Publié par : Memento Mouloud | novembre 23, 2015

Vu Su Entendu mais pas pris : le cas Ismaël Mostefaï

Ismaël Mostefaï aurait été formé et se serait radicalisé dans la ville de Chartres au contact d’un certain Abdelilah Ziyad, l’un des cerveaux d’un attentat qui a ensanglanté Marrakech en 1994. Cet émir du Mouvement de la jeunesse islamiste marocaine (MJIM), soupçonné d’avoir commandité des braquages pour financer le djihad, avait  été mis en examen à l’automne 2010 à Paris et écroué.  Selon Mediapart, il vivait clandestinement en France mais selon Bladi net il était l’imam marocain de la mosquée de Migennes et a dirigé à Chartres un groupe radical d’une dizaine de personnes (dont Mostefaï), adepte des entraînements façon commando. Adbelilah Ziyad, alias « Rachid », avait déjà été condamné en janvier 1997 par le tribunal correctionnel de Paris à huit ans de prison pour avoir été le donneur d’ordre de la campagne terroriste au Maroc à l’été 1994.

En décembre 1996, au cours du procès, il reconnaît avoir ordonné à des jeunes de Paris, de La Courneuve et d’Orléans de passer à six reprises des armes au Maroc entre 1992 et 1993. C’est encore lui, qui avec «Saïd», son «frère» alors en fuite était à la tête des réseaux mis en place en France «pour déstabiliser le Maroc», son pays. Y installer «une république islamiste et supprimer l’injustice du régime de Hassan II».

A la prison de Rabat, depuis janvier 1995, trois jeunes hommes, dont deux Français sont alors condamnés à mort et trois autres à perpétuité. Pour des attentats au Maroc, dont l’un a causé la mort de deux touristes à Marrakech. C’est pourtant dans cette même affaire et pour un simple «délit» qu’étaient  jugées à Paris, le commanditaire de ces crimes, et Tarek Fallah, un des jeunes participants à l’attentat. Les aveux de Ziyad éclairaient plus crûment encore cette disparité dont la section antiterroriste de Paris n’avait jamais voulu entendre parler.

L’engagement de Ziyad lui est venu à 18 ans au Maroc, quand il croise la route du MJIM (mouvement des jeunes islamistes marocains). «Au début, dit-il, nous avions l’ambition de changer les choses pacifiquement, mais chez nous la répression opprime l’opposition. Il nous a fallu tenir le langage que tient le Roi.». Autour de lui, pour avoir osé s’opposer, des gens sont condamnés «quiconque ose critiquer Hassan II est passible de cinq ans de prison et jusqu’à la perpétuité. Demandez à la famille Oufkir, elle en sait quelque chose. Nous ne sommes pas violents, nous n’aimons pas le sang, mais nous avons été obligés de porter les armes. C’est ce que vous avez fait en France pour votre Révolution». Les armes, c’est justement pour en avoir importés d’Algérie au Maroc que Ziyad et Saïd prennent perpétuité en 1985. Ils n’attendront pas leur condamnation. Ils ont fui en France en 1982. C’est là que Ziyad apprendra que sa mère «est morte en garde à vue» et que son frère est devenu fou «après avoir été torturé». Cette haine du régime marocain, Saïd et lui vont désormais l’inculquer aux jeunes qu’ils rencontrent en France ,au nom du MJIM. Expulsé de France en 1984, il part pour la Libye «le seul pays qui voulait bien de moi». Un an plus tard, il est en Algérie. Et c’est là qu’intervient l’autre révélation de ce procès. Car, il y est accueilli à bras ouverts et, «comme tous les opposants marocains» il y reçoit un passeport algérien, il est logé et nourri dans un petit hôtel. Revenu en France en 1986, il obtient une carte de séjour grâce à ses papiers algériens.de Ziyad.

Dans les faits, il embrigade plusieurs jeunes Français originaires de la cité des 4000 à La Courneuve et de la banlieue d’Orléans. Il organise pour ses recrues des entraînements sportifs dans le sud de la France, puis les convoie en Afghanistan pour achever leur conditionnement et les former au maniement des armes. Le mode opératoire prévoyait que quatre commandos frappent de manière coordonnée : mitrailler la foule sur une plage, tuer un agent de police, attaquer une synagogue, assassiner des touristes. Une seule opération a réussi : le 24 août 1994, trois des Français recrutés par Abdelilah Ziyad tirent dans le hall de l’hôtel Atlas Asni de Marrakech, tuant deux touristes espagnols et blessant grièvement une Française.

Qui a véritablement commandité Ziyad? Comment expliquer que certains membres du réseau ont mystérieusement échappé aux policiers qui les filaient? Ce n’est sûrement pas Rachid qui va répondre. Dès que l’on évoque ses sources de financement, il se tait. Il se tait encore devant le nom de Lounici, membre actif du Fis et pourvoyeur d’armes présumé du réseau en France.

Notons que Ziyad est arrêté en août 1995 à la frontière austro-allemande et transféré en France où il sera jugé. Selon un livre paru en 2004 sur la mouvance islamiste au Maroc (Du 11 septembre 2001 aux attentats de Casablanca du 16 mai 2003, d’Ahmed Chaarani), il aurait d’abord vécu clandestinement en Belgique après sa sortie de prison.

En mars 2012, un homme pouvant « être en lien », sans y avoir participé, avec le mystérieux attentat survenu le 3 décembre 1996 dans le RER parisien qui avait fait quatre morts à la station Port-Royal, est interpellé à Marseille. Il s’agissait d’un proche d’Abdelilah Ziyad. De leur côté, les deux algériens jugés en octobre 2002 pour leur implication dans la série d’attentats de 1995, Boualem Bensaïd et Aït Ali Belkacem, ont toujours nié savoir quoi que ce soit à propos de Port-Royal.

Fin mai 2014, on apprend que deux Français impliqués dans les attentats de Marrakech ont commencé une grève de la faim pour pouvoir sortir du couloir de la mort. « Stéphane Aït Idir et Rédouane Hamadi, les Français auteurs principaux de l’attentat terroriste contre l’hôtel Atlas Asni à Marrakech en août 1994, sont en grève de la faim, pour revendiquer en premier lieu le droit de sortir du couloir de la mort. Les deux hommes détenus dans la prison de Kénitra, veulent bénéficier des mêmes droits que les 22 Français incarcérés dans des prisons marocaines, ayant entamé récemment une grève de la faim, pour revendiquer le rétablissement des accords de coopération judiciaire suspendus entre le Maroc et la France…Stéphane Aït Idir, Français d’origine algérienne, 41 ans et le franco-marocain Rédouane Hamadi, 42 ans, qui avaient grandi dans la cité des 4000 à La Courneuve, avant de basculer dans le terrorisme, appellent le Roi Mohammed VI à les sortir de l’isolement du couloir de la mort et à étudier leur cas, disent-ils, exceptionnel, et remontant aux « années de plomb », selon leurs propres dires. »

La DGSI a donc surveillé le bande chartraine en 2009 et 2010. Puis a lancé une opération de renseignement poussée (technique et physique) au printemps 2014, à la suite d’une réunion du groupe à laquelle a participé Mostefaï. Cette surveillance est interrompue entre début 2015 et le mois septembre (selon les membres du groupe), faute d’indices probants d’un éventuel passage à l’acte. « Aucun élément ne permettait de matérialiser un projet d’action violente », or « les mesures de surveillance doivent être justifiées », se défend le ministère de l’intérieur. Ce groupe chartrain est-il lié aux attentats du 13 novembre ? « Rien ne l’indique à ce stade de l’enquête », ajoute-t-on place Beauvau.

Dans le groupe chartrain, il y a le futur assassin du Bataclan, Ismaël Mostefaï, et son père Mustapha. « Je les connais mais pas plus que ça. Ce sont des gens pacifiques », assure Ziyad. À cette époque, Ismaël – qui se fait appeler « Omar », son deuxième prénom –, n’est connu des autorités que pour des délits de droit commun : huit condamnations entre 2004 et 2010 (pour conduite sans permis, outrages, rébellion, violences et détention de stupéfiants), jamais assorties de peines de prison. Le jeune homme a grandi à Courcouronnes (Essonne), en banlieue parisienne. Son père, musulman rigoriste, est un chauffeur routier algérien. Sa mère, portugaise, ne travaille pas. « Quand plus de dix ans après, vous vous souvenez aussi bien du nom d’un élève, ce n’est pas bon signe », souffle au téléphone un ancien membre du personnel éducatif de lycée Georges-Brassens à Courcouronnes (Essonne). Ismaël Omar Mostefaï a fait dans ce lycée de zone prioritaire, situé non loin de la mosquée d’Evry-Courcouronnes, une partie de sa scolarité. « Il était en filière professionnelle, en BEP ».

Elle se rappelle surtout « d’un élève extrêmement difficile, qui posait problème. A l’époque, on ne parlait pas de radicalisation, ça n’existait pas. Mais il faisait partie de cette vague de jeunes qui cumulaient les absences, n’avaient rien à faire de l’école et qui oscillaient entre rébellion et incivilités, que ce soit avec les profs ou les autres membres du corps enseignant […] Aujourd’hui, dans nos établissements, on voit tellement de jeunes en décrochage scolaire et familial, que je ne suis même pas étonnée qu’un petit voleur puisse un jour tuer froidement des gens. ». « Tout le monde est parti en 2012 », confirme l’ancienne-voisine d’une famille dont le père « portait la barbe » et la mère « le foulard ». Quant à Ismaël, il ne se « cachait pas de faire de petits trafics de drogue », ajoute la même riveraine.

Autre son de cloche, Ismaël Mostefaï a travaillé deux ans, comme boulanger, dans le magasin d’une chaîne de boulangerie, à Créteil (Val-de-Marne), entre 2008 et 2010. Une employée, qui travaillait à l’époque dans la même boutique, se souvient très bien de ce garçon « normal, gentil », avec « l’esprit d’équipe » chevillé au corps. « Un bon élément, qui ne posait aucun problème et donnait satisfaction ». Employé dans l’atelier de fabrication de pain, il se rendait au travail en Twingo jaune ou en deux-roues, sa passion : « Je savais qu’il était musulman pratiquant, mais sans plus. Un jour, il a démissionné. J’ai trouvé que c’était dommage pour l’équipe. Il nous a dit qu’il avait déménagé à Chartres et qu’il ne voulait plus travailler en région parisienne ». C’est durant cette période qu’il se marie avec une jeune femme rencontrée en Algérie, avec qui il a une fille en 2010.

L’équipe du Grand journal s’est entretenu avec le frère d’Ismaël Mostefaï, et sa femme. Après avoir appris la nouvelle, le couple s’est rendu au commissariat où il a été placé en garde à vue avant d’être relâché. Le vendredi 13 novembre, tous deux assistaient à un spectacle de Dieudonné au théâtre de La Main d’or, dans le 11e arrondissement : “Je suis pas antisémite, affirme le frère Omar Ismaël Mostefaï face à l’incrédulité du journaliste. Je prône l’amour de son prochain. C’était du divertissement, voir un spectacle comique. (…) On n’a rien à se reprocher. Ce qu’a fait mon frère c’est horrible.”

Il dit ne pas reconnaître son frère, qu’il n’avait pas revu depuis deux-trois ans car ce dernier lui avait expliqué partir à Dubaï chercher du travail : “C’est devenu un monstre.” Sa femme ajoute : “On ne choisit pas sa famille. Pour moi, c’est comme un ordinateur : on a enlevé le disque dur, on l’a reformaté, on a mis quelqu’un d’autre.” C’est la théorie de la possession, un shaitan est passé par là. Or de 2007 à 2010, il rejoint un groupe de tablighs avant de bifurquer du côté des commandos d’ Abdelilah Ziyad. Dans le même temps, Il fréquente avec assiduité la grande Mosquée de Chartres, jusqu’en 2012. Depuis, Hafid Ben Bammou, le président de l’association cultuelle qui gère cette salle de prière de trois cents adhérents, ne l’a jamais revu. À l’époque où il fréquentait la mosquée, le dirigeant faisait déjà partie du conseil d’administration : « Il venait une fois par jour à deux fois par semaine. C’était un musulman lambda. Il ne payait pas de mine. Il venait avec son père, qui était très actif au sein de la communauté, en donnant de bons conseils aux jeunes ». Hafid Ben Bammou se souvient également que ce fidèle, à l’époque, jouait sur le terrain de football de Beaulieu, avec les jeunes du quartier. « Comment aurais-je pu passer à côté de ça ? Je sais reconnaître ce genre de dérives, que je combats. Ici, beaucoup de gens se confient à moi. S’il y avait eu de mauvaises racines, j’aurais eu des échos ». L’imam a un sonar anti-radicaux défectueux, visiblement lui aussi doit se demander si un shaitan n’est pas en cause puisque le père d’Ismaël donnait de si bons conseils aux jeunes.

Son vrai port d’attache était donc la mosquée Anoussra de Beaulieu, à quelques centaines de mètres de son quartier. Cette salle de prière n’est pas radicale, mais elle était fréquentée par le groupe d’Abdelilah Ziyad, dont faisait partie Ismaël Mostefaï. Il est vrai que le sonar d’Hafid est hors service puisque c’est tout le groupe qui a défilé devant ses yeux sans qu’il ne voit rien.

La DGSI met en place une surveillance de ce groupe, composé d’un noyau de huit membres. Elle découvre les prêches radicaux dispensés par Ziyad lors de réunions hebdomadaires à leurs domiciles, leurs séances d’accrobranche dans le sud de la France, et leurs exercices de tirs en mode commando au club de paintball de Saint-Georges-sur-Eure, à une dizaine de kilomètres de Chartres. Mais aucun indice ne montre que la bande prépare un attentat. Ziyad assure qu’il n’a rien fait d’« anormal » ou d’illégal depuis sa sortie de prison. Il s’entraîne juste au combat en forêt.

Fin septembre 2010, Abdelilah Ziyad est arrêté, mis en examen dans l’affaire des braquages et placé en détention provisoire. Faute d’éléments probants, il est libéré quelque temps plus tard et placé sous contrôle judiciaire. Le monsieur a des protections. De son côté, la famille Mostefaï déménage en août 2012 à Romilly-sur-Seine (Aube), à 75 km au nord de Migennes, où habite leur ami Ziyad.

En septembre 2013, Ismaël Mostefaï pénètre en Turquie, très probablement pour se rendre en Syrie. Mais à ce moment-là, les services l’ignorent. Son voyage dans le fief de Daech semble aujourd’hui confirmé par le témoignage de sa mère. Selon Mediapart, elle a déclaré lors de sa garde à vue qu’elle pensait que son fils était en Syrie depuis trois ans, et qu’elle ignorait qu’il était rentré. On ne sait rien sur les bons conseils aux jeunes prodigués par son père.

Comme tonton Cristobal, Ismaël Mostefaï revient en avril 2014, à l’occasion d’une réunion du groupe radical à Chartres, à laquelle il participe sous l’égide d’Abdelilah Ziyad – ce que l’intéressé dément. Pourquoi n’a-t-il pas été placé sous surveillance ? « Parce qu’aucun élément ne le justifiait », répond le ministère de l’intérieur. C’est d’ailleurs évident, rien ne justifie rien, la vie est un perpétuel déménagement. En octobre 2014, la France fait une demande d’information à la Turquie concernant des djihadistes présumés. Un mois plus tard, les autorités turques confirment que les individus recherchés se sont bien rendus sur leur sol, mais elles ajoutent un autre nom : Ismaël Mostefaï. Il a franchi la frontière turque le même jour que Samy Amimour, qui sera lui aussi dans le trio qui a commis le massacre au Bataclan.

Un responsable gouvernemental turc  assure anonymement  que la Turquie avait informé les autorités françaises une seconde fois au sujet de Mostefaï « en juin 2015 », et affirme n’avoir « jamais eu de retour de la France ». Le ministère de l’intérieur réfute ce second signalement. Exactement comme les services belges ont perdu la trace au même moment du dandy daechite Abdelhamid Abaoud.

Par ailleurs, selon deux articles de presse, la France aurait également reçu un signalement du DRS, le service de renseignement algérien, concernant Mostefaï. Selon El Watan, «des enquêteurs spécialisés d’une unité chargée de suivre les extrémistes membres de ces réseaux ont obtenu des informations sur certains de ces djihadistes, actifs dans l’Est algérien fin 2014, explique une source sécuritaire. On y retrouve Ismaïl Omar Mostefaï avec un groupe de Français d’origine tunisienne et marocaine.» Comme il était d’une très grande prudence, ses activités ne dépassaient pas le stade de rencontres avec des radicaux. «La surveillance a commencé lorsque nous avons été certains qu’il était bien membre d’une cellule de recrutement de terroristes pour la Syrie. Il était chargé de transporter des messages, de l’argent et des faux documents», poursuit la source.

Premières informations obtenues par les enquêteurs algériens : un numéro de téléphone SFR et un e-mail personnel. Les services découvrent que ce numéro de téléphone sert à échanger des messages avec les extrémistes français d’origine maghrébine. Plus tard, ils trouvent son nom et son lieu de résidence dans l’Essonne. Les services algériens s’intéressent de près aux réseaux de recrutement depuis l’hiver 2014 en raison de la création des Soldats du Califat quelques mois auparavant, de crainte que ces réseaux ne se transforment en filières de recrutement pour la succursale de l’organisation de l’EI en Algérie. La liste des suspects a été transmise par la Direction des Relations extérieures et de la coopération du DRS à la DGSE, comme cela se fait régulièrement.

«En plus de l’accord d’échange d’informations sécuritaires qui datent des années 90’ et de deux autres accords conclus après le 11 septembre 2001, un 4e accord a été formalisé pour faire face au recrutement des djihadistes en Syrie et en Irak», précise notre source.

A l’automne 2014, il est donc clair qu’ Ismaël Mostefaï est un petit facteur du djihadisme daechite agissant aussi bien dans la région chartraine que dans l’est algérien ou en Syrie. S’il n’est pas défini comme une menace c’est bien qu’un autre point de vue prévaut, reste à savoir lequel.  Durant l’année 2014, la DGS se concentre sur d’autres personnages du groupe radical de Chartres : elle a lancé une surveillance poussée (physique et technique) de plusieurs de ses membres, mais pas de Mostefaï. Au début de l’année 2015, cette surveillance s’interrompt peu à peu, jusqu’au mois de septembre lorsque les services français cessent de placer sur écoute Abdelilah Ziyad.

Abdelilah Ziyad, qui vit toujours à Migennes et continue de se rendre à Chartres « de temps en temps », affirme « J’ai la maladie de Parkinson, je peux à peine bouger. La police sait où je bouge, toutes mes connaissances, tout le monde me voit. Je ne suis pas dans la préparation de toutes ces choses […] Je suis contre ces attentats-là, je suis contre ce massacre des foules, c’est des choses qui me dépassent à 100 %. C’est pas de l’islam, c’est pas de la tolérance. ». Le discours du vivre-ensemble pris au pied de la lettre, un sacré mimétisme pour un type qui perd la boule. D’ailleurs à propos des  des attentats de Marrakech de 1994, oublieux des modes opératoires, des commanditaires et de ce qu’il avait déclaré devant le tribunal, il lâche « C’était pas préparé, j’étais dans une affaire. Et ça fait vingt ans. »

Le Figaro / Mediapart  / 20 Minutes/ Libération/ prisonniers européens au Maroc/ Le Parisien / Les Inrocks/ Bladi net / Le choc républicain / El Watan / BAM


Responses

  1. et puis ça fait 20 ans…..
    ici , pareil , on espère que la ratonnade des ‘slamistes de Syrie pourra tenir au moins jusqu’aux prochaines élections…
    pas si sûr….

    comme je vous le disait l’autre jour , ça tombe à point nommé !
    et même un poil trop tôt, car y a des chances que le soufflé retombe , du moins dans l’esprit des braves cons de tribuables et néanmoins électeurs ( parce que dans le cirque vivrensemblesque et mélangiste , ça bat son plein , y a des bouffées de propagande qui remontent du fond des égouts , bon gû qu’ça pue !)

    on sait déjà que les attentats sont utiles à bercy ( m’sieur dame ) pour justifier le refus du respect des critères du pacte de stabilité ( pacte à la con , si vous voulez mon avis , comme tous les diktats imposés par les comptables ) au bénéfice des éléments du pacte de sécurité ( vous qui croyez , cochons de payants , être à l’abri en vous endettant – en pratique: en endettant vos arrières petits enfants – dites vous bien qu’une imfime partie de ces nouveaux trous dans la caisse serviront à votre sécurité , en pratique , ce sera pour payer la clientèle du PS , les gnoules et les maliens ) , et que les comptables européens ( mais pas que ….ne sommes nous point dans la main des marchés ? si , nous le sommes , gaffe à pas fâcher ces braves payeurs….) voient d’un bon oeil une justification aussi imparable : » bien sûr qu’ils font des dettes , mais c’est pour traquer les terros ! »
    vu comme ça , on dit rien,pas vrai?

    on sait encore qu’ils sont utiles pour un état d’exception quasi vichyste , d’ailleurs , ces braves cons de cologistes sont privés de marche à Paris ce ouiquende ( on parle même pas de manif ! on parle de marche à pied ! ), on flique à tour de bras et sans justification , on met en résidence surveillée ( bon, c’est peut être des barbichus , mais aussi des paysans écolos un peu illuminés , demain ce seront les nations de génération identitaire et après dmain, vouzémoi qui n’approuvons pas pétaingue et laval)

    • Un jour, Kobus vous m’expliquerez votre fixette sur le déficit budgétaire dans un monde où les pyramides de dettes et de crédits sont la norme, pour le reste on est d’accord, je ne me souviens pas d’un gouvernement néo-républicain qui ait interdit toute manifestation à la faveur d’un événement

      • pour les dettes?
        soit vous êtes solvable et vous les remboursez
        soit vous tentez de faire croire que vous êtes solvable et vous faites semblant de les rembourser
        soit vous apparaissez clairement insolvable et vous tentez de faire croire que vous pourriez , avec beaucoup d’effort , être capable de rembourser

        pas que je veuille Habsolument emprunter ou rembourser ou quoi que ce soit

        mais le monde est bâti sur une montagne de dettes ( et c’est vieux , hein , david graeber dit que ça fait 3000 ans qu’ça dure….si on lit la bible , effectivement , , si on connait l’histoire – votre partie- , la monnaie donc la dette existe depuis qu’on a conduit des armées pour ratonner le voisin ) et il faut d’abord emprunter puis ensuite rembourser

        exemple1) comment financer la construction d’infrastructures en afwique? ben , en faisant des dettes…

        exemple2) à Brest , la ville a contracté un emprunt pour la reconstruction….en 46 ou 48 , il s’est éteint recemment ….

        il est évident que les règles prudentielles ne s’appliquent pas aux gens avec la même sévérité

        une banque d’affaire qui plonge le mondentier dans la pagaille la plus noire ne fait jamais faillitte
        un pays , comme par exemple la grèce , qui refuse de rembourser une petite partie , est sommé de pressurer sa populace au point de contraindre les plus fragiles de ses concitoyens au suicide

        pour les évennements interdits , on notera avec amusement que les compétitions sportives n’entrent pas dans le périmètre de l’interdiction
        en gros , pendant l’état d’urgence ( ce qui ne signifie pas qu’il nous faille d’urgence un état , ce serait plutôt l’inverse ,) , le match continue ou plutôt , les téloches peuvent continuer à vendre du foutebaule

      • Merci Kobus pour les précisions, d’ailleurs j’ai toujours trouvé bizarre que notre période moderne ait accouplé l’endettement et le bonheur, comme les marxistes en étaient encore au mot d’ordre de Guizot, ils n’ont pas vu le tête à queue

      • bon, il est évident que si on avait l’assurance que les dettes sont virtuelles et que les rembourser ou pas importe peu, ma foi, qui s’en plaindrait?

        le problème tient au fait que les dettes ne SONT PAS virtuelles et qu’il faudra un jour ou l’autre passer à la caisse

        voyez l’argentine
        la mère kirchner avait tenté d’obtenir un accord avec les fonds vautours sur 30% du montant….why not , little mouse? et plaf , le candidat libéral se pointe au pouvoir , illico , les fonds vautour font fuiter dans la pressékonomik leur volonté de renégocier le montant à la hausse ….espérons que le mec aura plus de burnes que tsipras , il est vrai que l’argentine est sous perfusion du FMI depuis….quoi….20 ans ? 30 ans ? a-t-elle encore accès aux marchés financiers pour se repayer ? enfin, le pays , ma foi , tant qu’il se limite à ses périmètres habituels ( défense éducation, justice santé infrastructures) passe encore il peut fabriquer de la monnaie de singe , mais le problème réside dans l’importation….toulmonde est interdépendant….( ainsi nous , croyez le ou pas , on importe notre insuline ….du japon, et notre pitroul’…..de partout ailleurs) et lorsqu’on veut passer outre les diktats des organisations ‘ternazionales ( toutes sises en amérique du nord , bizare ) on se retrouve avec 30 ans de blocus ékonomik comme l’iran….

        non, certains ici bas ne payent pas leurs dettes, mais c’est ni vous ni moi ni la Grèce ( quoique ….)

        les autres , les ceusses qui voudraient bien ne pas les payer , se retrouvent quasi au néolithique
        dans le meilleur des cas

      • Je me souviens d’avoir lu que Solon avait posé une borne à l’esclavage pour dette, ça doit être le progrès que de l’instituer à nouveaux frais


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