Publié par : Memento Mouloud | novembre 29, 2015

La France des super-dupont : entre état d’urgence et chloroforme

 « Il y a des mesures qui ont été votées à l’Assemblée nationale qui ont une fragilité constitutionnelle », a expliqué Manuel Valls aux sénateurs. « Si le Conseil répondait que la loi révisée est inconstitutionnelle sur un certain nombre de points, cela peut faire tomber 786 perquisitions et 150 assignations à résidence déjà faites. ». De plus, le gouvernement annonce qu’il assume de s’affranchir de la Convention européenne des droits de l’homme. Comme d’habitude on saborde les libertés plutôt que de pointer les responsabilités. C’est la pente des enfants pris en faute, la fuite en avant, le mépris du réel, la posture de matamore.

Depuis que l’état d’urgence est décrété, les préfets, délégués du pouvoir exécutif dans les départements, disposent d’un pouvoir d’exception : celui d’ordonner des perquisitions en dehors de tout cadre judiciaire, de jour comme de nuit

Regardons dans le détail

Ces opérations ont permis la saisie de 230 armes et la découverte de stupéfiants dans 77 cas au moins. « Dans mon département, je dirais qu’environ 10 % des perquisitions administratives débouchent sur des procédures judiciaires », confie un « gros » préfet. « Les gens ne nous ont pas attendus pour faire le ménage ! », reconnaît un collègue, expliquant aussi : « Les premiers soirs, pas mal d’adresses n’étaient pas bonnes, ou les gens n’étaient plus domiciliés à ces adresses. »

On le voit, l’état d’urgence se débat entre l’inanité et le ridicule. D’après mes souvenirs, les estimations portent sur 3 millions d’armes clandestines en circulation, je n’évoque même pas les stupéfiants dont on suit les filières au petit bonheur, les dealers sont-ils de la graine privilégiée de djihadiste ? Ou ne serait-ce pas la police qui est en panne de balances.

Près de 300 personnes ont été assignées à résidence. Des condamnations ont commencé à tomber, comme à Strasbourg où deux hommes ont écopé de 6 et 4 mois de prison ferme : le premier cachait un fusil à pompe, plus de 170 cartouches et un gilet pare-balles, tandis que le second organisait des parties de poker clandestines. « L’enjeu, c’est de densifier l’information. Acquérir une connaissance plus fine des réseaux de gens qui ne sont pas djihadistes mais qui accompagnent, qui agissent comme des fourmis. Donc oui, c’est une pêche au chalut ! Le renseignement, ça n’est pas un film de cinéma, on ne cherche pas le code secret du complot mondial. Plutôt des bribes, des numéros de téléphone, des journaux d’appels pour compléter la cartographie des réseaux djihadistes. »

Février 2015. L’équipe de Baraka City est réunie sur un petit parking de la zone industrielle de Courcouronnes (91), dans le sud de Paris. L’ONG crypto-salafiste s’occupe des derniers préparatifs d’un convoi dit humanitaire qui doit rejoindre la Syrie. Une vingtaine d’ambulances sont chargées de matériel médical, prêtes à prendre la route pour un long trajet d’une semaine. Pour cette occasion, la team un drone filme et survole la mission. Avec 39.000 abonnés sur Twitter, 500.000 likes sur Facebook et plus de 5 millions d’euros récoltés entre 2013 et 2014, Baraka City est l’ONG qui monte chez les jeunes français musulmans salafistes. Or le 19 août 2014, la Société Générale et le CIC décidaient de clôturer ses comptes, sans même l’en informer. Anomalie du bilan financier : pas d’adhésions. Autrement dit, BarakaCity fonctionne en circuit fermé, sans adhérents. Pourtant, des donateurs et « amis » de l’ONG n’hésitent pas à prendre d’assaut le standard de la Société Générale et du CIC. Certains employés de ces deux banques affirment avoir donné leur démission. Une opération « retrait de compte » est lancée via twitter.

A l’été 2014, on pouvait lire « à ce jour, les seuls pays où nous acheminons l’aide médicale est la Centre-Afrique et le Togo, ainsi que la Syrie. Pour Gaza, nous essayons de trouver des solutions nous permettant d’envoyer des convois, mais encore pas possible pour le moment. »

Derrière Baraka, le pantin e, directeur Général de Climb Group, une société de marketing et de publicité enregistrée le même mois que son ONG. Surfant sur la vague d’antisémitisme islamique suscitée par les bombardements israéliens, il aurait trouvé la formule putassière pour que les dons affluent : clichés de Gazaouis en détresse -en particulier des enfants- estampillées du logo de BarakaCity, mêlées aux versets du Coran recommandant la générosité. Il n’hésite pas à pratiquer la surenchère, par le biais de remerciements tapageurs aux bienveillants donateurs.

Des mises en garde contre BarakaCity circulent sur Youtube ? En particulier une vidéo datée du 6 octobre 2013 et intitulée « BarakaCity la grande supercherie », dont l’auteur affirme, documents à l’appui, que cette association est d’obédience habashi, c’est à dire appartient à un courant considéré par la majorité des théologiens de l’Islam sunnite comme sectateur, même si ses adeptes se revendiquent du salafisme -précisons que les Salafis se perçoivent comme étant les uniques « élus » respectant la voie des compagnons du prophète Mohammed. Pour preuve, on voit dans cette vidéo, l’appel de BarakaCity à réunir 50 000 euros de dons pour l’association ‘Ashari (du nom d’un théologien contesté par l’orthodoxie islamique), rebaptisée Au cœur de la précarité, connue pour développer ses thèses sur le forum habachi Forumuslim. Sans oublier la fatwa, diffusée par cette vidéo, et prononcée par le théologien Abou Al Hassan Ali Al-Ramli, un théologien salafi jordanien, interdisant les dons à BarakaCity au prétexte que ses membres seraient des adeptes du koweïtien Nabil Al-Awadi, qui se revendique lui aussi du salafisme. A ce propos, une photo de femmes rohingas alignées, brandissant une banderole et surtout « nikabées » de la tête aux pieds, postée le 23 août sur la page Facebook de BarakaCity, éclaire parfaitement la démarché des barakistes. En effet, les Rohingas sont des Musulmans d’Asie, et en aucun cas le nikab ne fait partie de leur tradition culturelle. Il s’agit donc d’un implant et d’un projet.

Il a fallu attendre la proclamation de l’état d’urgence pour que les policiers investissent ses locaux. Mais qu’y trouveront-ils ? Si Baraka est infiltrée par des services quelconques, les couvertures sont déjà fournies, si elle ne l’est pas, c’est une simple secte de vaniteux qui tutoie Allah à chaque prière et le salue pour chaque euro récolté, en somme un modèle d’entrepreneur.

En Seine-Saint-Denis, la guerre moléculaire en cours se révèle sinueuse : dans la colonne « Motivations », le premier fiché au FSPRT apparaît « en relation avec X, Y ainsi qu’avec Z, contact récurrent du terroriste Amédy Coulibaly. Il est susceptible d’avoir acquis des armes automatiques qu’il détient à son domicile. Il a également questionné à plusieurs reprises des policiers en faction devant des synagogues au sujet de leur armement ». Le deuxième serait « un militant pro-djihadiste apparu en relation, via Twitter, avec Jean-Édouard Mathurin qui vient de trouver la mort sur la zone irako-syrienne. Approuvant les attentats de janvier, il s’est entraîné à l’Air-soft en vue de prendre part au djihad. Il se serait acheté une arme de poing qu’il détiendrait à son domicile ». Pour les trois autres, les renseignements sont beaucoup plus sommaires. « S’est radicalisé après sa conversion, lit-on par exemple. A été vu s’entraîner en forêt au maniement des armes. ». « X est proche des employés de l’entreprise Y, officiellement dirigée par les djihadistes B et C, partis combattre en Syrie en février 2015. Incarcéré pour tentative de meurtre de 2005 à 2010, après avoir tiré au fusil Kalachnikov, il avait été trouvé en possession de gilets pare-balles. Très prosélyte en milieu carcéral, leader d’une émeute en 2006, il organise des cours de religion pro-djihadistes au sein d’un appartement à W. Il tient des propos anti-occidentaux et se serait récemment procuré des armes de poing avec l’aide de Z. » « Des informations parvenues au service très récemment désignent Y comme fréquentant des lieux de culte musulmans radicalisés en région parisienne et y collectant des fonds à destination de groupes islamiques radicalisés installés à l’étranger. Il serait aussi susceptible de détenir à son domicile des armes à feu. » Ou bien, plus laconique : « Délinquant chevronné, X est connu pour sa pratique radicale de l’islam et sa propension au prosélytisme aggravé. »

« Aperçu en possession d’une kalachnikov. » Ou bien : « À la tête d’une équipe de malfaiteurs qui propose notamment des armes à la vente. » Dans un autre cas, « l’intéressé détient des armes à poing à son domicile ». Un pavillon occupé par des personnes aux patronymes d’Europe de l’Est est perquisitionné pour la « motivation » suivante : « Surveillances en 2014 dans le cadre d’un trafic d’armes. Un individu interpellé dans le cadre de ce trafic en 2015 est vu entrer dans la cour. » Un second pavillon est visé car « des armes sont entreposées dans ce squat occupé par une dizaine d’individus marocains ou égyptiens, dont certains sont en possession de faux papiers. Ces derniers font régulièrement des allers et retours vers l’Allemagne ».

Quatre « descentes » ont été effectuées sur la zone de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, au cœur d’entreprises de logistique et de restauration (Air France Cargo, Fedex…), afin de fouiller « dans les vestiaires manifestement détournés à usage de lieux de prière à l’intérieur desquels il a été signalé des individus s’adonnant à un prosélytisme radical intensif ».

Les quelques-uns, les fous, les assassins des grandes et petites mains du spectaculaire intégré sont une armée des ombres. Des objectifs prioritaires ont été signalés à Philippe Galli par la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP). D’autres services ont alimenté la liste : la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), la gendarmerie des transports aériens (GTA) implantée à l’aéroport de Roissy, ou encore la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ). Un signalement provient même de l’éducation nationale, visant un « étudiant en voie de radicalisation [qui] a déclaré être en contact avec un djihadiste emprisonné ».

Parmi les plus intelligents à gauche, on refuse d’enregistrer l’évidence : les daechites ne sont pas l’expression de la modernité mais d’une guerre civile inter-musulmane dont l’enjeu est l’empire fantasmé du monde, aussi une même analogie bancale à propos du mode opératoire n’a jamais établi une équivalence entre deux phénomènes sans quoi le délire du tout est dans tout s’applique à chaque occurrence d’un événement quelconque. La gauche perd les pédales parce qu’elle ne sait pas très bien si elle doit percevoir dans chaque musulman un daechite qui dort. Pour d’autres, ce genre de strabisme ne compte pas pour cette raison assez simple que plus le Califat démontrera sa force plus il ralliera de fidèles. La course contre la montre est donc engagée.

Lisons le discours de l’homme-de-gauche : « les terroristes islamistes qui ont tué en France, depuis Toulouse jusqu’à Paris, « n’ont presque jamais un passé de piété et de pratique religieuse, au contraire ». Plutôt que de croire sur parole des assassins qui prétendent agir au nom de l’islam, on serait donc peut-être mieux inspiré de s’en tenir aux faits : des jeunes gens sans passé de piété ni de pratique religieuse se convertissent en quelques semaines au soi-disant « djihadisme », adoptent l’apparence vestimentaire et rhétorique de la religion, puis s’arment d’une ceinture d’explosifs et d’une kalachnikov, enfin se rendent dans quelque lieu public, terrasse de café, stade de football ou concert de musique pop, afin d’y régner en maîtres absolus l’espace de quelques minutes, avant de se donner la mort en même temps qu’ils la donnent. Tels sont les faits. Or ils ne sont pas sans évoquer un fait récent, tout aussi criminel, cynique et vicieux, tout aussi nihiliste : le crash d’un avion de la Lufthansa reliant Barcelone à Düsseldorf le 24 mars 2015. On sait en effet que le copilote, Andreas Lubitz, souffrant de dépression, a volontairement empêché le commandant de bord d’entrer dans le cockpit, et a volontairement écrasé l’avion dans les Alpes, tuant 150 personnes. L’espace de quelques minutes, il était maître à bord. La vie de tous était entre ses mains, et il n’avait pas l’intention de la leur rendre. Il a ainsi joui de son emprise absolue sur le gouvernail, de son emprise absolue sur la vie des autres.

Et paroles et paroles et paroles comme chantait Dalida.

Le diagramme de l’état de guerre, jamais proclamé, se met en place et sur ce diagramme dit d’urgence, on introduit une règle, celle du silence des gouvernés selon le desiderata des gouvernants, un précédent qui autorise la suspension illimitée dans le temps comme dans les procédures des libertés, un simple appendice à la matrice en formation dont sortira le bon gouvernement de l’avenir, celui de ceux qui comptent et qui veillent.

Les étudiants de Paris-Diderot trouveront portes closes ce vendredi et samedi. L’université a décidé de fermer pour « prévenir tout risque de débordements et d’atteintes aux biens et aux personnes » et de reporter les cours et les partiels. Dans un courrier aux étudiants, la présidente explique que « certaines organisations ont incité à l’occupation des universités ». Or, dans le cadre du plan Vigipirate attentats, les manifestations et rassemblements sont interdits. La présidente rappelle aussi que « pour les semaines à venir » les étudiants devront se munir de leur carte « pour accéder aux bâtiments universitaires ». Le plateau de Saclay, dans l’Essonne, est totalement verrouillé par les forces de l’ordre. « À partir de cette semaine et durant toute la durée de la conférence climat de Paris, la COP21, le territoire du plateau de Saclay va être complètement bouclé »indique le site, qui précise que « les secteurs de Saclay et Saint-Aubin autour du CEA, Villiers-le-Bâcle, le Moulon et le quartier Polytechnique vont passer en « zone de protection ou de sécurité » ».

Plusieurs dizaines de gendarmes lourdement équipés et des policiers, dont certains en civil, ont perquisitionné vendredi matin pendant plus de deux heures L’Annexe, une ancienne menuiserie du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) qui abrite des activistes écologistes, français et étrangers, en préparation de la COP21. Bernard Cazeneuve a déclaré assumer « totalement » samedi l’assignation à résidence de 24 militants écologistes jugés susceptibles de manifester violemment à l’occasion de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP21), qui débute dimanche près de Paris.

La ferme d’Elodie et Julien, à mi-chemin entre Périgueux et Angoulême, figure dans une plaquette de l’office de tourisme au chapitre « vente directe de fruits et légumes ». Il faut croire qu’on la trouve aussi dans les petits papiers du préfet de Dordogne. Mardi matin à 7 h 20, depuis sa chambre avec vue sur l’arrière de la maison, un ami hébergé par le couple entend des claquements de portières et aperçoit la lumière de lampes torches. C’est une perquisition administrative. « Quand on est descendus, les gendarmes étaient déjà dans la cuisine », raconte Elodie, 36 ans. Elle ne sait pas si l’ami « a ouvert ou s’ils sont entrés tout seuls », de toute façon « la porte était ouverte ». Devant elle et son compagnon Julien, 34 ans, s’alignent « une dizaine » de gendarmes de Nontron, Ribérac et Verteillac. Comme les maraîchers bio demandent des explications, les forces de l’ordre invoquent l’état d’urgence et leur montrent un ordre de perquisition signé par le préfet Christophe Bay. Selon ce papier, faisant référence aux attentats du 13 novembre et à « la gravité de la menace terroriste sur le territoire national », « il existe des raisons sérieuses de penser » que, chez eux, « peuvent se trouver des personnes, armes ou objets susceptibles d’être liés à des activités à caractère terroriste ».

Un gendarme prend les choses particulièrement au sérieux. « Il nous dit : “le G8, les sommets européens, les manifestations pour l’environnement, ça ne vous dit rien ?”, et mentionne aussi la COP 21. Visiblement, la perquisition a un rapport avec nos activités militantes. ». Cette impression se confirme lorsque les gendarmes évoquent enfin «  un truc tangible », une action à laquelle Elodie et Julien ont participé il y a trois ans contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes : le blocage du péage autoroutier de Mussidan. « Je ne pense pas avoir fait une seule manif depuis », résume la maraîchère. «  La petite a deux ans. Je ne veux pas jouer la Sainte Nitouche, mais manifestation ou pas, qu’est-ce qui justifie ça ? » Le gendarme zélé explique aux habitants de la ferme « qu’avec l’état d’urgence, tout rassemblement est interdit, et qu’organiser une manifestation est illégal ». Elodie demande : « Si vous trouvez un papier disant que j’organise une manifestation, vous m’arrêtez ? » La réponse est oui. Mais ils ne trouvent rien de tel.

Les ordinateurs de la maison sont raccordés « à un appareil qui ressemblait à un disque dur externe, apparemment pour en copier le contenu », sans même avoir besoin de demander les mots de passe. « Il y a un ordi sous Ubuntu et, là, ça n’a pas marché. » « Ils ont aussi branché les téléphones portables à une machine, en expliquant que le logiciel se déclenchait en fonction de mots-clés. » Un gendarme s’autorise une petite impertinence : « Je suis pas sûr que ça marche avec le péage de Mussidan. ». La conversation prend un tour plus inquiétant quand les gendarmes voient écrit « Bruxelles » dans un carnet et sur la carte d’identité de Julien, qui a travaillé en Belgique où il a encore des amis. Ils veulent savoir si le couple y va souvent. Ce signe de fébrilité agace Elodie : « On parle de quoi là ? Ils nous parlent d’extrême gauche et d’un coup sous-entendent qu’on est islamistes ? On ne sait pas ce qu’ils cherchent. » Pour seule réponse, les habitants récoltent un « voyez ça avec le préfet, nous on exécute les ordres ».

À Rennes, huit personnes ont reçu des assignations à résidence. Les trois arrêtés pointent tous le même motif : empêcher leur éventuelle participation à la mobilisation citoyenne interdite autour de la COP21 « compte tenu de la gravité de la menace » qu’ils représenteraient « pour l’ordre et la sécurité publics ». Un groupe de 300 cyclistes belges qui souhaitaient rejoindre Paris à vélo pour participer à la marche du 29 novembre ont reçu un appel téléphonique de la police pour leur interdire d’entrer en Île-de-France. Vendredi après-midi, ils étaient encore 178 à pédaler vers la capitale, malgré deux contrôles de police. À Rouen, cinq militants du mouvement Alternatiba ont été convoqués par la police pour leur signaler que la manifestation du 29 novembre pour le climat était interdite, selon la Coalition climat 21. La semaine précédente, un policier des renseignements s’est rendu dans plusieurs squats d’Ivry, dont le Moulin  et le Massicot.« Il nous a demandé si nous allions accueillir des gens pendant la COP21 », se souvient une habitante. « J’ai répondu que non. Il a dit : “Si vous accueillez des black blocks, c’est le RAID qui va débarquer.” J’ai demandé ce qu’est le RAID. Il a répondu : “Vous suivez bien ce qui se passe à la télé.” ».

Elle aurait dû demander, Monsieur le policier, qu’est-ce que c’est les black blocks ?

 

Mediapart /Le Parisien/ Rue 89 / Basta mag / BAM


Responses

  1. j’ai lu ailleurs l’histoire des maraîchers Elodie et Julien
    ces braves cultivateurs se demandaient si leurs légumes n’étaient pas , par hasard, explosifs
    bien sûr que oui!
    les pois chiches , pois cassés et haricots blancs sont bougrement explosifs !
    ils font péter comme des vaches, comme des roncins !
    et ça , l’état d’urgence nous l’a évité !
    grâces soient rendues à casevide !

    • Vous avez raison, ils les ont arrêtés pour éviter l’augmentation de la teneur en méthane dans l’atmosphère, sus à l’effet de serre


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