Publié par : Memento Mouloud | mars 9, 2016

Le dossier Kamel Daoud

Kamel Daoud et l’affaire de Cologne

Guérir le réfugié arabo-musulman

Angélisme aussi ? Oui. L’accueil du réfugié, du demandeur d’asile qui fuit l’organisation Etat islamique ou les guerres récentes pèche en Occident par une surdose de naïveté : on voit, dans le réfugié, son statut, pas sa culture ; il est la victime qui recueille la projection de l’Occidental ou son sentiment de devoir humaniste ou de culpabilité. On voit le survivant et on oublie que le réfugié vient d’un piège culturel que résume surtout son rapport à Dieu et à la femme.

En Occident, le réfugié ou l’immigré sauvera son corps mais ne va pas négocier sa culture avec autant de facilité, et cela, on l’oublie avec dédain. Sa culture est ce qui lui reste face au déracinement et au choc des nouvelles terres. Le rapport à la femme, fondamental pour la modernité de l’Occident, lui restera parfois incompréhensible pendant longtemps lorsqu’on parle de l’homme lambda.

Le réfugié est-il donc « sauvage » ? Non. Juste différent, et il ne suffit pas d’accueillir en donnant des papiers et un foyer collectif pour s’acquitter. Il faut offrir l’asile au corps mais aussi convaincre l’âme de changer. L’Autre vient de ce vaste univers douloureux et affreux que sont la misère sexuelle dans le monde arabo-musulman, le rapport malade à la femme, au corps et au désir. L’accueillir n’est pas le guérir.

L’islamiste ennemi de la vie

L’islamiste n’aime pas la vie. Pour lui, il s’agit d’une perte de temps avant l’éternité, d’une tentation, d’une fécondation inutile, d’un éloignement de Dieu et du ciel et d’un retard sur le rendez-vous de l’éternité. La vie est le produit d’une désobéissance et cette désobéissance est le produit d’une femme.

L’islamiste en veut à celle qui donne la vie, perpétue l’épreuve et qui l’a éloigné du paradis par un murmure malsain et qui incarne la distance entre lui et Dieu. La femme étant donneuse de vie et la vie étant perte de temps, la femme devient la perte de l’âme. L’islamiste est tout aussi angoissé par la femme parce qu’elle lui rappelle son corps à elle et son corps à lui.

Pas de vie pour la femme arabo-musulmane

Une femme est femme pour tous, sauf pour elle-même. Son corps est un bien vacant pour tous et sa « malvie » à elle seule. Elle erre comme dans un bien d’autrui, un mal à elle seule. Elle ne peut pas y toucher sans se dévoiler, ni l’aimer sans passer par tous les autres de son monde, ni le partager sans l’émietter entre dix mille lois. Quand elle le dénude, elle expose le reste du monde et se retrouve attaquée parce qu’elle a mis à nu le monde et pas sa poitrine. Elle est enjeu, mais sans elle ; sacralité, mais sans respect de sa personne ; honneur pour tous, sauf le sien ; désir de tous, mais sans désir à elle. Le lieu où tous se rencontrent, mais en l’excluant elle. Passage de la vie qui lui interdit sa vie à elle.

Le réfugié contre la liberté

C’est cette liberté que le réfugié, l’immigré, veut, désire mais n’assume pas. L’Occident est vu à travers le corps de la femme : la liberté de la femme est vue à travers la catégorie religieuse de la licence ou de la « vertu ». Le corps de la femme est vu non comme le lieu même de la liberté essentielle comme valeur en Occident, mais comme une décadence : on veut alors le réduire à la possession, ou au crime à « voiler ».

Le réfugié comme menace (New-York Times)

« Aujourd’hui, avec les derniers flux d’immigrés du Moyen-Orient et d’Afrique, le rapport pathologique que certains pays du monde arabe entretiennent avec la femme fait irruption en Europe. Ce qui avait été le spectacle dépaysant de terres lointaines prend les allures d’une confrontation culturelle sur le sol même de l’Occident. Une différence autrefois désamorcée par la distance et une impression de supériorité est devenue une menace immédiate. Le grand public en Occident découvre, dans la peur et l’agitation, que dans le monde musulman le sexe est malade. »

Le contrat moderne contre les fantasmes

Cologne, lieu des fantasmes donc. Ceux travaillés des extrêmes droites qui crient à l’invasion barbare et ceux des agresseurs qui veulent le corps nu car c’est un corps « public » qui n’est propriété de personne. On n’a pas attendu d’identifier les coupables, parce que cela est à peine important dans les jeux d’images et de clichés. De l’autre côté, on ne comprend pas encore que l’asile n’est pas seulement avoir des « papiers » mais accepter le contrat social d’une modernité.

Le porno-islamisme

Le sexe est la plus grande misère dans le « monde d’Allah ». A tel point qu’il a donné naissance à ce porno-islamisme dont font discours les prêcheurs islamistes pour recruter leurs « fidèles » : descriptions d’un paradis plus proche du bordel que de la récompense pour gens pieux, fantasme des vierges pour les kamikazes, chasse aux corps dans les espaces publics, puritanisme des dictatures, voile et burka.

L’islamisme est un attentat contre le désir. Et ce désir ira, parfois, exploser en terre d’Occident, là où la liberté est si insolente. Car « chez nous », il n’a d’issue qu’après la mort et le jugement dernier. Un sursis qui fabrique du vivant un zombie, ou un kamikaze qui rêve de confondre la mort et l’orgasme, ou un frustré qui rêve d’aller en Europe pour échapper, dans l’errance, au piège social de sa lâcheté : je veux connaître une femme mais je refuse que ma sœur connaisse l’amour avec un homme.

Modernes, encore un effort

Mais fermer les yeux sur le long travail d’accueil et d’aide, et ce que cela signifie comme travail sur soi et sur les autres, est aussi un angélisme qui va tuer. Les réfugiés et les immigrés ne sont pas réductibles à la minorité d’une délinquance, mais cela pose le problème des « valeurs » à partager, à imposer, à défendre et à faire comprendre. Cela pose le problème de la responsabilité après l’accueil et qu’il faut assumer.

 

Contre Kamel

Kamel dealer de haine (islamophobe)

Tout en déclarant vouloir déconstruire les caricatures promues par « la droite et l’extrême droite », l’auteur recycle les clichés orientalistes les plus éculés, de l’islam religion de mort cher à Ernest Renan (1823-1892) à la psychologie des foules arabes de Gustave Le Bon (1841-1931). Loin d’ouvrir sur le débat apaisé et approfondi que requiert la gravité des faits, l’argumentation de Daoud ne fait qu’alimenter les fantasmes islamophobes d’une partie croissante du public européen

Le monde d’Allah n’existe pas

Daoud réduit dans ce texte un espace regroupant plus d’un milliard d’habitants et s’étendant sur plusieurs milliers de kilomètres à une entité homogène, définie par son seul rapport à la religion, « le monde d’Allah ». Tous les hommes y sont prisonniers de Dieu et leurs actes déterminés par un rapport pathologique à la sexualité. Le « monde d’Allah » est celui de la douleur et de la frustration.

L’expérience de la guerre civile rend partial

Certainement marqué par son expérience durant la guerre civile algérienne (1992-1999), Daoud ne s’embarrasse pas de nuances et fait des islamistes les promoteurs de cette logique de mort.

L’Occident atlantique ou le monde de la violence faite aux femmes

La réalité des multiples formes d’inégalité et de violences faites aux femmes en Europe et en Amérique du Nord n’est bien sûr pas évoquée. Cet essentialisme radical produit une géographie fantasmée qui oppose un monde de la soumission et de l’aliénation au monde de la libération et de l’éducation.

Les conditions d’hébergement ou la matrice du viol de masse

Psychologiser les violences sexuelles est doublement problématique. D’une part, c’est effacer les conditions sociales, politiques et économiques qui favorisent ces actes (parlons de l’hébergement des réfugiés ou des conditions d’émigration qui encouragent la prédominance des jeunes hommes).

Pegida ou merci Kamel

D’autre part, cela contribue à produire l’image d’un flot de prédateurs sexuels potentiels, car tous atteints des mêmes maux psychologiques. Pegida n’en demandait pas tant.

Les réfugiés, divers et riches

L’amalgame vient peser sur tous les demandeurs d’asile, assimilés à une masse exogène de frustrés et de morts-vivants. N’ayant rien à offrir collectivement aux sociétés occidentales, ils perdent dans le même temps le droit à revendiquer des parcours individuels, des expériences extrêmement diverses et riches.

Kamel commissaire à la rééducation

Selon lui, il faut « offrir l’asile au corps mais aussi convaincre l’âme de changer ». C’est ainsi bien un projet disciplinaire, aux visées à la fois culturelles et psychologiques, qui se dessine. Des valeurs doivent être « imposées » à cette masse malade, à commencer par le respect des femmes.

Kamel, un harki qui s’ignore

Ce projet est scandaleux, non pas seulement du fait de l’insupportable routine de la mission civilisatrice et de la supériorité des valeurs occidentales qu’il évoque. Au-delà de ce paternaliste colonial, il revient aussi à affirmer, contre « l’angélisme qui va tuer », que la culture déviante de cette masse de musulmans est un danger pour l’Europe.

Pasaran todos

Il équivaut à conditionner l’accueil de personnes qui fuient la guerre et la dévastation.

Le puritanisme peut être sympa

Après d’autres écrivains algériens comme Rachid Boudjedra ou Boualem Sansal, Kamel Daoud intervient en tant qu’intellectuel laïque minoritaire dans son pays, en lutte quotidienne contre un puritanisme parfois violent.

L‘Europe raciste

Dans le contexte européen, il épouse toutefois une islamophobie devenue majoritaire. Derrière son cas, nous nous alarmons de la tendance généralisée dans les sociétés européennes à racialiser ces violences sexuelles.

Le fond de l’air (est pauvre)

Nous nous alarmons de voir un fait divers gravissime servir d’excuse à des propos et des projets gravissimes. Face à l’ampleur de violences inédites, il faut sans aucun doute se pencher sur les faits, comme le suggère Kamel Daoud. Encore faudrait-il pouvoir le faire sans réactualiser les mêmes sempiternels clichés islamophobes. Le fond de l’air semble l’interdire.

Thomas (Serres) poursuit le combat antidaoudien

ou

la mort (symbolique) du harki international

Je m’adresse tout particulièrement aux laïcards qui, comme moi, n’ont aucun respect pour le concept de Dieu unique et une méfiance particulière (voire une révulsion) à l’égard des zélotes de tout poil.

Les amerloques ont été attaqués pour avoir immiscé leur vilaine influence subversive dans un débat français. Les post-docs et les doctorants renvoyés dans leurs berceaux comme des moins-que-rien indignes de cirer les pompes d’un journaleux. Et ceux dont le nom faisait muslim ont été qualifiés d’idiots utiles ou de complices objectifs des islamistes. Ensemble, nous avions créé une espèce de comité de salut public stalinien souhaitant la censure d’un pauvre homme isolé.

Il faut appeler un chat un chat, pour ne pas laisser aux prêcheurs de haine – et à leurs porteurs d’eau endimanchés – le monopole des tautologies qui font mal. Je reviendrai plus tard sur l’importance de parler de l’islamophobie.

La riposte a été d’autant plus brutale qu’elle s’est appuyée sur un levier puissant dans la caste des faiseurs d’opinion : le corporatisme inconséquent. Car c’est bien là leur définition de ce que doit être la liberté d’expression : une autorisation à ne jamais être tenu pour responsables des insanités proférées à longueur d’année. Je ne parle pas ici des journalistes, qui ne sont que des employés avec une conscience professionnelle variable. Non, je parle des éditorialistes et des experts, qui dégainent leur avis plus ou moins renseignés et puis s’en vont. Daoud, bien qu’engagé politiquement, est de cette espèce. L’homme peut s’improviser spécialiste de l’Arabie Saoudite le temps d’une tribune puis repartir sous son figuier d’écrivain. Remettre en cause son droit à dire n’importe quoi sans rendre de comptes, c’est questionner le droit de tous ses semblables à faire de même. C’est ainsi qu’une critique devient un acte de censure, et même une « fatwa médiatique » selon l’expression nuancée d’un plumitif du Figaro.

Comment qualifier la déferlante d’une quarantaine d’éditoriaux et prises de paroles publiques traitant ses auteurs de complices des terroristes, «  d’imbéciles gaucho-régressifs », d’inconnus négligeables ou de vilains staliniens ?

Quoi de mieux pour cela que de garder notre tribune sous le coude afin de la publier le jour où Daoud reçoit le prix Lagardère du journaliste de l’année, prix dont le jury réunit tout ce qui se fait de plus radical et engagé (Joffrin, Giesbert, Barbier, Ockrent…). Daoud lui-même joue le jeu de la personnalisation en exposant sa correspondance avec l’écrivain américain Adam Shatz et en annonçant qu’il quitte le journalisme (c’est-à-dire en fait qu’il n’écrira plus que pour Le Point, mais cette nuance n’a apparemment pas d’importance).

La personnalisation s’accompagne de la dramatisation, précisément parce que nous avons osé égratigner le nouvel héraut du complexe charlisto-laïcard. Dès lors la discussion s’organise autour de la « fatwa médiatique » lancée contre le brillant homme qui, répètent-ils ad nauseam, a été menacé par un vrai salafiste, là-bas, en terre sauvage.

L’esprit Charlie a un arrière-goût de chasse aux sorcières déguisée en défense de la liberté d’expression. Les voilà bien agressifs et conformistes, les défenseurs du droit à l’outrance et à la critique, mais seulement quand ça les arrange.

Comme toute croyance, l’islam est sujet à une multitude de variations politiques ou dogmatiques qui vont du libéralisme au fondamentalisme en passant par le mysticisme. L’islam unique, c’est un truc pour les croyants. Les lois sur « les signes religieux ostentatoires », les assignations, les perquisitions et les contrôles aux frontières de Schengen ne visent pas un concept du Dieu unique. Elles visent une population d’immigrés et de fils/filles d’immigrés harcelée par l’État, ses flics et ses juges administratifs. Elles visent une population de convertis associés à des paumés et à des bombes à retardement. Elles visent une population de réfugiés qui fuient la guerre et que l’on soupçonne maintenant d’être des pervers à rééduquer.

Adam Shatz aime les femmes voilées-libérées

Nous avons beaucoup parlé des problèmes de sexe dans le monde arabo-musulman quand j’étais à Oran. Mais nous avons aussi parlé des ambiguïtés de la « culture » (mot que je n’aime pas) ; par exemple, le fait que les femmes voilées sont parfois parmi les plus émancipées sexuellement. Dans tes écrits récents, c’est comme si toute l’ambiguïté dont nous avons tant discuté, et que, plus que personne, tu pourrais analyser dans toute sa nuance, a disparu. Tu l’as fait de plus dans des publications lues par des lecteurs occidentaux qui peuvent trouver dans ce que tu écris la confirmation de préjugés et d’idées fixes.

Je ne dis pas que tu l’as fait exprès, ou même que tu joues le jeu des « impérialistes ». Non, je ne t’accuse de rien. Sauf de ne pas y penser, et de tomber dans des pièges étranges et peut-être dangereux. Je pense ici surtout à l’idée selon laquelle il y aurait un rapport direct entre les événements de Cologne et l’islamisme, voire l’« Islam » tout court.

Je te rappelle qu’on a vu, il y a quelques années, des événements similaires, certes pas de la même ampleur, mais quand même, lors de la parade du Puerto Rican Day à New York. Les Portoricains qui ont alors molesté des femmes dans la rue n’étaient pas sous l’influence de l’Islam mais de l’alcool… Sans preuve que l’Islam agissait sur les esprits de ces hommes à Cologne, il me semble curieux de faire de telles propositions, et de suggérer que cette « maladie » menace l’Europe.

Après avoir lu ta tribune, j’ai déjeuné avec une auteure égyptienne, une amie que tu aimerais bien, et elle me disait que ses jeunes amis au Caire sont tous bisexuels. C’est quelque chose de discret, bien sûr, mais ils vivent leur vie ; ils trouvent leurs orgasmes, même avant le mariage, ils sont créatifs, ils inventent une nouvelle vie pour eux-mêmes, et, qui sait, pour l’avenir de l’Egypte. Il n’y a pas d’espace pour cette réalité dans les articles que tu as publiés. Il n’y a que la « misère » – et la menace que représentent ces misérables qui sont actuellement réfugiés en Europe.

Moi Kamel, cible émouvante

Que des universitaires pétitionnent contre moi aujourd’hui, à cause de ce texte, je trouve cela immoral : parce qu’ils ne vivent pas ma chair, ni ma terre et que je trouve illégitime sinon scandaleux que certains me prononcent coupable d’islamophobie depuis des capitales occidentales et leurs terrasses de café où règnent le confort et la sécurité. Le tout servi en forme de procès stalinien  et avec le préjugé du spécialiste : je sermonne un indigène  parce que je parle mieux que lui des intérêts des autres indigènes et postdécolonisés. Cela m’est intolérable comme posture. Je pense que cela reste immoral de m’offrir en pâture à la haine locale  sous le verdict d’islamophobie qui sert aujourd’hui aussi d’inquisition. Je pense que c’est honteux de m’accuser de cela en restant bien loin de mon quotidien et celui des miens.

L’islam est une belle religion selon l’homme qui la porte, mais j’aime que les religions soient un chemin vers un dieu et qu’y résonnent les pas d’un homme qui marche. Ces pétitionnaires embusqués ne mesurent pas la conséquence de leurs actes sur la vie d’autrui.

Le Monde / Article 11/BAM pour les intertitres

 


Responses

  1. Petite bouteille jetée dans le Nil

    Comment dire……
    Pour le voyageur que je suis un peu, qui aime à sentir, voire à consulter, les propos de Kamel Daoud, fussent t’ils à la « Gustave le Bon » , sonnent plutôt juste, et peuvent tout à fait être issus de gens du peuple (ou plus cultivés) vivant ( et croyants ) dans un des mondes arabo musulmans, avec toutes les différences « raciales » pouvant exister entre un Egyptien et un Algérien par exemple.

    Pour partie ces différences relèvent, à mon avis, outre de mémoires biographiques individuelles-historiques différenciées, d’un comportement global des pères vis-à-vis des fils….

    • Il me semble que les contradicteurs français de Kamel Daoud se servent de lui comme d’un objet transitionnel. Leur mauvaise humeur est franchouillarde et leur cible, c’est un hypothétique esprit Charlie, sorte de réminiscence de l’humanisme colonial qu’ils combattent comme on combat un fantôme, ce qui obéit, à la fois, au théorème d’Hamlet mais aussi aux mœurs du champ intellectuel français, quelque peu étroit, il faut bien le dire.

      Kamel Daoud est ailleurs, il n’a pas seulement observé, il a vécu l’enfouissement dans un cauchemar de l’Algérie après la vague ouverture qui avait suivi les massacres d’octobre 1988. Je me souviens d’un jeune algérien qui m’avait dit « vous savez monsieur dans mon bled je connais des types démobilisés du GIA ; depuis qu’ils sont déposé les armes, ils me disent on a raté notre rêve », sans doute mais depuis ce rêve raté toutes les têtes des femmes algériennes se sont couvertes. Comme disait la Fontaine, tous ne mouraient pas mais tous étaient touchés. Les universitaires français en question ne l’ont pas été et il est toujours amusant de constater que le bouffeur de curés qui crierait Dieu est mort en chaire, à Notre-Dame, devient un parfait casuiste à propos de l’Islam parce qu’il la considère comme une religion des pauvres et qu’il identifie les pauvres aux défilés du Front Populaire.

  2. C’était mardi ou lundi matin ?
    Sur vronze cul ,une causerie avant 8h( après, je suis allé taf )
    Entre pro et anti daoud
    Et cette phrase de l’anti daoud de zerviss, anthropologue donc autorité désignée pour juger analyser parler parler et encore parler
     »On ne sait pas ce qui s’est passé à Cologne, ça peut être aussi bien un coup monté par les gens de pegida pour faire accuser les misilmons »( alors que la minute avant, il s’echinait a nous expliquer que »les misilmons ,ça n’existe pas »)
    Comique, non ?

    • Oui, un complot international contre l’Islam qui conduit un prince saoudien à être décoré de la légion d’honneur ou un ancien syndicaliste policier devenu édile à autoriser les réunions publiques de salafistes radicaux parce que la majorité de la population de la commune est musulmane (mais les musulmans, hein, ça n’existe pas ou alors avec des putains de guillemets). On pourrait aussi dire que les croisades étaient une rencontre interculturelle inaboutie, why not ?

      • Tiens, hier j’ai acheté chérie abdo
        Ça faisait longtemps….
        Dernière page : les couvertures auxquelles vous avez échappé cette semaine
        Et là, là…
        Une vignette d’anthologie !
        Un bourreau saoudien, le sabre sanglant levé, le condamné à ses pieds et disant à l’héritier du trône ( lequel regardait benoîtement la décapitation) en désignant le ruban rouge de la légion
         »Mon prince ,vous avez une tâche, là »
        Réponse du prince  »non,non,c’est rien »

        Crise de fou rire

      • Quand je vois le cliché, je me demande s’il ne s’agit pas d’un remake de Tintin au pays de l’or noir : https://francais.rt.com/france/16735-legion-honneur-prince-saoudien-indignation-internet


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