Publié par : Memento Mouloud | janvier 12, 2016

Le viol de masse de Cologne à Stockholm : un ludibrium d’une certaine jeunesse arabo-maghrébine immigrée

Quand les romains suppliciaient leurs condamnés dans l’enceinte du cirque, ils appelaient cela un ludibrium, un amusement dont les victimes étaient les jouets. C’est exactement ce qui s’est passé à Stockholm et Cologne aux dépens de jeunes filles et de femmes dont l’âge va de 12 à 60 ans. Cette vague n’est pas une erreur, c’est un point-limite, le niveau d’alerte est atteint car il est bien clair que le prochain ludibrium sera sanglant pour la simple raison qu’on n’arrête pas avec des paroles de miséricorde ou des homélies de Pères la vertu, un homme qui s’enivre de ses délits et de son immunité, surtout quand cet homme agit en meute. Cet homme, ce type d’homme n’est pas un délinquant, c’est un ennemi.

«Depuis 2011, les coupables de délits venus de pays d’Afrique du Nord, en particulier l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, représentent une part considérable des vols à la tire à Cologne. Ce groupe est enclin à la violence et utilise fréquemment des armes, comme des couteaux ou des gaz lacrymogènes», écrit la police dans son rapport d’enquête cosigné par Eric Zemmour. Le nombre de maghrébins qui se sont rendus coupables de délits «a augmenté fortement en 2014». En 2015, «1 947 Nord-Africains» ont fait l’objet d’enquête. «Une évaluation montre que seulement 0,5 % des migrants syriens se sont livrés à des délits» pendant l’année qui suit leur arrivée, «tandis que cette proportion atteint 40 % pour les (réfugiés) Nord-Africains».

L’immigration nord-africaine inquiète les autorités allemandes qui ont constaté «l’augmentation» des demandes d’asile de Marocains ou d’Algériens ces dernières semaines, alors que ces groupes étaient inexistants dans les chiffres du début de l’année. Avec 2 896 demandeurs d’asile en décembre, contre 2 690 en novembre, les Marocains sont le seul groupe à progresser. Même le nombre de réfugiés syriens a reculé le mois dernier. Cet afflux nouveau a été constaté en Grèce, à la frontière extérieure de l’Europe. «Nous avons un nouveau phénomène: des Marocains et des Algériens arrivent en grand nombre», a observé au début de l’année le ministre grec en charge de l’Immigration, Ioannis Mouzalas. Ces immigrants choisissent de passer par la Turquie pour rejoindre l’Europe: la route est plus longue mais elle semble plus facile.

Dans son rapport, la police s’inquiète d’un phénomène observé notamment lors de la révolution égyptienne: le «taharrush gamea», le harcèlement de masse des femmes dans les foules, en résumé le viol de groupe. La police n’a pas à s’en inquiéter, elle est là pour le réprimer.

A propos de Cologne, la liste des violences impunies est longue et répétitive. Dans le rapport du ministère de l’Intérieur de Rhénanie-du-Nord-Westphalie figure la retranscription des plaintes enregistrées la nuit du 31 décembre devant la gare centrale. Le journal Bild s’est procuré le document et publie dans son édition de mardi 114 d’entre elles. Une dizaine d’hommes seulement figurent parmi les victimes. Toutes les autres sont des femmes qui ont subi les mêmes violences, mêlant petite délinquance, comme le vol de téléphones portables, et humiliations de nature sexuelle.

Les premiers faits ont été signalés à 19 heures et les derniers à 8 heures. «21h45, la victime a été saisie sur l’ensemble du corps par plusieurs individus». «22h45, deux victimes, la première a été saisie dans ses parties intimes, la deuxième a aussi eu son sac arraché». «23h05, la victime a été touchée dans ses parties intimes, son iPhone a disparu» ; «23h30, le sac de la victime a été arraché, un groupe de personnes arabes a été aperçu» ; «23h30, la victime a été encerclée par plusieurs individus et touchée au fessier, son sac a été volé» ; «00h30, en passant au travers d’un groupe d’individus, la victime a été saisie au fessier sous sa jupe et dans ses sous-vêtements. On a tenté de voler son sac». «00h30, un homme et une femme, un groupe de vingt individus (nord-africains) ont attrapé les victimes, tiré sur leurs pantalons. Un porte-monnaie a été dérobé». «01h00, trois victimes, encerclées par un groupe de Nord-Africains. Elles ont été saisies à l’entrejambe, à la poitrine et au pantalon. Les téléphones portables ont été dérobés. Tentative de vol de sac à main». «01h30, la victime a traversé un groupe de 50 personnes. Elle a été saisie au fessier et sous le t-shirt. Le téléphone portable a été dérobé». «05h30, un individu a interpellé la victime en lui disant ‘‘toi, sexy » et l’a touchée».

«Ce phénomène d’agressions sexuelles de masse n’était pas prévisible», lit-on dans le rapport, qui pointe du doigt la délinquance nord-africaine mais ni la fausseté ou la bêtise, voire les deux, des responsables politiques et policiers. La police souligne néanmoins la similitude avec un «modus operandi connu dans les pays arabes comme «taharrush gamea», le harcèlement sexuel des femmes dans les foules». Si le modus operandi est le même et si des pratiques similaires sont apparues dès l’été 2014, en Suède, c’est bien que tout ceci aurait du être prévu et empêché. Ce ne fut pas le cas.

Douze jours après les événements de Cologne, l’enquête n’a presque pas avancé. Faute de trouver les coupables, c’est-à-dire d’opérer un ratissage en règle des centres d’accueil et de harceler les informateurs maghrébins de cette même police, le ministre de l’Intérieur du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie Ralf Jäger préfère imputer sa propre duplicité bête à la police de Cologne, responsable de «fautes lourdes». C’est là le parfait comportement d’un faux-derche. «Il n’y a pas que des médecins, des ingénieurs et des professeurs qui émigrent mais aussi des délinquants», a-t-il d’ailleurs observé finement.

Lundi, le Conseil du culte musulman a indiqué avoir reçu depuis le début de l’année un tel nombre d’appels de menaces que le téléphone a dû être débranché. «Nous vivons une nouvelle forme de haine», a déclaré son président, Aiman Mazyek, au journal Kölner Stadt-Anzeiger, considérant sans doute, que les femmes allemandes, suisses, suédoises, autrichiennes avaient vécu des nuits et des étés d’amour. Dimanche soir, un groupe d’une vingtaine d’individus a agressé six Pakistanais dans les rues de Cologne, envoyant deux d’entre eux à l’hôpital. Plus tard, un Syrien était victime d’une agression similaire. Ces représailles ont été organisées sur les réseaux sociaux, a expliqué la police de Cologne, sous un mot-clé: «Promenade».

Visiblement, la police allemande met plus de célérité à cerner vingt nervis d’extrême-droite que deux milliers de jeunes arabo-maghrébins et alliés en rut.

Traversons la Baltique

C’est le quotidien suédois Dagens Nyheter qui a révélé l’affaire lundi. A Stockholm, les faits se sont déroulés début août, lors du Festival culturel de la jeunesse We Are Sthlm. Le journal a mis la main sur des mémos, rédigés par les policiers présents sur les lieux, qui font état de dizaines d’attouchements et d’agressions sexuelles, commis par des bandes de jeunes d’origine étrangère.

Tous les rapports ont été transmis à la direction de la police et à son service de presse. Sur le site des forces de l’ordre, pourtant, pas un mot. Le communiqué note au contraire le «peu de crimes et de placements en garde à vue, relativement à la participation». Un silence qui dérange en Suède, car les mémos sont clairs. Dès le premier jour du festival, en août 2015, les policiers rapportent un phénomène récurrent : «Des jeunes hommes se frottant contre des filles en bas âge, présentes dans le public.»

Selon Dagens Nyheter, la tente de la police est prise d’assaut. «Les filles les plus jeunes avaient seulement 11 ou 12 ans», raconte un policier. La plupart, cependant, refusent de porter plainte. Elles disent ne pas avoir vu le visage de leur agresseur. Une jeune fille de 15 ans, Anna, raconte : «Immédiatement quand on est entré dans la foule, ils ont commencé à nous tripoter. Ils nous encerclaient, une de mes copines est tombée par terre et ils se sont jetés sur elle. Ils se moquaient qu’on dise non ou qu’on ait un petit ami.»

Le problème n’est pas nouveau. L’année précédente déjà, plusieurs plaintes avaient été déposées, y compris une pour viol. Selon les forces de l’ordre, les suspects étaient, dans la plupart des cas, des jeunes hommes d’origine étrangère, arrivés en Suède comme mineurs non accompagnés, souvent d’Afghanistan. Roger Ticoalu, arrangeur d’événements à la ville de Stockholm, parle de «groupes de garçons, qui entourent des filles et les harcèlent. Quand nous avons vu des premières indications de ce qui se passait, nous avons d’abord pensé que ça ne pouvait pas être vrai.»

Pour éviter de nouvelles agressions en 2015, les organisateurs se mobilisent. Agents de la sécurité et bénévoles sont sensibilisés. Plus de 200 suspects seront expulsés du périmètre, pendant les cinq jours du festival. Dépassés, les organisateurs songent même un temps à séparer les filles et les garçons, raconte le quotidien. Pourtant, la police choisit de ne pas rendre publiques ces informations. Pourquoi ? Interrogés par les médias, des policiers, sous couverts d’anonymat, parlent d’une culture du secret : quand les délinquants sont d’origine étrangère, on préfère étouffer l’affaire, dit l’un d’entre eux. Un autre dénonce : «La direction veut étendre un linge humide sur tout, de façon à ne pas offenser quiconque ou se retrouver au cœur d’un débat. On essaie constamment de tout minimiser et de laisser entendre qu’il s’agit d’événements minimes. Cela donne une image inexacte du développement au sein de la société et créé une frustration extrême au sein de l’organisation.»

Peter Ågren, chef de la police dans le quartier de Södermalm à Stockholm, confirme : «Si nous faisons un signalement, par exemple, nous ne pouvons pas présenter une description qui, de la moindre manière, risque d’être comprise comme si nous ciblions un groupe particulier. Cela prend beaucoup trop de temps et d’énergie de nous défendre contre des accusations de racisme et de fascisme.»

Lundi midi, le Premier ministre social-démocrate, Stefan Löfven, a exprimé sa «très forte colère à l’idée que des jeunes femmes ne puissent pas assister à un festival de musique sans être insultées, sexuellement harcelées et attaquées. C’est un très gros problème pour les personnes touchées et pour l’ensemble de notre pays. Nous défendrons nos positions et nous ne détournerons pas le regard.» Lors d’une conférence de presse, le chef de la police, Dan Eliasson, a assuré qu’une enquête interne serait menée et qu’il pourrait être question de mesures disciplinaires. «Tout le monde a le droit à la protection de son intégrité physique. Et en tant que policiers, nous devons donner des informations pertinentes et objectives, mises dans leur contexte. Nous ne devons pas nous soucier de considérations politiques.»

Le patron de l’extrême droite, Jimmy Åkesson, s’est empressé de réclamer la tête de Dan Eliasson, s’insurgeant qu’il puisse y avoir «un problème au sein de la police, qui consiste à cacher un certain type de criminalité, pour ne pas profiter à un parti politique». En pleine crise des réfugiés, alors que la Suède a rétabli les contrôles d’identité à ses frontières le 4 janvier, les Démocrates de Suède sont crédités de 20 % des intentions de vote dans les sondages – un record.

Le Figaro / Libération/ BAM


Responses

  1. Et ça continue encore et encore, c’est que le début d’accord, d’accord : http://www.dailymail.co.uk/news/article-3673304/At-35-girls-aged-12-17-sexually-assaulted-foreign-youths-Swedish-music-festival-scenes-similar-Cologne-New-Year-attacks.html


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