Publié par : Memento Mouloud | novembre 23, 2015

Pablo Servigne présente l’effondrement (à venir) suivi de la peur exponentielle de Benoît Rittaud

Développé par une équipe multidisciplinaire composée d’un mathématicien, d’un sociologue et d’un écologue, le modèle HANDY (Human and Nature Dynamics) simule les dynamiques démographiques d’une civilisation fictive soumise à des contraintes biophysiques. HANDY est construit sur base d’un système d’équations conçues dans les années 1920 par les mathématiciens Alfred Lokta et Vito Volterra, utilisées fréquemment en écologie pour décrire les interactions entre les populations de prédateurs et de proies. De manière schématique, lorsque les proies pullulent, la population de prédateurs prospère et fait chuter le nombre de proies, ce qui fait s’effondrer la population de prédateurs. Le cycle redémarre puisqu’en présence de peu de prédateurs, les proies se remettent à pulluler. On obtient ainsi à long terme une sorte de « battement » de croissances et de déclins, deux sinusoïdes de populations.

Grâce à leur capacité à créer des groupes sociaux organisés, à utiliser la technique et au fait de pouvoir produire et garder des surplus, les humains ne subissent pas systématiquement de déclin de population au moindre épuisement d’une ressource naturelle. Ainsi, deux paramètres supplémentaires ont été introduits dans les équations pour apporter plus de réalisme au modèle : la quantité globale de richesses accumulées et la répartition de celles-ci entre une petite caste d’« élites » et une plus grande de « commoners » (le peuple).

Trois groupes de scénarios ont été explorés. Le premier (A) prend pour hypothèse de départ une société égalitaire dans laquelle il n’y a pas d’élites (élites = 0). Le deuxième (B) explore une société équitable où il y a une caste d’élite mais où les revenus du travail sont distribués équitablement entre cette caste de non-travailleurs et les travailleurs. Enfin, le troisième (C) explore les possibilités d’une société inégalitaire où les élites s’accaparent les richesses au détriment des commoners.

Dans une société « équitable », c’est-à-dire avec une partie de la population qui ne travaille pas et une majorité qui travaille, mais où les richesses sont bien réparties (B), un scénario d’équilibre peut être atteint uniquement si le niveau de consommation est faible et si la croissance est très lente. Lorsque la consommation et la croissance s’accélèrent, la société peut facilement basculer sur les trois autres scénarios (perturbations, cycles de déclins, ou effondrement).

Dans une société inégalitaire où les élites s’accaparent les richesses (C), le modèle indique que l’effondrement est difficilement évitable, quel que soit le taux de consommation. A un faible taux de consommation global, la caste des élites se met à croitre et accapare une grande quantité de ressources au détriment des commoners. Ces derniers, affaiblis par la misère et la faim, ne sont plus capables de fournir suffisamment de puissance de travail pour maintenir la société en place, ce qui mène à son déclin. Ce n’est donc pas l’épuisement des ressources, mais l’épuisement du peuple qui cause l’effondrement d’une société inégalitaire relativement sobre en consommation de ressources.

Dans une société égalitaire sans castes (A), lorsque le taux de consommation n’est pas exagéré, la société atteint un équilibre. Lorsque ce taux augmente, la société subi des cycles de croissance et de déclin. Et enfin, lorsque la consommation est soutenue, la population croît avant de s’effondrer de manière irréversible.

Pour l’économiste Thomas Piketty, c’est la structure même du capitalisme qui favorise l’accroissement des inégalités. Dans une grande analyse historique basée sur les archives fiscales disponibles depuis le XVIIIème siècle, ils constatent que le patrimoine se concentre inexorablement entre les mains d’une petite caste de rentiers, lorsque le rendement du capital (r) est plus élevé que la croissance économique (g).

Selon les deux scénarii d’effondrement des sociétés inégalitaires (famine des commoners ou effondrement de la nature), les élites ne souffrent pas immédiatement des premiers effets du déclin. Elles ne ressentent les effets des catastrophes que bien après la majorité de la population ou bien après les destructions irréversibles des écosystèmes.

Du côté des trajectoires technologiques, celles-ci sont donc en grande partie déterminées par notre passé, et bien souvent, les innovations technologiques ne font que tenter de résoudre les problèmes des précédentes. Or, comme le résume l’expert Gregory Unruh, cette «évolution dépendante-au-sentier peut créer des culs-de-sac technologiques ». Le côté autoréférentiel du processus est fondamental. Plus un système dominant se renforce, plus il a les moyens de conserver sa domination. Il phagocyte l’ensemble des ressources disponibles, et empêche «mécaniquement» l’émergence d’alternatives, alors que c’est précisément au début qu’une innovation a besoin de soutien et d’investissement. Autrement dit, les «petites pousses» ne sont pas en mesure de rivaliser avec le grand chêne qui leur fait de l’ombre.

La globalisation, l’interconnexion et l’homogénéisation de l’économie ont eu un effet pervers de renforcement du verrouillage, en augmentant exagérément la puissance des systèmes déjà en place. Une fois qu’un système efficace s’implante dans une région ou un pays, il se répand assez vite dans d’autres pays par effet de contagion. L’efficacité des systèmes en place rend ensuite difficile de sortir de ce paradigme, surtout lorsqu’on instaure une compétition entre tous les pays. Ce «global lock » peut être illustré par trois exemples: le système financier, le système énergétique basé sur le carbone, et la croissance.

Ces dernières années, la finance s’est concentrée en un nombre réduit d’immenses institutions financières. En Grande-Bretagne, par exemple, la part de marché des trois plus grandes banques est passée de 50% en 1997 à presque 80% en 2008. Ce phénomène de concentration a obligé les États à donner des garanties bancaires implicites, ce qui a érodé la discipline du marché et a encouragé les banques à prendre des risques excessifs.

L’histoire du carbone et de son complexe techno-industriel est probablement le plus grand verrouillage de l’Histoire. «Les “conditions initiales”, l’abondance de charbon ou de pétrole, mais aussi des décisions politiques encourageant une source d’énergie plutôt qu’une autre [ont déterminé] les trajectoires technologiques sur une très longue durée » Aujourd’hui, si on retire le pétrole, le gaz et le charbon, il ne reste plus grand-chose de notre civilisation thermo-industrielle. Presque tout ce que nous connaissons en dépend, les transports, la nourriture, les vêtements, le chauffage, etc. La puissance économique et politique des majors du pétrole et du gaz est donc démesurée. Pire, les acteurs de la transition ont besoin de cette puissance pour construire un système énergétique alternatif, aussi renouvelable soit-il.

La croissance économique procède de la même logique. La stabilité du «système-dette» repose entièrement sur la croissance économique: le système économique mondial ne peut se passer de croissance s’il veut continuer à rembourser les crédits, à faire fonctionner le système de pensions, à empêcher la montée du chômage et des tensions sociales ou même à développer les alternatives à la croissance. Aucune de nos institutions n’est adaptée à un monde sans croissance. «À la moindre contraction de l’économie, tout l’édifice s’effondre: il a été conçu pour et par la croissance, il ne peut tout simplement pas fonctionner sans. Les dettes ne seront jamais remboursées, et le château de cartes financier s’effondrera au moment où l’on s’en rendra compte.

Le nucléaire ne remplacera jamais le pétrole. Premièrement, au-delà de l’énergie, il y a simplement la matière: on ne peut faire avec de l’uranium ce qu’on fait avec du pétrole. Deuxièmement, il y a l’énergie: avec 435 réacteurs en activité, l’industrie nucléaire ne produit que 2,4% de l’énergie totale consommée dans le monde. Même en France, qui produit environ 75% de son électricité avec du nucléaire, cela ne représente que 16% de la consommation énergétique du pays. Pour remplacer un quart de la production mondiale de pétrole, il faudrait construire 2 000 centrales, soit 3 000 milliards d’euros d’investissement, ce qui équivaut à 10 fois le budget annuel de la France. Troisièmement, le nucléaire sert à faire de l’électricité, or il va de soi que le monde ne tourne pas seulement à l’électricité, on peut difficilement se passer de moteurs ou de centrales thermiques. Quatrièmement, si la production d’électricité nucléaire a l’avantage d’être fiable et continue, elle ne peut pas répondre aux pics de demande. Il est nécessaire de la coupler avec des centrales thermiques, beaucoup plus souples dans leur utilisation. Cinquièmement, il est impossible de construire de nouveaux réacteurs, ni même de gérer les déchets, sans pétrole.

Un EPR (réacteur préssurisé européen) est un type de réacteur assez classique qui utilise comme combustible de l’uranium enrichi à 5% et du MOX. Mais la construction des premiers EPR de démonstration, en Finlande et à Flamanville (France), n’est toujours pas achevée, et leur mise en service n’a cessé d’être reportée de plusieurs années, avec des surcoûts de plusieurs milliards d’euros. Autrement dit, outre le fait que ces réacteurs restent dangereux, il y a peu de chances qu’ils constituent une «solution» à court terme pour la filière.  Il en va de même pour les réacteurs au thorium, parait-il moins polluants et utilisant une matière trois à quatre fois plus abondante que l’uranium mais comme le signale l’Institute for Energy and Environmental Research (Washington DC), la technologie Thorium nécessite toujours de l’uranium pour démarrer la réaction nucléaire. De plus, cette technologie n’est pas considérée comme rentable avant 20 ou 30 ans.

«La situation est dramatique quant à la problématique du maintien des compétences et de la gestion du savoir. Le président d’EDF a déclaré en 2011 que, jusqu’en 2017, la moitié des agents travaillant dans le nucléaire partiront à la retraite. Comment est-ce qu’on forme la moitié des techniciens d’une flotte de 58 réacteurs nucléaires en 6 ans? […] Beaucoup d’ingénieurs nucléaires jeunes diplômés n’entrent pas dans la filière ou la quittent après peu de temps. Et pour cause, les gens se rendent compte rapidement que l’avenir rose d’une industrie en plein boum n’existe pas». «Si les réacteurs sont arrêtés après 40 ans de fonctionnement, juste pour maintenir le statu quo, il faudrait démarrer, d’ici 2020, 67 réacteurs en plus [dans le monde] que ceux actuellement en construction. Ce n’est faisable ni économiquement, ni industriellement, ni politiquement.»

Dans un monde en descente énergétique, c’est-à-dire de récession économique pour la plupart des pays, les risques terroristes seront de plus en plus élevés (comme après l’effondrement du bloc soviétique dans les années 90). Or, les 435 réacteurs actuellement en fonctionnement sont répartis dans pas moins de 30 pays, ce qui signifie qu’il va falloir avoir confiance dans la stabilité politique de 30 pays simultanément et pendant plusieurs décennies minimum (si on démantèle) ou plusieurs millénaires (si on ne trouve pas de nouvelles méthodes de stockage des déchets). Or, on peut constater avec quelle rapidité et quelle facilité un pays tel que l’Ukraine 18 se trouve déstabilisé. Pour être honnête, il semble difficile, et c’est un euphémisme, d’avoir une vision claire de la géopolitique globale que l’on pourrait mettre en place pour maintenir à tout prix une stabilité politique et un risque terroriste minimal dans 30 pays pendant les prochaines 100 000 années.

Il est un autre problème de taille en cas de contraction de la filière ou de scénario de sortie du nucléaire, ce sont les démantèlements. Idéalement, lorsqu’une centrale est construite, on provisionne les coûts de démantèlement dès le dé- part, assurant ainsi le budget nécessaire pour ces travaux titanesques. Mais dans la réalité, non seulement on peut douter que de telles sommes soient réellement provisionnées pour chacun des 435 réacteurs, mais les expériences passées de démantèlements n’ont pas du tout été convaincantes (ni rassurantes). Ainsi, en 1999, sur les 94 réacteurs nucléaires arrêtés définitivement, seuls quelques-uns ont été démantelés. «Depuis une dizaine d’années, la Cour de Comptes alerte sur le fait qu’EDF n’a pas provisionné assez d’argent pour financer le démantèlement des réacteurs (il manquerait au moins 18 milliards), que pour prolonger les réacteurs il faut les entretenir et EDF annonce déjà une opération «Grand carénage» pour un coût d’au moins 50 milliards,  enfin que plus un réacteur fonctionne, plus il devient radioactif et donc plus augmente le coût du démantèlement.»

Par ailleurs, il y a aussi le mur de l’énergie: une analyse suggère qu’à partir des années 2020, l’entreprise de démantèlement et de sécurisation des déchets passés et futurs demandera plus d’énergie que ce que peuvent encore fournir les minerais restants. Le deuxième scénario, celui d’un effondrement rapide du système financier, suivi par un effondrement économique, puis politique, fait voir la filière nucléaire sous un angle très original, et pour le moins inquiétant. Une perturbation brutale et rapide de nos sociétés pourrait non seulement mettre à mal les projets de démantèlement (qui financerait? qui s’en chargerait?), mais de compromettre même l’arrêt d’urgence des réacteurs! En effet, rappelons qu’une centrale nucléaire est la seule installation énergétique à ne pas pouvoir être arrêtée, voire abandonnée, du jour au lendemain. I

Il est un exemple -non comparable- mais très instructif sur la manière dont les humains gèrent le stockage des déchets. Dans l’ancienne mine de potasse Joseph-Else, creusée dans le sous-sol de Wittelsheim (Haut-Rhin), 44 000 tonnes de déchets toxiques non recyclables et hautement toxiques (mercure, arsenic, cyanure et amiante) ont été enterrés à partir de 1999 dans un site conçu pour l’occasion et appelé StocaMine. Mais le site doit fermer après seulement 11 ans d’activité car «les galeries commencent à s’affaisser, sous l’effet de la pression due au creusage. A certains endroits, les toits (« plafonds» dans le jargon minier) se sont effondrés, rendant quasi impossible l’accès aux colis de déchets, dont certains sont probablement percés ou éventrés. D’autres se corrodent sous l’effet de la chaleur»

«Les experts sont certains que la nappe phréatique la plus grande d’Europe sera bientôt touchée, car l’eau s’infiltre et ruisselle vers les déchets.». Mais Pierre Toulhoat, le directeur scientifique du site, nous rassure: «en posant des bouchons de bentonite devant les puits, on retarde de sept cents ans la sortie de la saumure contaminée. Les éléments les plus dangereux, notamment le mercure, atteindront la nappe à un débit très faible, ce qui permettra d’avoir des concentrations infé- rieures aux normes réglementaires». Avant que Marcos Buser, géologue suisse et spécialiste reconnu des déchets spéciaux et nucléaires se rende à l’évidence, «la sécurité n’est pas garantie pour les générations futures». Même les Egyptiens ont réussi à perdre la trace de l’emplacement de certaines pyramides après seulement quelques centaines d’années.

 La peur exponentielle

« Pour toute récompense, Sessa demanda un grain de blé pour la première case de l’échiquier, deux pour la seconde case, quatre pour la troisième, et ainsi de suite, en doublant le nombre pour chaque case, jusqu’à atteindre la soixante-quatrième. »

La demande de son ministre Sessa n’était pas si ridiculement faible que le roi Shiram le pensait : parvenus dans leurs comptes au milieu de l’échiquier, les comptables du roi constatèrent que « tous les grains de blés de la terre ne suffiraient pas pour [la] satisfaire ». C’est l’une des présentations les plus anciennes d’une croissance exponentielle…

En fait, il s’agit de la mise en scène du concept d’exponentielle sous la forme d’une suite géométrique, c’est-à-dire « d’une succession de nombres (on parle de termes) dont chacun s’obtient en multipliant celui qui le précède par une valeur donnée, toujours la même, appelée raison. »

Un ressort de la peur exponentielle est à la fois de se parer du prestige de la science et d’évoquer des récits frappants, à commencer par les grands récits du passé tels que celui de Sam Lloyd, où les épingles, produits manufacturés, remplacent les grains de blé, ou celui de Price, où le penny se change avec le temps en fabuleux trésor grâce à la logique des intérêts composés.

Un ressort de la peur exponentielle est la fascination que les grands nombres peuvent exercer quand ils échappent à la représentation, ce qui est aujourd’hui favorisé par l’emploi de l’ordinateur et, par conséquent, par une moindre familiarité avec les opérations mathématiques usuelles et par la perte des ordres de grandeur.

Un autre ressort de la peur exponentielle est de découper arbitrairement la croissance exponentielle en phases (ce qui n’a pas de signification mathématique : « Un phénomène exponentiel n’a pas de moment particulier. ») : 1. la croissance invisible, horizontale ; 2. la montée des périls ; 3. l’impossibilité verticale de les contrecarrer.

Encore un ressort de la peur exponentielle est d’employer à dessein des unités propres à démontrer ce qu’on veut démontrer (« le choix des unités n’a rien de neutre ») et, par exemple, d’étaler des prévisions sur un siècle: « Un moyen très pratique pour avoir raison à bon compte d’ici là. »

4ème ressort de la peur exponentielle est de « poser par principe que les révisions ultérieures ne pourront modifier qu’à la marge les conclusions préliminaires », ce qui « conduit à ne plus voir que ce qui va dans le sens recherché ».

5ème ressort de la peur exponentielle est d’argumenter essentiellement « sur la vitesse affolante d’une croissance exponentielle et non sur un calcul argumenté et incontestable des limites », ce qui revient à employer une « rhétorique irrationnelle ». La tendance à sous-estimer cette vitesse s’appelant biais exponentiel

6 ème ressort de la peur exponentielle est de passer du local au global, de l’urbi à l’orbi, c’est-à-dire d’utiliser le procédé puissamment évocateur de la juxtaposition de « deux termes dont le second contient et amplifie le premier », autrement dit d’utiliser la figure de rhétorique appelée gradation, en l’occurrence intensive.

7 ème ressort de la peur exponentielle est de ne pas se poser la question essentielle : « Notre monde est-il étroit ou surfini ? » Vous avez dit surfini ?  : « Désignons par surfinie toute quantité mathématiquement finie qu’il est pourtant légitime de considérer comme infinie dans une situation donnée. »


Responses

  1. Intéressant Memento, mais les modèles de type Lokta, Voltera, Gompertz, logistique et autres, ne sont précisément que des modèles, supposant des comportements « collectifs ».
    Outre leur difficile, voire impossible parfois, vérifiabilité empirique, leurs structure non linéaire les rend tellement sensibles à la moindre variation des paramètres que, sans être purement « Nostradamusiens », leur caractère plus ou moins « prophétique » doit être regardé avec……un septicisme tranquille

    • J’ai le même d’où le balancier placé en fin de post à propos de la panique exponentielle. Reste que les déclarations du type d’EDF indiquant que le nombre d’ingénieurs nucléaires compétents était en chute libre m’a, comment dire, frappé, interpellé comme on disait il y a peu, c’est le pire danger écologique connu ; l’abrutissement exponentiel de la population, sa prolétarisation culturelle au profit des crétins infatués de l’oligarchie mondiale et des brutes qui les affrontent ou pactisent

      • « …nombre d’ingénieurs nucléaires compétents était en chute libre  »

        Tout à fait exact selon mes quelques sources; mais ceci n’est encore qu’une toute petite partie émergée d’un mépris général à l’égard de la connaissance approfondie et d’un certain esprit « universitaire », car pour former un bon ingénieur, il faut autre choses que du rabachage et des normes.

        On peut en dire autant en ce qui concerne les chimistes, physiciens et mathématiciens appliqués à autre chose qu’aux affaires financières ou à la technocratie,naturalistes, médecins, sans parler des Hélénistes , Latinistes etc. ou encore des cadres intermédiaires.

        Je partage totalement votre conclusion..

      • J’aimerai assez qu’on puisse écrire un assèchement du monde humain, non pas l’homme 2.0 mais l’homme-gonzo, cet avenir me paraît plus probable


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :