Publié par : Memento Mouloud | septembre 29, 2016

3 paralogismes : l’Islam, le capitalisme, l’immigration

1/ L’Islam reconnaît Abraham et Jésus comme des prophètes importants.

Première évacuation de la vraie question qui induit le conflit entre les trois religions monothéistes. Pour être précis, toute la Torah et son commentaire infini, le Talmud, repose sur ce que les chrétiens nomment le Pentateuque dont le centre est constitué par la vie et l’enseignement de Moïse, or le Coran annonce clairement un anti-judaïsme forcené puisqu’il définit le peuple juif comme celui qui s’est échiné à refuser la parole divine. C’est là une opération de substitution fondamentale : celle de la langue arabe à la langue hébraïque qui induit la disparition du peuple juif, ce à quoi le christianisme ne s’est jamais résolu. On trouve là les ingrédients d’un gnosticisme qui apparente l’islam aux hérésies chrétiennes auxquelles il emprunte par exemple la fable de la substitution du corps d’un homme à celui de Jésus au moment de la crucifixion, ce qui est proprement une manière de nier un dogme central du christianisme « orthodoxe » à l’origine de l’art occidental, l’Incarnation.

2/ Marx a pensé le capitalisme parce qu’il trouvait injuste les rapports sociaux qu’il génère (d’un côté l’homme aux écus, le bourgeois, de l’autre, le prolétaire préalablement dépouillé de sa chaumière).

C’est proprement confondre les écrits de Marx avec ceux des chrétiens de gauche ou des théologiens chiites à la suite de Khomeiny. Le capitalisme se confond avec l’économie dite de marché qui est de fait une économie de sujétion des foules où les rapports sociaux sont régis par le contrat et ont pour pilier la propriété privée, pour combustible, le crédit et pour réalité les oligopoles et ce club très étroit de maîtres du monde qui en tirent le plus de profits et de pouvoir possibles. Néanmoins, la seule question économique qui vaille est celle de la répartition de la richesse en régime capitaliste parce qu’elle induit l’existence ou la destruction de certaines classes sociales (paysanneries, bourgeoisie cultivée, etc…). L’ordre économique n’est pas donc pas l’ordre politique, religieux, scientifique, éducatif ou artistique, les confondre sous prétexte de délire gestionnaire ou évaluatif c’est aller vers de profondes catastrophes.

3/ L’immigration c’est un problème exclusif de cultures incompatibles

Les français semblent ignorer qu’un office national de l’immigration fut mis en place après-guerre en France et qu’il se résolut à faire appel aux maghrébins si possible berbères ou kabyles parce que les italiens, recherchés, préféraient la Suisse ou la RFA. De fait, il s’agissait pour l’Etat de mettre en place une politique de main d’œuvre en direction d’entreprises qui n’avaient plus personne à embaucher dans l’hexagone parce que la période était au plein emploi et générait une tension sur les salaires dont l’inflation était la conséquence inéluctable. Les immigrants servirent d’enclume pour maintenir la pression sur les bas salaires (le cas britannique contemporain est structurellement identique à ceci près que les polonais se sont substitués aux algériens), si bien qu’il fallut attendre les accords de Grenelle pour que le salaire minimum connaisse un bond en avant. Si cela ne concerne pas le capitalisme, qu’est ce qui le concerne ?

 


Responses

  1. Bonjour Memento,

    Bon retour parmi nous. Les vacances ont-elles été bonnes ? au niveau individuel j’entends, nous avons déjà parlé au niveau France.

    Pour commenter votre 3ème paragraphe, votre explication ne concerne que le terme « exclusif ». Sinon les affrontements/incompatibilités/faiblesse culturels demeurent.

    • Je me demande Daredevil si on peut qualifier le différend de culturel. Déjà Hegel remarquait que l’abolition des particularités pouvait priver une nation du sentiment de sa propre existence si bien que la même nation se prévalait de l’affirmation vide de son identité. Il me semble que le processus vaut pour les maghrébins, pour les africains de la boucle du Niger et du golfe de Guinée, pour les arabes mais aussi pour les européens, français en tête.

  2. L’islam se propose en substitut de judaïsme. Déjà parce qu’il remplace la Thorah et tout le reste par son propre livre sacré et par sa loi.
    Cela peut même aller plus en détail, par exemple, en ceci que son livre sacré reprend l’histoire d’un fils d’Abraham que Dieu lui aurait demandé de sacrifier. Dans la Bible, l’élu est Isaac, dans le Coran la personne n’est pas clairement identifiée. Les premiers interprètes du Coran lisent la Bible et comprennent le Coran par-là : il s’agit donc d’Isaac. Ce jusqu’à Ibn Kathir, qui reprend la question, et la tranche à sa manière.
    En gros, selon lui, les Juifs disent qu’il s’agit d’Isaac, or les Juifs ont trafiqué les écritures divines pour en tirer leur nuisible judaïsme, et par conséquent il convient de penser non pas qu’il s’agit d’Isaac, car cela est en faveur des juifs, suit le vice des juifs qui consiste à se penser au centre de l’histoire des hommes dans leur relation avec Dieu. Il doit donc s’agir d’Ismael, et on comprend par-là toute la perversité des juifs qui font d’une pierre deux coups : camoufler l’élection d’Ismaël et se l’approprier aux détriments des arabes descendants d’Ismaël, en nommant Isaac au lieu d’Ismaël.

    • Ce que vous dîtes est tout à fait juste Emmanuel, l’islam a d’abord emprunté au judaïsme avant de rejeter, de couper, de forclore (on pourrait citer la direction de la prière ou l’isolement des femmes en période de règles, etc.), la théorie islamique de la falsification des écritures bibliques a permis deux choses : de ne jamais traduire correctement la Bible en arabe « grammatical » ou démotique, de ne jamais se considérer comme en dette envers les prédécesseurs monothéistes. Seuls le néo-platonisme et l’abrahamisme des penseurs français comme Massignon et Corbin assurent une langue commune aux initiés, pour le reste certains musulmans, pour ne pas dire la plus grande partie souffrent d’une sorte de complexe du fils préféré, la demande qu’ils adressent à dieu est une injonction d’aimer le benjamin, à tout prix et contre toutes raisons

  3. Quelques flocons lancés au hasard avant un copieux café:

    – l’incarnation, dans l’art occidental, n’est t’il pas une invention grecque, reprise par le chritianisme primitif ( certaines pièces du musée du vatican, consacrées à l’art chrétien primitf sont frappantes à cet égard, tant elles sont impossibles à distinguer d’une facture grecque)

    – Que le filicide aie pour objet, ou sujet fondateur, Issac ou Ismaël, n’importe qu’au regard qu’y porte le père ( et la mère, mais ceci est exclu des mythes monothéistes).
    La tentative de filicide de Laïos ( et de Jocaste ?) sur Oedipe est l’acte fondateur du drame dit « oedipien »…..et le parricide, ainsi que le remord qui s’en suit par ambivalence, selon Freud, est bien la source des religions, voire de toute société humaine.
    Dans le mythe de Gaïa, c’est également sur le parricide, en réponse au filicide, que s’édifient les Dieux

    …..les fratricides ne viendront que conséquemment

    La crucifixion est t’elle un filicide (..pourquoi m’as tu abandonné?) ou l’expression d’un remord conséquent à un parricide collectif antérieur?

    Pourquoi Agamemnon sacrifie t’il sa fille, et non un fils?( après tout, le mythe homérique était initialement libre)

    • Bonjour Hippocrate

      La coexistence de deux natures dans la même personne (l’une divine, l’autre humaine) ce qui induit la coexistence d’un double amour divin et charnel au sein de l’humaine condition me paraît tout à fait étrangère à la pensée grecque, c’est littéralement une aberration du point de vue de tout le discours philosophique inauguré par Héraclite. Quant à l’art chrétien primitif, il me paraît, en effet, emprunter ses formes à l’art du bas-empire dont on cherche, en vain, la subtilité.

      Si je vous suis Hippocrate et si je digresse, à propos du filicide, il induit que celui qui donne le nom est support d’une loi donc d’un Autre, quant au fils, sa passion coupable est moins dirigé contre le père que contre l’Autre, la tentation toujours permanente d’abattre la loi en prétendant abattre le tyran.

      Le christianisme serait une sorte de variation autour de ce thème, on prétend accomplir l’esprit et on détruit la loi (juive mais ce qui est moins perçu grecque, la Torah comme le nomos sont les cibles) si bien qu’on attribue aux mêmes juifs le meurtre de Dieu (dérivation de la culpabilité) et aux païens une sorte de déchéance intrinsèque (Pilate est un pyrrhonien typique, le citoyen romain Paul de Tarse un être égaré). On peint dès lors la nature humaine (la génération et la transmission du nom, la pensée et ses exercices) sous le sceau du péché originel et on finit par confier la loi à une milice à la fois angélique et terrestre, l’Eglise (qui rassemble, qui assemble, qui unit les frères et sœurs autour de ce qui n’est plus l’Autre ou sa parole mais une série d’eunuques interprètes de l’énigme de la double figure du Christ)

  4. Bonjour Memento

    « la tentation toujours permanente d’abattre la loi en prétendant abattre le tyran. »

    Sur le plan de la psyche individuelle, c’est la frontière « floue », toujours soumise à la tentation transgressive, qui sépare le névrotique « normal » du pervers, le porteur de la « maladie humaine » du psychopate…….

    La fascination du névrotique pour le pervers qui passe à l’acte est une constante humaine: n’est ce pas le fond imaginaire, soigneusement dissimulé, des « milices » et des » eunuques » ?

    Votre texte est extrèmement stimulant

    • Merci Hippocrate, votre mystère Iphigénie l’est aussi. Si on suit la fable, c’est le devin Calchas qui prétend qu’Artémis réclame son sacrifice (sur le motif, les sources divergent). Agamemenon la trompe en lui indiquant qu’il va la marier à Achille. Selon Eschyle, elle est sacrifiée, selon Euripide qui suit la version des Cypria, Artémis joue les dieux monothéistes et la subtilise pour en faire sa desservante, en Crimée. On substitue non plus un bélier mais une biche, on suit donc la ligne sexuée. Parallèlement Oreste va tuer sa mère, Clytemnestre. On a donc un double hapax : le père tue sa fille, le fils tue sa mère. Apollon ordonne à Oreste un geste insensé, ramener la statue d’Artémis en Attique, seule l’intervention de sa soeur le sauve du sacrifice (je dirais même double sacrifice puisque Pylade est impliqué). Les trois reviennent dans l’Attique (ils sont trois et pas deux, Iphigénie est vierge et les deux autres ne me semblent pas frères en tout bien tout honneur comme dirait une harengère). Selon d’autres sources elle finit post-mortem par épouser Achille

  5. « il induit que celui qui donne le nom est support d’une loi donc d’un Autre …..la tentation toujours permanente d’abattre la loi en prétendant abattre le tyran »

    ..ce qui requiert la possibilité pour le fils de distinguer l' »Autre » – en l’occurence le Père- de lui-même, donc de différencier le soi du non soi.

    Après tout, les matricides sont plus rares que les parricides ( dont l’ancien code pénal français faisait d’ailleurs un crime spécifique), et les filles « ne tuent pas le Père ».

    Destin spécifique du masculin, qui conduit à la folie paranoïaque s’il non accompli?

    Les femmes se différencient beaucoup moins de l’Autre, pourvu que celui-ci soit inclus dans leur sphère érotique ( Jocaste savait de qui elle partageait le lit..)

    Mais qui Agamemnon met t’il à mort à travers le sacrifice d’Iphigénie…j’avoue rester « sec » là dessus; trop d’hypothèses signifiant obscurité.

    • J’imagine que vous connaissez Hippocrate mais je suis tombé sur une série d’essais extrêmement stimulants de Moustapha Safouan, Pourquoi le monde arabe n’est pas libre, qu’en pensez-vous ?

      • Oui, Mustapha Safouan est extrèmement intéressant et stimulant.
        Je pense d’ailleurs que certains « élèves » de Lacan, dont Safouan, Lucien Israël, François Roustang , pour ne citer qu’eux, sont beaucoup plus fertiles qu’un Maître somme toute assez pervers (voire, dans son utilisation des « sciences dures », purement charlatanesque).
        On peut rencontrer, parfois, en Egypte, ce type d’intellectuels ( et les mêmes à Manhattan), ce qui me fait dire que la psychanalyse, au fond, est « méditerranéenne », « sémitico héllénique »

        Réflexion sans y réfléchir: la religion monothéiste et ses avatars est t’elle définitivement condamnée au calvaire de Sysiphe, effaçant perpétuellement, et sans y parvenir, le nom du pharaon fou Amenhotep IV?

        Psychanalyse « égypto hellénique », au final (donc au commencement)?

      • Le problème de tous les monothéismes tient en 3 phénomènes historiquement attestés : Ils tendent vers l’ignorance pure et simple sous prétexte que les savoirs et les fables corrompent ; ils ont une vision totalement délirante des femmes ; ils partagent les religions selon un axe vrai-faux qui ne leur convient pas. Conclusion : les monothéismes sont une impasse

  6. Je crois que vous connaissez ma « thèse » sur l’origine des monothéismes, Memento.

    Les trois éléments cardinaux de la « séméiologie » ( au sens médical) que vous énoncez sont prégnants chez le Pharaon fou, tout autant que chez Schreber, y compris la vision délirante des femmes ( certaines stèles d’Akhenaton montrent l’épouse et les filles métamorphosées physiquement à sa ressemblance, Schreber se sentant métamorphosé en femme de Dieu)

    J’ y rajouterais volontiers le fantasme constant d’engendrement d’une « néo humanité », avec diverses transcriptions sémantiques et pratiquesdéclinant toujours sur un mode de « révolution » ( et non d’évolution)

    Je ne sais si les monothéismes sont une impasse, mais leur cause efficiente me parait promise à un bel avenir..

    • Je voulais dire une impasse pour les hommes libres, pour le reste…Les antiques et les humanistes, certains libertins, certains psychanalystes aujourd’hui, ont bien compris que vouloir changer l’homme c’est comme régler un hôpital de fous (dixit Pascal mais Montaigne avant lui) or cette croyance est tellement vivace qu’elle se décline en sectes le plus souvent monothéistes mais pas seulement, en constitutions, en discours économiques, etc, la seule solution c’est de poursuivre dans un demi-silence le loisir cultivé avec les amis et les morts, de saisir ça et là du plaisir et puis la nave va.

      Je dois reconnaître que vous aviez raison Hippocrate et qu’il va me falloir creuser du côté du pharaon fou (il me semble qu’un cinéaste polonais Kawalerowicz, en traite et c’est bien le seul)

    • J’ajoute que si on me contrait à être un bloc arctique, comme le disait René Char, ressortir les pétoires ne me posera aucun problème

      • Un bloc arctique ?

      • Une insensibilité certaine à la mort des ennemis déclarés, c’est ce que voulait dire René Char, on pourrait appeler ça aussi le vent d’hiver

  7. En fait,le film de Kawalerowicz ne traite pas d’Akhenaton, mais d’un jeune pharaon « progressiste » s’opposant à une prêtrise ultraconservatrice.

    Je sais que des psychanalystes se sont intéressés à Akhenaton, dont Lacan, Freud bien sûr dans son Moïse, et j’ai trouvé d’intéressantes hypothèses sur les filiations telles que Akhenaton- Moïse ou Akhenaton- Abraham, dans « les secrets de l’exode » de Messod et Roger Sabbah.

    Mais quant à ce que je crois percevoir comme étant la folie paranoïaque d’Akhenaton, peu ou pas de choses très concrètes, comme si….le problème voulait être évité , ou alors j’affabule…..mais les stèles, statues, fresques akhénatoniennes ( qui présentent tant d’analogies avec les narrations délirantes de Schreber) ainsi que les traces de cette seule intolérance religieuse antique connue, accompagnant la déliquescence de l’Egypte ( qui fut dénommé « grand criminel », postérieurement)..me font tenir plutôt ferme..

    • J’ai trouvé le même délire dans le Hugo des contemplations où les cheveux et les mains deviennent des rayons, où le corps astral ne cesse de dévorer le corps charnel afin d’épouser une sorte de flux solaire si bien que la mort est moins un terme que le départ d’une vie absolue c’est à dire sans corps sexué. Mon hypothèse c’est que le monothéisme juif est en rapport avec la constitution d’un peuple singulier, qu’il n’a donc rien d’universel au sens que le christianisme a donné à ce terme (valable en tout lieu, en tout temps, pour tous et chacun), seulement le christianisme avait tout de même posé une limite : la foi, le credo, les sacrements si bien que le dehors (juifs, païens et hérétiques) devait être traité comme un reste en attente d’absorption dans le royaume final de l’amour (évangélisation forcée ou non, tribunaux permanents et massacres afférents, parousie). Avec la religion spirite qui est la matrice de l’universalisme actuel, la femme est prêtre et l’homme une sorte de desservant inspiré donc un être en attente de castration. Baudelaire a vu ça tout de suite (il n’a pas vu, en revanche que la post-humanité serait asexuée et prothétique, qu’elle en viendrait donc à traiter la sexuation comme un masque ou un rôle à jouer dans un sit-com) mais il n’y a plus d’hérésie possible ou de reste, parce qu’il n’y a plus de limite or la forclusion du corps sexué entraîne son retour sous forme tératologique, la forme de la race. J’en viens donc à mon hypothèse alors que l’Egypte connaissait une perte de puissance et que la difformité du pharaon était manifeste, Akhenaton avait projeté un Dieu aimant et universel, un Tout-Incorporel qu’on ne retrouve, historiquement, qu’après ce bouleversement majeur que fut l’ère des révolutions, cette fois-ci, l’analogie est de structure

  8. « Avec la religion spirite qui est la matrice de l’universalisme actuel….desservant inspiré donc un être en attente de castration »

    Cette phrase m’évoque le culte de Cybèle

    « la forclusion du corps sexué entraîne son retour sous forme tératologique, la forme de la race.  »
    c’est à dire du désir d’inceste ?

    L’inceste comme seul refuge à la forclusion du corps sexué

    • Bonne définition du racisme, quête de la plénitude et de la fusion matricielle, in fine extinction du désir, donc pulsion de mort pure et simple

  9. Notez, Memento, que l’antiracisme forcené participe de la même pulsion « océanique », tout à fait « normale » chez le névrotique commun, mais totalisante et totalitaire chez le « toqué  » tout puissant.

    J’ai envie de dire que tout universalisme est également une pulsion de mort.

    • En effet, d’ailleurs la première mention d’un antiracisme d’Etat apparaît dans la Constitution soviétique de 1936, elle inaugure, en quelque sorte, la grande terreur par la montre des bons sentiments océaniques


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