Publié par : Memento Mouloud | décembre 11, 2015

Sevran 2015, une ville de Seine-Saint Denis

10 décembre 2015

Le jeudi 10 décembre, un bus de la TRA (Transports rapides automobiles, filiale de Transdev) a été la victime collatérale d’un énième règlement de compte. Alors que le bus 618 transportait des passagers, à proximité de la gare RER de Sevran-Beaudottes, « des jeunes se sont battus au fond du bus, à coups de gaz lacrymogènes, et peut-être de batte de base-ball », indique Laurent Oudotte, le directeur général de la TRA. « La conductrice a très bien réagi : elle a arrêté son véhicule, et fait descendre les voyageurs pour les mettre en sécurité. Elle s’est montrée très courageuse et professionnelle. » Mais les jeunes restés dans le bus se sont alors dirigés vers elle : « Elle a commencé à actionner sa vitre anti-agression, mais ils ont réussi à l’expulser manu militari de son poste de conduite. »

« Je n’ai jamais vu ça ». Le directeur général de la TRA reste stupéfait des conditions dans lesquelles la machiniste a été agressée. Ayant reçu des coups dans le dos, la victime n’est pas grièvement blessée, « mais très choquée ». Agée de 40 ans, elle travaille depuis 6 ans au sein de la société de transport. Les adolescents ont ensuite tenté de prendre les commandes du véhicule qui est allé s’encastrer dans un arbre 300 m plus loin. Depuis jeudi, la ligne 618 est à l’arrêt. Deux autres lignes de la TRA, la 610 et la 607, ont été déviées pour contourner la gare RER. Une équipe de protection de la TRA a également été dépêchée dans le secteur, pour sécuriser les chauffeurs.

Laurent Oudotte insiste sur le caractère « exceptionnel » de cet épisode de violence, « alors que les incidents sont plutôt en baisse ces derniers temps ». Quatre mineurs de 15 à 17 ans ont été placés en garde à vue selon le parquet de Bobigny. Laurent Chantrelle, élu socialiste et directeur d’école à proximité, a aperçu le bus accidenté, rapidement entouré d’un périmètre de sécurité : « La police est intervenue très rapidement. Ces jeunes sont inconscients. L’entrée du collège n’était pas loin, l’accident aurait pu être bien plus grave ! »

4 décembre 2015

Fares Rahaoui n’a pas réussi à convaincre les jurés. Depuis lundi, le jeune homme, accusé d’avoir tué de plusieurs rafales de kalachnikov Ahmed Reddad, 22 ans, le 13 janvier 2013, à Sevran, clame son innocence. Vendredi soir, la cour d’assises de Seine-Saint-Denis a condamné ce jeune homme de 25 ans, père de deux enfants, à 20 ans de réclusion criminelle. Son complice, William Tirolien, 23 ans, accusé de lui avoir servi de chauffeur le jour des faits, a, lui, écopé de 7 ans de prison, soit trois années de moins que les réquisitions de l’avocat général.

Le 13 janvier 2013, William Tirolien et Fares Rahaoui, deux habitants de Garges (Val-d’Oise) se seraient rendus aux Beaudottes, à Sevran, pour acheter pour 1 500 € de drogue. Là, Fares se serait fait « carotter » par des dealeurs qui lui auraient pris son argent sans lui donner en échange le cannabis et la cocaïne promis. Furieux, il serait revenu, accompagné de William Tirolien, à Sevran un peu plus tard dans la soirée. C’est à ce moment-là qu’il aurait abattu à coups de kalachnikov Ahmed Reddad, qui se trouvait parmi les vendeurs.

« M. Rahaoui s’est efforcé tout au long de l’audience de se mettre à distance de tous les éléments qui pouvaient le rapprocher du meurtre : la voiture, qu’il n’a jamais conduite, le lieu du crime où il n’a jamais été et l’arme qu’il n’a jamais touchée. Mais M. Rahaoui ment », a martelé vendredi l’avocat général. « Et dans ce dossier, le « selfie » à la Kalachnikov de Fares Rahaoui, retrouvé dans le téléphone de William Tirolien, est déterminant. L’arme avec laquelle il se prend en photo est celle avec laquelle Ahmed Reddad a été tué. »

8 novembre 2015

L’école élémentaire Villon n’ouvrira pas ses portes ce lundi à Sevransuite à  un début d’incendie survenu ce dimanche dans une cage d’escalier de l’établissement scolaire, situé dans le quartier Cité Basse. L’incendie, rapidement maîtrisé par les pompiers, n’a pas causé de dégâts irrémédiables, mais il rend impraticable un escalier. « Il mène aux classes situées à l’étage. En l’état, tout noirci, les enfants ne peuvent pas l’utiliser. Sur l’avis des pompiers, nous fermons l’école pour remettre les lieux en état », indique Elsa Wanlin, maire adjointe PS de Sevran, en charge de l’éducation. Selon de premiers éléments, ce début d’incendie serait volontaire. Un ou des intrus auraient mis le feu à des papiers trouvés dans une poubelle de l’école. Une autre tentative, restée vaine, a eu lieu à l’autre bout de l’établissement. Peu de temps après, deux personnes ont été interpellées.

 Un autre incendie, bien plus spectaculaire, s’est produit à peu près au même moment, dans un tout autre quartier, celui de Primevères-Savigny. Les deux véhicules étaient garés sur un terrain du Centre technique municipal. Le brasier a dégagé une épaisse fumée, visible de loin. Là encore, l’hypothèse criminelle est privilégiée.

27 octobre 2015

Elise a 56 ans, pour elle, ça fait près de quarante ans. En 1979, quand son mari est muté en région parisienne, elle quitte le Nord-Pas-de-Calais, «une région sinistrée», pour Sevran où elle fêtera ses 20 ans. Elle travaille quinze ans à la mairie comme technicienne de surface, «enfin, j’faisais le ménage quoi», et en quinze ans cette mère de quatre enfants devenue célibataire n’aura jamais eu de réponse à sa demande de logement social. Sa vengeance : «Je ne vote plusFaut prendre le bon côté des choses, Sevran c’est plein de verdure, on a le parc forestier de la Poudrerie, le canal, et cette place, c’est la place idéale…Qu’est-ce que vous voulez ? Parfois on vit, parfois on survit.» 

Ici, on a du mal à comprendre pourquoi les ventes de l’agence immobilière du coin chutent, sans fin. «Sauf aux Trèfles», précise l’agent immobilier. La quarantaine, brune, sevranaise de naissance, elle travaille sur la place et connaît la ville par cœur. Le quartier des Trèfles est un des quartiers pavillonnaires de la ville situé à l’extrême sud, derrière la gare de Livry. Derrière le canal, derrière tout, loin. Une femme qui passe par là raconte qu’elle a troqué Montreuil pour venir s’installer aux Trèfles.

 Elle vit maintenant dans un petit pavillon avec jardin, et assure que«c’est super pour les enfants» et que, «de toute façon, vous les journalistes vous parlez tout le temps des cités, des trucs chocs. Vous avez une vision noire des choses. Ecrivez qu’on est heureux, que mes enfants vont dans l’école du coin, qu’elle est super, et qu’à 16h30, ils vont prendre leur gouter au parc de la Poudrerie». Au fil de la conversation, j’apprends que cette femme est élue socialiste, adjointe au maire.

 «Y a rien ici, je veux déménager.» Dimanche 6 Septembre, c’est la fête de Sevran. La mairie tweete le rendez-vous : «Venez nombreux au stade Gaston-Bussière», mais Nadia n’ira pas à la fête. Mère de quatre enfants, elle vit «aux Radars», côté Beaudottes. Nadia veut partir, sans savoir où aller, mais elle veut partir. Elle dit avoir peur pour ses enfants à qui elle interdit de sortir sans elle. «Je ne veux pas qu’ils traînent. Ça peut partir trop vite.»

 La jeune coiffeuse de l’Hair du temps, le dernier coiffeur mixte du coin, confirme, lasse : «Des commerces ? C’est simple, il n’y en a plus. Il n’y a plus rien.» Il y a toujours le centre commercial Beau Sevran (qui se réduit à vue d’œil), mais les habitants du sud ne vont pas au nord. Et vice versa. On compte ici plus de 300 associations. Avec ZikFoot, qui rassemble le foot et le rap depuis sept ans, on entend «ramener de la vie». Chaque année, l’association organise une journée entière de concerts et tournois de foot, invitant des têtes d’affiche comme Mac Tyer ou Médine, qui contribuent à faire venir le dehors dedans. «On manque cruellement d’infrastructures pour les jeunes, et il n’y a pas d’entreprise, pas d’horizon.» Issa dit avoir grandi heureux, mais il avoue qu’il ne veut pas que ces enfants grandissent ici. Alors il est parti, «pour fonder une famille, on ne reste pas à Sevran». 

21 octobre 2015

Un homme de 20 ans a passé la nuit de mardi à mercredi en garde à vue après la découverte, chez lui, de plusieurs armes avec des munitions. La police l’avait interpellé à Rougemont, à Sevran, en possession d’un peu de résine de cannabis. En perquisition chez lui, les policiers ont découvert un revolver de petit calibre, un pistolet à grenaille de calibre 9 mm, un fusil de chasse, une vingtaine de cartouches 9 mm et autant de cartouches Famas.

13 octobre 2015

Plus de 6 kg de cannabis, deux armes et 900 € en espèce ont été saisis mardi matin à Sevran, avenue du Docteur Schaffner, dans la cité Rougemont. Vers 11 heures, sur la base d’un renseignement anonyme, les policiers du commissariat local d’Aulnay-sous-Bois ont interpellé deux jeunes hommes, âgés de 17 et 18 ans. La perquisition de deux appartements et d’une voiture qui a suivi a permis de mettre la main sur 6,335 kg de résine de cannabis, un fusil à lunette, un revolver à gaz, 34 cartouches de 9 mm à grenailles, une cagoule et de l’argent. Les deux suspects ont été placés en garde à vue pour trafic de stupéfiants. L’enquête se poursuit.

12 octobre 2015

On peut imaginer la stupeur du technicien, qui en ouvrant le local réservé à la ventilation, dans un immeuble de l’allée Marco-Polo à Sevran, est tombé le 1er octobre sur un stock d’armes de guerre. Des pistolets mitrailleurs, des Kalachnikov… Personne n’a été interpellé et ne pourra l’être. « Ce sont des armes factices, leur détention est autorisée », précise un policier. Mais pour le salarié concerné, le climat n’est pas franchement propice à la farce. L’entreprise a illico suspendu son contrat. Et elle n’est pas seule à craindre pour la sécurité de ses hommes : les réparateurs d’ascenseur ne viennent plus après 11 heures, et mercredi dernier, c’est la société de nettoyage qui a suspendu ses interventions pendant trois mois minimum dans le secteur. Tous invoquent des raisons de sécurité.

On est aux Chalands 1, aussi appelés « les nouvelles Beaudottes », entre l’école Emile-Zola et le centre social Marcel-Paul, à quelques minutes à pied de la gare du RER B Sevran-Beaudottes. On passe des HLM aux copropriétés sans vraiment s’en rendre compte. Sur dix-huit copropriétés en difficulté répertoriées sur la ville, huit se trouvent aux Beaudottes, dont l’immeuble de l’allée Marco-Polo au cœur d’un plan de sauvegarde. Un immeuble de 4 étages en mauvaise forme. « Les gens payent 1 000 € de charge par trimestre, pour une qualité de confort inexistant », déplore le gestionnaire qui a, de son côté, déposé plainte samedi. « Des gens viennent se piquer dans le parking, des habitants ont la peur au ventre. Et moi, en tant que syndic, je suis désarmé, je ne peux même plus ramener une entreprise à l’heure que je veux. »

Si dans le quartier, le constat est des plus alarmistes, c’est que les signaux sont au rouge. Le trafic est visible le matin. Les immeubles qui avaient été débarrassés des dealeurs sont à nouveau en proie au squat. « Un jeune nous a dit : “Ne vous inquiétez pas, on récupérera le hall” », rapporte un habitant qui avait occupé son hall il y a trois ans pour en chasser les trafiquants. Sur plusieurs vidéos récentes, on voit des jeunes s’installer le soir, avec leur chicha et un chien. De l’avis de policiers, le trafic a diminué. Mais localement, tout le monde observe une reprise, sur les trois gros quartiers, dès le matin.

S’il préfère que le nom de son entreprise ne soit pas mentionné, c’est pour protéger ses salariés. « Pour éviter qu’ils aient la pression », explique le responsable de cette société familiale spécialisée dans l’entretien de la ventilation depuis 67 ans.

« Personnellement, j’ai pris la direction de l’entreprise au printemps 2005. A l’automne il y avait les émeutes depuis on a toujours continué à travailler, de jour comme de nuit », précise Jean-François D. Habitués à intervenir dans les cités, ses collaborateurs « connaissent les codes, interviennent avec précaution ». Le matin plutôt qu’en fin d’après-midi, par exemple. « Le site de Sevran est tendu mais ce n’est pas nouveau », poursuit-il. La société n’y intervient qu’une fois l’an.

Jeudi 1er octobre, c’est un apprenti qui a été envoyé sur le site, pour une intervention en rapport avec ses compétences. La découverte des armes factices a conduit à la suspension immédiate du contrat, en accord avec le gestionnaire. « On a tous le souci des habitants qui vivent là, ils ne méritent pas qu’on les laisse à l’abandon », conclut le responsable, prêt à renvoyer ses hommes lorsque des garanties de sécurité seront réunies.

9 octobre 2015

C’était une petite entreprise entièrement dévolue au trafic de stupéfiants. Avec ses patrons, Davy et son associé Christian. Ses vendeurs. Ses fournisseurs. Sa nourrice (personne chargée du stockage des produits, NDLR). Et, même, son jardinier, en charge de la cannabiculture ! Tout au long de l’année 2014, ces deux hommes ont fait prospérer leur point de vente de cannabis et cocaïne, implanté à la cité Rougemont, à Sevran. Interpellés courant 2014, ils comparaissaient jeudi et vendredi, avec neuf de leurs complices, devant le tribunal correctionnel de Bobigny. « Davy et Christian géraient ce point de vente où s’écoulait chaque jour 1,5 kg de cannabis, détaille la procureur de la République, vendredi lors du réquisitoire. Ils veillaient à ce qu’il soit approvisionné et recouraient aux petits de la cité pour le transport de stupéfiants. Ils avaient aussi la responsabilité des quatre appartements où était cultivé le cannabis, et notamment le plus important, celui d’Eragny (Val-d’Oise) ».

Grâce à l’argent illégalement récolté, les deux hommes menaient un train de vie fastueux, avec voyages en Thaïlande, montres en or, cadeaux somptueux, voitures de luxe… « Le trafic comme l’association de malfaiteur est parfaitement établi », poursuit la procureur qui a réclamé 6 ans de prison pour Christian et 8 ans pour Davy (ce dernier étant en récidive légale) ainsi que 70 000 € d’amende pour chacun d’eux.

Comme tout patron de commerce, les deux protagonistes avaient recours à des fournisseurs et des producteurs. Fanta était ainsi en charge de l’approvisionnement en graines de cannabis. « C’était lui qui devait s’assurer de la qualité des graines, en provenance d’Amsterdam, qui allaient être plantées », précise la procureur qui a requis 2 ans de prison. Salah prêtait lui son appartement d’Eragny et s’occupait également d’acheter le matériel pour la culture indoor (à l’intérieur, NDLR). La procureur a demandé deux ans à son encontre. Toutif, « l’expert en culture indoor » qui faisait office de « jardinier », risque, lui, de la prison avec sursis, tout comme son frère — qui avait mis à disposition un autre appartement — et Alban, qui se chargeait de vérifier les installations électriques des cannabicultures.

Une entreprise ne pouvant fonctionner sans trésorerie, les deux patrons avaient recours au frère de Christian, restaurateur de profession, qui leur avançait l’argent nécessaire à tout investissement. La procureur a requis contre lui 18 mois de prison avec sursis. Pour stocker la drogue, les dealeurs de ce point de vente avaient recours à une nourrice, qui, elle aussi, risque de la prison avec sursis. Les délibérés étaient attendus vendredi dans la soirée.

23 juillet 2015

C’est un camion poubelle qui mettra finalement fin à sa nuit de cauchemar. Un bagagiste de l’aéroport de Roissy a été tout bonnement kidnappé dans la nuit de mardi à mercredi, alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui, après avoir quitté son travail. Les ravisseurs lui ont extorqué son code de carte bleue. Seuls les éboueurs auront eu pitié de cet homme hagard, qui tentait d’arrêter les voitures en rase campagne dans les environs de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) mercredi à l’aube. L’auto-stoppeur matinal venait de vivre des instants difficiles. Vers une heure du matin, cet agent de fret, employé sur la plate-forme aéroportuaire, rentrait chez lui après sa journée de travail. Il gare sa C4 devant son domicile, à Sevran. En une fraction de seconde, deux hommes encapuchonnés lui tombent dessus et le poussent à l’arrière de son véhicule. Sous la menace d’une arme de poing, il est alors contraint de donner le code de sa carte bleue. Les malfaiteurs démarrent et roulent quelque temps à la recherche d’un distributeur de billets. Pour une raison inconnue, ils ne parviennent pas à retirer de l’argent, et reprennent la route en compagnie de leur victime, toujours tapie sur le plancher de la C4. Bredouilles, ils décident de le larguer au bord d’une voie rapide. Une fois à l’air libre, l’homme erre, déboussolé, sans papiers ni portable, jusqu’à la station-service la plus proche, et commence à faire du stop. Finalement, c’est un camion poubelle qui le fera monter à bord et le déposera au commissariat de Lagny. LaCitroën C4 sera retrouvée intacte, à Aulnay, dans la cité de la Rose-des-Vents (dite des 3 000), l’après-midi même. Les ravisseurs du bagagiste sont toujours recherchés. L’enquête a été confiée à la Sûreté départementale. La victime, un homme inconnu des services de police, pourrait peut-être avoir été victime d’une méprise

17 juillet 2015

Guerre des nerfs dans un immeuble du quartier de la gare de Sevran-Livry. D’un côté, le trafic de drogue et de l’autre, un propriétaire et ses locataires, pourtant bien déterminés à faire bouger les choses, mais qui se sentent « abandonnés ».Des trafiquants s’installent en effet tous les soirs devant le bâtiment. Le tapage nocturne gêne aussi les locataires. Bagarres, musique à fond et discussions endiablées rythment leurs nuits. Pas facile, surtout quand on a des enfants. C’est le cas de Sonia *. Cette mère se bat depuis des mois pour retrouver un peu de calme : « Ils sont là toute la nuit et ils empêchent tout le monde de dormir. Ils passent au-dessus du portail pour cacher leur marchandise dans la cour, devant nos enfants ». Malgré tout, Sonia ne compte pas déménager. Elle aime « trop ce quartier ». « Les trafiquants ont même voulu acheter un badge pour entrer plus facilement dans l’immeuble », croit-elle savoir. Le propriétaire avait en effet installé un digicode et un Vigik, pour plus de sécurité. Mais les deux viennent d’être cassés par les trafiquants. Le propriétaire explique avoir déposé plainte fin juillet, « pour la quatrième fois », en vain. « La situation ne bouge pas ! », tempête-t-il. Les locataires, eux, multiplient les initiatives. Ils ont notamment fait circuler une pétition, envoyée au maire, et pour laquelle ils disent n’avoir eu aucun retour. Du côté du cabinet du maire, le son de cloche est différent : « On a évoqué la situation de ce quartier lors de la dernière réunion sur la sécurité et la prévention. Ce n’est pas vrai de dire que rien n’est fait. La police intervient et le propriétaire peut prendre rendez-vous avec la tranquillité publique. » Justement, les locaux des gardes urbains touchent l’immeuble. La solution pourrait être l’installation d’une caméra dans la rue. « Si vous en mettez juste une, c’est fini », propose le bailleur. Le quartier en compte déjà plusieurs mais aucune d’elles n’est tournée vers la rue…Contactée à ce sujet, la préfecture n’a pas donné suite aux sollicitations.

28 juin 2015

Dans la nuit de vendredi à samedi, peu après minuit, un homme s’est présenté au commissariat de Sevran en expliquant souffrir le martyr au niveau d’un pied. En y regardant de plus près, les policiers ont constaté que l’individu avait de bonnes raisons d’être incommodé : une balle l’avait atteint au pied. Plus précisément, il s’agit d’un projectile de calibre 7,65 mm. L’histoire est assez confuse. Le blessé aurait indiqué qu’il avait été pris à partie peu de temps avant par trois ou quatre hommes qui circulaient dans une voiture sur l’avenue du Général-Leclerc à Sevran. Il aurait entendu plusieurs détonations et ressenti aussitôt une vive douleur dans un pied. L’homme a été examiné à l’hôpital de Villepinte qui a effectivement constaté que trois morceaux de plomb s’étaient logés dans ses chairs. L’enquête a été confiée au service départemental de la police judiciaire du 93.

24 juin 2015

A pied et à cheval, des policiers ont tenu à distance les promeneurs ce mardi après-midi dans le parc de la Poudrerie. Les habitués du Parc n’ont pas mis longtemps à comprendre qu’il s’agissait d’une reconstitution du drame qui s’est joué à la rentrée dernière au cœur du parc. « Ça a été un traumatisme pour tous ceux qui viennent ici », confie un promeneur au sujet de l’assassinat de Gwendoline. Cette jeune femme de 22 ans faisait son footing, le lundi 8 septembre, lorsque son agresseur a surgi. Il était vraisemblablement tapi derrière un monticule de terre, le couteau à la main. D’après l’autopsie, elle a été poignardée huit fois et s’est débattue. Avocats, médecin légiste, substitut du procureur étaient sur place avec le juge d’instruction et l’accusé pour comprendre comment Cédric D., père de famille revenu vivre chez sa mère à Livry-Gargan, avait tué la jeune femme. Les cris de la victime avaient alerté des promeneurs, mais ils étaient arrivés trop tard. L’agresseur avait été rattrapé par des policiers à cheval. « Il dit que c’est le geste d’un homme à bout, désespéré et en colère », expliquait son avocate Me Cuilliez juste après son défèrement. Cédric D. est poursuivi pour assassinat.

28 mai 2015

Les policiers n’en étaient pas. Mais la personne qui leur a ouvert la porte, mercredi midi, rue Michelet, à Sevran, l’a compris trop tard. Selon un scénario d’une efficacité redoutable, les escrocs ont prétendu rechercher un voleur qui se faisait passer pour un agent des eaux. C’était bien vrai puisqu’un faux agent des eaux était dans le logement, mais il était leur complice. Lorsque les trois compères sont repartis, la victime a découvert qu’on lui avait volé plusieurs centaines d’euros, son téléphone et des clés de voiture.

7 mai 2015

Même déserte ce week-end, l’école élémentaire Montaigne à Sevran sera pourtant sous surveillance. Un gardien a été dépêché par la ville, suite au saccage de l’établissement mercredi. La directrice adjointe académique, Françoise Moncada, s’est rendue ce jeudi matin auprès des enseignants pour leur proposer un dispositif d’écoute, et s’assurer que toutes «les conditions matérielles et de sécurité étaient réunies» pour l’accueil des enfants. Tous ont pu rejoindre leur classe. La veille, bon nombre d’enfants étaient restés dans la cour, tandis que la police scientifique relevait des indices. «Trois salles ont été vandalisées, dix portes cassées avec des extincteurs», détaille atterrée, Elsa Wanlin, adjointe (PS) au maire en charge des politiques éducatives. Les boîtiers d’alarme ont été détruits, quelques ordinateurs portables volés, ainsi que de l’argent réservé à une sortie. La liste exhaustive sera transmise lundi au commissariat, avec un dépôt de plainte. L’alarme a été installée cette année pour 20 000 €. Un raté ? «Elle a fonctionné mais il y a eu un problème de télétransmission avec l’entreprise», rétorque Elsa Wanlin. En un an, nombre d’écoles sevranaises ont subi des intrusions et vols. Après une accalmie cet été, de nouveaux faits ont été signalés. À Montaigne, la maternelle a été visée avant les vacances de Pâques. «Quand va-t-on mettre des caméras ?» s’inquiète une maman du quartier. «Si on n’a pas les moyens de mettre quelqu’un derrière les écrans, ça ne règle rien», rétorque l’élue, déterminée à comprendre pourquoi l’école est visée et par qui. En 2011, les écoliers étaient alors régulièrement privés de récréation dans la cour, à cause des coups de feu tirés par des trafiquants.

30 mars 2015

Il a écopé de 12 ans de réclusion criminelle. L’avocat général d’Evry avait requis 10 à 12 ans. La cour de l’Essonne a par ailleurs confirmé l’interdiction définitive du territoire français déjà prononcée en 2013.L’affaire avait débuté le 5 décembre 2011 par la plainte de la deuxième victime, Aurore. La veille, cette jeune femme, alors âgée de 21 ans, avait croisé Salim à la gare RER d’Aulnay. Le jeune homme lui avait proposé d’aller au parc Rougemont, à Sevran, pour « fumer un joint ». Très vite, la discussion s’était envenimée. Salim lui avait reproché de faire courir le bruit qu’il était un violeur. Se sentant en danger, la jeune femme avait tenté de s’enfuir mais son agresseur lui avait asséné trois gifles. Il lui avait demandé ensuite de lui « faire plaisir », autrement dit de lui faire une fellation. Par « peur des coups », dira-t-elle, elle avait cédé. Mais le cauchemar avait continué. Après avoir menacé de lui couper les doigts, il l’avait violée avant de la raccompagner chez elle, sans un mot. Dès le lendemain, l’agresseur était identifié par les policiers qui ne tardaient pas à faire le rapprochement avec un autre viol, survenu le 7 août, à Sevran. Quelques jours avant, la première victime, Emilie, alors âgée de 19 ans, avait acheté, par l’intermédiaire de Salim, une plaquette de résine de cannabis qui lui avait été dérobée. Furieuse, elle avait contacté Salim qui avait promis de la lui récupérer. Le soir des faits, le 7 août, elle avait rendez-vous avec lui à la gare de Rougemont-Chanteloup, à Sevran. Là, Salim l’avait convaincu de le suivre chez un ami où il l’avait conduit dans un sous-sol emménagé en chambre. Ils avaient fumé du cannabis mais, au fil de la soirée, Salim s’était montré de plus en plus agressif. Il avait fini par la violer. Son désir assouvi, Salim l’avait raccompagnée chez elle. Le lendemain, Emilie portait plainte. Omar Salim était interpellé mais rien ne permettait de vérifier les dires d’Emilie et le parquet de Bobigny avait classé l’affaire. Tout au long de ce second procès, l’accusé n’a cessé, comme il le fait depuis 2011, de nier les faits. A l’entendre, Emilie et Aurore étaient des « jeunes filles faciles », qui auraient eu avec lui « des rapports consentis », une version des faits que rien n’étaye. Il a été condamné à 12 ans de prison.

8 février 2015

Une vingtaine de tombes ont été vandalisées dans le cimetière communal de Sevran, en centre ville, selon des constatations faites le 7 février au matin.

12 janvier 2015

La police de Seine-Saint-Denis a interpellé un homme de 38 ans qu’elle considère comme l’un des plus gros trafiquants de drogue du département, fournissant les cités de Sevran, et a saisi dans son garage sept kalachnikov et 640 kilos de cannabis. Le suspect, originaire de ce département, a été interpellé vendredi et devrait être présenté à un juge de la JIRS, unité spécialisée dans ce type de criminalité, dans la soirée de lundi.

Surveillé pendant de longs mois par les enquêteurs de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis, il importait par centaines de kilos du cannabis depuis le Maghreb. Quatre de ses clients, des trafiquants qui revendaient la drogue au détail dans les cités de Sevran, ont également été arrêtés. Le suspect et sa famille sont connus de la police pour leur participation au trafic de drogue, notamment dans la cité des Beaudottes. Les enquêteurs espèrent avoir porté vendredi un lourd coup au trafic de drogue à Sevran en démantelant le réseau de celui qu’ils considèrent comme «le principal fournisseur de stupéfiants» de la ville.

Lors de son interpellation, à Aulnay-sous-Bois, le trafiquant présumé était en train de livrer de la drogue à un client, lui-même trafiquant. Il avait été «filé pendant quelques nuits consécutives», ce qui a permis de remonter au garage où il cachait 7 kalachnikov et 640 kilos de cannabis. Les policiers ont ensuite arrêté quatre de ses clients, trafiquants de drogue présumés, et récupéré 300 grammes de cocaïne, 30 000 € en liquide et un pistolet automatique de calibre 9 mm.

Portrait statistique

La ville de Sevran est située dans le bassin d’emploi de Roissy Sud Picardie, cette zone d’emplois est classée 213eme sur les 321 zones d’emploi analysées par son taux de chômage qui est, sur la base des derniers chiffres officiels de 12%. Le classement de la ville de Sevran en matière de chômage, a évolué de 6 places sur une année (207e en 2012 contre 213e en 2013). Il existe actuellement 4 290 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi, contre 3 980 un an auparavant. 611 ont moins de 25 ans, 2 830 ont entre 25 et 49 ans, 849 ont plus de 50 ans. Le chômage de longue durée (en recherche active depuis plus d’un an) touche 1 595 personnes dans la ville de Sevran, soit 37,18% des chômeurs.

A Sevran, un habitant sur quatre a moins de 15 ans, soit 3 points de plus qu’à l’échelle du département (22 %). les couples avec enfant(s) représentent 40 % des ménages, soit 7 points de plus qu’à l’échelle de la Seine-SaintDenis. Les familles monoparentales, quant à elles, sont plus représentées qu’aux autres échelles territoriales (15 %). Sevran compte 2 684 enfants de moins de 3 ans vivant en famille en 2011, soit 5,4 % de la population communale. Seulement 41% de ces enfants ont leur(s) parent(s) qui travaille(nt), soit 4 points de moins qu’à l’échelle du département et 20 points de moins qu’en moyenne en région francilienne (61 %).

Le recours à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) est presque équivalent à celui de la Seine-Saint-Denis, puisque 14 % des Sevranais sont concernés, contre 13 % à l’échelle départementale. L’Aide Médicale de l’Etat2 (AME) permet aux habitants en situation irrégulière vis-à-vis du séjour et rencontrant des problèmes de santé, de bénéficier d’un accès gratuit aux soins. A Sevran, comme en Seine-Saint-Denis, le taux d’AME (2 %) est plus fort d’un point à celui de Terres de France. Ceci peut s’expliquer notamment par le fait que la population de nationalité étrangère y est plus représentée (20 %) qu’à l’échelle de la communauté d’agglomération (16 %).

Entre 2006 et 2011, le nombre de logements a diminué de 213 unités, passant de 17 702 en 2006 à 17 489 en 2011. Cela représente une diminution de 1 % de la taille du parc immobilier, soit un écart de 4 points avec l’évolution du département (+ 3 %). Les résidences principales, qui composent 95 % des logements sevranais, se réduisent de 405 logements, ceci du fait d’une augmentation du nombre de résidences secondaires et logements occasionnels (évolution de + 34 %), et d’une hausse de la vacance des logements. Entre 2006 et 2011, on compte 180 logements vacants en plus, soit une évolution de + 29 %, alors même que la vacance progresse nettement moins vite en Seine-Saint-Denis (+ 7 %).

En 2011, près d’un logement sur trois (36 %) est une maison individuelle, contre un logement sur quatre en Seine-Saint-Denis (26 %). La moitié des Sevranais (50 %) sont propriétaires en 2011, un point de plus qu’en 2006. Néanmoins, il y a une baisse du nombre de propriétaires sevranais (-133) entre 2006 et 2011. La part de ménages en location privée en 2011 est de 14 %, soit 13 points de moins que la valeur francilienne. Avec un habitant sur trois (34 %) en parc HLM en 2011 (soit 2 points de plus qu’en SeineSaint-Denis), la proportion de personnes au sein du parc social tend à se réduire.

Au sein de la région, moins de trois personnes de 15 ans ou plus sur dix ont quitté le système scolaire sans diplôme qualifiant (c’est-à-dire ont au mieux le BEPC ou le brevet des collèges), contre un peu plus de quatre personnes sur dix à Sevran (45 %). Pour l’enseignement supérieur long, la proportion observée dans la commune (7 %) est plus de trois fois plus faible que la moyenne francilienne (24 %).

Avec près de 35 % de la population au revenu mensuel inférieur à 900 €, on approche le chiffre d’un habitant sur quatre qui vit avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté national établi à 961 €/mois en 2011, soit une proportion comparable au territoire séquano-dionysien. Au 31/12/2013, Sevran compte 2 902 bénéficiaires du RSA, ce qui représente 6 912 personnes couvertes par cette aide. 14 % de la population de la commune est couverte par cette prestation financière, soit une proportion comparable à celle du département.

Le Parsien / Libé / Dreuz/ Coopération territoriale Seine Saint-Denis


Responses

  1. 40 ans de laxisme, de veulerie, de brossage dans le sens du poil, de Licra, de SOS racisme, de gauche et de fausse droite.
    Il se trouve que j’ai habité Sevran à l’époque de l’érection des premières tours en 75/76 et que j’ai vu l’ambiance se dégrader en quelques mois pendant le règne néfaste de l’hospitalisé de la semaine et du président tueur de grands fauves. A peine un an après la voiture d’une amie partait en fumée sur son parking !
    Et maintenant la saucisse sèche espagnole nous sermonne en nous disant qu’élire le FN serait amener la guerre civile ! mais elle est là la guerre civile et faire encore et encore preuve de faiblesse ne l’empêchera pas de s’étendre.

    • Merci pour votre témoignage Paul-Emic mais je nuancerai, si nous sommes en guerre civile c’est une guerre civile à multiples facettes, il existe celle, moléculaire, des islamo-enragés mais ce n’est pas la seule, les échanges d’insultes entre les libéro-progressistes bourgeois et urbains qui voient une partie de la France moisie et les frontivistes qui énumèrent la liste des pourris en est une autre forme, plus larvée. Le caractère jetable de la condition de salarié ou celle de serf du capital incarnée par les cadres et les auto-entrepreneurs, encore une autre. Le fait qui domine tout cela c’est que les conditions réelles d’existence sont devenues invivables pour une grande partie de la population et l’autre partie la supporte à coups de psychotropes et d’expositions parfois névro parfois psycho de l’égo

      • une guerre civile est le plus souvent à facettes multiples et surtout les causes de son déclenchement sont multiples.
        La démocratie française est allée jusqu’au bout de son possible et de ses contradictions . Tout est bloqué et ses jours sont comptés mais personne ou presque ne veut encore l’avouer (et se l’avouer).

      • Personne n’a envie de prendre une arme et de tirer sur son voisin, Paul-Emic, enfin je veux dire personne qui apprécie certains aspects de la vie et dispose d’une morale minimale

      • ce qui laisse de la marge

      • Je dirai avec Jean Bodin que l’amitié est le seul fondement de toute société

      • ça n’est pas être en guerre que d’invectiver ses adversaires ou de les dénoncer
        aux dernières nouvelles ,ça n’est pas encore interdit de rapeller chacun à ses devoirs et ses responsabilités
        en d’autres termes d’apeller un chat un chat et machin une crapule
        en revanche , lorsque les bombes pètent dans les stades , les bastos pleuvent dans les rues , là , on peut dire que c’est la guerre civile
        le saucisson sec catalan, tremblotteur du bras gauche , serait très bien inspiré de s’en souvenir, ce con, et de prendre les mesures adéquates
        mais gageons que cet ectoplasme se soucie plutôt de conserver son poste, ses prébendes ainsi que celles de sa clique et ne fera rien, sauf contre les natios et les activistes bio

        s’il y avait des cibles à bombarder en priorité avant les sables de mossoul et de rakka , ce serait l’élysée, matignasse , l’an et la chancellerie

        ennemi prioritaire , toussa , vous m’avez compris

      • Vous imaginez François Hollande avec un casque, façon prise du palais de la Moneda, Kobus ?

      • le kolonel bio farina ( farine bio , ça ne s’invente pas ) fera barrage de son corps musclé
        du moins nous l’espérons…
        tout celà est du plus haut comique
        non, y aura une fuite en irlande ou à baden baden , éperdue , avec la trouille au ventre, abjecte , ça leur fera un peu éprouver ce que doit ressentir bachar

      • Quand de Gaulle a disparu, il est réapparu porté en triomphe, si Hollande fuit, personne ne le remarquera, un peu comme les comtes de Provence et d’Artois ou Louis-Philippe, Napoléon III et Boulanger, la liste est longue des insignifiants

      • je me souviens d’une photo de la bataille de la moneda que vous aviez mise sur votre blog
        un chilien trapu et brun (donc pas un descendant des kurt et willem de patagonie ) avec deux pétoires , une à la main, l’autre en bandoulière , fermement assurée à la main,la tête levée et un….gros nez , énorme , ridicule !
        une patate plantée au milieu de la trogne !
        quasi u gag !

      • Feu la comédie italienne, Kobus


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