Publié par : Memento Mouloud | janvier 19, 2016

Qui sont les réfugiés ?

A ce jour, nous ne savons pas ce que font les réfugiés en Europe occidentale. L’Europe occidentale n’est pas un pays frontalier, elle n’est pas à leurs yeux une nouvelle patrie, elle n’est pas un eldorado, encore moins une lointaine mère-patrie. Cet exode est donc sans précédent connu.

Pourquoi ont-il fui dans des contrées et parmi des peuples dont certains récusent les mœurs ? Sont-ils là pour travailler ? Sont-ils là pour longtemps ? Qu’attendent-ils ? Qu’on les héberge, qu’on les nourrisse, qu’on les dorlote, qu’on les subventionne, qu’on ne leur applique que des lois d’exception ? Et puis qu’est-ce qu’un réfugié ? Un jeune homme qui fuit la prise d’armes ? Un cynique ? Un couard ? Un survivant ? Un endetté ? Un ancien tortionnaire ? Un ancien torturé ? Des hommes comme nous, dit-on, mais nous ne fuyons pas la France ou alors avec des visas, des contrats en vue et une base arrière en cas de reflux. Donc ils ne sont pas, à cet instant, des hommes comme nous. Le prétendre c’est se payer de mots.

Au final qu’est-ce que l’Europe attend d’eux ?

Selon la police allemande, un tiers ne seraient pas syriens et désormais la porte turque est aussi ouverte pour les maghrébins. Premier constat, on nous sert la Syrie mais ce sont d’autres conflits et d’autres situations qui s’invitent entre Rhin et Danube.

De nombreux reportages nous ont narré les récits autour de dizaines de réfugiés morts étouffés dans des cales sans qu’une seule enquête détermine les causes de tels meurtres de masse et d’autres historiettes de naufragés recueillis par les marines grecque ou italienne et puis toutes les autres, sauf l’égyptienne. Des européens sauvent des musulmans et qui remercient les musulmans d’un Inch Allah ? Non pas des hommes, des anonymes, athées, agnostiques ou chrétiens mais Dieu, leur Dieu, le même qu’ils le veuillent ou non, que les tueurs du Bataclan et ceux de Rakka ou Mossoul. Ils n’en ont pas honte, ils sont, visiblement, imperméables à la honte.

Il suffit d’écouter les paroles et rengaines des émigrants. Certains disent qu’ils sont heureux d’avoir fui les combats. C’est la seule litanie qui revient, ils ne mourront pas. Ils prétendent donc vivre en danger de mort et désarmés. Ce seraient donc des victimes. Seulement, ils semblent surtout victimes de la dictature de Bachar El Assad, rarement de celles du Front al Nosra ou du Califat, à moins que je n’entende mal ou que je ne comprenne pas. D’autres disent, chez nous, c’est dur, c’est la guerre. Ils disent chez nous, pas là bas dans ce pays d’oppression, ce pays de merde car tout pays qu’on est obligé de fuir est un pays de merde.

Enfin tous les réfugiés sont des ingénieurs ou de futurs étudiants. Personne n’envisage de devenir autre chose qu’un mailleur. Je n’ai jamais entendu un seul réfugié, encore moins une réfugiée (toutes sont muettes et coiffées d’un foulard) affirmer qu’il ferait bien maçon ou plombier, carreleur ou mécanicien, tout métiers qu’un hongrois, qu’un roumain, qu’un polonais, fussent-ils pour le coup diplômés en littérature, recherche dans cette même Europe de l’ouest. Comme tous ne seront ni ingénieurs, ni mailleurs, que seront-ils donc sinon des déçus et des proies du ressentiment ?

Dans le camp des saints, le pauvre Raspail imaginait une invasion de faméliques à laquelle s’opposeraient des soldats perdus. En somme une dystopie post-algérienne de déçu du putsch des généraux. Ils voyaient les européens amorphes et consentants. Encore une fois, il avait tort.

Les européens ont une certaine générosité. Il suffit de comparer leur attitude à celle des pays du Golfe dans cette affaire, mais ils n’accueilleront, dans ce cadre qui n’est ni celui du travail ni celui du regroupement familial, que des amis ou des hôtes conscients de l’hospitalité qui leur est offerte. Or l’amitié comme l’hospitalité ne sont pas sans conditions.

Ulysse est sans doute un émigré mais quand il trouve les prétendants chez lui, il les tue un à un et sans coup férir. Un hôte n’a pas à s’imposer dans une maison sans quoi il est l’homologue du cyclope Polyphème et à la question « qui veut de moi ? », il sera répondu : Personne.


Responses

  1. J’avoue que j’ai de plus en plus de mal avec cette question
    Et surtout, surtout avec le silence imposé sur leur présence, l’impossibilité d’en causer
    Même en famille…
    Vous me direz que j’appartiens à une drôle de famille
    Certes
    Mais à qui en causer ,sinon ?
    Aux copains ?
    Au boulot ?
    Non ,c’est impossible

  2. « …mais ils n’accueilleront, dans ce cadre qui n’est ni celui du travail ni celui du regroupement familial, que des amis ou des hôtes conscients de l’hospitalité qui leur est offerte. Or l’amitié comme l’hospitalité ne sont pas sans conditions.. »

    Il s’agit d’un temps que les « moins de…50 ans ( à gros grains) » ne peuvent pas connaître

    Nous sommes dans les temps des  » ratages » donc de diverses « revanches ».
    L’état de guerre ( mental tout d’abord) sera définitif lorsque les Européens ayant une certaine générosité souffriront suffisament pour, justement, renoncer à leurs principes.

    Mais ceci ne peut convenir aux nervis du « consensus de Washington » ( tel notre Macron national)….d’où le nominaliste falsificateur érigé en norme de la Société spectaculaire

  3. Je constate ce phénomène assez simple. Depuis les événements de Cologne et d’ailleurs, l’enquête est au point mort, du côté policier comme des journalistes. Personne n’est entré dans un camp de réfugiés pour demander ce que ces gens en pensaient, pourquoi les femmes voilées ne parlent jamais, etc. ; en revanche, chaque JT ne nous épargne rien de cette dure pérégrination hivernale des réfugiés à travers les Balkans vers la Terre promise austro-allemande ; de même chaque apparition d’un bonze néo-ottoman est toujours positive, ils luttent contre le terrorisme, coopèrent, combattent les criminels de guerre kurdes (c’est la nouvelle cible d’Amnesty) ou affrontent vaillamment l’assassin russe Poutine ; l’état d’urgence est prolongé jusqu’à la victoire finale contre ? Daech (2075 ? avant, après, bof, on verra), nous vivons donc dans le monde de Pangloss

  4. Sur les conditions d’hospitalité, ça n’a pas l’air d’être bien clair : http://www.breitbart.com/london/2016/01/22/locals-fled-pool-after-migrants-masturbated-into-jacuzzi-defecated-into-kids-pool-molested-bathers/

    http://www.bild.de/regional/chemnitz/fluechtling/fluechtling-onaniert-in-schwimmhalle-44254848.bild.html

    • En France, l’information a été relayée par le salon beige et f de souche donc elle n’existe pas, même plus besoin de négationnisme, juste du silence


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :