Publié par : Memento Mouloud | novembre 14, 2015

Un vendredi 13 novembre : la campagne de France (acte 1), un post en expansion

Liminaire

La cinquième colonne djihadiste n’a pas frappé au hasard. Elle a agi sous le nez des caméras de TF1 qui retransmettait un match de l’équipe de France, qui reste un des derniers vecteurs de ferveur collective et populaire ; et au cœur de l’Est parisien, repaire d’une bonne partie de la jeunesse parisienne, et lieu de vie d’innombrables journalistes. L’opération de promotion de janvier, viser les juifs, les policiers et les journalistes « bobos » s’est transformée en 1er acte de campagne militaire, du moins ce type de campagne militaire où il n’est question que de tuer des gens désarmés qui prennent un verre ou dansent un pogo. Du sang et des larmes, c’est ce qui nous attend.

Nous n’avons pas besoin de prières et de condoléances de la par de nos autorités et d’autres, nous avons besoin d’un chef de guerre, dans la vieille république hollandaise on appelait ce genre de figure, le Stathouder. Dans mon imaginaire, il tient un cigare à la main et parcourt les décombres, il s’appelle Churchill. Hollande ne lui ressemble pas, n’en déplaise à la « solidarité nationale » due selon Sarkozy par tous les français.

Ces gens de parlement et d’administration, concussionnaires et relaps ont déjà transformé la vie de millions de français en un parcours d’obstacles et de chicanes, d’humiliations et de petites déroutes, désormais ils s’avèrent incapables d’assurer notre sécurité tout en plaçant tout le monde sur écoute ou en décrétant que les anarchistes ou les frontistes ou les skinheads ou Bachar el Assad ou Poutine sont notre première menace. J’avoue messieurs les chéquards que je n’ai aucune confiance en vous, je vous méprise, à l’instar de nos ennemis dont certains sont actionnaires du PSG ou acheteurs de Rafale. Certains jugeront habiles de mépriser mais de feindre de soutenir les autorités constituées. Ils ont tort, on ne soutient pas une équipe de bras cassés.

Je sais, c’est l’état d’urgence, je sais aussi que vous n’en ferez rien, les faits parlent d’eux-mêmes et les faits sont têtus. Le colonel Michel Goya l’a exprimé beaucoup mieux que moi, « il faudra expliquer aux Français, pourquoi dans ce pays qui produit 2 200 milliards d’euros de richesse chaque année, l’Etat a la plus grande difficulté à en dégager 62 pour assurer ses missions régaliennes, celles qui assurent la sécurité des Français avec une armée, une police, une système judiciaire et pénitentiaire, une diplomatie. Pire encore, il faudra expliquer pourquoi on a diminué en permanence ces moyens, pourquoi on a baissé la garde alors qu’on ne cessait de dire, y compris dans les documents officiels, que le monde qui nous entourait était toujours plus dangereux. Il sera alors difficile à la même classe politique qui a initié et organisé cette baisse de la garde depuis plus de vingt ans de persuader qu’elle est capable de porter le fer avec fermeté et efficacité contre l’ennemi. Que ceux qui ont provoqué le phénomène avec légèreté soit en mesure de le traiter avec gravité. Que ceux qui ont invoqué des contraintes extérieures pour ne pas agir, notamment européennes, soit capables d’un seul coup de s’y soustraire. Que ceux qui faisaient des affaires avec les monarchies du Golfe, y compris un ancien Président de la république et un ancien chef d’état-major des armées, n’ont pas fermé les yeux sur leur prosélytisme salafiste dévastateur. »

Les lieux de l’équipée sauvage : cartographie

L’équipée sauvage démarre peu avant 21 h 30, devant le restaurant Le Petit Cambodge, à la mode chez les trentenaires qui ont encore assez de superflu pour sortir, rue Alibert, non loin du canal Saint-Martin dans le 10e arrondissement.   Au même moment, à 21 h 40, une explosion se fait entendre tout près du stade de France. C’est en fait la deuxième, une première ayant eu lieu à 21 h 20. Dès 21 h 43, i>Télé fait état d’une explosion dans « une brasserie à proximité du stade de France » et évoque « au moins un blessé ». À 22 heures, le porte-parole du gouvernement et ministre de l’agriculture annonce sur la chaîne « une certitude » « trois déflagrations » ont eu lieu au stade de France. On n’en sait pas plus, mais François Hollande a déjà été évacué aux côtés du ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, et un hélicoptère survole le stade, témoignent les spectateurs, qui continuent à suivre le match.

Les alertes tombent sur les smartphones. Plusieurs fusillades dans le Xe arrondissement. Une explosion au Stade de France. Aux terrasses des cafés, Paris se fige. On commence à comprendre qu’on ne sera plus, seulement, spectateur mais cible potentielle. La préfecture de police de Paris envoie un message sur le réseau social Twitter : «Fusillades à Paris, nous vous invitons à ne pas sortir de chez vous en attendant les instructions des autorités». i>Télé est la première à réagir et à croiser les bribes d’information  en un faisceau de présomptions. Le vœu de NTM est accompli, Paris est sous les bombes. Le show commence.

Cinq axes de quartiers du centre de Paris très fréquentés le vendredi soir sont visés : boulevard Voltaire, au coin de la rue Bichat et de la rue Alibert, aux abords du canal Saint-Martin, boulevard Beaumarchais et rue de Charonne. Certains des auteurs ont pu participer à plusieurs de ces attaques. La scène se passe non loin des lieux de la fête qui suivit la victoire de François Hollande aux élections présidentielles.

Au stade de France

Le point de départ du massacre relève aussi du comique macabre de situation. Il a lieu au Stade de France à 21 h 25, en pleine rencontre amicale de football entre la France et l’Allemagne. Trois kamikazes, équipés de ceintures d’explosifs, se sont donné la mort, l’un dans la rue Jules Rimet à proximité immédiate du stade, un autre rue El Ouafi, et le troisième à côté du Mac Donald’s. Selon les enquêteurs, les trois hommes auraient commis une légère erreur de coordination. Lorsqu’ils sont arrivés sur le parvis ouest, celui-ci était déjà presque vide et les spectateurs s’étaient engouffrés dans le Stade. L’un d’eux avait, selon le Wall Street Journal, un ticket pour le match. Refoulé, il aurait actionné sa ceinture. Un autre se donnera la mort au 153, boulevard Voltaire. Selon les premiers éléments à leur disposition, les enquêteurs soupçonnent une erreur de manipulation de sa ceinture d’explosifs. En résumé des baltringues mais les baltringues peuvent être meurtrières devant des gens désarmés. Un hélicoptère survole l’enceinte, bouclée durant la deuxième période. À l’issue du match, les spectateurs investissent la pelouse, penchés sur leurs smartphones. «On a entendu les explosions quelques minutes après le début du match. Il a continué normalement. Je pensais que c’était une blague», explique Ludovic Klein, 37 ans, venu de Limoges avec son fils de dix ans. «L’évacuation s’est faite dans le calme à part un petit mouvement de foule.»

« Quand vers la 80e minute du match, la rumeur a circulé parmi les spectateurs via les téléphones que des explosions avaient eu lieu devant le stade de France, que le président Hollande avait été évacué et que des fusillades étaient en cours dans Paris, la foule a été prise de panique. Jusque-là, on ne se doutait de rien. On avait bien entendu deux détonations sourdes à la première mi-temps mais on avait pensé que c’était des pétards, des fumigènes. » Les spectateurs sont d’abord confinés dans le stade, rassemblés sur la pelouse. Puis peu à peu évacués, à partir de 23 h 30. « Bousculades, gens à terre, choqués, en larmes, l’évacuation du stade a donné lieu à des scènes de panique effroyablesLes forces de l’ordre nous disaient de courir mais certains étaient tellement affolés qu’ils marchaient sur ceux qui dans la précipitation et l’incompréhension tombaient au sol. On ne savait pas ce qui se passait réellement, on ne pouvait pas prévenir nos proches car le réseau téléphonique était saturé. »

Un peuple en déroute, comme cette longue file de new-yorkais qui fuyaient Manhattan après les attentats du 11 septembre. J’imagine que Bigard et Dieudonné ont déjà leur théorie, ce ne seraient pas des gars du Mossad, d’autres diront du FSB, ben non, juste des musulmans radicalisés dans leur haine des infidèles.

Tirez sur les terrasses

 

Un kamikaze explose à 21h41 sur la terrasse du bistrot Comptoir Voltaire, au 253 boulevard Voltaire, à deux pas de la place de la Nation. La serveuse, Catherine, a été blessée à l’abdomen et au thorax. Selon un employé, une quinzaine de clients ont été blessés, vraisemblablement par des éclats.

Au bar Le Carillon, dans le Xe arrondissement de Paris, vers 21h20, une explosion a d’abord été prise pour un pétard, avant qu’un homme, le visage nu, entre et tire à l’arme automatique. Deux salves ont été tirées ; la première était dirigée contre le bar, puis, après une pause, la seconde a visé le restaurant Le petit Cambodge, qui lui fait face. «C’était surréaliste, tout le monde était à terre. Personne ne bougeait dans le restaurant et tous les gens étaient par terre au bar Carillon. C’était très calme, les gens ne comprenaient pas ce qu’il se passait. Une fille était portée par un jeune homme dans ses bras. Elle avait l’air morte». Un homme en larmes raconte que sa sœur a été tuée. Un couple, qui était attablé dans un restaurant un peu plus loin, prétend avoir entendu «une bonne dizaine de coups de feu». «Il y a eu un grand mouvement de foule dans le restaurant, et on s’est mis à l’abri derrière le comptoir».

 «Ça a duré terriblement longtemps», rapporte l’un des témoins. Entre douze et quatorze personnes sont mortes.  «On n’entendait que les gens crier, on n’a pas entendu le tireur, il y a une dizaine de corps à terre», rapportaient plusieurs témoins. Un peu plus tard, et un peu plus bas vers le canal Saint-Martin, devant un McDonald’s, se trouvaient «une Clio criblée de balles, une moto à terre et au moins deux personnes grièvement blessées», rapportait un journaliste du Monde sur Twitter. Deux employés racontent: la fusillade a eu lieu juste à côté de leur fast-food et des corps sont à terre. Des larmes, des cris, la panique. Réfugiés à l’étage, ils assurent: «Les tirs ont duré 1 minute 30 maximum». «J’étais au snack grec en face du café quand un homme est arrivé armé à pied et a tiré sur des personnes en terrasse, raconte un témoin. La scène a duré une minute. Il s’est entré dans un bar voisin et quand il en est sorti, j’ai vu des corps à terre. Je ne peux pas dire avec précision combien. Les deux passagers d’une voiture ont eux aussi été touchés.»

Chacun regarde le film de l’autre mais celui qui est filmé c’est le mort.

Au même moment, d’autres affirmaient que deux hommes avaient ouvert le feu rue de Charonne (XIe arrondissement) sur une terrasse de café, précisant : «On a entendu plus de 100 balles». L’attaque visait, selon des témoins, le bar La Belle équipe, qui se trouve coin de la rue Charonne et de la rue Faidherbe. 19 personnes sont mortes. « Le tireur a visé la terrasse du café », écrit à 22 heures sur Twitter un autre journaliste, qui travaille pour une revue en ligne éditée pour Microsoft, et qui habite juste au-dessus. 20 minutes plus tard, il postera une photo de bouts de tissus recouvrant des corps allongés à même le trottoir : « Des gens jettent des draps par les fenêtres pour les couvrir. L’horreur totale. »

Anne-Sophie, une habitante du quartier d’une vingtaine d’années, était dans un café à quelques mètres du croisement de la rue de Charonne et de la rue Faidherbe. « Des gens sont morts sous mes yeux, il y avait du sang partout, au moins quinze personnes étendues sur le sol, certains blessés, d’autres morts… J’ai essayé de les aider, mais c’était un vrai carnage ! J’ai vu une vitrine exploser, je me suis couchée et j’ai rampé vers les lieux. C’était la guerre. Il y avait des Américaines qui fêtaient leur anniversaire, je ne comprends pas ! Les gens étaient en terrasse. Beaucoup sont morts. »

Une femme rapporte ce qu’elle a vu depuis sa fenêtre, rue de Charonne : «Deux personnes sont sorties. Elles avaient des fusils. J’ai entendu des coups de feu. Beaucoup de coups de feu. J’avais l’impression qu’il y avait des pétards en même temps. Ça a duré au moins trois minutes. Il y avait de la panique. Ensuite, ils sont remontés dans la voiture. Ils ont continué tout droit vers la station Charonne.» Un autre témoin, qui circulait alors en voiture, raconte à Libération :

«Mon copain et un coloc disent qu’ils étaient plusieurs. Ce qui est sûr, c’est que c’était une grosse berline noire. La portière était entrouverte, enfin je crois. On a vu un homme arroser vers le bar, la Belle Epoque, au 90, rue de Charonne [dans le XIe arrondissement de Paris]. Je pense que c’était une arme automatique. Il y a eu deux salves, peut-être ce :nt balles ont été tirées. Il y avait des balles qui partaient dans tous les sens. Il était alors 21h35.»

Un homme en sweat beige parle de «carnage», et assure avoir vu au moins 10 blessés. «Nous sommes passés en scooter vers 21h30, soit quelques secondes après les faits, raconte un passant. Il n’y avait pas encore la police. On a croisé des gamins qui couraient dans le sens inverse sur le quai de Jemmapes. Et des voitures qui partaient à reculons. Des gens criaient: “N’allez pas par là-bas, il y a des coups de feu et des rafales”». J’ai vu quatre ou cinq corps qui jonchaient le sol, dans une mare de sang. Ces corps qui ne bougeaient plus étaient par terre sur la terrasse du bar-brasserie Le Phare du canal. Tout le monde était hébété, ou bien retranché dans les restaurants.» Sur les réseaux sociaux, les internautes alertent: «Arrêtez de prendre le boulevard Richard-Lenoir, vous gênez les secours!».

À quelques mètres, le personnel du restaurant Le Petit Baïona a peur. Une employée a entendu les coups de feu et a craint pour sa vie. « J’ai entendu des pétards, je me suis retournée, ce n’était pas des pétards. J’ai dit à tous mes clients d’aller à la cave. On a rampé dans l’escalier. On s’est dit : ils vont faire toute la rue et on va mourir ! »

Le Bataclan

Un soir de braillements sous les assauts des guitares des Eagles of death metal dont le chanteur, Jesses Hugues, n’est pas exactement un ennemi d’Israël. La salle qui appartient au groupe Lagardère accueille chaque année un gala en faveur de la Magav, la police des frontières israéliennes. Elle est donc la cible des milices pro-palestiniennes francophones. Les djihadistes l’ont dans le pif depuis longtemps. D’abord le belge Farouk Ben Abbes puis un dénommé Reda. La Palestine, Israël, Lagardère, l’abomination de quoi la tenir pour une cible majeure. C’est vers 22 h 45 que l’ampleur du désastre survenu au Bataclan commence à se dessiner. France Info interroge un homme ayant réussi à fuir le Bataclan avec sa mère, et Europe 1 interroge Julien Pearce, un de ses propres journalistes, qui assistait au concert et s’est échappé le temps que les assaillants rechargent leur arme. Facebook a déployé sur les comptes parisiens géolocalisés l’outil qu’il réserve habituellement aux tremblements de terre, où chacun est appelé à déclarer s’il est en sécurité.

«C’est la faute de Hollande, il n’a pas à intervenir en Syrie!», auraient lancé les assaillants, selon un témoignage recueilli par l’AFP. «Cela faisait peut-être une heure que le concert des Eagles of Death Metal avait commencé, on a entendu des coups de feu en bas, dans la fosse. Au début on a pensé que ça faisait partie du show mais on a vite compris, raconte Pierre Janaszak, 35 ans, animateur radio et TV. Ils étaient trois je pense et ils tiraient juste dans le tas. Ils étaient armés avec de gros fusils, j’imagine que c’est des kalachnikovs, ça faisait un boucan d’enfer. Ils n’arrêtaient pas de tirer. Il y avait du sang partout, des cadavres partout. On entend hurler, tout le monde essaie de fuir, les gens se piétinaient, c’était l’enfer.» Il raconte s’être enfermé dans les toilettes, à l’étage, puis avoir «entendu des tirs quand la police est intervenue. Ça tirait dans tous les sens, il y a encore eu des explosions. Les policiers ont ouvert la porte [des toilettes] et nous ont dit de sortir. Ils m’ont demandé de me mettre torse nu avant de sortir, pour être certain que je n’avais pas une bombe sur moi.»

« Y a des mecs qui sont arrivés, ils ont commencé à tirer dans l’entrée, en hurlant Allah akbar avec des fusils à pompe, je crois.» «Tout le monde s’est couché à terre, continue-t-il. J’ai pris ma mère, on s’est couchés au sol, on a réussi à courir, on s’est enfui par une issue de secours au Bataclan.»

 «Les tueurs sont arrivés une demi-heure après le début du concert, par l’entrée principale. Ils ont abattu tous ceux qui étaient au bar. Après, on a vu un mouvement dans la fosse. C’était comme un coup de vent dans les blés. Tout le monde tombait, morts, blessés et vivants. Même si on n’a pas d’expérience de la guerre, on a compris tout de suite ce qui se passait. On a suivi un vigile à qui on doit la vie. On a été séparés par la force des choses, deux d’entre nous se sont retrouvés sur le toit. Et un dans une pièce où il a attendu les forces de police. On a attendu deux heures sur le toit, on était une cinquantaine, on se sentait piégés comme des rats, ça tirait de partout.»

«J’étais dans la fosse, quand soudain j’ai entendu du bruit, comme des pétards. Sur le moment j’ai pensé que ça faisait partie du show, puis je suis retourné et j’ai vu une personne qui venait de prendre une balle dans l’œil. Elle se tenait la tête et s’est effondrée. Là, tout le monde s’est mis à terre, on entendait des tirs. Les tireurs shootaient au hasard sur les gens allongés, tout le monde faisait le mort mais ça ne faisait aucune différence pour eux. J’étais couché en position fœtale mais mes pieds étaient bloqués par le corps de quelqu’un. J’ai réussi à glisser mes pieds hors de mes chaussures et j’ai couru backstage, parce qu’une porte de sortie était juste à côté, avec trois autres personnes, qui étaient blessées.»

«Vers 22 heures, il y a eu des coups de feu qui venaient de l’arrière de la salle. C’était des rafales. Au début, personne n’a réalisé parce que la musique jouait toujours. Il y a eu un moment de confusion, puis tout le monde s’est couché dans la fosse. D’après moi, il y avait deux tireurs au rez-de-chaussée et un au balcon. Il y a eu de grosses salves de tirs, puis le silence, puis des coups espacés. A ce moment là, je n’ai rien vu car j’étais au sol. Ça a pu durer une heure comme trente secondes. Ensuite, j’ai entendu quelqu’un de la sécurité hurler pour dire à tout le monde de le suivre, puis il a ouvert la porte gauche de la salle. Je suis sorti avec d’autres personnes. C’était vers 22h30. D’autres personnes étaient encore dedans.»

L’assaut policier a finalement été lancé après plusieurs heures de prise d’otage. «Les terroristes s’étaient enfermés à l’étage […] Trois d’entre eux se sont fait sauter avec leurs ceintures d’explosifs et un quatrième, lui aussi porteur d’une ceinture, a été touché par la police avant d’exploser en tombant», a précisé une source proche de l’enquête.

 «C’était le chaos. J’étais sur la droite dans la salle du Bataclan, une chanson de Eagles of death metal était en train de se finir, quand j’entends des bruits d’explosion comme des pétards, je vois le chanteur enlever sa guitare, je me retourne, je vois un type armé d’une arme automatique qui tire en l’air. Tout le monde se couche au sol. À partir de là, c’est l’instinct qui reprend le dessus, à chaque rafale, on essaye de ramper le plus loin possible des tireurs (impossible de vous dire le nombre tout s’est passé trop vite). J’essaye avec d’autres personnes de monter sur la scène par la droite rejoindre une issue de secours. Et là c’est le bordel, les gens ont peur, se piétinent pour survivre, avec d’autres personnes on pousse et tire des gens avec nous pour aller derrière la scène. On se réfugie dans une pièce sur la droite, sur la scène, pensant que cela peut être une sortie, mais non.

Un membre du personnel présent dans cette salle nous dit que la sortie de secours est de l’autre côté de la scène. On entend toujours des coups de feu. Après quelques secondes/minutes, plus rien, et on voit à travers la porte des gens bouger vers la sortie de secours (les tireurs devaient sûrement recharger quand j’y pense). Tout notre groupe présent de l’autre coté de la scène décide donc de traverser, en passant derrière le rideau de fond. À partir de là, on prend la sortie, on se retrouve dehors et on court vers les boulevards. On entend encore des coups de feu dans la rue où l’on se trouve, je ne me suis pas retourné. J’ai couru, comme tout le monde, couru jusqu’à Bastille. Sur le chemin déjà, de nombreux policiers en voitures et motos foncent en direction de la salle. Je suis rentré chez moi, je vais bien. D’autres ne peuvent pas dire la même chose. Je n’ai pas eu peur, je ne suis pas (encore) choqué. J’écris pour ne pas oublier.»

Autour et après le massacre

« Arrête la voiture ! Arrête la voiture ! » Le fusil d’assaut braqué sur un véhicule qui s’avance dans la rue de Charonne, un soldat en casque et treillis hurle. Un peu en avant du barrage installé dans cette rue du XIe arrondissement de Paris, d’autres militaires ont improvisé ce qui fait furieusement penser à un checkpoint, avec des poubelles et un matelas trouvé par terre. Avec l’aide de la police et de membres du GIGN encagoulés, les forces de sécurité ont complètement bouclé le quartier. Il est 22 h 30, les voitures sont arrêtées et détournées, les piétons violemment interpellés : « Rentrez chez vous, ça continue à tirer ! Mettez-vous à l’abri, ils sont encore dans la rue ! »

Sur Twitter, une nouvelle forme de solidarité s’anime: le hashtag #PorteOuverte. Les riverains des fusillades donnent leurs adresses pour que les passants puissent s’y réfugier. «Si vous êtes coincés hors de chez vous à Paris ce soir, cherchez les hashtags #porteouverte», explique un internaute. «Recherche #PorteOuverte pour des supporteurs allemands», demande un autre. «De la place frontière IXe/Xe métro Gare du Nord/Anvers, nous sommes déjà 4 mais on peut se débrouiller», explique Paul Mougeot. D’autres préviennent: «Les gens qui lâchent leur adresse en public sur Twitter vous êtes tarés!!! Parlez en messages privés et n’ouvrez pas à n’importe qui!»

Vers 22 heures les directeurs d’hôpitaux parisiens déclenchent la mobilisation des services d’urgence. Vers 22h30, les premières réunions sont mises en place. Trois, quatre vont suivre. L’Hôtel-Dieu accueille les blessés les plus superficiels. Les victimes sont blessées aux fesses et dans les jambes, ce qui suppose que les tueurs les ont atteintes alors qu’elles étaient à terre. Vers cinq heures, la noche triste s’achève.

Une longue file de camions du Samu est là, pour emporter les corps des victimes. Un bus de la RATP est arrivé, il va emmener des rescapés vers un hôpital où ils doivent recevoir une aide psychologique. L’armée est en train de sécuriser le trajet qui va des lieux de la fusillade jusqu’à l’hôpital Saint-Antoine. L’établissement hospitalier le plus proche, à seulement quelques centaines de mètres, dans le XIIe arrondissement.

À 23 h 30, la mairie de Paris appelle les habitants à ne pas sortir de chez eux.

Au moins 129 morts, près de 352 blessés. Le bilan est très lourd, et encore incertain. Le procureur de Paris a parlé de 18 morts rue de Charonne, 5 morts rue de la Fontaine au Roi et au moins 12 morts rues Alibert/Bichat. Quatre personnes sont mortes dans le secteur du Stade de France, dont «sans doute trois terroristes, selon des sources policières. Il y a aussi des «dizaines de morts» au Bataclan. On dénombre aussi 99 blessés en urgence absolue et 132 blessés en urgence relative, selon les sources du Figaro. Au total, le parquet parle de huit assaillants morts, dont sept en se faisant exploser. On ne sait pas pour l’heure si des assaillants sont actuellement en fuite ou non.

L’état d’urgence

L’État d’urgence est décrété en France. « Il y a deux degrés dans l’état d’urgence. Le premier permet aux préfets de bénéficier de pouvoirs étendus, en instituant des mesures d’ordre public dans des zones à délimiter. Cela va du couvre-feu à l’interdiction de rassemblements en passant par la fermeture des débits de boissons et salles de spectacles, des interdictions de séjour, etc. Le deuxième degré — qui est celui que l’on avait appliqué lors de la guerre d’Algérie — concerne le transfert des pouvoirs, judiciaires par exemple, des autorités civiles aux autorités militaires. L’autre point fort, c’est que cet état d’urgence permet, en cas de violation de ses dispositions, comme par exemple le couvre-feu, une action judiciaire plus rapide […] La dernière application de cette loi du 3 avril 1955 relative aux événements d’Algérie comme on les appelait alors remonte à » novembre 2005.

François Hollande a annoncé dans une intervention télévisée ces mesures, en réaction à des attaques terroristes «sans précédent». Le président de la République a demandé des «renforts militaires». «Nous allons mener le combat, il sera impitoyable», a-t-il dit sans que je le croie et d’autres avec moi. Impitoyable veut dire 12 balles dans la peau des traîtres et la perte des droits civiques de tous leurs alliés. On attend. Ce samedi matin, toutes les lignes du métro parisien roulent, seules onze stations ne sont pas desservies.

François Hollande a annoncé, en même temps que l’état d’urgence, la «fermeture des frontières françaises» au cours de son allocution vendredi soir. Peu de temps après, l’Elysée a précisé dans un communiqué qu’il s’agirait en fait d’un rétablissement des contrôles aux postes-frontières. Cette mesure avait en fait déjà été décidée et mise en œuvre à compter de ce vendredi pour un mois, afin de sécuriser l’entrée sur le territoire dans le cadre de la conférence de Paris sur le climat (COP21), prévue du 30 novembre au 11 décembre, où 195 délégations officielles sont attendues. Ainsi le ministère de l’Intérieur a demandé à toutes les compagnies aériennes desservant la France, qu’elles soient en provenance de la zone Shenghen ou en zone hors Shenghen, de vérifier l’identité des passagers entre le 14 novembre et le 13 décembre, sous peine de se voir infliger une amende pouvant aller à 5.000 euros par passager et de payer les frais de prise en charge et de réacheminement des personnes non admises. Du côté suisse, le contrôle accru ne concerne que les trois points principaux de passage routiers, Bardonnex, Thônex-Vallard et Ferney, Cornavin et l’aéroport et sporadiquement quelqu’uns des trente-trois points de passages carrossables de la frontière franco-genevoise.

Les réactions des Guignols

Philippe de Villiers qui voulait taper dans les couilles de Moscovici lance, « Immense drame a Paris, voilà où nous a conduit le laxisme et  la mosqueïsation de la France. ». Lionnel Luca compare la France à un « pays en voie de libanisation », tout en attaquant « notre lâcheté face au communautarisme », d’où il s’en suit que les imams des mosquées prônent le sacrifice humain et que la vie au Liban est le premier pas vers le terrorisme. Newt Gingrich en profite pour relancer le débat autour du port d’armes salvateur, « Imaginez un théâtre avec dix ou quinze citoyens portant des armes dissimulées. Nous vivons dans une ère où les méchants doivent être tués par les gentils. » Quant à Arnaud Dassier, il pense à s’armer d’autre chose que d’un fouet Sonia Rykiel. Laurent Wauquiez veut placer tous les gens fichés pour terrorisme dans des centres d’internement, ce qui inclut sans doute les skinheads et les black Blocks. Quant à Anne Hidalgo, toute langue de bois déployée, elle déclare « Ils ont voulu s’en prendre à la jeunesse à la joie de vivre, nous ne transigerons pas sur notre liberté et sur la fraternité. ». Elle a évoqué « ce modèle du vivre ensemble » qui serait « insupportable pour des fanatiques ». La dormeuse du Val ne veut pas s’éveiller, laissons là donc. Elle trouve son écho chez le Narcisse moustachu, Plenel qui s’envole dans les nuées et s’emberlificote de poncifs, « Faire face au terrorisme, c’est faire société, faire muraille de cela même qu’ils veulent abattre. Défendre notre France, notre France arc-en-ciel, forte de sa diversité et de sa pluralité, cette France capable de faire cause commune dans le refus des amalgames et des boucs émissaires. Cette France dont les héros, cette année 2015, étaient aussi musulmans, comme ils furent athées, chrétiens, juifs, francs-maçons, agnostiques, de toutes origines, cultures ou croyances. La France d’Ahmed Merabet, d’origine algérienne, ce gardien de la paix qui a donné sa vie au pied de l’immeuble de Charlie Hebdo. La France de Lassana Bathily, d’origine malienne, cet ancien sans-papiers qui a sauvé nombre d’otages à l’HyperCacher. »

N’en jetez plus, la gauche est KO, sa touche est sur la position repeat please.

La gauche KO

Un certain Julien Salingue, docteur en science politique, asserte « Vous êtes en guerre, vous les Sarkozy, Hollande, Valls, Cameron, Netanyahou, Obama. Vous êtes en guerre, vous et vos alliés politiques, vous et vos amis patrons de multinationales. Et vous nous avez entrainés là-dedans, sans nous demander notre avis. ». C’est la position du PCF après le pacte-germano-soviétique, « ni Londres, ni Berlin ». Il déploie son raisonnement, « Les tueurs ont un discours (voir leurs interviews et vidéos, dans lesquelles ils parlent de la Syrie, de l’Iraq, des offenses faites aux musulmans en France et dans le monde, etc.) ; un corpus théorique (voir notamment l’article publié par Mediapart) ; des références organisationnelles (État islamique, al-Qaeda dans la péninsule arabique). (…) Ils se pensent, rationnellement, en guerre contre une certaine France, et ils se considèrent, rationnellement, en situation de légitime défense. En témoigne cette déclaration de Coulibaly dans sa vidéo posthume : « Vous attaquez le Califat, vous attaquez l’État islamique, on vous attaque. Vous ne pouvez pas attaquer et ne rien avoir en retour ».

Les nazis aussi avaient dans leur politique un noyau dit rationnel, fallait-il les laisser faire ? Visiblement oui

« Et hier soir ils ont frappé fort, très fort. Aveuglément ? Oui et non. Oui, parce qu’ils s’en sont pris à des gens qui ne sont pas directement impliqués dans cette guerre, des gens dont le seul crime était d’être là, des gens qui auraient pu être ailleurs et être encore parmi nous aujourd’hui. Non, parce que frapper de la sorte, c’est lancer un message : « Votre pays est en guerre contre nous, et tant que cette guerre durera, aucun d’entre vous ne sera en sécurité ». Ils font de la politique. Détestable, mais de la politique. Nous vivons dans un monde en guerre. La Russie, la France et les États-Unis bombardent la Syrie. L’Arabie Saoudite bombarde le Yémen. Les « opérations » françaises se poursuivent au Mali. Obama a annoncé que ses troupes ne quitteraient pas l’Afghanistan. »

Quant à Roger Martelli, il radote autour des fondamentaux de la gauche, « La logique de guerre est techniquement discutable : aucune guerre depuis plus de trente ans n’a connu de solution définitive et imposé durablement la paix. ». Disons clairement les choses, ce dont rêve Martelli ce n’est pas d’un monde sans guerres mais d’un monde avec une seule guerre, celle contre la « bourgeoisie » planétaire. Ce qui  donne «La guerre contre la malnutrition et la faim, contre les maladies de masse, contre la face noire de l’urbanisation métropolitaine, contre les discriminations, contre le gouffre des inégalités, contre la dégradation environnementale, qui affecte avant tout les pauvres, contre toutes les fractures technologiques, contre les trafics d’armes entretenus par les pays riches, contre les paradis fiscaux qui distraient des sommes colossales dont le développement humain aurait besoin… ? Non : la guerre contre le terrorisme. L’Occident enfante et arme Ben Laden pour en faire ensuite le symbole du Mal – et faire oublier que le terreau dudit Mal n’est rien d’autre que cet écheveau de « maux » bien concrets qui nous tissent un monde invivable. »

Or Ben Laden n’est pas, entre autres, un enfant de l’Occident mais de la guerre de libération islamique contre l’Union soviétique impie. C’est aussi un enfant de l’oligarchie pétrolière saoudienne. Martelli titube mais il pense que ce sont les autres qui chancèlent. De même, Daech ne prétend pas changer la donne sociale mais détruire ce que l’organisation nomme la zone grise de coexistence entre mécréants et musulmans, avant de liquider ceux, parmi les musulmans, qui n’auront pas adopté le rite sacrificiel que Daech baptise du nom d’Allah.

Le communiqué des adorateurs du Dieu sanguinaire appelé (par homonymie) Allah

Mourir pour rien, haine de notre être

Selon Claude Moniquet, un ancien de la DGSE, ancien correspondant de La Tribune en Europe centrale avant la chute du Mur, une quinzaine d’attentats ont été déjoué depuis le 15 janvier, date de l’attentat contre Charlie Hebdo. « 20.000 volontaires étrangers », pour l’Etat islamique, selon l’Onu, dit-il. Plusieurs milliards de dollars en réserve. 45 à 60.000 combattants en Syrie et en Irak. Al Qaïda était une blague. De quel côté penche la balance ? « Elle penchait de notre côté, jusqu’à hier. A présent, c’est du leur », explique le fondateur de la société de renseignemets EFISC (Europe Stretagic Intelligence and Security Center), qui conseille une demi-douzaine de sociétés du CAC 40. Et on sait à quel point, les peuples aiment les gros bataillons et les grandeurs de chair, comme disait Pascal.

En pleine jouissance, les gars de Daech clament comme après un orgasme, «ils pensaient qu’en vérité leurs forteresses les défendraient contre Allah » dont ils sont les suppôts. Comme les tueurs ont engagé son nom, il faudra bien que les théologiens musulmans nous expliquent ce qui différencie ce Dieu qui aime les sacrifices humains du leur. Y-a-t-il deux Allah, trois, quatre, la libre interprétation des sourates doit-elle être la règle, l’apostasie est-elle permise ?. « Allah est venu à eux par où ils ne l’attendaient pas » car Allah est un farceur. Il « a lancé la Terreur dans leur cœur » car Allah c’est un sacré Père fouettard. L’attaque y est dite « bénie » car cet Allah là aime le sang, perpétrée par un « groupe de croyants » des « soldats du Califat ». Première véritable indication, certains viendraient donc d’Algérie. Paris est la « capitale des abominations et de la perversion », d’ailleurs Paris les encule et même sans vaseline, c’est dire. Paris porterait la « bannière de la Croix », putain le rédacteur connaîtrait Guibert de Nogent. « Huit frères portant des ceintures d’explosifs et des fusils d’assaut ont pris pour cible des endroits choisis minutieusement à l’avance au cœur de la capitale française. Le Stade de France, lors du match des deux pays croisés, la France et l’Allemagne auquel assistait l’imbécile de France François Hollande », sur ce point nous sommes d’accord. « Le Bataclan où étaient rassemblés des centaines d’idolâtres dans une fête de perversité », c’est vrai qu’abattre des gens au sol c’est être « véridiques avec Allah » « ainsi que d’autres cibles dans les 10èmes, 11èmes et le 18ème arrondissement ». Qu’est devenu le groupe du XVIIIème ? Allah, toujours en forme sur ses sabots fourchus aurait accordé à ses suppôts« ce qu’ils espéraient ». « Ils ont déclenchés », visiblement le rédacteur daechite ne connaît pas la règle d’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir, donc « Ils ont déclenché leurs ceintures d’explosifs au milieu de ces mécréants », vrai pour le Bataclan mais feux en ce qui concerne les baltringues du Stade de France, Allah aimerait donc aussi le mensonge de fait ? Nous devons savoir que nous allons continuer à « sentir l’odeur de la mort…dans les rues malodorantes de Paris » la première plaît à Allah, quant au parfum des rues, le rédacteur doit le confondre avec celui, entêtant, des urines de junkie de la Goutte d’or. Selon la péroraison c’est le début de la « tempête », métaphore éculée, comme l’ensemble de la rhétorique en usage.

Dons du sang

« L’Ile-de-France avait 13 000 poches de globules rouges, soit douze jours de stock. Ça a permis de répondre à l’urgence. […] Il nous faudra des donneurs la semaine prochaine et la suivante pour reconstituer les stocks. » Il y a la queue devant certains sites afin de donner son sang, ce samedi matin, comme à la Pitié-Salpêtrière à Paris, débordée. Or « 10 000 dons sont nécessaires chaque jour. Tous les groupes sanguins sont recherchés. »

Pendant et après les attentats, Noël n’attend pas…mais prudence

A la suite des attentats , les professionnels de la distribution ont du réagir très vite pour décider s’ils allaient accueillir leurs clients ou pas samedi. Une période cruciale pour le commerce alors que commencent à se préparer les achats de noël. Le groupe Kering qui détient les marques Gucci, Yves Saint Laurent ou Puma a décidé de fermer ses boutiques parisiennes pour le week-end par mesure de sécurité. Le groupe LVMH a également annoncé que ses magasins parisiens, dont les enseignes de luxe Louis Vuitton ou Christian Dior, ainsi que le grand magasin Le Bon Marché et le distributeur de produits de beauté Sephora, seront également fermé. De même pour les magasins de prêt à porter Etam d’Ile-de-France a affirmé au « Monde » le directeur des ressources humaines du groupe Jean-Paul Charlez, précisant que chaque responsable de magasin a été contacté dans la nuit. Décision similaire pour le grand magasin parisien Le Printemps, boulevard Haussmann, qui a annoncé à l’AFP être en cours de fermeture après avoir ouvert à l’heure habituelle. Le magasin H & M des grands boulevards affichait quant à lui un mot à sa porte prévenant les clients de la fermeture du magasin. « Nous pensons qu’il est important d’évaluer la situation avec sérénité, de réevaluer nos dispositifs de sécurité et d’attendre les recommandations des autorités de notre pays », explique le communiqué du groupe. L’autre grand magasin du boulevard Haussmann, les Galeries Lafayette, avait dans la matinée commencé par accueillir ses clients à 9 h 30. « Pour nous, c’est un acte citoyen que d’ouvrir normalement l’ensemble de nos sites ce week-end », a déclaré dans la matinée une porte-parole du groupe Galeries Lafayette. A l’inverse, la foncière Unibail Rodamco, a indiqué que le centre commercial des Halles avait « été fermé sur demande de la préfecture ». Les autres centres du groupe – Aéroville, So Ouest, les Quatre Temps… situés en banlieue parisienne – sont en revanche « ouverts à ce stade », avec « une surveillance accrue dans le cadre du plan Vigipirate renforcé ».

Les professionnels secrets de la profession vaine

«Le danger vient d’une équipe plus ou moins grosse de gars qui viennent de théâtres d’opérations où ils se sont aguerris, peut-être la Syrie, peut-être la Libye, le Yémen, qui trouvent les armes sur place (en France) et passent à l’action, confiait récemment Yves Trotignon, ancien des services antiterroristes de la DGSE. Des gars décidés, prêts à mourir, qui ont étudié la cible et sont solides du point de vue opérationnel peuvent faire très mal.» À l’heure où plus de 571 djihadistes français partis combattre en Syrie sont autant de bombes à retardement à leur retour, cette «guerre du temps» est plus que jamais d’une brûlante actualité.

«De son côté Alain Chouet, ancien chef de la DGSE, affirme «  vous pourrez ouvrir un Guantánamo français sur le Larzac et y enfermer des milliers de gars rentrant de Syrie si vous voulez, vous n’empêcherez jamais huit mecs de prendre des armes. » Peut-être mais quelques milliers, sans doute. Personne n’a jamais entendu parler de récidive du côté des anciens de Guantanamo.

Dans un dernier bilan dressé devant le Sénat, Manuel Valls a fait état de l’existence de 1730 djihadistes potentiels. Un chiffre qui «a plus que doublé en un an» selon le premier ministre. Dans le lot, 110 ont déjà trouvé la mort, dont neuf ont péri dans des actions suicides. Le plus jeune n’avait pas 20 ans, six étaient des convertis. Deux à trois cents sont revenus d’Irak ou de Syrie. Selon les chiffres les plus récents données par Bernard Cazeneuve le 13 octobre 2015 devant les cadres de la sécurité, « plus de 520 jeunes Français ou résidents habituels sur notre sol sont présents en Irak et en Syrie. Près de 250 sont d’ores et déjà revenus en France alors que 700 ont manifesté des velléités de départ sur zone. 137 individus y ont trouvé la mort ». « D’une manière générale, près de 1 800 Français ou résidents habituels, formellement identifiés, sont impliqués d’une façon ou d’une autre dans les filières irako-syriennes ». Or, il faut « Il faut entre 12 et 20 fonctionnaires pour surveiller un type 24 heures sur 24, entre les écoutes et les filatures » si bien que le tout exigerait 27 mille fonctionnaires affectés à la seule surveillance du milieu djihadiste restreintQuant à ceux qui ont été formés dans l’hexagone, on n’en connaît pas le nombre. Le 29 octobre, on arrêtait un toulonnais de 25 ans, Hakim Marnissi, qui préparait un attentat, le pénultième. Depuis son arrivée place Beauvau, Bernard Cazeneuve a signé six déchéances de nationalité de personnes condamnées pour terrorisme, alors qu’aucune n’avait été prononcée sous la droite. Depuis le début de l’année, 25 étrangers « liés à la mouvance djihadiste » ont été expulsés de France, 55 interdits de territoire. 165 Français ont été frappés par des interdictions de sortie de territoire (IST), sans compter 74 mineurs visés par des oppositions à la sortie du territoire (OST) signées par leurs parents. Soit 239 apprentis-djihadistes coincés dans leur haine du pays natal. Depuis les tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher des 7 et 9 janvier 2015, cinq projets d’attaque ont été rendus publics par le gouvernement. Ces attentats ont parfois été évités par pur hasard, comme pour Sid Ahmed Ghlam, étudiant et assassin algérien arrêté à Paris après s’être, selon lui, tiré une balle dans la jambe, ou Yassin Salhi, arrêté dans l’Isère après avoir décapité son patron et vainement tenté de faire exploser une usine classée Seveso. Quant au volet judiciaire du combat, il n’est pas, non plus, à la fête, «À ce jour, 157 procédures judiciaires sont en cours pour des activités liées au terrorisme, concernant près de 900 personnes. 205 individus ont été mis en examen, et 140 sont d’ores et déjà écroués. »

 Reste à chercher les meurtriers présents.

Le contexte

Les attaques interviennent quelques jours avant l’appareillage du porte-avion Charles de Gaulle pour le Proche Orient, prévu le 18 novembre. Le porte-avion va quasiment doubler la force de frappe aérienne française déjà présente dans la région (six Rafale aux Emirats arabes unis et six Mirage en Jordanie. La capacité de projection de forces françaises au Proche-Orient sera sensiblement égale aux moyens déployés par la Russie. Toutefoi,s le livre blanc de la défense français a prévu des opérations au sol avec une brigade (6-8000 hommes) pour une période de 1 mois. Pour une durée plus longue, l’armée de terre est limitée à un bataillon, soit 1500 hommes. Quand on sait que Daech aligne plus de 20000 combattants, la France ne pourra mener que des opérations chirurgicales au sol. Il s’en suit que la question des alliances sur place est posée et non résolue.

L’enquête

Une voiture a été retrouvée près du Bataclan grâce à une plaque d’immatriculation relevée partiellement par des témoins à côté des cafés où des fusillades ont eu lieu. Le véhicule, qui pourrait appartenir au commando, est en cours d’analyse par la police judiciaire. Les kamikazes étaient tous équipés de ceintures ou de gilets explosifs, qu’ils ont actionnés pour commettre leur attentat ou au moment d’être tués par la police : une première en France, et le signe qu’un réseau djihadiste présent dans l’Hexagone dispose d’un artificier capable de les fabriquer. « Et ça constituera certainement l’un des axes de l’enquête. Le spécialiste en explosif est trop précieux, il ne participe jamais aux attaques. Donc il est là, quelque part… », selon le brave Alain Chouet. L’un des djihadistes était visiblement déjà sur les listes, il serait natif de Courcouronnes (91) et résident, à Chartres. Il aurait un passé de délinquant impuni. C’est le profil habituel, était-il donc nécessaire de mettre sur surveillance potentielle l’ensemble des français pour découvrir que les tueurs ne sont pas sous les « radars » mais en plein dedans. Europe 1 transmet les conclusions de l’institut médico-légal selon lesquelles les terroristes seraient très jeunes, âgés entre 15 et 18 ans. Certains ont aussi vu une femme, à voir.

Selon le Point, un document retrouvé près du stade de France appartient à un réfugié syrien enregistré sur l’île de Leros (Grèce) en octobre. Reste à le confronter avec les lambeaux de chair présent sur place pour confirmer son identité. D’autre part, des tickets de parking de Molenbeek (Bruxelles) ayant été retrouvés dans une voiture, plusieurs personnes ont été arrêtées dans le quartier, dans le cadre de l’hypothèse d’une deuxième équipe opérationnelle. Ce n’est pas la première fois que Molenbeek-Saint-Jean, commune plébéienne de Belgique, voit son nom accolé à une affaire de terrorisme. Ayoub el-Khazzani, tireur du Thalys, séjournait dans cette commune populaire de Bruxelles où il aurait été hébergé chez sa soeur et chez un ami avant la tentative d’attentat. Mehdi Nemmouche, tueur du Musée juif de Bruxelles, s’y était installé pendant deux mois à son retour de Syrie en mai 2014. Six perquisitions y avaient également été menées en janvier dernier dans le cadre du démantèlement d’une cellule djihadiste à Verviers. Selon les médias belges, Abdelhamid Abbaaoud, chef de la cellule démantelée, projetait alors des attentats contre des policiers et des commissariats. Deux voitures utilisées lors des attaques ont été identifiées. Il s’agit d’une Seat et d’une Polo. Ces deux voitures portent des plaques d’immatriculation belges. Le véhicule Seat a été retrouvé au cimetière du Père-Lachaise à Paris. La Polo était immatriculée en Belgique avait été louée par une personne de nationalité française résidant en Belgique. Près de chez moi, il existe une affiche pour le TGV Nîmes-Bruxelles ponctué d’une figure anacoluchienne, « une fois ». Ils devraient y ajouter un bandeau noir.

D’après l’AFP, le lien serait « fondé » entre l’arrestation d’un homme en Allemagne la semaine dernière, et les attentats de Paris. La police en Bavière a confirmé l’arrestation, le 5 novembre, d’un homme transportant plusieurs pistolets, grenades et explosifs dans sa voiture. Il avait été interpellé lors d’un contrôle sur l’autoroute A8 près de Bad Feilnbach entre Salzbourg et Munich. Cependant le porte-parole de la police n’a pas confirmé le lien avec les attaques de Paris « Je ne peux pas vous dire ce qu’il planifiait avec ces armes. » En revanche, un journaliste du Guardian apporte plus de précisions. Selon lui, l’homme, âgé de 51 ans, est un Monténégrin. L’examen par la police de son GPS et de son téléphone montrerait qu’il se dirigeait vers Paris. Dans sa voiture, la police a retrouvé des armes automatiques, 200 grammes de TNT ainsi que des grenades à main.

Le Figaro/ Libération/Mediapart/ Le Point/ El Pais/ Les Echos / Rue 89/ Le Point / Le Monde / La Tribune de Genève/ Les Inrocks/ L’Express/ La Tribune/ BAM


Responses

  1. Notre festif Frankistan à feu à sang, un vendredi 13 et un jour de match franco-allemand (comme en 14, les gars) Fallait s’y attendre.
    Mais bon, in fine (comme disait Jules — César, pas Vallès) tout ça c’est la faute aux climatoseptiques (et c’est celui qui dit, qui est, na !)
    Bien à vous

    • sacrés salauds les climato, ça ferait un bon clip non ?

  2. Je reviens et vous cite : « Impitoyable veut dire 12 balles dans la peau des traîtres et la perte des droits civiques de tous leurs alliés. On attend. »
    Je crois qu’on peut attendre longtemps : 12 balles pour au moins 1730 jeunes paumés, ça fait 20 760 balles et je ne pense pas qu’il y en ait autant à ce jour dans nos arsenaux répoublicains (ou alors va falloir fouiller les caves du 9-3 avec toutes les complications syndicales que ça implique hein !)
    De plus un peloton d’exécution (pour autant qu’on trouve des volontaires fiables et assez cons pour le constituer) coûte très cher (mais c’est l’État qui paye, je sais), et c’est très polluant (plomb, poudre, graisse et tout le bataclan).
    La hache ou la bonne vieille guillotine de souche ont l’avantage d’être poly-éthno-sexo-philo-religo compatible et sain pour l’environnement (naturel et sociale).
    Personnellement, je préfèrerais la pendaison : ça permet surtout aux garçons d’avoir un ultime et vain crachat de fierté et d’autres vanités ; ça fait pousser les mandragores et ça nourrit les corbeaux.
    Bien à vous

    • 1730 gibets, on pourra donc leur réciter la ballade des pendus

      Frères humains, qui après nous vivez,
      N’ayez les coeurs contre nous endurcis,
      Car, si pitié de nous pauvres avez,
      Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
      Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
      Quant à la chair, que trop avons nourrie,
      Elle est piéça dévorée et pourrie,
      Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
      De notre mal personne ne s’en rie ;
      Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

      Se frères vous clamons, pas n’en devez
      Avoir dédain, quoique fûmes occis
      Par justice. Toutefois, vous savez
      Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis.
      Excusez-nous, puisque sommes transis,
      Envers le fils de la Vierge Marie,
      Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
      Nous préservant de l’infernale foudre.
      Nous sommes morts, âme ne nous harie,
      Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

      La pluie nous a débués et lavés,
      Et le soleil desséchés et noircis.
      Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
      Et arraché la barbe et les sourcils.
      Jamais nul temps nous ne sommes assis
      Puis çà, puis là, comme le vent varie,
      A son plaisir sans cesser nous charrie,
      Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.
      Ne soyez donc de notre confrérie ;
      Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

      Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
      Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :
      A lui n’ayons que faire ne que soudre.
      Hommes, ici n’a point de moquerie ;
      Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

      • Merci.
        De belles décasyllabes de circonstances…

  3. Bonjour Memento,

    depuis des années je suis un de vos lecteurs silencieux, j’admire donc depuis longtemps votre ambition de vous tenir sur la ligne de crête, à égale distance de tous les cons. A cet égard, vos quatre premiers paragraphes sont exemplaires. Il semble qu’approche le temps où il va falloir se compter. Je prends date, et reste à disposition de toute homme de bonne volonté.

    • On se retrouvera au balcon, Louis François, comme disait l’ami Georges

  4. Bonjour Mémento,
    Méfiez vous, l’état d’urgence permet des mesures sur ceux qui diffusent des infos, des opinions. Un courageux neutralisé est moins efficace qu’un malin en liberté.
    D’ailleurs une des mesures en Ile-de-france est la saisie des armes.
    Un décret spécial pour saisir les armes détenues au départ illégalement ?
    Non, le fusil de chasse, du mec dans les clous.
    Voyez le principe…
    Méfiez-vous.

    • @ AG : oui, tous les masques vont bientôt tomber. (De toute façon, tout ça, c’est la faute aux chasseurs climatoseptiques, je vous le dis ^^)
      Merci pour l’info : je vais cacher illico mon épée de chevalier, mes laguioles et mon opinel (de l’armée).

      • Même chose avec mes épaulettes, Martin-Lothar mais vous avez raison, faut-il fusiller Claude Allègre ? pardon le pendre ?

      • Ben…vous faites ce que vous voulez hein…et avec tous ces cambriolages…
        Ce que je veux dire c’est que je ne crois pas au changements révolutionnaires, brutaux. Vous ne vous réveillez pas un matin et hop, vous êtes en guerre, ou vous êtes dans un régime totalitaire, ou vous êtes libéré…
        La Loi c’est bien. La faire respecter paye pas trop mal et il y a des avantages.
        Mais c’est une abstraction qui se tord au gré des besoins.
        Ce que je veux dire c’est que l’Autorité et la soumission disciplinée à celle-ci c’est bien quand ses besoins coïncide aux votres. Mais parfois, je vais faire référence à un excellent article du CGB que je ne vais pas chercher, l’Autorité, elle vous invite à ne pas bouger quand le bateau coule. On peut pas dire que pour 128 personnes hier soir, le contrat ait été respecté.
        Voyez on parle de camp, de suspension de campagne électorale, peut-être même des élections. C’est la surenchère bien pratique pour passer deux trois trucs dans le lot. De toute façon la cratique est interdite, puisque c’est pour votre bien, vous devenez suspect,. Voir hostile.
        Vous soulignez que les mesures prposée passent étrangement par des réponses mondiales (pour une fusillade dans un arrondissement) : vous êtes un complotiste illuminati.
        Ce sont des petits carreaux qui avec du recul ne forment pas une jolie mosaïque.

      • Je sais bien Ag, on nous explique que l’attentat était inévitable, un peu comme les départs à la retraite à la Société Générale ou la corruption dans le monde politique, décidément il n’y a que le climat qu’on puisse maîtriser par des conférences et des objectifs ; on nous explique que la surveillance des djihadistes est impossible, pratiquement impossible, mais celle de tous les français ne pose pas de problème ; on nous affirme qu’un djihadiste c’est Monsieur tout le monde mais le bonhomme vient du même quartier ou est fiché avec la lettre S comme Sacripant ; On nous abreuve d’images de pauvres réfugiés et d’enfant mort sur une plage mais le jungle man de Calais est décrit comme coriace et des passeports syrien ou égyptien traînent sur la scène du crime. Cette tactique là s’appelle le double-bind, c’est la meilleure manière de rendre un peuple schizoïde

    • Oui, on pourrait appeler ça le principe de Salzmann du nom de l’ineffable Jean-Loup, quand tu ne veux pas saisir le coupable, détruits sa victime, c’est plus sûr, sinon calomnie là, c’est encore mieux

      • @ Memento : « faut-il fusiller Claude Allègre ? pardon le pendre ? »
        Il faudrait avant de le pendre que quelques (vrais et libres) scientifiques répondent enfin « scientifiquement » aux quelques doutes qu’il a émis (couillu) sur des projets à priori « scientifico-politiques » (ou politico-nimbussés-maffieux, si on veut).
        Bref, ce n’est pas demain la veille et j’ai peur que notre brave Claude mourra très vieux de sa « laide » mort (c’est-à-dire en damné de l’intelligence)

      • Ce n’est pas à l’ordre du jour Martin-Lothar, les climato-sceptiques (encore faudrait-il les définir) sont dans le désordre soit des vendus, soit des demeurés, soit des méchants

  5. « Cette tactique là s’appelle le double-bind, c’est la meilleure manière de rendre un peuple schizoïde »

    Vous voulez dire comme prendre un slogan de ralliement pour débile avec couleur et forme de caractères qui rappelle à première vue le drapeau de l’ennemi ?
    Non, je n’ose y croire. On a déjà tellement de chance que les auteurs prennent leurs papiers pour commettre leurs méfaits.

    • Oui ou tourner une série de clips contre le djihadisme avec des gens qu’on appelle pudiquement, aux Etats-Unis des caucasiens

  6. Bon après çà permet de rigoler un peu quand même.
    Bfm : le groupe de rock était peut-être visé car il à joué récemment en israel (si si ils osent). Hyper casher à tout bout de champs, etc…
    L’expert en terrorisme !! Qui se plante de 10 ans dans la datation des attentats de mumbay ou qui annonce que des mesures « de couvre feu conseillé » était inédites en france, les dernières étant pour la fusillade de 2013 dans les locaux même de la chaine où il passe.
    Des armes lourdes, au recul difficilement contrôlable et qui demandent un entrainement poussée, pour des carabines auto qu’on file a des mômes de 12 ans en afrique centrale avec le même résultat.
    Le dernier que j’ai vu s’étonnait que l’on ait pas pris des gaz anesthésiants comme les russes. Alors que le temps disponible n’était pas le même et l’agent qu’ils avaient employé étaient plutôt douteux.
    Tout celà est une grotesque.

    • C’est vrai qu’ils inventent un nouveau genre dans le comique, ni d’intrigue, ni de moeurs, ni de caractère ni les 3 juste une manière de combler à 200 à l’heure le vide et l’ignorance 24 heures sur 24. C’est époustouflant l’au-delà de l’idéologie

      • Je ne vois pas ce qu’il y a à rajouter par rapport à ce que nous disions après Charlie. Les élus sont des branques, saccager le nid de frelons, la solution à en partie à voir avec l’immigration incontrôlée, etc. Les Français continuent de parler de vivre-ensemble… (soupir)

        Ah oui je suis consterné par le niveau de français des élites qui nous gouvernent ou y aspirent. J’ai vu Molleglande et Sarko lire un discours, une allocution pour l’un et une brève prise de parole pour l’autre. C’étaient des discours écrits, pas la prise de parole au débotté dans la rue, ou sous le coup de l’émotion à 1h du matin après la fin de la prise d’otages au Bataclan, non écrit. J’imagine qu’ils n’écrivent pas seuls et qu’ils se relisent. Niveau zéro « des terroristes ont engagé une guerre contre la France (sic) ».

        A côté de ça, je vois l’interview d’une jeune fille témoin qui a été boire un verre au bar jouxtant le Bataclan, niveau impeccable, langage soutenu sans être châtié. Bon j’imagine qu’elle ne prend pas tous les jours la parole pour les médias, et donc ne souffre pas d’usure mais bon quand même… on parle de texte écrit.

      • C’est juste Daredevil, nous avons des bonzes qui lisent à tous les niveaux même un maire, celui de chez moi, socialiste, et ma fille de 8 ans l’a remarqué, était incapable d’entonner un péan de deuil devant les élèves de l’école primaire rassemblés sans lire un texte, pitoyable, comme disaient les argentins, que se vayan todos

  7. Ah et oui : le ministre de l’intérieur qui joue la montre en expliquant que la PAF va surveiller les aéroports et la sécurité publique les rues !
    Manquait plus que l’eau mouille.

  8. Des kamikazes âgés de 15 à 18 ans selon des prélèvements scientifiques sur les corps …

    • Je termine la phrase par « à voir »

    • Des puceaux ?

      • si je dit « des puceaux? » c’est qu’hier , en patientant à Roissy , retour de l’amérique la magnifique dont les rues sont pavées de aïeupaudes et de aïeufaunes ( quoique la mode soit aux machins 4G) , je me suis plongé dans un articulet de Marcella Iakoub dans Libé qui disait en substance que la hargne des djihadistes venait de leur frustration sexuelle
        en effet , ces malheureux ne baisent pas de façon satisfaisante lorsqu’ils ne sont pas djihadistes ( avant , donc, lorsqu’ils sont comme vouzémoi et , les pauvrets , ont des émois qu’ils ne peuvent partager , on se demande bien pourquoi , personne ne leur ouvre les cuisses ? pourtant ce sont des chauds lapins dans les técis , à les entendre , ces lascards sont couverts de moukères et les gauloises font la queue -c’est le cas de l’dire- pour qu’ils les honorent de leurs verges d’airain , par tous les trous s’il le faut ) et pire encore , lorsqu’ils le deviennent , puisque ,à ce moment là , ces doux chenapans s’interdisent tout commerce sexuel avec le sexe dit faible
        elle ne proposait pas de solution ( et donc pas sa chatte ni son ognasse ) mais s’interrogeait , la douce Marcella qui , précedemment laissa Dominique grosse boutique lui fumer la moniche ( sans beaucoup d’émotion , semble-t-il , c’est pourquoi la pauvrette fut assez marrie et n’en tira qu’un livre et peu de frissons )
        et moi aussi , je m’interroge

        Marcella est elle juste stupide pour penser qu’une sexualité épanouie ( mais qu’est ce qu’une sexualité épanouie ? qui peut l’dire? une fois , deux fois par jour? trois , quatre ou cinq fois ? par devant ? par derrière ? avec un applaudimètre ? dans le noir? debout ? avec une seule , deux , trois ou plus, partenaires? ) est la clé ou une clé ( restons modeste ) du kontrol zosial Habsolu ?
        Marcella n’a pas pigé qu’un type prêt à flinguer des crayonneurs débiles , des smiccards laudateurs de milliardaires ( en gros des supporters de foutebaule ) ou des mélomanes ( si les amateurs de métal peuvent justifier de cette appellation ) ne se laissera pas détourner de son but par la vision de sa cramouille frelattée
        ?
        pire !
        lui offrir sa moniche ne fera que le renforcer dans ses convictions !
        les vronzaises c’est tout’ des put’ , elles veulent nous salir avec leur lascivité ! c’est la ouaque ! bang bang !
        et puis , y a un temps pour la guerre et un temps pour le repos du guerrier , pas vrai Marcella ?
        après l’effort , le réconfort comme on dit , mais je doute que ce réconfort là soit vraiment réconfortant pour les élues…..ou alors les esclaves yézidies nous ont menti….

      • Je vous rejoins Kobus, j’ai aussi entendu la version républiconne de l’adage qui tue la France tue les parties de jambes en l’air et éventuellement l’univers mais si les jambes en l’air épanouissaient on se demande pourquoi 10 millions d’adultes français tournent sous cachetons, mais passons. Donc dans la version républiconne ça donne : Voix d’enfant « dis pourkoi y nous tu les terrorisstes ? » Voix de psychologue qui ne répugne pas à être sodomisée de temps en temps : « Mon enfant c’est que ils détestent la France des libertés, du vivre ensemble, etc. »


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