Publié par : Memento Mouloud | juillet 7, 2016

Variations autour de Muray : l’utopie, l’islam, la Révolution

1 : l’Utopie

C’est en découvrant le titre original de l’ouvrage de Thomas More, l’Utopie qu’on rencontre le terme festivus qu’on peut traduire par agréable. On sait que le mot dérive de festum, fête et que ses multiples déclinaisons, festivitatem, festivique, festivissima, festivitas, font consonner les adjectifs joyeux, enjoué et plaisant avec le substantif divertissement.

Le mot a une histoire que Muray connaissait parfaitement pour l’avoir entendu résonner dans les vers d’Horace où ce dernier recommande au poète, l’utile et l’agréable auxquels les humanistes ajouteront l’élégance.

Dès lors le retournement de sens avec lequel opère Muray est à la fois conceptuel et littéraire. Il ne s’agit plus de disposer des perspectives incomparables sur notre monde à partir d’un mythe (fabula) mais de voir que la fabulation est en train de dévorer le réel et d’y planter des territoires sans lieu (des utopies), des fleuves sans eau (des Anhydres) et des princes sans peuples (des Adèmes) pour que poussent les nouveaux explorateurs, ces experts en fariboles vertueuses qui sont autant de Raphaël Hythlodée lancés à l’assaut de la citadelle effondrée du judéo-christianisme.

Quand More promeut une description vraisemblable de son Arcadie littéralement mise devant les yeux du lecteur (sic oculis subiectam), il emploie le vieux procédé de l’ekphrasis qui fut celui de Luc lorsqu’il eut à peindre la crucifixion.

Cet équivalent du trompe l’œil pictural avait son parallèle chez un Petrus Christus qui dans son portrait du chartreux laisse incrustée dans la toile une mouche dont on ne sait si elle fut vivante et agonisante dans la nasse des couleurs ou artificiellement mise en valeur par un artiste facétieux.

More imbriqua donc des récits fabuleux et des détails concrets accentuant l’effet de réel quand Muray avait à vaincre la déréalisation du monde imbriquant des récits détaillés et des inventions conceptuelles qui ne sont pas toutes comme le pensent ses détracteurs de simples jeux de mot d’un gros bourru en mal de publicité et d’aigreur. Quand la réalité est un mythe c’est un socle conceptuel qu’il faut inventer pour échapper aux vociférations festivistes sur l’illimitation née des décombres de la nature humaine et de la sexuation.

A cette parenté littéraire entre More et Muray s’ajoute une même thématique autour des saturnales qui remonte à Lucien de Samosate. L’adjectif lucianien a mauvaise presse, Calvin, par exemple, l’emploie pour désigner un mécréant et un athée. Il reste toutefois qu’Erasme et More le traduisirent, que Machiavel le lut et que l’édition allemande du second livre de l’Utopie était accompagnée des textes de Lucien.

Les saturnales furent instituées par les romains à partir d’une synonymie entre Chronos et Saturne, elles étaient cette période d’inversion des rôles où le déchaînement promu devait rappeler à chacun le goût amer et perdu de l’âge d’or. Lorsque ce retour des saturnales se fit dans la modernité chrétienne puis post-chrétienne on eut droit à la guerre des paysans, aux différentes jésuiteries indiennes et pour finir au kolkhoze fleuri de feu Messieurs Staline et Mao. Il s’en suit qu’un mythe est toujours susceptible de produire des effets et de transformer le réel.

Ce nom de saturnales, je soutiens que Muray l’a retourné en festivisme pour tous ceux qui ont oublié ces paroles de Chronos dans les Saturnalia de Lucien dit le menteur « Ma puissance à moi ne va pas plus loin que les jeux de dés, les applaudissements, les chansons, l’ivresse ; et cela même ne dure que sept jours. Quant aux grandes affaires dont tu parles, détruire l’inégalité, rendre tous les hommes également pauvres ou riches, c’est à Jupiter de vous répondre ».

2 : l’Islam

En 1926, Basil Mathews, secrétaire à la propagande de l’Alliance mondiale des YMCA (rien à voir avec Village People) publiait Young Islam on Trek : A study in the clash of civilizations. A l’opposé de Spengler pour qui l’Histoire est le spectacle d’organismes en devenir perpétuels, en nombres limités et aux interactions nulles, organismes prédéterminés et dont le noyau (forme culturelle singulière ) est le cadre germinal, Mathiews n’imagine qu’une civilisation, l’occidentale, sorte d’oecoumène chrétien dont les Etats-Unis formeraient le faîte.

Chez lui, « l’Islam est militaire par essence », les hommes « y sont fondus et soudés par le feu et la discipline en une seule épée conquérante ». Dès lors « Pouvons-nous avoir un Islam libéral ? La Science et le Coran peuvent-ils s’entendre ? Une conviction grandit : la réconciliation est impossible » car « l’Islam vraiment libéral n’est qu’un unitarisme non chrétien. Fondamentalement, ce n’est plus l’Islam ». L’Islam est donc condamné à plier, sous les coups ou au cours d’une sorte de dissolution interne, promis au salut selon la règle de l’universalité chrétienne, les pays de l’Oumma sont terre de mission qu’aucune considération culturelle ou de race ne vient entraver.

Aussi, le bon pasteur affirmait que l’évangélisme est une « Voix qui donnera aux jeunes musulmans un Maître Mot pour vivre leur existence personnelle et construire un ordre nouveau dans leur pays ».

Néanmoins, le doute s’insinue car « la civilisation occidentale ne pourra jamais les mener au but. Obsédée par la prospérité matérielle, obèse d’abondance industrielle, ivre des miracles de son avance scientifique, aveugle aux richesses spirituelles et sourde à la Voix intérieure car trop attentive au bruit extérieur, la civilisation occidentale peut détruire l’ancien dans l’Islam mais ne peut pas apporter le nouveau ». A l’opposé de la métaphore de la greffe dont usait saint Paul pour placer en contiguïté la bonne nouvelle et la Torah, on a là une pierre d’achoppement, le salut ne viendra pas parce que c’est la civilisation occidentale elle-même qui se défait en renonçant à son orthodoxie chrétienne pour lui substituer le cynisme des affaires et des conquêtes.

Aussi naïf que soit le cri du cœur du pasteur, il est pris dans une symptomatologie, celle du nihilisme propre à la supposée civilisation post-chrétienne. Ainsi Philippe Muray constate que les « romains imposaient une civilisation aux peuples qu’ils avaient conquis là où les américains veulent imposer un style de vie dont ils ne voient pas qu’il se partage entre l’horrible, le désolé et le grotesque ». Partant de la même pierre d’achoppement qui conjoint les relations entre Islam et déchristianisation occidentale, Muray énonce « les dépossédés de la planète, une fois encore, sont des occidentopathes, des humiliés et des offensés, des amoureux éconduits de l’Amérique. Et qui se vengent. En réalité, il semble bien qu’ils désirent un maximum de choses qu’a notre Occident terminal, mais ils entendent se les approprier sans en payer le prix (un prix qui s’appelle liberté des femmes, mariage gay, homoparentalité, disputes entre lesbiennes et bi à propos du mariage gay, pornographie de masse, police du langage, associations de pression et de manipulation, débats de six mois à propos de la nécessité d’étiqueter les pieds puisqu’ils représentent un danger pour la santé publique dans la mesure où ils peuvent botter des culs, etc.). [Or] l’ensemble est à prendre ou à laisser. Ils le prendront ».

Il y a donc trois scenarii qui se présentent. Selon le schéma Spengler les civilisations occidentalo-chrétienne et musulmane sont incompatibles et ne peuvent que s’affronter et se détruire si l’une interfère avec l’autre sur un même territoire afin de rétablir une étanchéité nécessaire à leurs destins respectifs. Ce scénario a pour lui les modalités selon lesquelles les pays arabo-musulmans ont résolu la question des minorités juives et chrétiennes par leur extinction démographique, leur exil forcé et l’oubli organisé autour des spoliations subséquentes.

Selon le schéma Mathiews-Muray, deux voies se présentent. Dans la première le nihilisme occidental contamine jusqu’au trognon l’Oumma et les Imams transsexuels ou les lesbiennes pour une réforme de la sharia avec mention Hallal sur le revers des vibros est pour demain. Bien entendu une telle évolution nécessite une guerre tout azimuts au terrorisme selon l’adage de Rumsfeld, car la guerre aura pour point final ce jour où « plus personne ne songera à attaquer le mode de vie américain ». Les déclarations d’Al Qaida Maghreb qualifiant Sarkozy de principal ennemi d’Allah ou les séances de prière telles que je les avais vues dans le parc d’acclimatation de Boulogne, en bordure des manèges et du petit train électrique sont autant de signes d’une réalisation de ce scénario.

Dans la seconde, le nihilisme occidental atteint une telle vacuité que le rythme des conversions à l’Islam se précipite, non par submersion démographique mais par progression en tâche d’huile dès lors que sont conquises les élites culturelles des pays très anciennement chrétiens. La France découvre ébahie qu’elle a vocation à devenir un nouveau Califat de Cordoue moyennant la lutte contre le maquis catholique d’Auvergne, le réduit juif de Créteil-La Varenne, la République populaire de Belleville et les confédérés d’Alsace. Même peu probable, même invraisemblable aujourd’hui (on sait que le vraisemblable et l’Histoire telle qu’elle se fait ne font pas toujours bon ménage), une telle évolution n’est pas à écarter.

3 : la Révolution

Comme toute chose dans ce monde, le concept de festivisme élaboré par Philippe Muray lasse. Dans le dictionnaire des idées reçues de la saison, on doit trouver associée à ce mot, la phrase, « tonner contre » ou familièrement « on s’en bat les couilles ». C’est plus fort que soi, on ne sait pas bien ce que recouvre le substantif, on se demande bien pourquoi Muray a inventé un truc pareil mais on masque son ignorance par le mouvement d’humeur, à la fois simple et direct.

Hier le bon Philou avait viré réactionnaire dans le petit opuscule de Lindenberg, aujourd’hui, il détonne, ringard, down, comme on voudra, on l’édite en reader’s digest aux éditions des Belles Lettres, on s’en sert de couverture pour Causeur, au final, on l’emballe et on n’en parle plus. Pourtant je tiens que Muray est un penseur majeur de notre époque, car il s’agit d’une époque et non d’une période, l’époque de la défaite finale de la Révolution, l’époque de son embaumement, le terminus de son suicide.

Kojève avait annoncé la fin de l’Histoire, la régression animalo-infantile de l’Occident et éventuellement son sauvetage dans un snobisme anti-naturel analogue aux rituels japonais. Après l’Histoire, il y aurait encore quelque chose comme une Forme, comme une dignité humaine dans un vide où le maître et l’esclave échangeraient leurs regards d’hommes devenus libres de ne rien faire de leur émancipation commune, sinon se contempler à l’infini.

Le secret de Kojève, la rumeur de son adhésion secrète à la politique soviétique, tout ceci dut intéresser l’Internationale Situationniste et son fondateur pour qui la fin de l’Histoire c’était encore le règne de la dépendance, le maintien de l’aliénation, un masque de plus de l’économie marchande édifiant son monde en toc.

Guy Debord avait élaboré le concept de société du spectacle en 1967, scindée entre spectaculaire diffus et concentré selon que l’on était du côté ouest du monde libre ou dans le sillage du vent d’est du totalitarisme. Fidèle à l’hégéliano-marxisme, Debord associait l’Histoire, la philosophie et la politique dans un cadre où la vérité de la praxis et la praxis de la vérité c’était la marche vers la souveraineté des hommes, la sortie de l’aliénation tout à la fois religieuse, idéologique et matérielle. Pourtant, dès le milieu des années 1980, il fallut se rendre à l’évidence et passer à la notion de spectaculaire intégré.

Les communismes réellement existant en sapant les fondements des valeurs héritées, en transformant les intellectuels et le Prince moderne en pédagogues de l’immanence absolue avaient fait le lit d’une transition entre une société bourgeoise archaïque et une société bourgeoise absolument nouvelle, tout à fait désaliénée et tout à fait sortie des rails de la locomotive hégélienne, maintenant au jour le jour la machinerie des rapports de classe mais sans stratégie, ni dehors, ni altérité, avec un cynisme tranquille de libertin, une société incrédule dont le moteur marchait à deux temps : celui d’un antifascisme mythologique qui n’avait promu que l’activisme le plus plat, l’activisme à moteur perpétuel, celui d’une approche « experte » et « technicienne » dont la phraséologie alambiquée masque mal le désir compulsif de détruire toute logique et toute argumentation au profit des jeux croisés des commandes et des intérêts.

De l’autre côté des Alpes, Gramsci avait défini le rôle du Parti et des intellectuels, persuasion et contrainte, afin de construire l’hégémonie en resserrant les liens d’une civilisation commune avec les classes subalternes. Au final, reste la contrainte organisée par l’envie de pénal comme dit Muray et la persuasion que ce monde est le meilleur possible même si tous ses fondements sont absolument pourris et que des connasses emperlousées et des foutriquets à la Arnault ou Bolloré en constituent le primum mobile, celui de l’argent, bête et méchant.

La révolution s’était suicidée et Muray en connaisseur a bien vu le lien qui existait entre l’artiste transgresseur qui n’en finit plus de détruire les valeurs fascistes héritées que sont, par exemple, la division sexuelle et l’autorité, l’esthétique du sublime et la recherche de la beauté, et le spéculateur qui règle son coup au but comme les américains mènent leurs expéditions punitives, en les justifiant par le recours grotesque à la défense du Bien qui se réduit in fine, à la fréquentation des centres commerciaux et à l’usage inconditionné des autoroutes.

Muray a pris ces gens aux mots, transgresser les interdits, les piétiner, fonder les relations humaines sur le marché, jeu des atomes amoraux auxquels on envoie quelques signaux pour la ruée, c’est abandonner la perspective de la désaliénation, c’est renouer avec l’épisode de la chute, c’est revenir, dans une perspective catholique, à la nécessité des théodicées, cette défense hautaine et raisonnée de Dieu et de sa création contre tous les gnostiques (il faut bâtir le nouvel Eon today sur les décombres de toutes les corruptions de yesterday).

Or cette défense est toujours une défense de masse, une défense grégaire dont la limite est néo-romaine : à la désaliénation du dernier capitalisme désirant, à l’offensive d’un catholicisme à deux fourches (celle néo-jésuitique et para-festiviste du pape actuel et celle, néo-traditionnaliste des fondus de l’opus dei dont Muray fut, après tout, le meilleur littérateur), on peut opposer le régime des pauci méliores, cette mince élite cultivée qui fit tourner l’empire pendant quatre siècles, une éternité à l’échelle humaine. Ce terme est préférable à celui de libertin depuis que DSK est désigné par ce vocable.

Aussi au geste de Muray, on peut préférer le constat de B. Croce émis en 1948 « le véritable Antéchrist réside dans la négation, dans l’outrage, dans la façon de tourner en dérision les valeurs elles-mêmes, réputées mots creux, fables ou, pire encore, tromperies hypocrites pour cacher et pour faire passer plus aisément aux yeux aveuglés des crédules et des sots, la seule réalité, qui est la soif et la convoitise personnelles tout entière ordonnées au plaisir et au confort »

 


Responses

  1. Quelques remarques très périphériques:

    « Dans la seconde, le nihilisme occidental atteint une telle vacuité .. »

    Observé par moi-même, tant pour des hommes , y compris de très bon niveau socio professionnel, se mariant dans des familles musulmanes, que pour des femmes trouvant « enfin un vrai père » auprès d’un mari musulman

    Situation rarrissime il ya quelques décennies…quand le fantasme- et la réalité- d’une France émancipatrice étaient encore agissants.

    Sur le « festivisme » de Muray, il n’est que d’observer les fêtes conjuratoires ( concerts en hommage de…) qui suivent les meurtres de masse en France, en un procédé classique d’annulation rétroactive ( « ça n’a pas existé »)

    Muray, comme Gramsci ou Debord, restent des hommes du monde d’hier ( c’est à dire du « monde de toujours » s’il faut en croire Muray?)

    Je reste persuadé que la « pulsion de mort », la tendance au retour à une certaine « ataraxie » de l’inorganique, est à l’oeuvre…avec, au mieux, la soumission à une grande mère psychotisante, la forme synthétique de cette « civilisation » aboutissant à l’hébétude béate à faibles fluctuations ( type meilleur des mondes) ou, pour certains révoltés impuissants, au désespoir tranquille, ou encore aux guerres larvées ou ouvertes.

    • Si je vous suis, la pulsion de mort est l’analogue du concept d’entropie, je la vois étrangement échouée sur les plages avec ces centaines de parasols et ces tonnes de crèmes solaires où il n’y a plus que quelques enfants pour aller jouer dans les vagues ou quelques fondus allant nager vers le large. Et même cela fatigue, je vois des types sur des planches qui rament en lunettes de soleil (une sorte de figuration de l’ataraxie), ils semblent quelque hamster tournant entre deux épis de pierre. Il n’est plus question d’affronter la mer, de la défier, de vaincre une peur instinctive pour la transmuer en une joie bien audible mais de glisser ou de s’enliser, le regard opaque dans son coin de sable, puis on se lève quand il fait trop chaud, on fait trempette et on revient sur son carré de serviette. L’autre jour une apparition : un couple, elle en niqab réglementaire, c’est-à-dire français, lui serti dans un pantalon bouffant étudié, ils semblaient défiler, narguer, s’amuser puis ils sont repartis comme ils étaient venus, humant une certaine hostilité et n’osant pas trop aller plus loin, un cliché de la post-France de 2016

  2. « la pulsion de mort est l’analogue du concept d’entropie ».. disons métaphoriquement, sans aller trop loin.

    Freud y voyait surtout:
    – la redoutable compulsion de répétition ( ses observations initiales portaient sur les névroses de guerre, dans lesquelles le sujet répète inlassablement les gestes et/ ou représentations traumatisantes associées au traumatisme initial ingérable,ce que l’on dénomme -dans une nomenclature comportementaliste- le « syndrôme de stress post traumatique »)
    – la pulsion de destruction, dirigée vers l’extérieur ou vers soi-même.

    En termes de « métapsychologie », Freud disait que le Thanatos vise à séparer, l’Eros à réunir

    Une traduction clinique banale et bénigne ( enfin pas tant que celà) : l’ennui.

    • La compulsion de répétition comme impossibilité de représenter, c’est exactement la folie d’Artaud telle que l’analyse Derrida dans la clôture de la représentation à ceci près que je n’en déduis pas les mêmes conclusions. Pour ce qui est de l’ennui, j’aime beaucoup cette lettre de Diderot à Sophie Volland : https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_%C3%A0_Sophie_Volland/50

  3. Bonjour Memento,
    Philippe Muray restera pour moi l’auteur du XIXeme siecle a travers les ages. Muray montre les liens entre l’occultisme, le socialisme et la litterature. J’ai regrette de ne pas l’avoir plus tot car il presente la litterature sous un jour que je ne connaissais pas et je ne les ai plus jamais lus comme avant.

    Merci pour cette note sur Muray.

    • En effet, c’est le premier à théoriser le socialisme comme un occultisme oscillant entre le phalanstère de Fourier et la vie des morts ; seulement, si cette peinture rend compte du sentiment socialiste (comme l’abbé Brémond peignait le sentiment chrétien) elle ne va pas jusqu’au bout de la destruction (ainsi que du grotesque) de l’idole historique car le concept moderne d’Histoire c’est tout simplement la palingénésie donc un fantasme

  4. « l’Islam est militaire par essence »,

    je vois une différence essentielle entre Islam et judaïsme:constamment rappelée dans celui-ci, la prééminence du sage, de l’intellectuel, de celui qui étudie ( héritage de la prêtrise égyptienne?)


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