Publié par : Memento Mouloud | juin 14, 2016

Une effroyable tuerie homophobe…

Le président de la République s’est rendu à l’ambassade des Etats-Unis à Paris pour «exprimer sa compassion» et signer le registre de condoléances après«l’effroyable tuerie homophobe» d’Orlando, en Floride, qui a fait 49 morts. «C’est l’Amérique qui a été frappée mais c’est aussi la liberté, la liberté de choisir son orientation sexuelle et de déterminer son mode de vie», a-t-il déclaré.

Libération

« Dès le lendemain du massacre, les leaders politiques ne sont pas parvenus à prononcer des mots pourtant simples comme «gay» ou «homophobe». Les médias ont du mal à désigner les victimes sous l’angle de leur sexualité et encore moins leur ethnie (c’était un club rempli de Latinos, c’est si compliqué à dire ? Des Latinos gays, ça vous dépasse ?). C’est la triste conséquence d’un pays dépassé par ses voisins et qui déteste l’idée minoritaire. L’universalisme français, de droite ou de gauche, s’est tellement opposé au concept communautaire qu’il a banni les mots qui l’accompagnent. »

Didier Lestrade

La «  guerre contre le terrorisme  » lancée par les États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001 a causé en douze ans la mort d’au moins 1,3 million de personnes dans trois pays – Irak, Afghanistan et Pakistan –, affirment trois organisations scientifico-pacifistes dans un récent rapport. Ce rapport de 101 pages, intitulé «  Body Count : Casualty Figures after 10 years of the ’War on Terror’», a été publié par les organisations Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW, prix Nobel de la paix en 1985), Physicians for Social Responsibility et Physicians for Global Survival. Il affirme, en se basant sur diverses sources, y compris gouvernementales, que ce bilan de 1,3 million de morts est «  une estimation basse  » et ne tient pas compte d’autres pays en conflit (Yémen, Somalie, Libye, Syrie). Dans leur rapport, les trois associations évoquent un «  crime contre l’humanité proche du génocide  ».

Le Soir

Effroyable, l’adjectif épithète est placé devant le nom, tuerie. Puis un attribut suit, homophobe. Le premier adjectif détermine le nom du moins contribue à sa détermination. La tuerie est horrible, dans d’autres cas, elle serait, sans doute, bénigne ou savoureuse, qui sait ?

Le terme de tuerie n’est pas neutre. Dans un contexte de guerre, il est utilisé comme synonyme de carnage ou de meurtre de masse. Si on suit le lexique, François Hollande a estimé qu’il y avait acte de guerre. Orlando et la boîte latino gay où s’est déroulé ce qui est à la fois un sacrifice rituel exigé par le djihad et une réplique aux bombardements de la coalition en Syrie et en Irak, serait donc un théâtre d’opérations comme les Yvelines, comme un pavillon de Magnanville. Dans ce dernier cas, Hollande s’est abstenu de qualifier le double meurtre au couteau de tuerie flicophobe.

S’il ne l’a pas estimé, il a choisi un raisonnement analogique puisqu’une tuerie désigne le lieu où sont abattus les animaux de boucherie. On ne compte plus les morts, un par un, on ne les désigne plus par leur nom, on les prend par paquets. Les morts sont homosexuels et latinos, ils ne sont plus un tel et un tel. Le meurtre n’est plus acte de guerre, il est une réplique d’Auschwitz, un Auschwitz portatif, le premier pas du génocide ou ce que les djihadistes nommeraient l’éradication de l’abomination.

Le massacre d’Orlando, compte tenu de la forme passive de la phrase, n’a pas de complément d’agent signalé. Qui a perpétré la tuerie en question, pour le compte de quelle organisation, dans quel contexte ? Il s’agirait de nier la liberté de s’orienter sexuellement voire de choisir son mode de vie comme s’il existait une liberté de choisir un mode de vie et encore plus une liberté de choisir des désirs, comme s’il était possible de calculer une demande agrégée de consommations et de prestations sexuelles dans le grand marché des genres et des orientations. C’est toute une vision qui se dégage, le meurtrier d’Orlando récuserait la société de consommation ou celle du spectacle, ce serait une sorte de situationniste à turbans. Un Julien Coupat djihadiste.

La figure de l’ennemi prend forme, il est fantasmatique parce que l’ennemi réel est très simple à identifier, il a même une identité certaine : le musulman fondamentaliste, celui qui joue espion lève toi à la demande et s’en va accomplir son acte sacré, la mise à mort de masse. Si François Hollande ne le désigne pas, c’est qu’il a ses raisons et le cœur n’y est pour rien.

L’ennemi est existentiel, il en veut à nos vies, il compte les supprimer, un point c’est tout. Il ne transige pas, il n’y aura pas de tendance djihadisme ou barbarie  au sein d’Al Qaida ou du Califat, pas de Syllabus pour accomplir la liste des transactions à mener pour prendre le wagon du post-moderne

Hier sur France 2, une mise en scène édifiante se fondait sur les SMS d’une victime réfugiée dans les toilettes. Cette victime quand elle a su que le meurtrier approchait n’a pas alerté les réseaux sociaux et sorti son périscope, il a contacté sa mère pour qu’elle alerte la police. Contacter sa mère n’est pas exactement la meilleure manière de faire face à un type qui veut votre peau mais voilà le jeune homme a fait comme John Donne, il ne s’est pas demandé pour qui sonnait le glas, il a contacté sa mère, il est retourné à l’intime, au secret de sa peur, d’autres se sont chargés de l’exhiber. Le récit était édifiant parce qu’il indiquait un lien puissant, un certain agencement entre Big Mother et la demande de sécurité devant lequel nous ne serions que des enfants et des victimes.

C’est le sens de la plainte de Didier Lestrade, se présenter comme une victime, pas n’importe quelle victime, non, la victime absolue, intransitive, prise entre l’enclume de l’universalisme français qui a dépénalisé les relations homosexuelles entre adultes depuis Napoléon et le marteau du djihadisme qui les promet aux flammes éternelles. Mais Dédé est comme ces physiciens responsables, il réserve sa haine aux siens, ils voudraient que leur monde soit absolument bon et ils n’ont qu’un critère pour désigner ce Bien : d’un côté, il s’agirait d’énoncer que tout ce qui est bon pour les porte-paroles de la pseudo-communauté LGBT est bon pour l’Humanité ; de l’autre, que les Etats-Unis et leur politique de puissance sont le principe du Mal, du seul Mal à combattre.


Responses

  1. Je ne m’y habitue pas mais je ne suis pas étonné. Comme d’hab’ depuis quelques années en France, on retrouve le cocktail immigration de masse islamisée, jeunesse née milieu 80 – 90 biberonnée à SOS, padamalgam’, c’est la faute de l’Occident, rien à voir avec l’islam c’est la Manif pour tous qu’il faut viser.

    Sinon vu aujourd’hui Obama gonflé, faire de la rhétorique idiote sur la dénomination du mal. Les Républicains lui disent qu’ils ne nomment pas l’ennemi, l’islam radical. Il répond que nommer l’ennemi ne fait pas gagner plus d’alliés, ne définit pas une meilleure stratégie (sic) et que les personnels policiers, militaires et renseignement savent contre qui ils se battent, vu qu’il a ordonné des frappes de drones et qu’ils ont abattu Ben Laden.
    Jamais dans sa rhétorique, il ne cite le peuple américain. Il ne parle que des militaires, des policiers, des diplomates et agents de renseignement, en clair que de l’Etat.

    Qu’une guerre contre des terroristes se gagne aussi au niveau psychologique, je ne suis pas sûr qu’il le comprenne. Nommer l’ennemi pour que le peuple sache à qui il a affaire : niet. Il parle seulement de protéger les valeurs US, tout le monde est mélangé, tout le monde est beau et gentil.

    Dire que c’est del’islam radical c’est faire cadeau à l’EI de la représentation de l’Islam et de son milliard de pratiquants (sic) donc il faut faire attention.

    Des Degauche comme on en a ici. Triste.

    • Se rappeler qu’il a commencé son mandat en expliquant que l’islam était parfaitement compatible avec le mode de vie américain. Il se trouve que l’islam est aussi compatible avec des tueurs biberonnés dans des mosquées américaines mais passons. Je crois que vous pointez parfaitement le noeud du problème : ces types, les islamistes fondamentalistes (convertis, piétistes, ce qu’on voudra) visent chacun de nous ; pas Obama, Clinton, Cameron, Hollande, vous et moi au détour d’une rue, d’un bar, d’un match, d’un concert. Ces types sont nos ennemis intimes et si cons qu’ils sont, s’avèrent capables de trouver l’adresse d’un commandant de la police pour l’assassiner lui et sa compagne, comme ils s’assoient en terrasse avant d’actionner une ceinture d’explosifs. La coexistence avec ce genre de musulmans est impossible à moins qu’on nomme coexistence un échange à balles réelles

      • « si cons qu’ils sont, s’avèrent capables de trouver l’adresse d’un commandant de la police pour l’assassiner »

        Ha non mais çà !! J’ai les gencives qui saignent a les serrer à longueurs de vues des comportements, des attitudes, de la conneries qui permettent les fuites.
        Un exemple simple des mentalités de… de débiles !! Une note tombe pour la sécurité des commissariats. Visiblement les têtes penseuses ont des infos que les pions n’ont pas -à juste titre vu l’actualité- et durcissent des dispositifs. Prescriptions : devant la porte, un gars armé supérieurement et le gilet pare-balle lourds plus un second sans précisions….
        Donc comme pas de précision : question du second qui voit les 10 kilos sur les dos pendant 4-5 heures « Je met un gilet aussi …? »

        Et c’est comme ça tout le temps !!!

        Avec moi, personne d’isolé, tant pis pour le matos roulant….
        Quand d’autres dirigent vous retrouvez au retour celui ou celle laissé aux bagnoles le nez sur le portable, surpris par votre retour…
        Vous finissez par les voir… : Par faire un tri entre les atouts pour votre propre pérennité et les morts vivants.
        Et c’est comme çà tout le temps. Vous ralez ou vous vous bottez des culs : vous passez pour un paranoïaque ou un tyran…
        Si en plus vous admettez que le loup est déjà dans la bergerie rapport au recrutement « social »… Il n’ont aucun effort a faire.

      • Cher Ag, j’entendais, à la radio, une de vos collègues, sans doute antillaise, compte tenu de son accent, claironner que dans la police on pouvait mourir à cause d’un regard de travers. Là, je me suis dis qu’il y avait peu de chances pour que les policiers français comprennent 1/ que leurs ennemis sont djihadistes, 2/ qu’un troupeau apeuré ne résiste pas bien longtemps à la pression. Si on meurt à cause d’un regard de travers, il faut prendre les devants, il me semble et ne pas attendre qu’on vienne vous achever. C’est toute la différence entre les « casseurs » et les djihadistes. Les premiers sont des adversaires de manifs, les seconds tuent ciblés parce qu’ils en attendent des levées de troupe, un casseur lance un fumigène dans une voiture de police, un djihadiste deux ou trois grenades, l’effet n’est pas le même.

        Tout l’art minable du gouvernement actuel et de celui qui suivra consiste à fabriquer une menace Frankenstein islamo-autonome, agiter le casseur pour offrir le spectacle de la peur, sortir le carton islamiste (non il n’y a pas d’erreur dans la lutte antiterroriste) pur agencer celui de la Terreur, en résumé produire le mascara nécessaire aux nouvelles servitudes en cours

      • Connerie de bonne femme incompétente.
        Même si vous avez peur, et çà arrive c’est naturel, c’est bénéfique car çà augmente vos chances de survie vous avez des techniques ou des astuces pour la surmonter. Port de lunettes de soleil; ou vous vous fixez un point entre les deux yeux ou au milieu du thorax pour voir les mains venir mais c’est des trucs… Oser l’évoquer tient du déni de réalité. Beaucoup jouent au flic.
        Ca explique les caïds devant un môme de 14 ans ou un ouvrier au volant quand vous êtes trois. C’est ce qui fait la différence car l’environnement, toujours le même, on va pulvériser la fable du provincial déraciné qui ne sait pas où il évolue : au bout d’un an vous connaissez les gars par leurs prénoms, et les crasseux sentent très bien si vous êtes a l’aise, juste, présent, ou si vous vous couchez sous la pression.
        Ca explique aussi la répulsion pour la tenue ou ce que l’on appelle le service général et la fuite dés que possible, surtout les femmes vers les fonctions administratives. Les clodos, les cas sociaux, la bassesse des taches, prendre des coups, ne sont pas admis comme partie intégrale du boulot.
        Résultat et prolongation du cursus scolaire. Vous aviez il y a 30 ou 40 ans des fonctionnaires issus du milieu ouvrier. Pragmatiques. Vous avez désormais des gens qui sont content quand ils ont démontré sur papier leurs capacités de raisonnement.
        Une sublimation de la fonction. Inconscient du niveau de vie offert par rapport aux compétences ou aux diplômes. Vexés quand soumettez qu’un master de droit dans le privé n’émargera certainement pas à 1800 euros si il a trouvé un job et n’est pas un argument pour échapper à une garde de porte.
        Des supers beaux dossiers, 16 heures de boulot. Pour un rappel a la loi… Perso je suis mort de rire mais vous vous attirez les foudres quand vous ne participez pas l’escroquerie.

        Avec en plus la gadgétisation, manne financière des copains amorcée sous sarkozy, on devrait sortir si on écoutait les jeunes avec un mrap et des fusils d’assaut. Les mêmes qui râllent sur le poids du gilet mais là, comme ça flatte l’égo, la carte « ça pourrait arriver » est constamment jouée.

        Bon, les attentats font le tri car même si il est difficile d’avoir des chiffres, black-out complet sur le sujet, les démissions ont l’air conséquentes depuis Charlie. Suffisamment pour que ce soit observable sans chercher.

      • Juste précision Ag, le coup du provincial ne tient pas debout. Un type qui vit en territoire francilien s’adapte, se niche, se tient indifférent dans une certaine humeur, un certain ton qui l’éloigne très rapidement de sa province. Il peut rêver de la rejoindre, pester contre Paris mais il prend tout simplement un autre rythme et chausse d’autres lunettes. Quand je suis revenu à Paris après quelques mois d’absence, la première chose qui m’a frappé c’est la proportion de noirs dans le RER A très tôt le matin ; on me dira que ce n’est rien mais c’est totalement faux parce que cela n’existe pas en province, dans n’importe quelle province, y compris Marseille. Or quand je vivais à Paris, cela ne m’avait jamais frappé, j’étais tout simplement aveugle à ce fait pourtant massif.

        Pour ce qui est de la sociologie du policier francilien, ça me rappelle une remarque de Pasolini dans ses écrits corsaires. Il disait qu’entre les flics et les chevelus des années 1970, les premiers étaient fils d’ouvriers, les seconds, petits ou grands-bourgeois, le coup de matraque redistribuait une sorte de lutte des classes, ce n’est plus le cas.

  2. Je crains que le « con » ne soit qu’un clampin 1.0.

    Les vrais « cons », ne le sont pas, en réalité.

    Pour illustration, l’un des premiers actes de « gouvernement » pris par le nouveau maire de Londres:

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/a-londres-les-publicites-avec-des-corps-irrealistes-bannies-des-transports_1802342.html

  3. Sans déconner, j’ignorais sur quelle estrade se produisait le Didier en question
    Une estrade mobile genre char à thème de la fierté des fiottes plus connue sous le nom de gay-pride ( qui fait toujours penser à Guepratte , qui était un amiral honoré par une rue à Brest)?
    Une estrade fixe, avec son rond ( ha la vaaache ! l’allusion qui tue !) de serviette au banquet mediatik, celui auquel chacun a droit pendant 5 minutes, mais où l’on voit des convives s’incruster ?
    Une estrade avec un pilori , celui que lui réserve non pas tant l’etat islamique sous les espèces du bagdadique à la Rolex oyster en gold , mais celui de la vronze sous le futur régime de la charia , avec réprobation universelle et commandos de justiciers encagoulés ?
    Tiens, à propos de justiciers encagoulés, ça va venir,vous y trompez pas….. à Londres, ville monde, sadicanne ( et non Sadi Carnot) va faire interdire les publicités de « corps réalistes »( ou irréalistes,allez savoir ?) sur les panneaux publicitaires de la régie des transports ( notez ici qu’on est pas certain qu’il y arrive, ça fait un paquet de blé et ses sponsors ne misaient certainement pas sur ce manque à gagner)
    Sadicanne d’un côté, le côté raisonnable, les dingos encagoulés de l’autre pour faire interdire la binouze en période de ramadoche, le décor est posé , y a plus qu’à écrire les dialogues qu’on viendra réciter, de façon convenue sur l’estrade où moisira le corps de Didier, crucifié pour la cause du bien communautaire LGBT

    S’ils ont besoin de moi pour quelques effets spéciaux, genre pyrotechnie du pauvre….. toujours heureux de donner un coup de main…..

    • Le pauvre Dédé, à la fois pied-noir et « figure du militantisme homosexuel français » selon sa fiche RG Wikipedia, on le sent compressé entre de multiples culpabilités, comme écrasé par un nombre de fautes innombrables, cerné de fantômes et de spectres, assailli à tous les virages, pleurant parfois, frissonnant toujours, délestant dans l’envie de pénal une envie de pénis toujours plus atone, il peine le pauvre à mettre en musique sa vengeance ; sa dernière estrade de justicier, il la parcourt micro en main, d’ailleurs toute sa tribune est écrite micro en main

      • micro en main?
        ça me fait penser à la chanteuse des sex pistols qui arrivait en scène , le micro entre les cuisses ( ça lui donnait un déhanché suave )
        on peut donc dire « tiens, v’la dédé ! » lorsqu’on voit un quidam tout égrotant se balader avec , à la main ,un parlophone qui a tous les attributs du gode ( taille/ texture /symbolique et parfois même , couleur )

      • La chanteuse des sex pistols ? Je ne me souviens pas que Johnny Rotten ait été une femme Kobus : https://www.youtube.com/watch?v=Az_GCJnXAI0

      • ha zut , c’était qui alors, avec ses collants maillés et ses cheveux rouges?
        pas nina hagen , quand même?

      • Encore une boche, bon je déconne, mais ça correspondrait assez au portrait-robot sans même évoquer Klaus Nomi, un attiffement à jouer dans Batman

      • mon père disait « un alboche »
        ceci dit , il avait morflé , comme tous ceux de sa génération

      • Exact, j’ai connu une mémé qui refusait de parler à tout allemand, elle disait à son petit-fils qu’est-ce qu’il veut le boche ?

      • Nina Hagen.
        Elle a fini comme jury de Popstar.
        Aux dernières nouvelles, elle fait dans la propagande catholique.
        Comme quoi, pour un punk rien ne vaut de mourir jeune.

        Sinon, et tout cela chez Jacques Martin

      • Sainte Nina, prions pour elle

  4. « Juste précision Ag, le coup du provincial ne tient pas debout.  »

    Je me doutes, mais c’est une construction bancale qui revient régulièrement chez les « experts ».

    « Or quand je vivais à Paris, cela ne m’avait jamais frappé, j’étais tout simplement aveugle à ce fait pourtant massif. »

    Pour ne pas avoir bougé, je pense que votre réaction provient plus d’une AUGMENTATION de cette population et d’un abandon de ce moyen de transport de l’autre. De toute façon avant 6 heures le blanc c’est un flic, une infirmière ou un agent de la RATP… Mais c’est pareil en journée. Même « adapté » au milieu : c’est régulièrement des embrouilles. Phénomène de plus en plus fréquent. C’est une guerre raciale. S’en cacher est une perte de temps et d’énergie. Les écouteurs géants et le nez en permanence sur le portable ne fera pas diversion longtemps.

    Les anciens me disent que je me serai éclaté, rapport à la mentalité, dans ces années là… Les générations nées dans les 70’s resteront les grands sacrifiés de l’histoire. Mal placé, à la charnière.

    • Guerre raciale j’en doute Ag. La farce de la solidarité de couleur ne résiste pas à l’examen. On peut diviser entre antillais et africains puis subdiviser jusqu’aux ethnies ouest-africaines et continuer la division jusqu’à rencontrer l’individu et là on se dit que le blanc comme le noir sont des fictions.

      Il y a guerre intermittente entre les individus et au sein même des individus, le principe de la nature humaine commence par là la division à l’infini, la menace permanente de dissolution

      • Pas d’accord Memento. D’abord les Africains d’origine en France sont concentrés autour de Paris et de Toulouse. Raison pour laquelle, les personnes vivant en dehors de ces deux métropoles sont frappées par la concentration de Noirs sur Paris. Témoignage perso d’une fille rencontrée venant du Sud, où elle ne voyait que des Arabes et « frappée » lorsqu’elle est venue à Paris.

        Ensuite pour ce qui est des divisions Antillais / Africains, bien sûr qu’elles existent mais pour ce qui est des bagarres Européens / Africains, les divisions inter-ethniques ne sont pas valables. Ce qui compte, si on prend un groupe d’Africains, c’est avec qui ils sont ? les Français ou pas ? (je ne parle pas de papiers). Sachant aussi qu’il y a une solidarité raciale qui varie avec les individus.

      • Daredevil, je ne vous dis pas que nous vivons dans le monde enchanté du multiculturalisme ou du métissage sympa avec son corollaire du respect, blablabla, je constate qu’un type qui se définit comme noir ou africain le fait parce qu’il est minoritaire en France. S’il vivait en Afrique de l’ouest et plus précisément en Côte d’Ivoire, il se dirait baoulé, dioula, agni, etc., parfois burkinabé ou ghanéen en fonction de son lieu d’origine, c’est une posture différentielle, un prédicat mais inconsistant quant à la définition du sujet. Dès que le type en question prend au sérieux ce prédicat, il bascule dans le processus racialiste et il est bien évident que si la première chose que vous dit Jean-Louis quand vous le croisez au bureau c’est qu’il est noir, l’énoncé est nettement agressif, il sous-entend, je ne suis pas blanc, litote pour ne pas dire j’aime pas trop les toubabs. Si vous faîtes semblant de ne pas entendre vous cautionnez, si vous insistez, même poliment, ça risque de le déstabiliser, surtout s’il est seul et pas en groupe, j’en conviens.

  5. « Il y a guerre intermittente entre les individus et au sein même des individus, le principe de la nature humaine commence par là la division à l’infini, la menace permanente de dissolution »

    Soit. Indubitablement. Mais vous vous rapprochez toujours plus de ce qui vous ressemble. Ca aussi c’est dans la nature humaine. Vous le voyez dans un corps technique et hiérarchisé. Si vous avez une réunion, les corps se regroupent naturellement en fonction des affinités, des spécialités, des grades, du sexe et ensuite de la race. C’est encore plus facilement observable chez nous puisque l’uniforme et les signes distinctifs identifient paradoxalement immédiatement, en priorité avant « l’individu ». Pour illustrer quand vous apparaissez quelque part le réflexe, invariable est de regarder votre visage (connu/inconnu) et dans le second cas ce que vous avez sur les épaules (menaces potentielles/position dans l’échange à venir…). Le phénomène est identique dans la société, la couleur jouant le role de grade.
    Donc la solidarité de couleur existe de facto.
    Ca rejoint la logique du « musulman modéré ». Un individu non concerné par la lutte prendra naturellement le parti de sa couleur puisqu’il n’est pas en ligne de mire dans la confrontation, rapporté à ce que je décris plus haut. Cela n’empèche pas les individualités qui luttent contre le penchant naturel, et franchement j’en suis. Ce n’est même pas de la lacheté. Bon en fait si, mais je ne crois pas à l »humanisme » pur.
    Le problème c’est que ce conditionnement « humaniste » écarte complètement le paramètre de la réflexion, voire l’interdit socialement. Dans une confrontation paroxysmique des volontés, c’est une grave erreur.

    • Conditionnement humaniste, disons pseudo-humaniste Ag. La position pseudo-humaniste, appelons-la progressiste suppose que les différences entre êtres humains sont artificielles donc que nous sommes tous pareils et qu’il existe une religion universelle, la fête du tous ensemble et éventuellement pour les plus cultivés, la culture dans le style Victor Hugo n’est pas français, il est universel. Ou Maradona n’est pas argentin, c’est une diva du ballon rond ou plus grave, toutes les religions sont une annexe du sacré, elles se valent donc toutes, enfin apothéose de l’ignorance Einstein et un féticheur mandingue voire un exorciste catholique appartiennent tous trois à la même sphère du savoir (théorique, pratique, relationnel, etc.). Tout honnête homme devant un tel fatras est pris d’un frisson d’un dégoût, il se demande, c’est quoi cette arnaque ?


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