Publié par : Memento Mouloud | juin 24, 2016

Putain de putain c’est vachement bien, j’suis occitan

Les conseillers de la région issue du tronçonnage territorial énarcho-vallsien entre Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ont baptisé la nouvelle entité tératologique « Occitanie » du nom d’un idiome qui a cessé d’être une langue de culture depuis la mise au rencart de l’occitan lors des jeux floraux toulousains de 1513. La francisation de l’occitan fut condamnée sans succès par Raimon Vidal comme un gage de versification fautive. Abandonnée par le parlement de Toulouse en 1444, par les Etats du Languedoc dès 1442 et par la chronique de Montpellier en 1426, l’occitan revient donc comme patronyme bouffon d’une région obèse et couturée. Un choix controversé effectué ce matin en assemblée plénière à Montpellier après consultation des internautes (200 mille paraît-il) et référendum étoilé. Comme il était évident qu’il fallait un label qui « parle » on a choisi le plus neuneu.

Selon France-bleu pétrole, il s’agit « d’un choix au positionnement plus géographique [lequel ? la langue occitane étant disposée en croissant jusqu’à rejoindre Grenoble sans même évoquer le Limousin] que culturel [terme absolument vide], pour apaiser les tensions et adoucir les frustrations. Et pour contenter tous les habitants de la grande région, et surtout les tenants du particularisme régionaliste, cette « ‘signature » pourra être dans certains cas traduite en langues catalane ou occitane ». Il s’agirait donc d’un choix identitaire mais de gauche, ouf le progressisme est sauvé

Les élus ont suivi la résolution de la présidente socialiste et lévinassienne tendance closer Carole Delga, qui avait déclaré, en introduction physiognomique de la session plénière : « Un nom, c’est comme un visage. Il permet d’identifier, de reconnaître, de se souvenir de tout ce que l’on sait, ici, sur un territoire. » Le président de l’Aquitaine voisine, Alain Rousset, a notamment protesté contre une « accaparation » d’un patrimoine partagé, arguant que « l’Occitanie ne se limite pas à une seule région ». Et surtout, les habitants des Pyrénées-Orientales, très attachés à leurs racines catalanes, se sont sentis oubliés. Ils ont multiplié les actions pour réaffirmer leur volonté de voir le mot « catalan » figurer dans le nom de la région. Ce vendredi matin, ils ont de nouveau interpellé les conseillers régionaux en menaçant sans le dire de rejoindre un futur Etat catalan mais européen, centré sur Perpignan dont la gare est le centre du monde, comme disait Dali quand il enculait Gala dans les toilettes de la dite station.

Afin de couper court à la tentation souverainiste d’exister Carole Delga a tenu à rassurer : « Je n’accepterais pas que l’on dise que la Région abandonne les Pyrénées-Orientales ». Elle propose de créer un office public de langue catalane, comme il en existe un pour l’occitan et d’installer le siège de l’Eurorégion à Perpignan. Du côté de Lunel que Caroline Fourest situe sur la côte d’Azur dans ses chroniques sur France-Biture, on s’attend à la revendication d’un émirat provisoire du Califat sympa. Carole s’interroge sur la suite à donner. Wilayat al Limosin ne conviendrait-il pas ?

Avant le vote, tous les groupes d’élus ont donné leur avis sur « leur nom » pour la région. Si la majorité de gauche penchait sans surprise pour « Occitanie » car on connaît le goût des progressistes pour l’inanité sonore, la droite insistait pour conserver le nom provisoire de « Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées » parce que les deux premières lettres forment l’acronyme LR et Le FN défendait juste pour faire chier « Languedoc-Aliot ». Le nom « Occitanie », auquel est ajouté le sous-titre « Pyrénées-Méditerranée », a été adopté par 85 voix pour sur 158 conseillers à l’issue d’un vif débat. Huit membres de la majorité de la socialiste Carole Delga n’ont pas validé ce choix.

Au delà du nom de la région, les 158 conseillers régionaux se sont également prononcés ce vendredi sur la localisation des assemblées plénières et de l’ensemble des commissions permanentes. Là aussi, une décision fédératrice l’a emporté :  le pouvoir régional sera partagé entre Toulouse et Montpellier et coûtera donc deux fois plus cher au contribuable.

Le Figaro/ France bleu / BAM


Responses

  1. En tant qu’Aveyronnais du sud-est (le sévéragais est à cheval entre 12 & 48), j’avais espéré cette dénomination !
    Mais  » le pouvoir régional sera partagé entre Toulouse et Montpellier et coûtera donc deux fois plus cher au contribuable ». Je n’en doutais pas !

    • Ils avaient plusieurs choix, pays occitans ou pays d’Oc qui évite le passage par le substantif pseudo-historique Occitanie, l’azimut Midi (après tout le canal porte ce nom et il vient de Louis XIV), le vaporeux Terres de Bacchus, le martial Narbonnaise, le wisigothique Septimanie, le frappant Aigoual (comme il n’y a personne, ça ne ne froisse aucune susceptibilité), les orwelliens Toulmonpt ou Pyrhône, après je ne vois plus vraiment à moins d’assaisonner avec Hannibal et ses éléphants mais là on entre dans le délire étymologique

  2. j’ignorais que dali avait enculé gala
    pas le magazine, j’avais pigé , mais la dame , qu’ils se repassaient de l’un à l’autre

    • Je vous renvoie à son tableau intitulé jeune vierge autosodomisée, je l’ai déduit de ce cadre


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