur défense et leur vie aux policiers, le soupçon de complot qui s’agite, les désignations et les barrières de classe et de race qui se bardent de litotes, on évoque donc les petits bourgeois avec toute la compoction d’un chroniqueur marxiste mais c’est blanc qui transparaît et avec lui la charge du ressentiment qui permet à un certain K d’excuser, parce qu’il s’agit toujours d’excuser dans la culture scolaire, l’ignorance de ceux dont il se dit proche.

Il y avait là, rencontre de deux mondes, une rencontre faite de coups et d’insultes comme il se doit entre personnes séparées d’un abîme fantasque et obscène de richesses et de rhétoriques. Il y avait là de quoi mettre sa peur de côté et s’interroger sur la relation possible entre ceux qui ont un avenir et le font valoir en manifestant et ceux qui se savent déjà perdus et n’attendent des lendemains que les abîmes de mépris, de suffisance et d’enclavement qui les font étrangers où qu’ils soient. Qu’est-ce qu’un projet Fillon, le vol d’un portable ou une mâchoire meurtrie devant l’évidence de cette béance flanquée au cœur d’un monde qui se rappelle à point nommé pour organiser ses festivités en laissant les gueux cramés ça ou là de vieilles bagnoles achetées à crédit. Qu’est-ce qu’un monde qui dispose ses gibets ou ses potences dans les couloirs de culpabilité qui contraignent à l’habitude servile du mensonge et de la dérive, le monde où l’homme s’achète et se rachète, en soif d’amour, camarades.

De l’utilité des racailles ?

 « “C’est pas vraiment des casseurs. Ils ne s’attaquent pas aux vitrines, mais à nous. C’est des cailles (racailles, ndlr), des lascars”. N, élève à Stains (Seine-Saint-Denis), ne comprend pas la motivation des bandes qui viennent semer la panique dans les manifestations lycéennes. Hier à Paris, une cinquantaine de “lascars” a encore réussi à perturber le défilé. “Y en a marre, dit une fille. Je ne sais même plus pourquoi je suis là. Je passe mon temps à flipper”. Des gros bras de la CGT tentent d’éviter que ces bandes s’infiltrent dans le cortège, à dix ou quinze, créant un mouvement de vague, une bousculade où fusent les coups. Pas évident. A 16 heures, un quinquagénaire est à terre. Tordu en deux de douleur. Il a essayé de faire barrage. Les CRS postés sur les trottoirs restent immobiles. Quand la police en civil intervient, les jeunes détalent comme des lapins. Quelques-uns se font serrer. C’est musclé. Des adultes protestent. On ne sait plus qui frappe qui. Les bandes s’éloignent. “J’ai les boules, mais c’était pire mardi”, commente une lycéenne qui préfère quitter le cortège. “Ces mecs-là, c’est des relous”. Certains sont scolarisés, des lycéens les connaissent. Mineurs pour la plupart. “Ils nous prennent pour des privilégiés”, lâche une fille de Cergy (Val-d’Oise). Les bandes cultivent le look des cités : survêt, casquette et capuche. “Ils agressent ceux qui ne leur ressemblent pas”, reprend N. Skaters, rockers, babas, de préférence équipés d’un portable. Hier, chacun évitait d’exhiber le sien. Car mardi, ça fauchait à tour de bras. “C’était le marché du portable”, commente un collégien. Avec, en bonus, des cartes de transport et des portefeuilles. Et, “plus difficile à comprendre”, la violence gratuite. Une lycéenne a été sortie du cortège, rouée de coups. Dans la soirée, ceux qui ont participé à l’assemblée générale des lycéens ont recensé un oeil touché, un nez cassé, des fractures à gogo. Tristan, 17 ans, est arrivé aux urgences couvert de contusions. Son père a lancé un appel à témoins. Et porté plainte. “Une partie de la jeunesse se sent exclue, vit dans des conditions dégradées, explique ce père. Mais il est évident qu’on cherche à l’instrumentaliser”. Un collectif d’enseignants d’extrême gauche renchérit et dénonce “une provocation organisée pour contrer l’important développement de la mobilisation lycéenne”. Julien D, ex-monsieur Sécurité du PS, critique vertement le “laisser-faire du ministre de l’Intérieur”, qui, “sous couvert d’éviter de prendre des risques pour les lycéens car ce sont des gamins” n’en cultive pas moins “des arrière-pensées pour briser le mouvement des lycéens”. Hier, dans un mégaphone, les Jeunesses communistes (JC) accusaient, elles aussi : “Fillon et les casseurs cherchent la même chose”. Une fille du service d’ordre : “C’est pas des vitrines qu’on cherche à casser, c’est notre mouvement”. Mardi, “c’était affreux, raconte une lycéenne de Savigny-sur-Orge (Essonne). Deux copains se sont fait dépouiller à cinq mètres des CRS. J’ai couru les chercher. Ils m’ont répondu qu’ils n’avaient pas d’ordre du ministre pour intervenir. Alors si je ne comprends pas pourquoi ces mecs-là nous agressent, je comprends encore moins pourquoi la police ne fait rien”. A la préfecture, la réponse est catégorique : “Il n’est pas possible de donner ordre aux CRS de charger les trublions, ils risquent de piétiner d’autres gamins. Depuis la mort de Malik Oussekine en 1986, nous savons que c’est rarement le casseur qui prend, car lui sait s’échapper, mais le gentil manifestant. Nous ne voulions pas voir à la télé un visage de lycéen ensanglanté par un coup de matraque”. Mardi, ceux qui voulaient quitter la manif se sont parfois trouvés bloqués par un filtrage de CRS. Coincés aux abords du cortège, ils se sont sentis à la merci des racketteurs. “Des jeunes qui s’attaquent à d’autres jeunes, ça, on ne l’avait pas prévu”, admet la préfecture. Fallait-il filtrer les manifestants dès l’entrée dans Paris ? Tous les lascars ne sont pas banlieusards. Et les RG assurent que des contrôles ont eu lieu. “On ne peut pas faire du délit de faciès. Le seul moyen de les bloquer, c’est de trouver sur eux une arme : couteau, cutter, bâton, poursuit la préfecture. Mais ils connaissent la musique et débarquent sans rien dans les poches”. Jusqu’à la manif d’hier, les lascars récupéraient les fanions d’une organisation lycéenne, arrachaient l’affichette et gardaient la baguette cassée en deux. Une arme de fortune. Des gamins qui jouent aux caïds et s’en prennent à leurs pairs plus chanceux, “c’est nul”, résume A, un lycéen de Sartrouville (Yvelines). “Le problème quand on parle de tout ça, c’est que ça encourage les amalgames et le racisme, parce qu’ils sont tous colorés”, poursuit-il. Comme lui, d’origine mauricienne. “Moi, je veux les aider, devenir éducateur de rue”. Il reconnaît qu’il a eu mardi “un coup de flip. Mais c’est passé”. Manon, lycéenne à Henri-IV (Paris) renchérit : “Notre mouvement est très déterminé. On ne cédera pas à la peur”. Pour la manif de mardi 15, beaucoup souhaitent un renfort d’adultes : “Parents, prof, retraités ! Après tout, on est tous concernés par cette politique”»

On le voit l’idiot, le paranoïaque et le niais se donnent la main, le premier d’un air sévère et ahuri contemple le ciel, se déhanche, je comprends pas qu’il répète, je comprends pas et puis il revient à ses consoles, le deuxième a déjà filé l’incroyable récit du retournement, c’est pas eux c’est l’autre, derrière, hein, derrière y a les juifs ? T’es ouf, le gouvernement et le medef ou le contraire, j’sais pas moi tu vois mais là c’est pas normal, tu vois la fumée, c’est pas sans feu enfin pas aussi simple mais bon c’est ça quand même hein ? Et puis le dernier entre, tout de bonne conscience, jamais réveillé des soirées du 24 décembre, il en chiale que le traîneau soit perdu, que Santa Klaus (Kinski ?) ait mis les voiles, qu’il n’ait plus de hottes, alors il aidera parce que le monde est tout plein de bonnes actions qui sont belles et joyeuses, et puis il sera content tellement il sera bon, ce sera comme une renaissance, la rencontre de la justice et de la misère, la noce de Canaa avec plein feu sur le samaritain. Barbares, sauvages, peut être fous, les racailles sont la limite de la culture et celle de la civilisation, on ne peut rien en dire, ils s’exceptent, on ne comprend rien, on ne sait rien, on ne peut rien en savoir sinon qu’ils sont l’étrange rebus des pavés d’or de l’Europe moderne qui gondole comme autant d’étrons sur la surface du Styx dans lequel président les ânes grisâtres des commissions et des banques centrales.

Alliés inconditionnels du gouvernement, supplétifs, miliciens ou harkis ils sont la meute qu’on peut décimer sur laquelle on se déchaîne quand le vent des girouettes a sonné l’hallali. Alors vient la curée, on crie vengeance et des tripes ce ne sont plus les pendus, les fusillés et les tondues qui défilent dans la geste salutaire des greniers patriotes déployés en essaims mais le tohu bohu des opinions mesurées qui s’en vont se mouvoir sous le fouet acariâtre du ministre de l’intérieur.

Qu’un homme avec un patronyme de trou de balle soit préposé à l’éducation est d’une telle bouffonnerie qu’on en vient à croire que les politiques ont voulu s’esclaffer et humilier. Après le petit Ferry, Jo la rondelle, et les vociférations des encamisados jetant le même ouvrage d’un geste de rage illustre à merveille l’impuissance mélancolique d’une armée en perdition, celle des intellectuels.

On ne le supporte ce brave intello que naïf, presque débile c’est le rôle de chien savant que lui a destiné la gauche alors il est là dans la coulisse prêt à aider ces braves gens que d’autres braves gens qui pourraient bien se révéler de sombres salauds ne comprennent pas. La racaille n’est plus qu’un Gavroche en haillons, une Cosette qui quête un peu violemment son Jean Valjean des fois qu’il lui défonce les entrailles en le délivrant de la termitière où le vautre la dureté des temps. Ce pourrait être la case de l’oncle Tom ou Pépé le Moko de toute manière c’est l’exotisme et le grand cœur, l’écharpe blanche flottant, une envie de vomir la France les deux doigts gainés sur la pointe aphasique d’une voix qui s’en va.


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